01 mai 2009

Un cercle est un carré, un carré est un cercle

J'ai rompu avec Poulet.

Bizarre, de l'annoncer ici avant même de le dire à mes parents ou à mes amis.

D'un côté un amour qui s'amenuise, de l'autre - le sien - des sentiments qui ne font que s'accroître. Je n'aime pas la symétrie, mais j'imagine qu'elle est indispensable en amour. Ridicule de se dire qu'on arrête une histoire juste à cause d'un manque de symétrie, et pourtant...

J'ai maintenant un trou dans le coeur, ou dans le ventre. La passion n'était plus là mais il restait un ami, un confident, et évidemment on ne pouvait pas évoluer officiellement dans ce sens-là. Il va me manquer, il me manque déjà, puisque je l'aime toujours, mais plus comme avant. En attendant de cicatriser, je suis triste, pas pour moi mais pour lui ; j'ai vu, je sens la souffrance qu'il ressent en ce moment, je sais à quel point ça va être dur, horrible, affreux pour lui - et je souffre avec lui (ce qui est stupide, d'un certain point de vue. Je suis censée être le bourreau, non ?).

 

Je voulais ajouter d'autres trucs avant de conclure, mais j'ai oublié.

28 septembre 2008

À partir de baies de genévrier

Il est reparti ce soir. Train à très grande vitesse qui démarrait à 20h54, à Gare de Lyon. Comme ça chaque fois, je l'ai accompagné – la moindre minute avec lui est bonne à grappiller. Dans les escalators, je lui demande sa place. Le TGV est en duplex, il est à l'étage du bas. « Je demande l'étage du bas à chaque fois... Pour toujours pouvoir te dire au revoir par la vitre. » Comme je suis (comme d'habitude) à deux doigts de chouiner, j'émets juste un couinement étranglé, mais je suis émue au tréfonds de moi-même.

 

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On est presque en retard. Devant la porte du train, cinq couples sont déjà en train de se baver ou pleurer dessus à qui mieux-mieux. Quand on les rejoint, ça en fait un sixième.

Le train numéro machin-bidule va partir. Attention à la fermeture des portes.
Il monte précipitamment avec son gros sac. Ça y est, je chouine à fond les ballons. Coincé entre deux voyageurs, il n'arrive pas à avancer dans le couloir. Les secondes s'écoulent. Pourquoi il ne me regarde pas ?

Les portes se ferment. Il n'avance toujours pas dans le train, il regarde droit devant lui.
Allez, mais regarde-moi, fais-moi un signe, merde quoi ! Je suis là en train de fondre sur le quai, les robinets grand ouverts, tout ça pour un guignol qui ne me prête aucune attention.

Le train va se mettre en marche, je le sais, ce n'est plus qu'une question de secondes. Il ne se tourne même pas vers le quai. Le train va démarrer et Monsieur n'aura même pas jeté un regard vers la fille désespérée sur le quai.

Je le vois se mettre enfin à avancer, atteindre sa place, essayer de monter son sac (pas si gros que ça finalement) au-dessus de son siège. Le train est toujours arrêté. Il n'a toujours pas tourné la tête dans ma direction, alors que je suis limite en train de ramper pour être à la hauteur de sa vitre.

Je le vois dire quelques mots à la fille en face de lui, reprendre son sac, le mettre au parking des sacs derrière – je le suis pas à pas. Ça en devient tragi-comique. La pauvre fille qui se déplace en crabe, la tête rentrée dans les épaules pour apercevoir ce qu'il se passe à l'intérieur de la boîte de conserve en forme de ver de terre.

Le garçon observé pose son sac sur le parking à sacs. Il ne semble pas s'apercevoir que le train démarre, ni que la fille est quasi en train de se noyer. La fille marche le long du quai pour accompagner le train, de plus en plus vite, pitié, faites qu'il se retourne, allez, retourne-toi ! Jusqu'à s'arrêter, en se rendant compte qu'elle est pathétique et qu'il ne se retournera pas. Le train est parti comme ça.

 

 

 

 

Finalement, le garçon a envoyé un message à la fille (qu'elle reçut deux heures plus tard), disant « Désolé de n'avoir pas trop pu te dire au revoir, j'ai du m'occuper de la bouteille de gin qui fuyait. »

Outre ce ''pas trop'' que j'ai trouvé désopilant, j'ai beaucoup apprécié d'être moins importante qu'une bouteille de gin.
La prochaine fois, j'espère qu'il prendra une place à l'étage au-dessus, ça fera un chiffonement cardiaque en moins.

 

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Logiciel Coeur, disponible ici.

 

 

 

 

(Note qui me semble ridicule. Je me mets vraiment dans tous mes états pour rien. Je l'ai écrite hier soir avant de me coucher, je n'ai pas pu la poster à cause de problèmes de connexion, je la poste à l'heure à laquelle je l'ai écrite, parce que ça m'est resté en travers de la gorge.)

 

22 septembre 2008

J'avais oublié

J'avais oublié comment ça faisait...

Comment ça faisait, quand il partait à bord de son fringant TGV et que je restais sur le quai. Un peu comme Wendy quand ce conn*rd de Xavier se casse à Moscou pour retrouver cette conn*sse de Célia, avec Beth Gibbons en fond sonore.

Comment ça faisait de rentrer chez soi, seule, avec la famille à côté mais (finalement) si loin...

© United International Pictures (UIP) Galerie complète sur AlloCiné

Si loin... Far far away, quoi !

Comment ça faisait de passer une semaine, deux semaines, à ne se parler qu'au téléphone, pour des rendez-vous d'une heure chaque soir. Une heure, chaque soir, c'est déjà pas mal ; mais ça devient vite routinier, on a intérêt à avoir fait quelque chose de sa journée et à avoir des anecdotes à raconter si on ne veut pas avoir l'impression de meubler la conversation et d'emmerder l'autre.

Comment ça fait de détester les autres couples, dans la rue, dans le métro, qui s'enlacent, qui s'embrassent, qui ont l'air heureux. [Détester, en partie seulement, vu que je sais que j'aurai le droit d'être exactement la même que cette fille, là, avec le mec, là, dans quelques jours.]

Comment ça fait de parler de lui avec d'autres et que ça soit tout à fait normal de parler de lui comme ça, puisqu'il est loin, et que les autres n'ont pas de nouvelles. Comme si j'étais la seule restante à le connaître, comme si j'étais une sorte de pont entre son ancienne vie ici, ses amis d'avant, et sa nouvelle vie de là-bas, une espèce de Mercure - avec un TGV à la place des sandales ailées - chargé d'apporter les récits de vie de part et d'autre.

Comment ça fait de me sentir toute excitée l'avant-veille, la veille, le jour J : le jour où il vient, le jour où j'y vais. Je vais en moyenne une fois par mois à Lyon, il vient une ou deux fois par mois à Paris ; à Lyon, on ne se quitte pas une seconde, à Paris on respire plus, il voit  sa famille, ses amis de lycée.

 

Romain Duris et Kelly Reilly

© Mars Distribution Galerie complète sur AlloCiné

 

Comment ça fait de passer un week-end sur un petit nuage, souvent collés comme des siamois [il faut bien faire une moyenne avec la Vraie Vie, en semaine], à avoir l'impression de vivre deux fois plus intensément. De culpabiliser quand on se dispute, parce que merde, déjà qu'on se voit pas longtemps, faut pas gâcher. De ré-apprécier à leur juste valeur toutes les marques d'affection [Hé ! Poulet m'a apporté le petit-déjeuner au lit dimanche matin !]

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Comment ça fait de larmoyer à l'idée que le week-end est bientôt fini, qu'il va repartir, d'ailleurs ça y est il est déjà reparti, déjà...

Et c'est reparti pour un tour.

10 juillet 2008

Un garçon formidable

(Il en existe beaucoup dans la nature, des garçons formidables. Aujourd'hui je laisserai de côté les autres (y compris celui-ci) pour parler du mien.)
 
 
Ajourd'hui, jour où j'ai mangé de la mozzarella périmée (mais des trucs bons à côté... N'appelez pas la DDASS), je tiens à rendre hommage à mon Poulet.
 
Avant-hier, il insiste pour qu'on se retrouve impérativement à 19h "pour dîner". 19h c'est très tôt pour dîner, j'ai donc subodoré le coup fourré magique... Tournant et retournant cette interrogation existentielle dans ma tête (mais qu'est-ce qu'il mijote-euh !) entre divers comptages de moutons, je me dis qu'il me fait la surprise de m'emmener au concert. Comme il avait l'air totalement fou à l'idée d'aller voir Vitalic après les Solidays, mon for intérieur a laissé passer la pensée que tadadam, Vitalic en concert le 9 juillet à Paris, Poulet et Laure en seraient.
Hier matin, j'entends sur OuïFM la liste des concerts du soir à Paris. À Bercy, Jack Johnson, complet. Non, il n'aurait quand même pas... Pas possible...
Je vérifie sur Internet : pas de Vitalic à Paris ce soir là. Mais Jack Johnson, oui... Et Poulet est fan. 
Ni une ni deux, je fais comprendre à icelui que j'ai capté la manoeuvre (et qu'il est fou, fou, fou). Damned ! répondit-il.
 
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Toute émue que mon Poulet me fasse la surprise de m'emmener au concert de Jackie, j'étais, surtout que les places n'étaient pas données-données. Le problème, c'est que Poulet est fan de Jackie et que je ne le suis point... j'aime bien, voilà. Mon for intérieur m'a donc soufflé que Poulet se faisait plaisir et m'invitait pour l'occase sans se soucier de mon allant personnel (ça devient complexe, mais je suis fatiguée). Donc finalement, je n'étais pas aussi enthousiaste que j'aurais du l'être à l'approche du concert.
 
Le soir, après avoir distribué mes prospectus crème pendant 4h l'après-midi, j'avais les jambes lourdes, raides, la tête en compote et les intestins qui grognaient de mécontentement. Bref, j'étais prête à râler pendant toute la soirée.
 
Poulet avait mis ses lentilles (+15), endossé son t-shirt 'spécial rencontre' (+10), et amené un sac à dos dans lequel j'ai fourgué gilet et bouteille d'eau (+25). Et surtout, surtout, il a été ultra patient pendant que je me plaignais de tous mes maux. Et souriant. Et aimant. Et prévenant. Et...
 
La première partie du concert était un peu pourrie.
Mais le concert lui-même était génial. On était un peu loin de la scène, mais assis pour que mes pauuuuuuvres jambes tiennent le choc. 
Et puis, au début de la première partie, Poulet m'annonce qu'il a à manger... Il nous avait préparé un pique-nique de luxe. Quatre petits sandwichs chacun, amoureusement tartinés... Avec un petit sachet de radis pour moi... Et pour les sandwichs, il avait fait dans le délicat. Au concombre, au pâté au foie gras (je ne savais même pas que ça existait), au fromage de chèvre (j'adooore le fromage de chèvre). Je mange doucement à cause de mes pauuuuvres intestins. Puis, à une entracte, il sort le dessert...
Le gars avait acheté des macarons Pierre Hermé.
C'est bon là ? Tu peux arrêter d'être parfait ? 
 
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(Les macarons ne sont pas ma pâtisserie favorite (en même temps, je dirais qu'en ce moment ma pâtisserie favorite est le Brownie Brossard, alors...) mais on ne peut pas humainement ne pas aimer un macaron pêche-safran de chez P.H...)
 
 
Puis on a dormi dans sa demeure.
Je m'allonge pour relaxer mes pauuuuuuvres jambes, passe ma main sous l'oreiller...
Il y a un paquet, enveloppé dans du papier journal. Le paquet a une forme de CD.
Je subodore une compil' des chansons de Solidays...
Que nenni.
 
Le bougre m'a restitué mon CD de David Guetta !  
 
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(Coucou David !) 
 
Donc, gloire à Poulet, qui a du totaliser un score de 4255 points en une seule soirée.
Mon battant d'artichaut a beau être paumé sur l'océan de la vie en ce moment, il sait reconnaître que Poulet est du genre génial.
 
Et en plus, il est pluss beau que David Guetta. 
 
 
[Je tiens à rajouter que maintenant j'aime Jack Johnson d'amour
et que Poulet m'a patiemment attendu à chaque fois que j'ai été honorer les WC de Bercy (+10 pts)]

24 mars 2008

Merci Laure, d'avoir tuné mon portable !

Certains d'entre vous s'en souviennent, mon portable est rose. Genre rose rose.

Genre celui-là :

LG Chocolate Pink

Je l'aime toujours d'amour pur et j'ai envie de tirer les cheveux des filles qui l'ont (pas très nombreuses, heureusement). Parce que je n'aime pas  avoir la même chose que tout le monde ; c'est valable pour le portable, l'ordi ou le t-shirt.

Et bien maintenant, mon portable est ultra-personnalisé. Je crois que personne ne pourrait en avoir un exactement pareil. 

Parce qu'un portable, on peut le personnaliser comme on veut en lui mettant des bijoux qui font gling-gling, des strass cadeaux de Girls! ou Fan2, des mini-gloss, des autocollants.
On peut le casser, l'érafler, le rayer.
On peut le tuner en lui changeant les touches.
On peut acheter de nouvelles sonneries, de nouveaux fonds d'écran avec des dauphins (je n'ai rien contre les dauphins, mais je trouve tous les fonds d'écran arborant des dauphins carrément ridicules) ou des chatons qui jouent avec des pelotes de laine dessus.

Mais moi, j'ai fait mieux. Hé ouais.

 

Depuis jeudi dernier, mon portable sent les fruits rouges.

 

Ça vous la coupe, pas vrai ?

Vous voulez savoir comment on fait pour avoir un portable qui sent les fruits rouges ?

 

1) Il faut disposer d'une personne qui vous appelle fréquemment. Genre tous les soirs. Le préférable serait que cette personne ne vous ait pas encore appelé(e) le soir où vous avez prévu de tuner votre portable.

2) Il faut avoir un lit en hauteur avec échelle. Ou une échelle tout court, ou bien un escabeau.

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La mienne ressemble un peu à ça. 
 

 

Ce qui est très pratique avec cette échelle, c'est que je peux poser plein de trucs sur les barreaux, quand tout traîne par terre dans ma chambre. Quand la femme de ménage vient, les Ciel et Espace et Courrier International, mes cours en vrac, les feuilles de Sécu, se retrouvent sur les barreaux.
À l'instar de ma radio portable (très pratique quand je veux prendre ma douche ou écouter de la musique aux w-c... je sais, c'est très classe), de mon téléphone, des carnets de croquis ou de mes tasses de thé/tisane.

3) Il vous faut aussi de la tisane. Ma préférée du moment, c'est la tisane Lipton aux fruits rouges. On sent vachement la framboise, et c'est un de mes fruits préférés de chez préféré.
Ça y est, je sens que vous subodorez la suite !

Faites-vous une tisane un soir en rentrant des cours.

Posez-la sur votre échelle, un barreau en-dessous de celui où vous avez posé le portable en rentrant.

Lisez Courrier International 5 minutes, posez-le sur le barreau encore en-dessous. Et allez préparer le dîner. Des nouilles chinoises, votre maman sera contente. 

Pendant que les nouilles cuisent, vous pensez ouïr votre sublime sonnerie de portable. Chouette, c'est Poulet qui appelle ! Précipitez-vous dans la chambre.

 

 

Retrouvez votre portable toujours en train de sonner...

Plongé dans la tasse de tisane (encore à moitié pleine).

La tasse était mauve, la tisane est rose-rouge, mon portable est rose. C'était très joli. Et limite mystique : mon portable allumé sous le niveau de la mer, qui vibrait et tintait gracieusement dans le liquide rose.

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 MERDE !!!!!!!

 

 

Évidemment, en vibrant, le portable était tombé de son barreau. D'ailleurs, ça lui arrive souvent, je le retrouve souvent par terre dans ma chambre.

   

 Épilogue :

Je l'ai fait sécher.
Il remarche.
Je me suis quand même un poil énervée (quand Chéri m'a appelée. En plus de ce regrettable incident, il a joué avec mes nerfs.)
Il fait un peu Scrouitch scrouitch quand j'écris un SMS.
Ça a bien fait rire Ginger.
J'ai un peu honte.
Mais bon, il sent encore un chouïa les fruits rouges !

13 février 2008

Maudite Saint-V.

free music

 

[Diable, avec cette chanson, on pourrait croire que je suis au bord du suicide. Que nenni, c'est juste que le titre colle avec le texte.] 

La Saint-V., toujours.

Déjà, c'est important d'en parler avec le principal concerné. 

Conseil inutile ? Pas évident. L'année dernière, on n'en avait pas vraiment discuté et je suis totalement tombée des nues quand j'ai tilté que comme je ne lui en avais pas parlé, il n'avait absolument rien prévu. Enfin non, pas absolument rien : venir à la fac comme tous les jours, faire une partie du trajet avec moi en métro au retour, dîner avec ses parents à 20h comme tous les jours, ce n'est pas rien. Ca s'était à peu près bien fini, heureusement.

Donc, cette année, on en a parlé. Il a cours le 15, donc on ne sera pas ensemble. [J'ai failli lui demander de sécher les cours. Mais vu que je le sermonne à chaque (rare) foisqu'il le fait "T'es payé pour devenir l'élite de la Nation, si t'y vas pas ça veut dire que le contribuable paie pour rien, tout ça parce que tu t'es couché à pas d'heure !", je ne pouvais pas, c'est contre mon éthique personnelle. Sans blague.] 

Et pourtant...
Je ne peux pas m'empêcher d'espérer.
D'espérer quoi ?
La surprise.

Comme dans les films, ou pas. Il me demanderait le soir du 13 (ce soir, donc) à quelle heure je finis le lendemain, sous prétexte de savoir à quelle heure m'appeler. Le jour J, il prendrait le train et viendrait me chercher à la sortie des cours. Je ne serais bien sûr absolument pas prête à sa venue, donc avec les cheveux gras, la moustache brune, des poils sous les bras et sous les sourcils, le nez rougeaud as usual, mes fringues moches [Je suis  sûre que maintenant, vous brûlez de me connaître], je me sentirais horrible mais il me dirait quand même que je suis superbe [comme dans les films, on a dit !] Il pourrait avoir des roses à la main, être rasé de près et sentir bon le Cristobal ; aller saluer Lancelot, Dan et tous les mecs près de moi à ce moment-là (soyons fous) ; on prendrait le métro en même temps que les gens avec qui je rentre d'habitude, il me dirait "on sort à telle station" et m'emmènerait... je sais pas où, où il veut tant que c'est une surprise. Le je sais pas où serait un endroit chaleureux, où je ne me sentirais pas anti-classe, et où on pourrait avoir un peu d'intimité, parce que bordel Saint-V. oblige. Et puis à la fin de la soirée il me raccompagnerait jusqu'à chez moi, tel le gentleman un soir de Saint-V.
Ce serait juste parfait doublé de merveilleux. Und sehr romantisch.

Et moi le lendemain, contemplant mon bouquet :

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Le caillou dans l'assiette de pâtes, c'est que surprise il n'y aura pas. Puisqu'il a cours, puisqu'il aura pensé que comme je lui ai dit C'est bon, j'en mourrai pas ça sera effectivement tout aussi bien de se voir le 15. Le bonhomme sait bien mon adoration pour la Saint-V., par conséquent je pense qu'il est soulagé d'être loin et pas under pressure de ma part.

Et moi je serai triste, parce que comme une connasse je ne lui ai pas demandé de sécher pour être là plus tôt. Et je ne me suis pas saignée pour y être.
Le pire sera sans doute de passer la journée accrochée à mes roses distribuées par le Secours Populaire, comme l'année dernière (quand tous les mecs du métro avaient un énorme bouquet entre les pattes).

Si surprise il n'y a pas [arrête d'espérer ! Surprise il n'y aura pas, tu le sais], j'essayerai de faire contre mauvaise fortune bon muscle cardiaque, et je rejoindrai Maria au bowling avec ses potos. 

 

 

 Attention, question existentielle.

Quels sont les cadeaux de Saint-V. que vous aimeriez recevoir ?

Pour, ce serait soit un pendentif en cristal Swarovski (comment ça, ça ne cadre pas du tout avec Moi ? je tombe amoureuse de ces machins dès que je passe devant une de leurs boutiques), soit un bouquin (je précise que le Swarovski est profondément number one). Ou alors un parfum. Ou alors un pull de mec avec son parfum.  Ou alors un filtre H-alpha pour mon télescope. Ou bien un week-end à Venise. Ou alors...

Ca m'intéresse de savoir ce que vous aimeriez qu'on vous offre, les filles pour savoir si je suis un minimum normale, les mecs pour savoir si ce que je compte offrir est potable.

 

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Genre celui-là, voilà 

 

 

 

Et n'oubliez pas mon concours Saint-V., je n'ai pas encore décidé et vous avez jusqu'à demain soir ! (Comment ça, ce blog pue la morue-greluche niaise depuis que je suis en blocage sur la Saint-V. ? Paaaas du tout !)

10 février 2008

Super-Chaussette had a dream

I have a dream !

Ha non, excusez-moi, faute de temps. Je reviens au prétérit: I had a dream. This night. 

J'ai rêvé que je sortais avec Lancelot.  [Rappel : Lancelot = poto de fac, avec qui j'ai passé pas mal de temps au premier semestre ; à présent, comme il redouble son deuxième semestre de L2 et qu'il sèche ses quelques cours de L3, on ne se voit plus beaucoup en ce moment.] Pas tip-top comme situation. En plus, c'était vraiment agréable. Mais à la fin du rêve, je lui disais que Désolée, je sortais avec Chéri, et que je le préfèrais. Victoire du Bien sur le Mal par K-O, fêtons le retour de WonderWoman.
Le rêve m'a quand même laissée dans un très bon état d'esprit. J'aime bien séduire, c'est tout. Tant mieux si ça tombe sur Lancelot, qui est un mec bien et déjà pris (=> pas trop de risque de dérapage - surtout si ça reste tapi au fond de mon inconscient !) Manque de confiance en moi, peut-être ?
Du coup, je me suis posé quelques questions de rigueur. Je ne les retranscrirais pas ici, je me fais déjà chier moi-même. En tout cas, j'ai été obligée de constater que le pull de Chéri n'est pas assez efficace comme talisman. La prochaine fois, je lui demande des chaussettes non-lavées !

 

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Cliquez sur l'image : les gens sont fous...
 
 
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"Je rêve d'un monde où les chaussettes sales seront libres, et égales en droits aux autres chaussettes !"

 


Ha, en parlant de pensées adultérines... Tout à l'heure y a un scout qui est passé à la maison aider à démonter la cuisine, j'en aurais bien fait mon quatre-heures !
(je précise, il semblait avoir dépassé le seuil de la majorité, je ne me rendrais pas coupable de détournement de mineurs !) 

 

 

07 février 2008

Asperges, Ikea et J-7

Après 3 jours d'absence-boulot, mon père est de retour. Ce qui coïncide de façon heureuse avec la "fin" des travaux de la cuisine: il reste à peindre et à poser les plinthes, mais ça y est, on a un four, des plaques chauffantes, un évier ! Du coup, j'ai bien mangé, vu que mon père avait craqué pour des asperges. Miam-mioum. [Et quand je fais pipi ça sent bizarre, aussi: la faute aux asperges.]

Ha, et puis après j'ai joué à Barbie bricoleuse. En version brune d'1m69 qui râle tout le temps, c'est-à-dire moi-même. "Putain putain putain j'en ai marre, mais qu'est-ce que t'as foutu ? Toutes tes vis sont de travers ! Putain je suis obligée de repasser derrière ! Le tournevis, steuplaît. Le tournevis-euh ! Mais nan, pas le cruciforme, l'autre, merde-euh !" (j'ai traité ma petite soeur comme une arriérée, mais en même temps c'est pour sa commode que j'ai passé une heure et demie à genoux avec un tournevis...) On en est à l'étape 5. Youhou. Sur 22. Pas Youhou, finalement.

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C'est celle-là ! enfin, ça sera celle-là quand on l'aura finie...En plus, des imbéciles irresponsables nous ont filé la notice pour une autre commode, le même modèle mais en version 2-tiroirs... 

 

 

Revenons à nos moutons.
Nos moutons, c'est-à-dire l'événement de l'année, les élections municipales la Saint-V. bien sûr. J-7, hop hop hop, tous sur nos tapis de sol, on  a un corps de rêve à se fabriquer pour dans une semaine je vous signale. Enfin, vous (ceux qui sont en couple et veulent commémorer le jour, évidemment) avez un corps de rêve à vous fabriquer, parce que moi j'aurai encore mon statut de veuve rock.
Ma décision de ne pas descendre sur Lyon a été appuyée par le fait qu'il me reste 3 comprimés de pilule à prendre. Si je finis samedi, ça veut dire règles mercredi. Et faire 500 (400 ?) km, dépenser 70 euros pour une Saint-V. (j'adore ce rose PQ en arrière-fond, so romantisch !) sans la nuit qui va avec, bah... ça pourrait être génial, mais en fait non, je le sens pas.

Mais la Saint-V., pour moi, ça se marque. 

Et donc, attention Mesdames, attention Messieurs (et Mesdemoiselles aussi, évidemment...), je lance un super-concours-de-la-mort-qui-tchue-spécial-Saint-V.

En deux mots (ou plus) : j'en ai ras-la-casquette du surnom de Chéri. Chéri, ça me sort par les trous de nez, c'est commun et limite moche. En fait, j'ai jamais aimé l'appeler Chéri (à part dans ma tête, d'un ton rêveur, comme ça : Mon Chériiiiiiiii !), mais je n'arrivais pas à trouver mieux.
Comme je ne trouve toujours pas mieux, que ça fait un an et demi de blogage que j'essaye sans y parvenir et que ça me  saoûle légèrement, j'ai décidé de m'en remettre à vous. Pour toi public, comme dirait un humoriste connu dotés d'yeux bleus.

Donc voilà, le but du jeu c'est de dégoter un nouveau surnom pour Chéri. Ca peut aller de "Cornichon" à "Mon Grizzli" (ouh j'aime bien celui-là), nombre de participations illimité. Clotûre le 14 si tout va bien.

Le gagnant ou la gagnante recevra... l'illustre honneur de voir le surnom qu'il/elle a trouvé mentionné au moins 10 fois par note, vu que je parle non-stop de Chéri.

[Vous avez cru quoi ? Mon argent est investi dans la SNCF, je vous signale. 

Bon, ok, si il/elle le désire, je pourrais peut-être même lui envoyer des cookies préparés dans mon auguste cuisine toute neuve. Ca peut se négocier.]

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Je suis pas sûre que ça soit très ressemblant, quand même. 

03 février 2008

Nice to meet you !

Chéri est arrivé vendredi[, juste après mon cours de taekwondo. Deux heures avant son arrivée, je m'étais rendu compte que je n'avais pas pensé à emporter de débardeur de sport : j'avais le dobok mais rien pour aller en-dessous ! Précision, le dobok c'est aussi décolleté qu'un peignoir de bain. J'ai du mettre mon T-shirt de la journée, qui s'est retrouvé trempé : après la séance, je suis restée en soutien-gorge sous mon pll en acrylique... Et pour le reste de la soirée, Chéri m'a prêté un de ses vieux T-shirts !] 

Pendant le week-end, j'ai subi la totale entourage.

Vendredi soir, apéro/dîner-pizzas/glandouille chez un de ses amis de fac, avec une dizaine de personnes que je connaissais déjà un peu. Ils ont tous bu sauf nous (j'avais un baby-sitting nocturne, il conduisait), les blagues graveleuses se sont enchaînées. Lourdingue. Impression de ne pas être du même monde.
 
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Samedi après-midi, il rend des jeux à son meilleur ami. On se retrouve au café avec un autre mec. Le meilleur ami insiste pour qu'on reste dehors, en terrasse pour qu'il puisse fumer le cigare qu'il avait apporté. Comme je venais de me faire refuser au don du sang parce que j'avais un mal de gorge, j'étais un peu vénère (sur Paris, il fait 10°C avec rafales de vent). A part ça, le mec m'a paru prétentieux - mais j'étais hors du coup, crevée à cause de mon baby-sitting, donc pas objective.

Samedi soir, ça y est, je dîne avec ses parents en présence du frère aîné. Bon repas (ses parents adorent cuisiner) mais ambiance tendue. Ils ont commencé à batailler sur l'opportunisme des idoles écolo : vingt minutes à surenchérir, à ne pas s'écouter, à parler de plus en plus fort, à jouer à une sorte de combat de mâles dominants (sa mère était calme. Ouf). Pendant ce temps-là... J'écoutais le "débat", mais dès que 'avais envie de l'ouvrir, personne ne m'écoutait. Je commençais une phrase et quelqu'un d'autre (le grand frère ou le père) faisait de même à mon troisième mot, avec 20 décibels de plus. J'ai abandonné et vraiment trouvé le temps long... Ce week-end, j'ai eu l'impression que son père n'en avait vraiment rien à foutre de moi. Il ne me regarde même pas quand je parle. (alors que je trouve sa mère adorable !) 

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Cactus et Pissenlits : le blog des Mâles Dominants ! 

 

En tout, une quinzaine de personnes. 

Je sais bien qu'on ne peut pas se faire aimer de tout le monde, mais j'ai essayé. Rire aux blagues des amis, essayer de participer aux conversations. Impression de passer à côté de la plaque.

Je sais bien qu'on ne peut pas aimer tout le monde. D'tes façons,pas assez de place dans mon coeur d'archi-chaud. 

Beh heureusement, parce qu'il est hors de question que je me mette à aimer des gens qui n'en ont rien à foutre de moi. Je suis transparente pour certains de ses amis ? Ok, je les évite et j'essaye d'aller vers ceux que je connais mois. On sait jamais, sur un malentendu, ça peut marcher. Son père se tartine de ma vie comme si j'étais une latte de parquet ? Ok, c'est réciproque, il est hors de question que je rentre dans ton jeu : je fais la normale et je continuerai à plaindre ta femme !
Et ça, c'est dans ton cul. 

 

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Malheureusement, NON ce n'est pas mon cul.
Heureusement, NON ce n'est pas celui du père de Chéri.

 

30 janvier 2008

J-16, donc.

Ca y est.

Les radios, les télés, les journaux, bref, tout le monde sauf les gens normaux nous serinent que bientôt, dans 16 jours, c'est-à-dire deux semaines et deux jours [Non, je ne compterai pas en heures !], ça sera le jour où les couples doivent se faire des cadeaux, sourire toute la journée en se tenant la main, passer la soirée ensemble, baiser comme des fous après avoir bu du champagne.
Donc : J-16 avant la Saint-Valentin, on le saura.

Mention spéciale à Evene, qui m'a envoyé une liste de potentiels cadeaux de Saint-Valentin. Un lustre, des bijoux, une ceinture Ben à 300€, des lettres d'amour calligraphiées. Merci Evene

Un truc immonde, c'est de passer la Saint-Valentin seule. Je le sais, j'ai testé pendant des années, là. Bon ok, j'ai toujours été frustrée de nature (en plus d'être susceptible, jalouse et égoïste. Et gourmande. Et paresseuse. Et...), donc je suis peut-être un cas à part.
N'empêche, je m'étais dit Plus jamais ça.

Et bah si, ça

Chéri vient de me larguer.

Non, je blague.

Je sais, c'était pas drôle, mais qu'y puis-je ? Ma vie n'est plus assez tragique, faut que j'invente. 

Enfin, je blaguais en disant que je métais fait plaquer, mais pas en disant que je serai seule.

Pour le plus jamais ça, j'avais envisagé de prendre le train après mes cours du 14, mes cours se finissent à 19h, j'aurais pris le train de 19h30, hop' surprise je débarque chez toi à 22h, et puis on revient sur Paris tous les deux le lendemain.

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Et la marmotte, elle emballe le chocolat... Dans le papier d'alu !

Déjà, l'argent. L'aller-retour coûte au minimum 60 euros. Pour même pas 24h, faut pas pousser Mémé dans les orties (Pôv' Mémé, déjà qu'avec Alzheimer elle n'était pas gâtée...).
Ensuite, le jeudi c'est THE soir consacré aux soirées de son école. Et que ladite école va à tous les coups faire une soirée Spéciale Saint-Val', non ? Note, on pourrait y aller tous les deux comme ça... Mais faudrait que je sois vachement aware pour l'empêcher de se saoûler avant que j'arrive. Et que je prévienne ses potos. Ou alors, que ça ne soit plus une surprise ?  Pff, pas drôle, mais envisageable.
Enfin, il vient quand même le lendemain à Paris, normalement. (S'il vient pas je lui pète la gueule avec mes super pouvoirs de taekwondiste ceinture jaune.)

Donc, est-ce que ça vaut le coup ?

Sachant que l'année dernière il m'avait dit que la Saint-Valentin, pffruiiit, limite il s'en battait l'oeil avec une canne à pêche.

Oui mais l'année dernière il ne m'aimait pas autant. 

Et puis cette année il m'a dit (enfin, je l'ai entendu, donc je suppose qu'il me l'a dit...) que ça le saoûlait de ne pas pouvoir être avec moi ce jour-là.

Donc, est-ce que ça vaut le coup ?

Si j'avais plus de 15 euros sur mon compte courant, et qu'il n'avait pas cours à 8h pile le 15, je répondrais oui. Là, je suis plutôt engluée dans le doute.
Du coup, je vais sans doute laisser traîner les choses, et quand je me déciderai le train sera décidément trop cher.

 

Flûte, hein.

 


 
 
Bon, et sinon, pour le cadeau ? 

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