05 septembre 2009
Un pseudo-prophète
Maria, mon amie étourdie (je peux l'appeler mon amie étourdie, même si vous n'en savez rien), m'a proposé vendredi dernier d'aller au cinéma. Vendredi dernier : tête dans le pâté. J'ai la tête dans le pâté. Décalage horaire. Veux dormiiiiiir. (Hiberner était aussi une option.) Dimanche ? Finalement, dimanche, pas rappelé (ni elle, ni moi). Alors lundi.
[Je paie avec un ticket Tick'art. Si vous résidez en Région Île-de-France, et êtes lycéen, apprenti, ou en formation dans un organisme financé par la région (mais âgé de moins de 25 ans) : vous connaissez Tick'art ? Le principe : 6 sorties pour 15 euros. Enfin, presque. Si on détaille : un ticket pour un festival, un ticket Scènes (concert, théâtre, danse), un ticket ciné (dans un cinéma d'art et d'essai par contre... Pas dans un ciné de grande chaîne), deux tickets expos (un pour vous + un invité), et un bon d'achat de 8 euros pour un bouquin. Pour information, le ticket Festival peut être utilisé pour acheter une place journée à Rock-en-Seine par exemple... alors que le tarif normal pour une place est de plus de 40 euros.]
Elle m'emmène voir Un Prophète. Il paraît que c'est ouf. Les critiques sur Allociné sont excellentes, je n'ai jamais vu un tableau aussi rempli d'étoiles. Confiante.
Je dois dire... que ce film m'est passé totalement à côté de la tête. "Ouf" ?
Les raisons pour lesquelles les gens ont aimé ce film vous seront exposées par ceux... qui ont aimé le film.
Moi j'ai pas aimé.
J'ai trouvé ce film inutile. Le titre annonce... un prophète, non ? Pour moi, un prophète est quelqu'un qui annonce. Malik (oh, j'aime la façon dont sonne ce prénom) n'annonce rien. Malik est en prison pour 6 ans et il tente de tirer son épingle du jeu... c'est tout. Quitte à passer un certain temps sur la case malfrat, bandit, truand. Oh si, il annonce la biche, pardon.

Je ne pense pas non plus que ce film apporte une prise de conscience des conditions de la vie carcérale. Rien de neuf, pour ceux qui ne s'étaient pas imaginés que vivre en prison ressemblait grosso modo à vivre enfermé dans son appartement.
Prise de conscience de comment est vécue la vie carcérale, alors. Je concède. Le plus terrifiant dans ce monde-là me semble l'absence totale de choix. À son arrivée en prison, Malik peut être considéré comme une victime ; sans ami, sans appui, et sans connaissance du milieu, il subit. Au fur et à mesure, Malik acquiert un peu de pouvoir, mais pas de choix (ou presque). Donc, au cours du film, Malik passe du statut de victime à celui de pseudo-maître du jeu, sans choix. Ce qui me gêne : Malik ne m'a jamais été sympathique. Ce n'est pas parce que quelqu'un vit dans des conditions affreuses qu'il devient quelqu'un de bien.
Le film ne peut pas se faire passer pour un film d'initiation (est-ce que ça se dit ? Roman d'initiation, film d'initiation ?), puisque Malik apprend les règles et à en jouer pour s'élever ; mais dans un monde à part ; une initiation se doit de servir pour la vie à venir. Les règles apprises doivent être celles du monde dans lequel tu t'apprêtes à vivre. Le film donne l'impression que Malik a été initié, a compris, s'en est sorti, et va s'en sortir. Donc on a soit une vision ultra-pessimiste de notre société, soit un message à côté de la plaque.
Le jeu de Tahar Rahim est bon ; j'ai beaucoup plus aimé celui de Niels Arestrup, qui peut se montrer à la fois plein de dignité ou pourri jusqu'à la moelle. Toujours juste.

Je n'ai pas apprécié les "effets" du film. La vision crue de la prison (plans plutôt lents dans les cellules, notamment), sans effets, plus documentaire, m'a fait meilleure impression... J'ai trouvé que les quelques effets de saccades, de ralenti, gâchent. De même pour la lumière : sans recherche d'effets intellos, parfait.
(En revanche, la bande-son est chouette.)
Enfin, le hic pour moi majeur : le ressenti du temps. Malik est coffré pour 6 ans et le film s'allonge sur toute cette durée ; franchement, les seuls points qui permettent de sentir le passage de tant de temps, ce sont les passages montrant les Actualités à la télé. C'est peut-être le but ? Que le seul référentiel de temps soit apporté par l'extérieur ? Mais on ne sent pas le temps long. Les jours censés être interminables, résumés à quelques minutes ; les années s'écoulant entre les différents acquis/changements de situation/évolutions de Malik.
Bref. En réfléchissant au film quelques jours plus tard, mon opinion s'adoucit. Mais je ne comprends toujours pas le foin qu'on fait autour de ce film. Je sais que Maria et ses amies ont été grandement impressionnées par les scènes de violence, devant lesquelles j'étais à peu près stoïque (effet secondaire du jet-lag : rendre insensible devant un bain de sang ?). Ceci explique peut-être cela... Si je reste imperturbable face aux scènes "percurtantes", je ne suis peut-être pas apte à être sensible au reste.

19:19 Publié dans Les globes oculaires ont besoin d'être divertis | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : un prophète, tahar rahim, film, ciné, niels arestrup, tick'art
16 mai 2009
Hobbits
J'ai passé le temps du visionnage du premier volet du Seigneur des Anneaux avec Otho à me dire que Pippin ressemblait beaucoup trop à Stéphane Bern. Du coup, je voyais des duos Stéphane Bern-Charlie de LOST dans tous les coins. Heureusement, Gandalf ne ressemble pas trop à Magneto, Aragorn à Tom Stall ou Frodo à Patrick.


Quand le film est sorti, avant de le voir, j'étudiais les personnages au dos des paquets de céréales Crunch que je bouffais le matin en faisant le maximum de bruit possible. J'avais décidé que j'étais Arwen ; je trouvais les elfes sublimement beaux, et j'aurais pu être une elfe, avec ma peau pâle et mes oreilles fines ; j'avais aussi décidé que Legolas était le plus beau et que j'étais amoureuse de lui. /Une de mes meilleures amies de l'époque me soutenait que j'étais folle et que c'était Aragorn le plus beau, et qu'elle voulait être Galadriel./
Plus tard, en revoyant les films, j'ai réalisé que les elfes étaient super chiants. Toujours à parler avec des voix lentes et qui résonnent comme s'ils tapaient la discute dans une cathédrale. Toujours à ne rien vouloir faire à part caresser des arbres et tirer à l'arc, toujours lumineux genre ouais je suis un elfe, ouais je suis immortel, et ouais je fais de la lumière pour t'éblouir, pauvre sous-être.
Comme toute misérable humaine, je suis tombée sous le charme d'Aragorn, pourtant rien à faire, dans mon coeur il n'arrive pas à la cheville des hobbits. Les hobbits m'attirent irrésistiblement et je ne comprends pas comment cela ne peut être le cas pour toutes les autres humaines. Atrocement gentils et attentionnés, drôles, aimant la verdure et la bonne bouffe. Peut-être perdent-ils des points de charme à cause des pieds poilus. Quoiqu'il en soit, tous les garçons par qui j'ai été attirée ces dernières années ont des particularités de hobbits (les pieds poilus n'entrent pas en compte), petite taille, visage de non-adulte, humour, chouterie.
/J'ai aussi un faible pour Boromir, j'imagine parce qu'il est le plus humain de tous ces personnages à la noix, avec le plus de défauts évidents, mais aussi une générosité et une loyauté dingues, et puis il arrive quand même à continuer de balancer des coups d'épée à droite et à gauche après s'être pris trois flèches dans le bide./
Finalement, dans Le Seigneur des Anneaux, le célèbre adage de Barbie comme quoi c'est tellement mieux d'être une fille ne tient pas. Les personnages de filles de ce film sont tous gravement trépanés, entre Arwen qui ne semble exister qu'à travers Aragorn, Galadriel qui règne sur un troupeau de Barbie mecs et rêve de se transformer en Reine du Monde, ou la blondasse du troisième volet qui ne sait que se languir d'amour en vain.
Et puis Otho m'a dit que si j'étais un personnage du Seigneur des Anneaux, je serais Gollum.

19:52 Publié dans Les globes oculaires ont besoin d'être divertis | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : le seigneur des anneaux, film, pippin, aragorn, gollum, otho, hobbit
15 février 2009
Slumdog Millionnaire
Mercredi dernier, au labo, c'était la Movie Night.
Concept génial : les gens qui peuvent/veulent y assister vont sur Internet choisir le film qu'ils ont le plus envie de voir parmi une pré-selection effectuée par l'organisatrice. Le film qui obtient le plus de voix est diffusé. L'événement a lieu une fois tous les deux mois, entre gens du bâtiment où j'effectue mon stage, dans la salle de conférences. J'étais tentée par Slumdog Millionnaire et L'Étrange histoire de Benjamin Button. Finalement, Slumdog a gagné.


Jamal, un Indien né dans les /je ne trouve pas le mot, taudis ? Bidonvilles ?/ de Mumbai, est soupçonné d'avoir triché au jeu télévisé Who wants to be a Millionnaire ?. Parce que quand tu es issu de la boue, on considère que tu ne peux pas avoir la culture nécessaire pour atteindre le palier des 10 millions de roupies... Pourtant, Jamal connaît les réponses. Le film raconte en parallèle la vie de Jamal depuis ses 8 ans, et l'interrogatoire en cours, chaque nouvelle question entraînant un flash-back.
Ce qui est drôle, c'est qu'au début du film, j'ai été réticente à entrer dans ces flash-backs. J'aurais préféré rester assister à l'interrogatoire plutôt qu'aux courses-poursuites de gamins délurés dans la gadoue. Puis, après les premiers éclats de rire, la partie racontant par le menu la vie de Jamal devient tellement passionnante qu'on ne voudrait plus la quitter.

L'histoire est basée sur les liens inébranlables entre Jamal, son grand frère Salim, et Latika, fille de leur âge devenue orpheline en même temps qu'eux. Les Trois Mousquetaires. On les suit à trois âges différents : gamins, ados, jeunes adultes.
Le film est rapide, passionné, on ne s'ennuie pas une seule seconde. Et il contient tout ce qu'on peut désirer dans un film. De l'action, de l'humour, de l'aventure, du courage, de l'humain... de l'amour. Les personnages évoluent mais semblent toujours garder les mêmes caractères au cours de leur vie. Jamal le loyal, Salim tenté par le pouvoir facile, Latika aimante. Au final, le message du film (l'amour triomphe toujours, et caetara) paraît un peu banal et... simplet ; mais le déroulement du film donne envie d'y croire.

Ce film est coloré, porté par des acteurs sincères, et a fait frémir de passion, de peur, et de joie la jeune vingtenaire romantique que je suis...
22:14 Publié dans Les globes oculaires ont besoin d'être divertis | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : film, slumdog millionnaire, movie night, romantisme
09 février 2009
Neige à recycler
Ce soir, il a neigé. Dimanche aussi, mais je n'étais pas là ; rentrée de Lyon après minuit (après cinq longues heures de trajet), je ne me suis même pas rendu compte que les sols portaient dix centimètres de poudreuse - c'est ce matin que j'ai réalisé que les montagnes n'étaient pas grises mais noires couvertes de neige et qu'on ne pouvait plus voir le givre sur les brins d'herbe ensevelis.
Dans le tramway qui me ramenait à la maison, j'ai regretté d'avoir laissé mon appareil photo sur la table de nuit. J'ai essayé d'énumérer tous les films auxquels la neige me faisait penser. En premier, la scène finale de Cashback ; Poulet m'a suggéré (samedi soir, il pluie-neigeait aussi à Lyon) celle d'Edward aux mains d'argent. Blanche-Neige ("sa peau était blanche comme la neige, ils l'appelèrent Blanche-Neige"). Le Secret des poignards Volants (pourquoi la neige tombe-t'elle toujours à la fin des films ?) Quand je suis descendue du tramway, la neige qui tombait n'en était plus vraiment ; épaisse mais presque liquide, à mi-chemin entre gouttes et flocons ; et dans la lueur des réverbères, les bouts de coton détrempés faisaient penser aux chutes de nombres sur les écrans de Matrix. /Je sais qu'il y a plein, plein, plein d'autres films qui évoquent la neige, mais mon cerveau sèche ; si vous avez des idées, je suis preneuse./
Armand m'a annoncé qu'il neigerait mercredi, jeudi, vendredi. Je lui ai balancé des boules de neige à la figure, ce matin. Et un immense bonhomme de neige a été érigé sur la pelouse blanche. J'aimerais bien trouver un compagnon un peu Peter Pan qui m'accompagnerait bâtir des igloos et des bonshommes dans le bois - je pense qu'Armand se limitera aux boules de neige.
Ce soir, des tonnes de cartons ornaient les trottoirs. J'en ai déduit que c'était le jour du recyclage. Zürich est une ville propre, les habitants ont en horreur les déchets qui traînent. J'ai appris ici que le sens de la propreté n'entraînait pas vraiment le sens de l'écologie. Le ramassage du papier à recycler a lieu... Un jour par mois. Les habitants entassent leurs journaux, les ligaturent proprement d'un bout de ficelle et les déposent devant leur porte, où les tas seront ramassés. Idem pour le carton, un autre jour. À la connaissance d'Étienne, pas de ramassage du plastique. Je trouve ça dingue qu'une ville aussi riche, aussi propre et aussi évoluée fasse l'impasse sur un geste écologique aussi fondamental.
Ce soir, il a neigé et les cartons n'ont pas encore été ramassés.
Peut-être que quand je me réveillerai demain, la ville sera recouverte d'une couche de papier mâché. Ceux qui auront osé s'aventurer dans les rues auront été piégés, les jambes englués dans la pâte beigeasse, et moi...
J'irai me recoucher, attendrai que la neige tombe par-dessus la ville-jouet, puis sortirai mes Moon-Boots et ma luge.

23:19 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : neige, hiver, film, zürich, recyclage
11 janvier 2009
Crépuscule
J'ai vu Twilight au sortir de mon examen de Bioinformatique (qui ne s'est pas passé au mieux). UGC Ciné Cité Bercy, tarif étudiant ; comme on avait choisi le cinéma au pif, on est arrivé dix minutes après le début de la séance, c'est-à-dire... 30 secondes avant le début du film. Parfait.
Qu'est-ce qu'on attend généralement d'une adaptation ? Qu'il soit conforme à la vision qu'on se faisait d'après le livre. Que les personnages soient comme on les imaginait. Qu'on ressente les mêmes choses en visionnant l'adaptation qu'en lisant le roman. Et plus encore. Que la bande-originale accentue ces sentiments, que les acteurs soient fabuleux, que le film enrichisse l'original. Qu'il soit pareil mais différent. C'est chose rare, je ne vois pas beaucoup d'exemples d'adaptations parfaites de ce genre. Le Château ambulant de Miyazaki, tiré du roman de Diana Wynne Jones : Le Château de Hurle.
En général, quand le film est une adaptation d'un best-seller, il déçoit. Forcément.
Twilight ne m'a pas vraiment déçue, parce que je m'attendais à l'être (déçue). Même après avoir lu plusieurs critiques disant que ce film renouvellait totalement les histoires de romantisme avec vampires et qu'il fallait absolument le voir. Les critiques n'avaient peut-être pas lu le livre.
Le film est un parfait condensé du livre. Rien à redire sur la gestion du temps du film, le découpage, l'importance attribuée aux différents événements : scrupuleusement fidèles au livre. Le réalisateur a jeté à la poubelle toutes les longueurs du film. Les déjeuners à la cantine, du lycée, la préparation du dîner, les jours sans lui : ils ont leur place, mais elle est dix fois moins importante que dans le livre.
Au final, on se retrouve avec un film temporellement millimétré. Ce qui ôte une grande part de charme, mais je suppose qu'il est difficile de rendre un film attractif sans passer par là.
Au niveau des personnages : malheureusement, je trouve que Robert Pattinson ne convient pas pour le rôle d'Edward. Je m'attendais à quelqu'un de plus... magnétique. Alors, oui, Pattinson est beau. Le problème, c'est que quand il ne sourit pas, il a le charisme d'une laitue. Or, Edward fait fréquemment la gueule, surtout au début. En résumé : au début du film, quand il tire la tronche ou qu'il est furax contre Bella, on ne ressent absolument pas ça ; quand il sourit, tout va mieux (il a cet adorable sourire en coin qui donne envie de se rouler par terre en bavant).
Bella est presque parfaite. Juste un peu plus belle que je l'imaginais - je la voyais plus quelconque ; mais suffisamment agaçante pour me donner parfois envie de lui mettre une tarte, un peu comme dans le livre (il n'y a que dans le tome 4 qu'elle n'est pas à baffer. Je trouve).
| Kristen Stewart et Robert Pattinson | |
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Les personnages secondaires au lycée sont à peu près parfaits aussi. Même s'ils diffèrent un peu de la description faite dans le livre, ils recréent quand même très bien l'atmosphère du lycée. Blagues débiles des mecs, cancans des filles, on y est.
La famille d'Edward, les Cullen : pas déçue pour un sou par Carlisle, Emmett, Jasper, Alice. En revanche, Esmé n'est pas aussi belle et lumineuse que ce que j'attendais ; et Rosalie... Rosalie n'est pas du tout le canon qu'on nous annonce.
Ce qui m'a aussi gênée, c'est qu'on nous rabâche dans le film que les Cullen sont tous d'une grâce qui dépend l'entendement. Qu'Alice se déplace comme une danseuse, ou comme un lutin. Qu'ils impressionnent en ne faisant rien de spécial.
Dans le film, pas de grâce et les enfants Cullen sont impressionnants parce qu'ils toisent les autres d'un air méprisant... (En revanche, Carlisle , le père, est génial, je trouve).
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Je ne m'attendais pas à un Charlie (le père de Bella) aussi jeune ; en fait, je l'imaginais un peu comme le père de Juno. Hé bien, alors que j'ai soupiré de mécontentement en voyant le jeune sergent moustachu apparaître, j'ai été surprise en bien, Billy Burke se fond génialement dans le personnage.
Enfin, les "méchants", les vampires nomades, Laurent, James et Victoria, qui apparaissent au milieu du film, sont très bien aussi.
À propos de Victoria, ceux qui ont lu le(s) livre(s) savent qu'elle possède une chevelure rousse incroyable, qui évoque contamment des flammes en mouvement ; ceci me fait penser à la photo du film. Par la photo, je veux dire les couleurs. Comme la presque totalité du film se déroule à Forks, ville la plus humide des États-Unis, celui qui choisit la photo (je ne sais pas qui prend cette décision : le réalisateur ? Le directeur de la photographie ?) a décidé que le film se déroulerait presque intégralement dans des tons gris, bleus, verts. J'aime beaucoup, surtout les moments où les couleurs s'estompent presque jusqu'au noir et blanc. Et là-dessus s'ajoute la chevelure de Victoria, flamboyante, colorée comme dans... Sin City.
...
Il y a trois gros problèmes au sujet de ce film.
Le premier est d'avoir autant ciblé les ados. Du coup, toute la rythmique du film est stéréotypée ; pas de surprise. Tout tombe comme prévu. Finalement, cette adaptation ne surprend absolument pas. Un substitut du livre pour les fans en manque.
Le deuxième : la bande-son et sa synchronisation. On dirait que le réalisateur a voulu faire au mieux, tout en se lâchant dans des effets de style... sans réussir. Exemple 1 : la scène du base-ball, rythmée par Supermassive Blackholes de Muse. Très bonne chanson au demeurant ; adaptée à l'action (problème pour moi : je la connais par coeur. Alors, pour l'effet de surprise, on repassera) ; seulement, on dirait que le réalisateur a fini par adapter la scène à la chanson, la partie de base-ball devenant une sorte de clip pour cette chanson (d'ailleurs, on retrouve avec l'orage le côté apocalyptique d'une tonne de chansons de Muse). La chanson étant un tube mondial, au final, on dirait des images du film remontées pour un clip sur MTV.
Exemple 2 : les échanges de regard du début de la relation Bella-Edward sont rythmés de façon très originale par une musique style... western. Passerait encore si les musiques western en question n'étaient pas assaisonnées à la sauce rock. Passerait encore si Robert Pattinson ne devait pas faire appel à toute la force de ses paupières pour devenir plus expressif qu'une salade verte.
Le troisième et dernier... est capital.
On nous annonce un Romeo et Juliette nouveau. Effectivement, on a deux êtres totalement destinés l'un à l'autre. Sauuf qu'on ne comprend absolument pas à quel moment ils s'en rendent compte. Paf ils ont l'air de ne pas s'entendre, et paf ils sont totalement in love (je ne raconte rien que l'affiche ou les critiques ne disaient ou laissaient deviner). Et on ne voit pas la transition. Je ne me souviens pas du tome I de la série, mais on sentait quand même les choses venir grâce à l'expression des sentiments de Bella ou aux longueurs. Ici, longueurs coupées, expression réduite des sentiments de l'héroïne. Donc merci, on le voit bien, le romantisme, une fois qu'ils sont ensemble. Mais avant : prrrrt.
...
Avis final : Twilight est un film 'sympa'. Calibré pour les ados et les post-ados, coucou c'est pour moi, la fille qui ne grandira jamais.
Cependant : a) il vaut mieux ne pas le voir quand on n'a pas lu le livre (aucun intérêt)
b) par rapport au livre, ça ne vaut pas grand chose
(il y a quand même une fontaine avec des statues de dauphins en verre dans le parc du lycée, à la fin...)
(Par contre, il y a une scène sous la pluie que je me regarderais bien en boucle, moi.)
16:11 Publié dans Les globes oculaires ont besoin d'être divertis | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : twilight, film, vampire, fascination, romantisme, muse, réalisation
13 décembre 2008
Perdus dans la traduction
Enfin un film où j'aime Scarlett Johannson.
Pour une fois, elle est vraiment naturelle, et elle n'a pas encore cet air prétentieux qu'elle arborait par exemple dans Vicky, Cristina, Barcelona.
J'imagine qu'être propulsée au statut de sex-symbol glamourissime et égérie de Woody Allen, et avoir sa photo dans tous les magazines de la planète, ne doit pas aider à garder un jeu "frais". J'espère que la tendance ne va pas encore s'accentuer, sinon je suis sûre de ne plus jamais aller voir un film dans lequel elle joue, vu cette qualité qu'elle a perdue.
| Scarlett Johansson | |
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On m'avait décrit Lost in Translation comme un film lent et... chiant. D'autres personnes m'en avaient dit du bien, et je regrettais de ne pas avoir pu me forger mon avis en allant le voir au cinéma, j'ai donc sauté sur mon canap' quand j'ai vu qu'Arte le diffusait. [D'ailleurs, vous ne trouvez pas qu'Arte diffuse énormément de films à succès, en ce moment ?]
J'ai adoré. Si j'en ai le même sentiment en le voyant une deuxième fois, il entrera au Panthéon de mes films favoris, c'est sûr. C'est un film un peu lent, mais c'est l'histoire et la réalisation qui veulent ça... Surtout, ce film regorge de moments comiques, drôles, absurdes ; c'est une description géniale du niveau maximal du dépaysement, de l'égarement dans un monde auquel on se trouve totalement étranger ; mais le point qui l'emporte sur tous les autres, c'est que ça faisait longtemps que je n'avais pas ressenti une telle tendresse dans un film. L'histoire entre Bob Harris (Bill Murray) et Charlotte (Scarlett Johannson) est abominablement touchante. Inutile de dire que les acteurs sont fabuleux (en revanche, le doublage en VF est proprement immonde).
Et pour une fois, j'ai apprécié la fin.
| Bill Murray et Scarlett Johansson | |
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16:09 Publié dans Les globes oculaires ont besoin d'être divertis | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : scarlett johannson, bill murray, lost in translation, film, sofia coppola
22 juillet 2008
Alcoolo volant vs. Big Fat Panda
J'ai vu deux films cette semaine. Deux films américains, deux films avec en premier rôle des anti-héros complets. Deux anti-héros que le reste du monde (à part une personne) au début du film méprise et adule une heure plus tard.
Le premier, c'est Hancock. J'avais su que j'irais voir ce film dès que j'ai vu la bande-annonce : Will Smith en 'super-héros' alcoolo, ça ne se trouve pas sous le sabot d'un cheval.
J'ai été déçue, mais pas autant que je l'aurais été si Sailor Banana n'avait pas prévenu que le film était bof.
Hancock vole. Hancock est indestructible. Hancock boit.
On croirait pas comme ça, mais Hancock est doué de sens moral. Il poursuit les méchants et aide la police new-yorkaise à les mettre en prison (si c'est pas mignon...). Le problème : quand il pourchasse les méchants, il pète beaucoup de choses sur son passage et ça commence à coûter bonbon à la municipalité. Si on considère qu'en plus il est alcoolo et a beaucoup de mal à se montrer aimable, on peut dire que les gens ne l'aiment pas. Ce qui est contre-nature, pour un mec doté de pouvoirs surnaturels qui pourchasse les méchants.
MAIS un jour, Hancock tombe sur un mec gentil (Jason Bateman. Mais si, vous savez bien, le futur papa indigne dans Juno...), doté d'une très belle épouse (Charlize Theron... Figurez-vous que Poulet ne l'avait même pas reconnue) et d'un fils qui aime Hancock et les spaghetti aux boulettes de viande. Le mec gentil galère un tantinet : il cherche à convaincre des compagnies pharmaceutiques de céder gratos des médicaments au Tiers-Monde en échange de l'appartenance à un groupe certifié "gentilles compagnies pharmaceutiques", mission impossible. Du coup, Ray Embrey (c'est le nom du mec gentil... Franchement, on n'a pas idée de s'appeler Ray) se rabat sur Hancock et le persuade qu'il a besoin d'améliorer son image pour se faire aimer.
Heureusement, il y a un assez gros rebondissement dans l'histoire.
Ce que j'ai bien aimé, c'est que le personnage de Ray s'efface au fur et à mesure que celui de Mary (sa femme) prend de l'ampleur.
C'est assez génial de voir Will Smith en alcoolo volant. Il a gardé sa tchatche, et son personnage décoiffe.
En revanche, les seconds rôles sont très, très plats. Le personnage de Mary est peu crédible et celui de Ray est anti-charismatique au possible, ce qui fait qu'on ne trouve personne à qui s'identifier.
Les scènes d'action sont bien filmées et plutôt kiffantes. Mais les passages sentimentaux ont du mal à passer.
Globalement, le film est bon : assez drôle, bonne bande-son, bien filmé, et Will Smith rachète largement Charlize Theron et Jason Bateman.
I've been drinking, bitch !
Le deuxième anti-héros en circulation, c'est bien sûr Po. Po, le panda de Kung-Fu Panda ! Lui, c'est quand j'ai vu les affiches du film que j'ai su que j'irai le voir.
Po est le fils d'un zoziau qui tient une boutique de noodles. Il est féru de kung-fu mais n'ose pas l'avouer à son père, lui-même convaincu que son fiston ne rêve que d'une chose : reprendre le restaurant de son papounet. Un jour, pour contrer le retour d'un Méchant Très Méchant, le plus grand maître du kung-fu doit choisir le Guerrier Dragon capable de vaincre celui-ci. Et évidemment, tout à fait par hasard, ça tombe sur Po. Précision : Po est obèse et ne connaît strictement rien au kung-fu...
La seule chose que je reproche au film, c'est d'être si court. Moins d'une heure et demie. À mon avis, ils auraient pu étoffer pas mal de trucs, creuser un peu les personnages, et la période d'apprentissage de Po aurait du être beaucoup plus longue. J'aurais bien aimé voir des vrais combats entre Po et les autres élèves de Chi-fu (le maître kung-fu chargé d'enseigner à Po), aussi.
À part ça, les scènes d'action sont très bien réalisées, l'histoire est sympa, les gags marrants. Et puis je suis tombée amoureuse du grand maître du kung-fu, Oogway. Je précise, c'est une tortue.
Et surtout, les paysages chinois sont magnifiques. Certes, Kung-Fu Panda n'est pas forcément le bon choix pour qui a envie de se remplir les yeux de paysages chinois dessinés façon estampes. Un film chinois serait certainement plus indiqué. Mais les décors de Kung-Fu Panda sont loin d'être bâclés, et quelques passages du film dégagent une certaine poésie (ce qui n'était pas gagné, vu le personnage principal).
Oogway, reviens, je t'aime !
16:52 Publié dans Les globes oculaires ont besoin d'être divertis | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : ciné, film, hancock, will smith, panda, kung-fu, dessin animé
18 juillet 2008
Bouées
Je suis à la piscine avec Poulet. En face de nous arrive Laure Manaudou. Elle porte une bouée jaune (ou verte ? Je crois qu'on rêve en noir et blanc, de toutes façons) et des bouées-brassards. Un mec arrive et lui demande de lui passer toutes ses bouées, elle accepte et les enlève. Je me rends compte qu'elle est torse nu et assez plate.
Et à la fin du rêve, je m'encanaillais avec Laure Manaudou.
Qu'est-ce que le point ?
Ça me rappelle La Naissance des pieuvres, tiens.
(Ce qui est con, c'est que la musique de la BA ci-dessus est de Vitalic ("Trahison", je crois)... Alors que toute la bande originale du film a été composée par Para One.)
12:35 Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : laure manaudou, rêve, piscine, naissance des pieuvres, film, para one, vitalic
28 mai 2008
Sexe et la Ville : alors ?
Ça y est, le 28 mai 2008, on n'en a jamais été aussi proche. Je dirais même plus, on est en plein dedans, vu que c'est aujourd'hui...
Et donc : Sex and the City, le film, est sorti aujourd'hui ! Ce matin même ! Et je l'ai vu aujourd'hui ! Cet après-midi même !
Et c'était bien !
Déjà, mieux que Jackpot.
Et mieux que ce que à quoi je m'attendais.
Évidemment, le film n'est pas bon cinématographiquement parlant. Couleurs flash, rires perçants, gros plans pour les instants intimes, plans moyens pour les moments futiles c'est à peu près tout. Donc, pas un chef-d'oeuvre pour le cinéma.
Mais vu que ce n'est pas ce qu'on attendait de ce film, ce n'est pas très grave. [Si on voulait un bon film au sens ciné, on irait voir Nés en 68 j'imagine.]

L'histoire se passe quelques années (je crois) après la fin de la série. Pour tout dire (non pas tout !), Samantha atteint les 50 piges pendant le film... J'en étais estomaquée, on lui donnerait tellement moins ! (grâce au Botox ?) Et à côté, c'est Carrie qui faisait mémé, alors qu'elle est pourtant moins vieille que Samantha. Pattes d'oies, poches sous les yeux, presbytie inavouée : Carrie Bradshaw n'avait jamais été un modèle de beauté, mais il est clair que Sex and the City, le film ne pourra pas avoir de suite. S.J.P. le dit elle-même dans une interview : si le film avait une suite, Carrie aurait 50 balais, qu'est-ce qu'on pourrait faire avec ça ?
Le film commence par un récapitulatif de la situation, ce qui est plutôt sympathique pour celles (comme moi) et ceux qui n'ont pas suivi lafin de la série. [Pour un résumé complet des saisons : c'est ici.] La vie n'est plus la même pour les 4 singles new-yorkaises. Samantha est à L.A., vivant avec le beau Smith Jerrod qui fait carrière à Hollywood. On la comprend, puisqu'on parle de ce mec-là :
Miranda est pour de bon avec Steve, ils ont un enfant ensemble, Brady (quel nom affreux.... Mais ce n'est pas pire que Maynard, après tout), et sont partis habiter à Brooklyn. Brady est aussi roux que sa mère, ce qui est très pratique pour s'y retrouver dans le film.
Charlotte et Steve, incompatibles pour la procréation, ont adopté une petite chinoise : Lilly. Dans le film, celle-ci a trois ans et répète tout ce que disent les adultes. Je vous laisse imaginer ce qu'il se passe quand Samantha se trouve dans les parages !
Et Carrie... Est en couple avec Big depuis déjà 3 ans, ce qui est un exploit vu leur passé tumultueux. Big semble être l'Homme Idéal pourchassé depuis longtemps par Carrie et toutes les filles qui rêvent au prince charmant (ou pas). Il fait la cuisine, tend son bras fort et musclé pour que Carrie s'y blotisse le soir... et paie l'appartement princier qu'ils choisissent pour y emménager à deux.

Suite à une rencontre inopinée dans des toilettes, Carrie commence tout à coup à craindre pour son avenir. Et si Mister Big rompait avec elle ? qu'est-ce qu'il lui resterait ? Suite à une discussion de couple sur le sujet, hop hop hop, ils décident de se marier.... Et les péripéties démarrent !
Le début est un tantinet long. On n'avait pas beaucoup de place pour les jambes dans ce ciné (UGC Ciné Cité les Halles), la situation se mettait en place à n'en plus finir, beuh.
Puis, au moment où les filles ont vraiment commencé à apparaître ensemble, tout allait mieux. Le film est devenu fluide et j'ai arrêté de penser que j'allais devoir écrire que je m'étais fait chier. Confidences, plaisanteries, questions existentielles, tout y est passé.
Rires en cascade, cris aigus, câlins : de quoi faire fuire la gente testostéronée. Cependant, tout cela est beaucoup moins insupportable que la bande-annonce ratée ne l'avait laissé présager. La musique colle très bien au film. Les tenues infâmes de Carrie sont assez peu visibles, finalement. On voit du beau mâle dénudé. Du soleil, de la neige, la mer, Central Park.
Pourquoi est-ce qu'on supporte les rires suraigus ? Parce que dans le film, les filles rient au bon moment, et on rit avec elles. Le film contient vraiment des moments hilarants.
Futile, mais pas que : le film aborde les sujets de l'engagement, de la vieillesse, de la famille...
Et surtout, surtout, il y a cette amitié indécrottable entre ces quatre filles, qui fait chaud au coeur et booste le moral. Quoi qu'il vous arrive, quelqu'un sera toujours là pour vous soutenir. Vous aurez toujours quelqu'un à appeler pendant un coup de blues de Nouvelle Année ou de Saint-Valentin. Vous aurez toujours quelqu'un à aimer.
Cette amitié-là, en plus de faire sourire, fait pas mal rêver.

Si on additionne à ce rêve-ci celui du Prince Charmant, et à celui que représente la mode (une séquence de photo pour Vogue, rien que ça...) on peut finalement dire que le film Sex and the City compte une grosse part de rêve.
21:04 Publié dans Les globes oculaires ont besoin d'être divertis | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : sex and the city, film, carrie bradshaw, cinéma, ugc
24 mai 2008
Sexe et la ville
Depuis des semaines, des mois, des années, un monceau de filles - et un peu moins de mecs, je suppute - brûle d'impatience en attendant le 28 ma prochain. Date de sortie de Sex and the City, le film.
Je n'ai jamais été fan absolue de la série... Mais j'aimais bien. Et J. et P., potesses de fac attitrées, étaient, elles fans absolues. On a donc décidé d'aller le voir toutes les trois, le jour de la sortie, à la première séance. Pas vraiment les premières, puisque les vraies fans y seront allées en avant-première, mais presque. P. a ensuite demandé à ce qu'on décale à la deuxième séance, parce qu'elle a exam' à 10h. Pas de problème... On sera un peu moins les premières, c'est tout.
En fait, j'ai de moins en moins envie d'y aller.
Parce que les deux dernières fois où je suis allée au cinéma avec Poulet (séances UGC à 3 euros), j'ai vu la même bande-annonce du film. Et c'est pas brillant.
Déjà, dans le premier plan, Mister Big a du rouge à lèvres. Ça se voit comme the nose in the middle of the figure.
un peu comme :
Et la bande-annonce elle-même ?
Que du vide.
On voit les quatre filles sur des transats au soleil, Samantha charriant Miranda parce que celle-ci n'est pas épilée. Et les quatre explosent de rire pendant trois plombes alors que ce que disait Samantha n'était même pas drôle (cela dit, en ce moment, l'épilation est un sujet sensible, à ce qu'il paraît).
On voit les quatre filles dans un bar, sirotant un cocktail. Miranda dit Homygodc'esttropbon, pourquoi donc avons-nous arrêté de siroter ce divin breuvage ? (enfin, c'est le sens de la phrase... à une vache près...), et Carrie lui rétorque avec un air de Miss Je-sais-tout à baffer Mais enfiiiiiin, ma chériiiiiiiie, parce que tout le monde a commencé à nous imiter !
Fin de la bande-annonce.
Je ne comprends pas vraiment pourquoi ils ont sorti une bande-annonce pareille. Avant, ils en diffusaient une qui n'était pas trop mal, assez complète (peut-être même un peu trop : le mariage, on sait qu'il y a problème, Charlotte annonce qu'elle est enceinte...), et dans l'esprit de la série. Celle-là, je crois :
(On y entend quand même les rires de grognasse, mais le mal est atténué.)
Parce que la série n'est pas creuse. Elle est drôle, mais ne se résume pas à trois bons mots et des rires de grognasse interminables.
C'est à cause de ça, juste à cause de cette petite bande-annonce ratée, que j'appréhende.
Et si le film était tout moisi ?
Et si Sarah Jessica Parker-truc était trop vieille pour nous faire encore croire à Carrie ?
Et si les producteurs avaient orienté le film vers un ramassis de seuls blagounettes avec rires en fanfare et coups durs avec violons et regards larmoyants ?
Et si Mister Big n'était pas un mec bien ?
En plus, Mister Big ça devrait être un peu mon mien à moi...
Puisque j'ai fait le test, là,et il paraît que si j'étais une des quatre filles de Sex and the City, je serais Carrie Bradshaw.
Moi qui m'étais toujours dit que je serais Charlote (intelligente, traditionnelle et coincée)...
12:09 Publié dans Les globes oculaires ont besoin d'être divertis | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : sex and the city, film, carrie bradshaw, j., p., mister big, prince charmant


















