01 mai 2009
Un cercle est un carré, un carré est un cercle
J'ai rompu avec Poulet.
Bizarre, de l'annoncer ici avant même de le dire à mes parents ou à mes amis.
D'un côté un amour qui s'amenuise, de l'autre - le sien - des sentiments qui ne font que s'accroître. Je n'aime pas la symétrie, mais j'imagine qu'elle est indispensable en amour. Ridicule de se dire qu'on arrête une histoire juste à cause d'un manque de symétrie, et pourtant...
J'ai maintenant un trou dans le coeur, ou dans le ventre. La passion n'était plus là mais il restait un ami, un confident, et évidemment on ne pouvait pas évoluer officiellement dans ce sens-là. Il va me manquer, il me manque déjà, puisque je l'aime toujours, mais plus comme avant. En attendant de cicatriser, je suis triste, pas pour moi mais pour lui ; j'ai vu, je sens la souffrance qu'il ressent en ce moment, je sais à quel point ça va être dur, horrible, affreux pour lui - et je souffre avec lui (ce qui est stupide, d'un certain point de vue. Je suis censée être le bourreau, non ?).
Je voulais ajouter d'autres trucs avant de conclure, mais j'ai oublié.
20:05 Publié dans Tout ça c'est de sa faute à LUI, là | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : poulet, rupture, amour, douleur
24 mars 2009
Jules et Jim (2)
...
Quand j'ai écrit la première partie, vendredi soir, j'étais encore dans un état d'esprit particulier.
Vendredi soir, la fille lambda était amoureuse de deux garçons à la fois, amoureuse pour de vrai. Maintenant... je ne sais plus. /Illustration du concept des pensées changeantes... Cette note aurait sûrement été très différente il y a trois jours./ J'aurais dû consigner au maximum le plus tôt possible, sur le moment. Mais j'étais exténuée après avoir fini d'écrire la première partie, j'ai eu d'autres activités le samedi, le dimanche je suis allée skier avec Petra et une autre thésarde. /Illustration du fait que ce blog ne représente qu'un trou de serrure, puisque la dernière fois que j'ai parlé de Petra c'était pour l'étiqueter de ragoteuse.../
...
Après qu'Anton se soit barré avec Germaine, la fille lambda s'est laissée tomber sur sa chaise de bureau comme une enclume. Ce jour-là, elle avait la chaise dont personne ne voulait, une rouge un peu vieille dont le plateau s'affaissait par à-coups, et qui s'est laissée tomber de dix centimètres sous le poids de l'enclume. Merci la chaise, pour ta solidarité.
Abasourdie, j'ai mis quelques minutes à reprendre mes esprits. J'avais plusieurs fois pensé qu'Anton avait une copine. Réaliste, je ne m'attendais pas à que ce garçon (aux yeux verts) soit célibataire. Mais dans ma tête, elle était en Allemagne, et était supposée y rester, je ne la verrais jamais et elle resterait un personnage imaginaire. Pas besoin d'avoir à supporter la réalité d'une fille qui avait le statut de chérie d'un garçon pour lequel je ne savais même pas ce que je ressentais ; pas de réalité, pas de problème. Là, la fille existait, pas de doute possible.
Sensation bizarre dans l'abdomen - dans le coeur ou bien dans le ventre, aucune idée - à mi-chemin entre un gros poids et un grand vide, du mal à penser, du mal tout court d'ailleurs ; je pense à retranscrire les sensations et symptômes directement dans le cahier vert à petits carreaux que j'utilise pour noter tout et n'importe quoi au labo, saisir mon Bic bleu et tout évacuer par l'encre, tout fixer à la minute. Mais je me lève et vais manipuler les cellules que je dois soigner avant le lendemain si je ne veux pas qu'elles crèvent la bouche ouverte /en gardant les yeux grand ouverts pour ne pas chialer comme une connasse, je me répète tu le savais, débile, tu le savais, tu le savais, donc arrête de te comporter comme une môme, grandis, c'est qui ce gars pour toi de toutes façons, et puis tu le savais, oh, arrête ton cinéma.../
Miracle, j'ai réalisé que j'étais devenue adulte.
La seule chose qui m'emmerdait, savoir comment me comporter le lendemain : comme d'habitude, en essayant de me rapprocher un peu, ou pas comme d'habitude, c'est-à-dire pleine de glaciôsité, pour ne pas me rendre encore plus ridicule ?
Bon, d'accord, peut-être pas pleinement adulte. Pour ma vengeance personnelle, j'ai changé de place sa bouteille de PBS (de l'eau avec des trucs dedans pour laver les cellules...) et je l'ai mise derrière toutes les autres. Si j'avais pu partager ce moment avec Poulet, j'aurais éclaté d'un rire de maniaque en hurlant "Ach, ach, ich bin diabolique !" (comme quoi, il vaut mieux parfois garde secrets ses délires de couple). Allez savoir pourquoi, savoir qu'il allait s'énerver 35 secondes en cherchant sa bouteille le lendemain m'a fait un bien fou.
...
Le lendemain, de façon inexplicable, je fais preuve d'une sagesse inhabituelle et ai exactement le même comportement que d'habitude - un tout petit peu plus distant. L'état d'adulte (attention à ne pas faire glisser les doigts vers adultère) me guetterait vraiment, alors.
Le soir, à six heures tapantes, je quitte le labo exactement en même temps qu'Anton. Au moment où on est censés partir chacun de notre côté, lui vers le parking, moi vers l'arrêt de bus (description romantique, quand tu nous tiens) /là j'aimerais pouvoir raconter quelque chose de vraiment romanesque et stupide, Anton me tire par la manche de mon blouson, me sort une phrase en dialecte hébreu en me regardant droit dans les yeux puis s'enfuit en courant dans les escaliers, par exemple/, on blablate quelques minutes. Et là, j'arrive à poser la question que j'ai envie de poser depuis la veille : la fille, bordel, c'est ta copine ou bien ?
Parce que la scène de la veille était ambigüe. Certes, Germaine était venu le chercher au labo un peu avant 20h et ils étaient repartis de conserve. Et elle m'avait jeté le regard qui tue. Cependant, à ce compte-là, Germaine pouvait tout aussi bien être sa meilleure potesse - et moi, méprise sur le coup des yeux revolver.
Oh, no, no, she's not !
Anton détaille un peu. La fille voulait, lui non, elle lui a rendu visite quand même. +1 pour Laure sur l'interprétation des yeux revolver. Le reste, on s'en balance ; tout est redevenu comme avant, finalement...
D'humeur euphorique, la fille lambda décide de profiter du printemps et de rentrer à pied. Sur la descente de la colline, elle prend un chemin qui déboule sur des vignes. Exactement à ce moment-là, le soleil se couche derrière les montagnes, balançant du magenta à foison sur les nuages.
/Et en cet instant, la fille lambda est sûre et certaine d'être parfaitement amoureuse à la fois de Poulet et d'Anton, pas de la même manière, mais de façon plutôt équilibrée, que finalement ce n'est pas si anormal, et que les joies que ça lui apporte compensent largement les peines. Qu'elle pourrait vivre comme si elle était dans un film français, en aimant deux hommes./
Ce matin, je m'aperçois que sa bouteille de PBS est maintenant juste à côté de la mienne.
00:52 Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : anton, poulet, hésitation, amour, relations, rêveries, adulte
21 mars 2009
Jules et Jim (1)
Donnerstag (jeudi) après-midi, j'ai pensé que ma journée était trop belle pour ne pas se terminer de façon tout à fait merdique. Excellentes surprises au boulot le matin, sociabilisations en série avec les apprentis-chercheurs ; comme je ne passe jamais une journée agréable sans qu'une couille vienne contrebalancer le tout - généralement, la taille de la couille correspondant au taux d'agréabilitude de la journée -, j'étais prête à sortir mon parapluie. J'avais pris du retard dans mes manipulations, ce qui allait me faire partir tard du laboratoire ; mais ça ne me dérange pas vraiment de partir tard, puisque habituellement Anton reste plus tard que moi (de la compagnie et la preuve qu'il y a plus no-life que moi).

Quand soudain.
Je me rendis compte que j'allais rentrer à la maison à 21h au moins, avec un frigo vide et seulement une boîte de thon dans mon placard (bon, et du muësli croustillant au chocolat, aussi) - car s'il y a bien un truc que je déteste dans la vie d'étudiante "célibataire" (définition des instituts de sondage : quand tu n'es ni mariée ni concubine, tu es célibataire, un point c'est tout), c'est le rituel des courses seule. Faire la cuisine seule, dîner seule, dormir seule ; pourquoi pas ; ça permet de faire des expériences culinaires étranges, de dîner en regardant la BBC ou Californication, de faire l'étoile de mer dans le plumard. Faire les courses seule, c'est juste chiant, stressant, emmerdant - et lourd à porter, aussi.

Donc, que j'avais à faire les courses, seule, ce soir-là. Sachant que le supermarché ferme à 21h, la seule possibilité était de quitter le labo pendant que les protéines vivaient leur vie de protéines (c'est-à-dire une non-vie, en fait, à moins qu'on ne puisse qualifier de vie le fait d'être obligée de se translater vers une électrode en se contorsionnant à travers des mailles de filet ulta-serrées), ce qui me laissait deux heures, faire le plein au supermarché, déposer les victuailles dans mon réfrigérateur et revenir au labo - ce qui me saoûlait pour plusieurs raisons : les courses seule donc, les multiples trajets en tram/bus, revenir tard, rater la pause du soir, quand j'accompagne parfois Anton prendre son dîner à la cantine (pendant ce temps-là, je goûte).

Les cinq autres étudiants du semestre quittent souvent le labo à 18h, voire avant, et j'aime ces petits moments d'après-18h grappillés avec Anton. Même si on se parle peu, même si je suis souvent embarrassée. La situation n'est toujours pas claire, je ne sais toujours pas exactement ce que je ressens (je suis sûre d'être toujours amoureuse de Poulet, mais le statut d'Anton n'est toujours pas décidé), je ne sais même pas s'il m'apprécie ou s'il s'en branle - mais ce jeudi matin-là, quand je suis arrivée tard au labo, que je l'ai croisé dans l'escalier et que j'ai vu son sourire s'élargir et ses yeux pétiller quand il m'a vue, m'avait bigrement donné envie de rester plus longtemps. Le gars est pour moi un casse-tête ambulant : contrairement à moi, qui essaie d'être un livre ouvert (bougrement plus pratique et plus simple), il ne dévoile rien - peut-être qu'il n'a rien à dévoiler, tout simplement, mais ça m'intrigue.
Ce soir-là, quand je suis revenue, il venait de dîner à la cantine - comme tous les soirs - et ses yeux pétillaient toujours. Je récupère mes protéines et m'aperçois que j'ai maintenant le choix entre les foutre au frigo, me casser et aller manger du poulet suisse, ou bien les transférer pendant une heure, les récupérer puis me casser et manger du poulet suisse. Le transfert avait l'avantage de me faire gagner beaucoup de temps sur les manipulations du lendemain. Mais j'étais crevée. Restait le facteur Anton - et je rappelle que le facteur sonne toujours deux fois ; je suis restée.

Je faisais mes manips, écrivais des trucs dans mon cahier, consultais mes mails toutes les 47 secondes. Anton travaillait avec application entre son PC et ses notes.
Quand soudain.
Il a enfilé son pull et est sorti, son portable à la main. Cute, il va appeler sa copine germaine, ai-je pensé (indice du pull indiquant qu'il en aurait peut-être longtemps au téléphone, vu qu'il sort en t-shirt pour se rendre à la cantine. Appelez-moi Sherlock. Pour le fait qu'il ait une copine germaine, ça faisait longtemps que je me disais que rentrer en Germanie chaque week-end relevait peut-être plus que de la fidélité pour une super bande de potes. Mais je rappelle que ce garçon ne se dévoile pas), avant de me rendre dans la salle des manips. Où je manipule.
Quand soudain.
J'entends Anton revenir, discuter dans le couloir et blaguer dans la langue de Goethe.
C'est malencontreusement à ce moment-là que j'ai fini mes activités de la minute et que je me trouve contrainte de retrouver dans la *salle informatique*.
Et que je tombe sur la fille, dans l'encadrure de la porte.
Brune, un ou deux ans de plus que moi, pas très jolie, appuyée au chambranle, elle regarde Anton empaqueter ses affaires et éteindre son PC. Et me lance le regard-revolver quand je passe devant elle pour entrer dans la pièce, vous savez, ce regard qui veut dire Ne le touche pas morveuse, il est à moi, ou encore Tu passes tes journées dans la même pièce que Lui, je te hais, pouffiasse.
Il me souhaite une bonne soirée.
Et ils s'en vont tous les deux.
Je les entends descendre l'escalier en discutant, j'entends la porte s'ouvrir puis claquer, puis plus rien.
Je me retrouve avec une demi-heure d'attente avant la fin de la manipulation, presque seule dans le labo, seule dans notre salle, il fait nuit depuis longtemps, je suis fatiguée et surtout j'ai très faim (malgré le goûter tomates + tartines à la ricotta).
Et je me sens particulièrement stupide.
(Là je vais me coucher parce que je suis fatiguée... Et que c'est à raconter en deux temps, anyway.)
01:54 Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : anton, poulet, couille, déception, mecs, même guillaume musso me trouverait ridicule
02 mars 2009
Bis repetita
J'aimerais bien causer des deux derniers films que j'ai vus, qui n'ont en commun que d'avoir été réalisés par d'honnêtes citoyens américains et de dépeindre l'Amérique (et aussi, il y a des gens avec des armes dedans) : Mars Attacks (vu jeudi soir, sur Arte) et Gran Torino (dimanche matin, au ciné).
J'aimerais bien, mais j'en suis dans l'impossibilité, terrassée par une atroce maladie tropicale inconnue, sans doute chopée en traversant les frontières. Je tombe souvent malade à cause de la climatisation dans les transports ; notamment revenue deux fois de suite de mes vacances en Grèce avec une crève de cheval - à cause de la clim' de l'avion - il faut le faire. Là, le trajet Lyon-Zürich de dimanche soir m'a achevée.
Fièvre et un buisson en pleine croissance dans la gorge - ne me dites pas que c'est impossible, je sens les bourgeons qui éclosent le long des parois et chatouillent mes cordes vocales.
À part ça, je me pose une question existentielle (bis repetita) :
Prenez une fille lambda. Tout à fait lambda.
Quand ladite fille lambda se trouve en présence d'un garçon G, qu'elle apprécie beaucoup et à qui elle pense (malheureusement) souvent, elle perd toute sa lambda-ïtude. Bafouille, se prend les chaises dans les pattes, n'ose plus ouvrir la bouche même pour demander du sel, se tétanise. Choisit des spaghetti (pesto-parmesan) au resto U et n'en mange que trois fourchettées, parce que comme elle est assise en face de lui, elle a oublié comment on était censé manger des spaghetti. Laisse tomber des trucs, genre sa fourchette, en plein milieu de l'assiette de spaghetti-pesto-parmesan, ou un verre dans la salle café - et embarrassée par sa maladresse pitoyable, la fille lambda pose sa main vacante où elle peut, c'est-à-dire sur la paroi métallique de la bouilloire, bouillante, aïe.
Se pourrait-il que la fille lambda soit amoureuse du garçon G ? Ou bien la maladresse en sa présence (et uniquement en sa présence) est-elle pure coïncidence génétique, incompatibilité hormonale, que sais-je ?
La première option impliquerait deux conséquences physiologiquement impossibles : que la fille lambda soit amoureuse de deux garçons à la fois... et qu'elle se soit finalement entichée d'un garçon avec du gel dans les cheveux.
Fichtre.
22:24 Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : malade, rhume, anton, poulet
04 février 2009
Explain the night
Découvrez Noa!
Crappy day à cause d'un rêve, cette nuit, où je trompais Poulet avec Anton. Va passer la journée dans la même pièce qu'Anton, à deux mètres de lui, après ça, comment ne pas rougir à chaque fois qu'il regarde dans ta direction, comment ne pas te demander pourquoi..., et si... ? Encore une fois, mon inconscient m'emmerde [et ce n'était pas du tout un rêve désagréable]

Le rêve a laissé la place à un autre, plus étrange mais moins embarrassant. J'étais avec le Président du pays où j'habitais jusqu'à il y a trois semaines, dans sa limousine. Il me prenait par le bras pour me montrer la carte de Paris : regarde, regarde Laure, tout ce que je fais pour empêcher ces putain de manifestations, pour emmerder les chercheurs et les étudiants. Ah, ça t'emmerde hein ? Je sais que ça t'emmerde, je sais ce que tu as fait pendant le CPE...
Et moi, goguenarde, telle Muriel à Phil dans le premier épidode de LPSP (en qualité pourrie, là) : Mais, mon petit Nico, tu sais, on est plus forts que toi... Tu peux faire ce que tu veux, essayer de nous mettre des bâtons dans les roues, on te tiendra toujours en échec !

Bizarrement, un des rêves a pris beaucoup plus de place dans ma tête que l'autre, aujourd'hui. Bizarrement, quand j'ai parlé à Poulet ce soir, je n'ai évoqué qu'un seul des deux rêves.
À quand la psychanalyse ?

21:50 Publié dans Inconsciemment | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : rêve, anton, poulet, inconscient, sarkozy
10 décembre 2008
Lumière ! (2)
C'est kitsch ! C'est tellement kitsch !
Je l'ai répété de nombreuses fois, pendant ce week-end. Mais la majeure, ce fut devant cette installation-ci (sur Saint-Jean) :
Et Célimène, de passage dimanche, qui me charrie tout le temps sur mon amour du kitsch, a fait la même réflexion. Mais ça, ce n'est pas kitsch, puisque c'est une reconstitution de l'ancien aspect des églises... Mais tu ne vas pas me dire que tu ne trouves pas ça kitsch ?? Bordel, tu vois bien les guirlandes clignotantes couleur Gay Pride dans la rosace !!!
16:45 Publié dans Baroudage | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : lyon, poulet, fête des lumières, célimène, kitsch, lumières
09 décembre 2008
Lumière !
Article commandé par Poulet.
J'ai passé cinq jours à Lyon, à l'occasion de la Fête des Lumières. Arrivée jeudi midi et repartie lundi après-midi, je n'en ai pas raté grand-chose, en tout cas je n'ai rien raté de spectaculaire. Après avoir arpenté les rues et pris moult photos, Poulet m'a demandé avec empressement si j'allais faire une note dessus. Je me disais que ça ne serait pas très utile, vu que Luciole et moult autres blogueurs lyonnais allaient sûrement faire un compte-rendu et que tout ce qu'allaient apporter mes photos floues, c'est de la redondance inutile. Mais la perspective d'une note sur cette édition de la Fête des Lumières passée en sa compagnie avait l'air de lui faire grandement plaisir, alors... la note.
Pendant la Fête des Lumières, il y a...
Des manèges bizarres
(Désolée aux fans de métal, je ne m'y suis jamais retrouvée dans la classification des genres. Alors j'ai mis ce que je préférais parmi ce qui se rapprochait de la chanson de la statue...)
16:46 Publié dans Baroudage | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : lyon, poulet, chéri, fête des lumières, manège, nightwish, fontaine
30 novembre 2008
Nostalgiiiiie...
Samedi après-midi, j'ai été au Salon du Livre et de la Presse Jeunesse, à Montreuil, avec Poulet. J'y allais par respect de ma tradition personnelle, puisque cette année il y avait peu d'auteurs que je voulais absolument voir. Zéro, en fait. Zéro, c'est peu, mais il faut bien respecter les traditions...
J'adore ce Salon. Il y a toujours une foule énorme quand je m'y rends, puisque comme je suis d'une intelligence monstrueuse je choisis toujours le week-end - alors qu'il dure toute une semaine. Mais c'est une foule familiale, que des couples avec de jeunes enfants, ou bien des jeunes ados. Pas les horribles personnages pressés que j'ai l'occasion de croiser le matin dans le métro. Pas de vieux lents. Pas de vindicatifs. Et surtout, j'adore la littérature jeunesse. C'est un domaine très riche, beaucoup plus vaste que les aperçus qu'on peut en avoir dans les grandes chaînes du livre (Fnac et Gibert pour ne point les nommer (je ne vais jamais au Virgin)). Qui déborde de trucs ultra-formatés et commerciaux, mais surtout recèle des merveilles d'originalité et de poésie. Sans parler de tous les romans pour grands ados, qui est ma forme de littérature préférée.
Quand je dis zéro auteur intéressant, je mens (la nuit, je mens. Je prends des trains à travers la plaine). Il y avait comme d'habitude Laurel et Boulet, accompagnés de leur horde de fans ; quelques auteurs jeunesse, dont je ne me souviens plus des noms, et puis d'autres dessinateurs BD que j'aimais bien, comme Émile Bravo, qui a dédicacé le Spirou que j'avais offert à mon père ;

et puis il y avait Romain. Romain, le roux (j'ai un faible pour les roux. Mais Poulet n'est pas roux et je l'aime, alors j'en déduis que je n'ai pas de faible que pour les roux) de 6 ans de plus que moi, dessinateur en galère qui avait parlé de moi sur son blog uniquement pour résumer la façon dont je l'avais largué et dire que finalement, au bout de deux mois et demi, il ne restait pas beaucoup de souvenirs (ce qui m'avait pas mal blessée). Qui a finalement sorti une BD, le premier tome d'une série pour enfants. Je m'étais toujours promis d'acheter sa BD et de me la faire dédicacer, c'était l'occasion. Ça n'a pas plu à Poulet. Je me doutais bien qu'il ne serait pas follement jouasse, mais à ce point-là... Alors que j'étais déjà très stressée à l'idée de revoir Romain, ça n'a pas arrangé les choses.
[Finalement, son comportement était plutôt logique, et accentue quelque chose dont on n'a pas du tout la même conception : Poulet a l'impression que si je trouve quelqu'un de "mieux" que lui, je le quitterai. C'est débile et complètement absurde, puisque tant que je suis amoureuse de lui, je ne trouverai personne de mieux ; je me pose souvent des questions sur nous, j'ai parfois un petit béguin pour un mec de passage, mais rien, rien du tout en comparaison de ça. Mais il n'a pas l'air de comprendre ma conception des choses. Et puis, un de ses arguments était que Romain représentait tout ce que j'aimais à une période donnée, à savoir l'astro et la BD. Ok, d'accord, mais Poulet s'est mis à la BD et est beaucoup plus ouvert sur le sujet que Romain. Il s'est mis à l'astro aussi. Et lui, il aime la bio, il comprend quand j'en parle ; je peux débattre avec lui des sujets qui me tiennent à coeur, mon esprit de contradiction ne le dérange pas ; il est ouvert sur le monde, il s'indigne ; ça ne le choque pas que je pose tout le temps des questions. Mon Poulet a des millions de qualités et le fait qu'il puisse avoir peur juste parce que Romain est calé dans certains domaines, ça me vexe. Il ne pourrait pas avoir confiance quand je lui dis que c'est LUI, et lui seul ? Cela dit, il a accepté que j'aille voir Romain à son stand et refusé de venir, ce qui m'a profondément soulagée et était sans doute la meilleure solution. Et puisqu'il refuse totalement, totalement, totalement d'en parler maintenant, et qu'il veut faire comme si tout ça n'existait pas, plus d'embarras, au moins la question est réglée (même si cette solution me gêne beaucoup). Ouh, je m'emballe.]
Donc, j'ai fini par aller voir Romain, pendant que Poulet lisait Kid Paddle (on a une passion commune pour Kid Paddle, ça me fait limite peur).

Romain n'a pas changé. Mêmes avant-bras couverts de taches de rousseur, mêmes yeux bleus,même sourire, même chemise pas très jolie, même bouc que je n'aime pas. Seule différence possible, un crâne un petit peu plus visible, et encore. Je n'ai pas pu voir s'il avait toujours les chaussures de ville marron qui ressemblaient à des chaussures de bowling, version marron, que Célimène trouvaient hideuses. Ni s'il avait le manteau noir en laine qui lui donnait un air de campagnard en goguette.
On a échangé quelques phrases, je lui ai posé des questions - ce à quoi il a fini par réagir Ah, tu poses toujours trop de questions ! (Bah oui.)
Il m'a fait une dédicace, jolie, que je mettrai en ligne bientôt. Il m'a offert la BD, pour ton anniversaire, c'est quand déjà ? Ça m'a fait bizarre qu'il ait oublié (parce que mon anniversaire n'est pas tombé à n'importe quelle date, du point de vue astronomique).
Finalement, les choses changent. Un peu. Suffisamment.
[À part ça, on a fait plein de trucs cool dans le Salon avec Poulet. On a fait le Train fantôme, découvert le mot-mystère du magicien, fait la pause dans des fauteuils en plastique dignes de Lego, fait les débiles avec les masques de Lapin crétins distribués par Ubisoft, poussé des ooooh/aaaah en voyant Boulet dans sa belle chemise noire. Et puis j'ai essayé de le traumatiser en poussant des Iiiiiih trop mignon ! devant chaque truc mignon que je voyais (et il y en a beaucoup, dans un Festival pour enfants) et en lui montrant des livres kitsch avec des photos de chatons - mais ça n'a pas trop marché.
L'année prochaine, je reviendrai.]
23:55 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : poulet, chéri, romain, festival du livre et de la presse jeunesse, kid paddle, spirou
01 novembre 2008
Super Carotte au Pays des Lapins




10 octobre 2008
Il est né le Divin Enfant

23:06 Publié dans Sur la Toile | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : festiblog, dessin, boulet, poulet


