23 juin 2009

Saint-Putois, priez pour nous

Bienvenue dans le Pays de la Prise de Tête.

Bien évidemment j'ai été auto-nommée Présidente de cette nouvelle République dictatoriale.

Han, nan, ça pue du cul (oui maman, ça pue du cul, j'ai le droit de le dire, c'est mon blog (non ma mère ne lit pas mon blog, oui elle n'apprécie pas du tout que je dise "ça pue du cul", peut-être à cause de l'assonance ?)) d'être Présidente.

Je suis la Reine.

 

En tant que Reine, je déclare que la séance du jour s'ouvrira sur cet extrait des paroles de la chanson des Fatals Picards "Le Putois" :

[...]

moi...

J'aime le putois
J'aime le putois
Il est franc il est droit
Oui j'aime le putois
J'aime le putois
J'aime le putois
En son nom je me bats
Oui j'aime le putois
[il est toujours joyeux !]

[...]

Commençons la Prise de Tête du Jour.

(Attention, ça cause boulot.)

Vous avez d'un côté, une proposition de stage et thèse dans un laboratoire plus qu'honorable, voire bon, voire très bon, de la région parisienne, à la presque-campagne. Le sujet, bougrement intéressant, porte sur un secteur que la Reine a toujours voulu étudier en Science, et permettrait d'utiliser des techniques chouettes - bien qu'usuelles. (Trop usuelles.) Le virus est cool - vous savez, ce virus qui  vous est transmis par un renard dégueu, atteint les neurones, vous fait baver et donne envie de mordre votre prochain tout en vous rendant l'eau totalement répugnante (ce qui fait que vous pouvez crever de plusieurs façons, cerveau explosé, noyé dans votre bave, mort de soif, ou abattu par les services vétérinaires), et ce serait bien de changer de virus. De toutes façons, la grippe, maintenant que tout le monde l'a, ça a perdu tout son intérêt. (SNOB).

De l'autre côté, vous avez un stage proposé par Gros Lapin et Kazuo. Continuer mon projet, mais avec la technique qui déchire sa race. Mais sans doute pas de poursuite avec la thèse.

 

Donc, pas tellement de nouvelle eau apportée au moulin, si ce ne sont les éclaircissements d'un de mes anciens profs, plus ceux du jury de M2.

D'après eux, faire un stage à l'étranger n'est pas handicapant pour la thèse, tant qu'on anticipe. Qu'on commence à chercher un labo suffisamment tôt pour ne pas être à la traîne, ensuite.
Et surtout : "Vous êtes dans le meilleur labo sur ce sujet. On vous propose de rester, de recommencer un stage. Vous imaginez mieux sur une carte de visite ? Si j'étais vous, je foncerais." ("Pour la thèse, vous aurez encore le temps de voir venir.")

Mais : avis contraire de J., potesse de fac attitrée et surtout major de promo devant l'Éternel (mon berger), grande planificatrice de sa carrière. Avis contraire de Poulet. Avis contraire de Ricardo. Avis contraire de la chercheuse du labo de la presque-campagne.
Pour une foule d'arguments divers et (a)variés : moins de places disponibles pour la thèse, donc moins de choix ; impossible de "tester" le labo avant de s'engager pour trois ans ; délai de temps trop court pour se préparer au concours des écoles doctorales et décrocher la bourse ; trois ans de thèse seulement, peut-être trop peu pour le boulot qu'il y a à faire.

Alors, nous avons d'un côté le jury de mon master, associés aux chercheurs de mon labo actuel, vs. les étudiants et les chercheurs en poste (donc moins habitués à conseiller les étudiants, mais sachant ce qu'ils désirent).

Par-dessus tout ce mic-mac, les pensées personnelles, dans lesquelles j'aimerais pouvoir m'empêcher de m'aventurer. La jungle. Des lianes dans tous les sens, des ronces, des singes hurleurs, des fruits trop mûrs dont l'odeur tourne la tête, des araignées venimeuses.

 

J'essaie de résumer tout ça à la questions simple. Si un de tes amis devaient choisir entre 7 mois d'excellence (et une suite moins assurée...) ou 4 ans de "bon-voire-très-bon", que lui conseillerais-tu ?

Vachement simple, merci cerveau, je suis bien avancée.

 

S'ensuivent trente minutes de brain-storming, les doigts dans le beurre de cacahuètes.

[Les sujets du Royaume de la Prise de Tête ont aussi droit à du beurre de cacahuètes. Beurre de cacahuètes à volonté pour les sujets du Royaume de la Prise de Tête ont aussi droit à du beurre de cacahuètes.]

Si j'étais vous, je foncerais... Nan, trop galère...

Carrière internationale... Excellence... Flou... Incertitude...

Si tu te plantes tu finiras sans diplôme et sans argent et sans copain (ou copine, si je puis me permettre) et des pustules plein la face et tu passeras à "La Vraie Vie des Gens" à 17h30 sur France je-sais-pas-combien, dans la thématique "elle avait tout, elle devait choisir, elle s'est gourée, et paf". (Tiens, comme l'histoire de Paf-le-chien, vous connaissez Paf-le-chien ?)

J'ai 20 piges, bordel.

Le seul problème auquel j'ai envie de réfléchir, c'est "est-ce que j'essaie de me teindre les cheveux ? Roux, rouge ou rose ?"

 

Vraiment trop galère... Franchement, si j'étais vous, je foncerais...

 

La séance Prise de Tête du jour est levée.

Merci de votre visite, n'oubliez pas de remettre les pots vides de beurre de cacahuètes près du frigo. Avant de quitter la pièce, entonnez avec moi les paroles de la chanson de Mo-Do "Eins, Zwei,Polizei" :

Eins, zwei, Polizei,
Drei, vier, grenadier'
Fünf, sechs, alte hex'
Sieben, acht, gute Nacht.
Neun, zehn, auf Wiedersehen!

Oh, oh, oh, oh, oh
...

Ja, ja, ja, was is' los, was ist das ?

03 juillet 2008

En attendant demain...

Résultats demain. J'espère que le site Internet de l'école de Versailles ne bugguera pas ; il avait été indisponible pendant toute la journée des résultats d'admissibilité, et je n'avais su que le lendemain. Mais l'admissibilité, c'était moins important. Je ne pensais pas avoir réussi l'écrit, avais déjà abandonné l'idée de réviser pour les oraux, et goûté à une semaine de laboratoire. Pour l'oral, je me suis motivée pour lire la bibliographie et ai reçu des encouragements de tout un chacun (Poulet, potos, labo et...vous : tous derrière moi. C'était chouette). Et puis, alors que les épreuves d'admissibilité n'engageaient que la poursuite du concours, celles d'admission déterminent... le reste de ma vie. J'avais essayé de repousser cette idée pour ne pas avoir de pression (intelligent, avant un concours, pas vrai ?) mais Ricardo me l'a bien remise dans le crâne.

crâne de cristal.jpg
Coucou Max !  

 

En plus, vendredi commencent les Solidays. Où je me rends. Solidays, cette année, c'était 30 euros le pass 3 jours pour ceux qui s'y prenaient tôt. C'est aussi une programmation qui déchire sa race. Dès que j'ai vu les noms Vitalic, Cow-boys Fringants et Hoosiers, c'était plié, les décideurs du programme avaient eu raison de ma raison. De toutes façons, pour moi Solidays c'est obligatoire, bonne programmation ou pas (j'étais fort tristounette de rater l'édition 2007 pour cause de dates de vacances non-bougeables. J'en suis encore plus tristounette maintenant que les amies avec lesquelles je suis partie pour ces vacances se comportent avec moi comme si j'étais le président Mugabe ou pire). Quand on ajoute Girls in Hawaii, Moriarty, Micky Green, Cocoon, Para One et the Gossip (je n'ai cité que ceux qui m'intéressent et que je n'ai pas déjà vu trois fois en festival (raison pour laquelle je ne mentionnai point Cali, les Têtes raides et Deportivo)), on peut dire qu'il faudrait être foudingue dans sa tête pour ne pas vouloir venir, oui Monsieur, oui Madame.

Oeuf.jpg
(C'est moi la folledingue, là, non ?) 

J'ai besoin de ce festival. Besoin de bouger, de vivre un peu autre chose, d'évacuer de ma tête un heaume qui revient la squatter aux moments où je m'y attends le moins. Va-t'en heaume, ça suffit maintenant, j'ai comme qui dirait un Poulet sur le feu, moi.

01 juillet 2008

C'est arrivé dans les Yvelines

Gare Jouy-en-Josas.jpg

La scène se tient sur les quais de la gare de Jouy-en-Josas. Il fait chaud et lourd. Peu de gens sur le quai, la majorité s'est réfugiée sous la partie ombragée (pas le tunnel qui sent la pisse, mais l'endroit où il y a des bancs).

Protagonistes : Laure, chaussures à talons toutes pourries, pantalon noir doté de trop longues jambes emprunté à sa petite soeur, chemise blanche empruntée à son autre petite soeur.

Ricardo, plus petit que Laure à cause des chaussures à talons toutes pourries, gel dans les cheveux, T-shirt noir, jean, Converse noires (moi aussi je veux être chercheuse, je pourrais rester en Converse toute ma vie... je serai directrice de labo en Converse, ce serait hyper chouette)

Laure et Ricardo ont chacun une bière à la main, relief d'un pot de la matinée en l'honneur du départ de deux stagiaires. Avoir une bière à la main sur le quai de la gare de Jouy-en-Josas confère une attitude très rebelle-punk ((trop pas)).

Mort aux cons.jpg

 

Laure _ Bon, si tu veux de la lecture, je peux te passer un super livre de Julien Gracq si tu veux...

Ricardo _ Non, moi je préfère lire ton blog.

Laure _ Heu, quoi ?  (Hier fut marqué par le retour en force du Heu...)

Ricardo _ Je préfère lire ton blog !

Laure _ .... [silence éloquent]

Ricardo _ .... [silence éloquent]

Laure _ .... [silence éloquent]

Ricardo _ Non, c'est pas vrai en fait... Je l'ai pas trouvé...

Laure _ .... [silence éloquent again]

Ricardo _ Mais c'est pas faute d'avoir cherché !

 

***

 

Bon, l'oral.

En allant à Versailles, j'ai pris mon désormais bien-aimé RER C. Deux stations après moi est montée une fille qui s'est installée en face de mon auguste personne et a sorti un des livres de la bibliographie du concours. Quand elle l'a fini, j'ai engagé la conversation [je n'aurais jamais été capable de faire ça avant... mon affreuse timidité s'émousse de plus en plus, ça fait plaisir]. Églantine sortait elle aussi (aussi signifiant "comme Dahlia, dont vous vous souvenez forcément, vu que je l'ai mentionnée une fois dans ma note du 21 avril") d'un BTS Design d'Espace. Élias a débarqué à l'école un quart d'heure après nous. Il arborait un coquard sous chaque oeil (et comme il a deux yeux, ça fait deux coquards) : il s'était cassé le nez la semaine précédente en recevant un ballon de basket en pleine poire.

Poires.jpg
Si je ne savais pas à quoi ressemble une fleur de patate, je ne vois pas pourquoi il n'existerait pas des gens qui ne savent pas à quoi ressemblent des poires.  Gens, ce dessin représente des poires sur leur branche.

 

On a attendu le cul sur la pierre froide pendant une heure (on avait une demi-heure d'avance, on est passés une demi-heure en retard). 

Enfin, à 9h45, tirage au sort des sujets.

"Le sujet portera sur le livre de Julien Gracq : la forme d'une ville.

Lire les pages 24 à 26.

Question : il existe d'autres moyens de décrire une ville que ceux utilisés habituellement (cartes, coupes, photos).

Quelle expérience en avez-vous ?" 

Glups, glups, double-glups. Aucune idée.

On dispose chacun d'une heure et demie de préparation. Pendant l'heure et demie, je m'arrache conscienscieusement les sourcils (pas les cheveux car j'appréhende fortement la calvitie précoce) et dessine plein de petits visages sur mon brouillon. Je rédige aussi une intro,une conclu, et le plan détaillé entre les deux.
L'heure et demie passe vite. Je passe dans la salle où m'attend le jury. Un homme, deux femmes.
Mon exposé a grosso modo consisté en la lecture de mon plan détaillé. J'avais les mains moites, l'haleine fétide, et je tremblotais tel le Parkinsonien sur ma chaise.
L'entretien s'est peut-être mieux déroulé... Questions-piège, contradictions, demandes de précision inquisitrices. L'impression de sortir par moments des conneries grosses comme moi était moins pire que celle de voir le mec du jury s'endormir. Il regardait ailleurs, baîllait poliment, et à la fin a posé ses bésicles sur la table et a fermé les yeux. 

Dormeur.jpg

 

Je n'ai pas vraiment l'impression d'avoir tout déchiré. On verra bien, résultats le 4. 

27 juin 2008

Debbie et Charlie

 "Avant-dernier" jour de stage aujourd'hui. Officiellement, le dernier jour c'est lundi, mais le matin je serai à Versailles pour mon oral. Je déprime carrément un peu beaucoup, j'imagine que c'est normal quand on vient de passer un mois génial avec maintenant la perspective d'un mois à glander et distribuer des prospectus. Surtout quand on sait que les gens géniaux qu'on a côtoyés pendant ce mois ne feront plus jamais partie du décor. Je n'ai plus qu'à réussir mon concours et me barrer à Marseille. Seule la perspective de redémarrer de zéro le plus tôt possible empêche mon battant d'artichaut de se décortiquer tout seul. 
 


(Debbie and Charlie, du groupe Mud Flow, extrait de la compil' des inrocks "BO de l'été 2005")
(Mud Flow ça veut dire Coulée de boue en anglais... C'est-y pas strange d'appeler son groupe Coulée de boue ? est-ce que j'appellerai mon blog "gros caca vert", moi ?)
 
 
J'ai eu l'excellente idée de causer de mon blog à Ricardo ce soir. Je me suis dit qu'il était peut-être temps de lui causer du léger problème qui occupe mes pensées en ce moment (et dont je ne peux pas parler ici) et le blog fut mentionné. Bien. Donc, faites coucou à Ricardo...
(Il serait temps que je change de plate-forme, moi...) 
 
IMG132.JPG
Photo prise dans le tortillard, un jour d'expédition à l'ENSP de Versailles pour trouver the bouquin manquant de la bibliographie obligatoire.
On s'amuse bien, dans les tortillards.
 
(Je me demande si j'irai à la Gay Pride samedi ou pas) 
 
 
Comment on fait pour dire à des gens qu'ils ont été adorables, qu'ils vont beaucoup [me] manquer, que sans eux ç'aurait peut-être été tout pourri, et qu'on se souviendra sûrement d'eux toute sa vie avec des trémolos dans le cerveau, tout ça sans verser la moindre larmichette ? On met des allumettes entre les dents et on serre très fort ? J'aurais besoin de la recette, parce que je sens que ça va être dur, lundi...
 
(Bon, et à part ça, j'essaie de continuer le régime chocolat. Mais mon ventre n'est pas toujours d'accord, malheureusement.) 

26 juin 2008

Ricky

Chaque soir, je rentre avec Ricardo par le tortillard. Il habite sur Paris, moi aussi, on rentre ensemble, CQFD. [Sauf que je rallonge mon trajet pour ça. Mais c'est agréable de rentrer avec Ricardo.]

Ricardo est beaucoup, beaucoup plus préoccupé que moi par les trains. Il minute son trajet et choisit minutieusement son wagon (si j'avais un humour tout pourri, je rajouterais « et il boit du Minute Maid ». Heureusement pour vous que... Non, rien, en fait). Moi, me fous du train dans lequel je monte, tant que j'arrive à Paris un jour. De toutes façons, quelle que soit ma gare d'arrivée, j'aurai deux métros à prendre après pour rentrer chez moi... Et j'ai de la lecture.

En général, à chaque fois qu'on arrive à Versailles, j'ai la possibilité de prendre un train rapide... ou un tortillard, quelques minutes plus tard, en sa compagnie. Et à chaque fois, rituellement, il me demande quel train je choisis. Il formule la question en yes/no : est-ce que tu prends le train rapide ? Et à chaque fois, je réponds évasivement ou par une autre question... Parce qu'à chaque fois j'ai très envie de rentrer avec lui, mais à chaque fois j'ai aussi très peur de le saouler. De taper l'incruste, de l'ennuyer, bref, je n'arrive jamais à savoir s'il a envie que je vienne ou pas.

Ricky Martin.jpg
Un, dos, tres... I want YOU to come with me in the tortillard !
(Nonobstant, Ricardo ne ressemble absolument pas à Ricky Martin... Imaginez Ricky Martin en blouse blanche en train de manipuler des virus... Physiquement impossible.)

 

Aujourd'hui, il m'a proposé de prendre le train rapide avec moi – ce qui lui rallongerait considérablement son trajet. J'ai décliné et dit que ça ne me dérangeait pas de prendre son train, alors on a laissé passer le mien et pris le sien. [Je suis en plein développement de théories train-esques. Le train de campagne serait une sorte de vieux pote sur lequel on peut compter, toujours au rendez-vous, plus ou moins à l'heure selon les jours, plus ou moins en forme...] Et puis il a laissé passer son arrêt pour descendre au même que le mien (qui lui permettait de rentrer chez lui assez directement, mais en prenant plus de temps évidemment...)

La question est le pourquoi ? Ça fait trois semaines qu'on rentre ensemble et que je me moque de lui parce qu'il est à cheval sur les trains (hue-dia !), pourquoi se mettre maintenant à changer d'itinéraire et rester avec moi ?

Compagnie appréciable, carpe diem tardif (je finis le stage lundi), sujets gravement doulourogènes à aborder (inabordés aujourd'hui, en tout cas) – ou alors, j'ai enfin réussi à l'influencer sur la question des itinéraires ? [Puisque je n'arête pas de lui seriner qu'un train ce n'est pas important et que quand on habite sur Paris c'est un devoir de ne pas se préoccuper de ces choses-là... Bon, ok, j'exagère, mais en ce moment je suis en pleine lecture d'articles de paysagisme qui traitent des chemins. Donc forcément, je suis obsessionnelle de la découverte de nouveaux trajets...]

Ou alors, il a juste eu pitié de moi parce qu'il savait que personne ne m'attendait au bercail ce soir ?

Simplement abandonné.jpg
(illus' piquée sur le sympatoche blog de 100drine

 

 

11 juin 2008

Dysenterie

Je me sens un peu vidée.

Un peu comme si ça faisait une semaine que mon système digestif ne répondait plus correctement. Houston, répondez ! Ça être nourriture, ça être bon, vous le garder, sinon vous devenir rachitique/anémié/tout maigre puis mourir de faim !

The problem is, tout changement de rythme de vie perturbe mon ventre de déesse.

Un peu comme si un heaume que j'avais pris en affection avait lâché par inadvertance qu'il était "in relationship" alors qu'il ne se conduisait pas du tout en tant que tel (ho, ça va, hein) (je parle à ma conscience là) (et aussi aux deux du fond qui ont pensé que j'étais infréquentable) (oui, je vous vois penser).

The problem is, je possède au fin fond de ma poitrine de déesse un battant d'artichaut qui fond tel le flan pour tout heaume doté de deux yeux océanesques que je côtoie régulièrement. Même le plus crétin des crétins saurait trouver grâce à mes yeux si les siens étaient couleur Atlantique et pétillaient quand je tente une blague. Je retombe donc en affection de sa personne. Mais sans plus, hein.

Heaume.jpg
Ce heaume-là, on peut le partager, mais faites gaffe il vaut son pesant de cacahuètes... Un kilo de plumes n'est pas plus lourd qu'un kilo de plomb, l'inverse est valable aussi.   

Un peu comme si je foirais des manips, comme si je n'avais pas été à mon passage de grades en taekwondo parce que je n'avais pas pris le temps d'apprendre mes poomsés, comme si mes connaissances et réflexions en matière de paysage s'étaient évaporées. 

The problem is, j'ai la tête comme une citrouille, je n'arrive pas à définir mes priorités, qu'est-ce que je dois faire, qu'est-ce que je dois sacrifier ? Concours en premier, labo en deuxième, taekwondo en fin de liste, où placer Poulet ? 

 Mais surtout : où est Charlie ?

Charlie est là.JPG
 

Un peu comme si on me demandait mon avis, me disait de me débrouiller seule, alors que je ne sais pas. Je ne sais pas. Je ne sais pas. J'ai l'impression de le répéter à longueur de journée...

The problem is, on ne laissera jamais un gosse décider de lui même quand est-ce qu'il enlèvera la paire de petites roues à son vélo.  

Vélocipède.jpg
Sapristi ! Un vélocipède à vapeur ! 

 

 

Je me sens lasse.

Heureusement que tout ça, c'est du comme si... pas vrai ?  

 

EDIT, 17/06/2008> Cette note a été éditée il n'y a pas plus tard que maintenant (moi bien parler la France), à 18h56 et quelques poussières. Puisque je suis totalement trouvable à partir de mots-clés simples... Et lisible par mes parents. 

04 juin 2008

The place to be

Chers tous (ceux que je lis, ceux que je lis pas, ceux que j'aime, ceux que je n'aime pas, et puis coucou Papa, coucou Maman),
 
J'espère que vous vous portez au mieux. 
 
Porte.jpg
Pour ma part, je me porte très bien... Noooon c'est bon, je ne fais plus de blagues pourries... Ne prenez pas la porte ! Je peux vous apporter beaucoup ! 
 
 
J'ai commencé mon stage mercredi, et pour l'instant c'est pas mal éclatant. Dans tous les sens du terme : fatigant mais à peu près génial ! Fatigant parce que je dois me lever tôt (6h40, pour moi c'est très tôt...) pour être là-bas vers 9h, et je quitte le labo à 18h. Si je veux garder une vie sociale satisfaisante, je dois me coucher un peu tard...
À peu près génial parce que mon équipe est très sympa, le labo est chouette, j'adore l'ambiance, les chevaux dans le pré sont toujours là (l'emplacement est loué par un fermier... J'ai appris à mon grand dam qu'il n'y a pas d'expérimentations scientifiques machiavéliques dessus), les vaches aussi (même temps, même laïus). Le manger est bon et pas cher. Et le sujet des recherches auxquelles je participe est passionnant !
Mais surtout, surtout, il y a ce sentiment jouissif de servir à quelque chose, d'être une pierre dans l'édifice, d'en apprendre aux autres (j'aide un peu la technicienne de l'équipe sur quelques côtés théoriques). Et puis, avoir ses premiers résultats sur des manipulations longues dont on nous a rabattu les oreilles avec le principe pendant deux semestres...
 
Kary Mullis.JPG
Je vous présente Kary Mullis, concepteur de la réaction de PCR, qui est àla base de toutes les manips de biologie moléculaire...
On s'amuse bien en biologie, non ? 
 
 
Pour l'instant, niveau résultats ce n'est pas encore ça. Les manipulations ont marché mais on trouve exactement l'inverse de ce à quoi on s'attendait... Heureusement, ce n'est pas encore gênant vu que ce sont les premières manipulations.
Mon responsable de stage m'intimide, il est jeune mais je bafouille quand je lui parle ! J'ai vraiment l'impression d'être une minuscule rougissante. J'ai aussi l'impression que la moitié de la gent féminine du labo le trouve irrésistible - mais c'est peut-être l'effet bonus de la bonne ambiance du labo : tout n'est que joie et amour. 
Alors, certes les gens que je côtoie sont spéciaux - blagues de scientifiques ou autres - mais pour des gens spéciaux, ils sont vachement chouettes.
Je parle à des gens ! J'intéragis, je communique, je travaille, j'ai des résultats, je parle à des gens ! Je me sens tel le poisson remis à l'air frais... Heu, le poisson remis à l'eau fraîche, pardon.
 
Gros poisson pêché.jpg
Coucou c'est moi ! Je suis un gros gros poisson !
(Image prise sur un site de pêche en Guinée-Bissau.......) 
 
 
En parlant d'air frais, j'assiste la technicienne dans une partie 'dangereuse' du labo, le P2. À l'intérieur, il y a un bruit fou à cause des hottes aspirantes et des machines bizarres et quand j'y suis, j'ai l'impression de manquer d'air, ça bourdonne dans mon crâne et dans ma tête. Mais je ne pourrais pas me passer d'y aller : on y manipule les virus, les cellules infectées, le sang contaminé... Ce ne sont pas forcément les manipulations les plus palpitantes qui y ont lieu, mais c'est... the place to be.
D'ailleurs, c'est étrange : ce labo est le premier endroit depuis un bail, à part les bras de Poulet, où je me suis sentie bien. Vivante, utile, à ma place.
Et si je n'étais pas totalement consciente que je n'y suis que depuis 3 jours et que si ça se trouve, dans 3 jours j'en aurai marre, je dirais que c'est dommage que je n'y reste qu'un mois, et que vivement mon prochain stage. On n'en est pas encore là.
 
PS1- Je répondrai bientôt à vos commentaires.
PS2- Bon anniversaire à mon Papa (coucou Papa), 50 ans dans quelques heures.
PS3- Heu non, moi je préfère la Wii, on peut jouer à Mario Kart et maigrir des fesses.

26 mai 2008

Meuuuh.

Aujourd'hui,

J'avais convenu avec mon responsable de stage d'aller visiter le labo. (Je commence le stage lundi prochain.) Labo qui, je le rappelle, se situe à Jouy-en-Josas, ville d'Essonne connue pour la toile de Jouy et... c'est tout.

Pour y aller, je dois prendre le RER C. RER qui, je le rappelle, avance au 2 à l'heure et a des vitres toutes crados, en plus de parcourir un trajet assez étrange.

Voyez vous-mêmes :

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J'ai de la chance, le campus d'HEC se trouve pas loin, j'ai pu leur chourer l'image... (ici)

 

Pour y aller, je dois aller jusqu'à Saint-Lazare, prendre un deuxième métro jusqu'à Invalides, prendre le RER C jusqu'à Versailles (2 sur l'image), puis un deuxième RER C jusqu'à Jouy-en-Josas (3 sur l'image).

Ensuite, choper une navette qui ne passe qu'entre 7h30 et 9h30 et 17h30-20h (un truc du style) pour arriver au labo. Ce qui explique pourquoi mon responsable de stage me demanda de débarquer avant 10h.

 

Ce matin, je quitte mon logis à 7h55.
J'arrive à Invalides à 8h18.
Je vois sur le panneau d'affichage un train pour Versailles Chantiers à 8h20.
Je fonce au quai, regarde le panneau d'affichage : pourquoi le train passe-t-il par la gare d'Austerlitz ? C'est à l'opposé, ils se sont trompés ?
Encore à quai, je percute que c'est le mauvais train.
Je prends l'escalier pour descendre...
Et me retrouve dans un couloir glauque sans aucun panneau. J'ai peur.
Je ne sais tellement pas où je suis que je remonte.
Et décide de prendre le train quand même... Tous les chemins mènent, à Rome, après tout. C'est l'aventure.

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L'aventuuuuuure! Avec Harrison...

C'est en sortant de Paris, après l'arrêt Bibliothèque François Mitterrand, que je me suis rappelé que j'avais regardé la durée de ce trajet sur le site internet de la RATP : 1h entre la BNF et Jouy. 1h dans un train ? J'aurais pu aller à Lille pour le même temps ! Ou faire la moitié du trajet Paris-Lyon !

Vous voulez visualiser le trajet que j'ai fait ? Regardez la carte. Au lieu de la ligne presque droite entre Paris et Versailles, j'ai fait la graaaaande boucle qui passe tout au sud.

Au moins, j'aurai vu du pays... des prés, des prés, des lotissements, des routes, des prés, des arbres, des maisons, des prés...

Je n'ai jamais lu un 20 minutes avec autant d'attention. Ligne par ligne, décortiquage des photos, remplissage des cases de mots croisés, même les isolées qui ne servent à rien. La Colombie, la Palme d'Or, Sex and the City, je le connais par coeur.

J'arrive à la gare de Jouy (J'ouïs ? il n'y a vraiment pas de quoi !) à 9h28. Je cherche la navette. Demande à un conducteur, qui me montre le panneau d'affichage des horaires et trajets (boulette jusqu'au bout je resterai).

La dernière navette passait à 9h21.
Hahahahahahahaha.

J'arrive au campus de l'INRA, très proche de la gare tout compte fait.

À l'accueil, le mec m'apprend que mon bâtiment se trouve à l'opposé de l'entrée, touuuut au fond du campus.
Hahahahahahahahahahaha.

 

Et puis je traverse le campus. Il y a du vert partout. Pelouses, prés, arbres à foison. Chevaux, vaches. Petits oiseaux qui cuicuitent. Roses qui embaument. Aucun humain à l'horizon, hormis quelques voitures qui passent vite, et un peu d'agitation près des bâtiments épars. La campagne. Le calme. La verdure.

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Un monde parfait !
(Ilona)

 

Le responsable m'a présenté l'équipe, les membres ont l'air plutôt sympa (un peu étranges : ils m'ont demandé si j'aimais le foot ; mais sympa).
J'ai été déçue parce qu'il a oublié de parler de pique-nique en pelouse entre membres... Non ? On ne fait pas ça dans la vraie vie ?

 

Finalement, 2h de trajet (1h20 minimum, quand on ne se plante pas) pour ça, ça les vaut ? 
On verra bien... Mais les présages sont plutôt bons.

05 mars 2008

Success-Story : le retour !

Je n'en pouvais plus de ne pas avoir de job. 30 euros sur mon compte en permanence, ça me déprime.

Alors, j'ai rappelé Apasse.

 

Naaan, je blague. 

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Mais vous allez être fiers de moi : j'ai décroché un stage pour le mois de juin, et un job pour le reste de la période "scolaire". 

 

Le stage ? Suite à mon envoi de superbes CV (superbe en partie grâce à ce blog et aux conseils avisés de vous-mêmes, Chéri et J., well done folks) et lettre de motivation (là, c'était un job épaulé moralement par ma petite soeur de 14 ans et intellectuellement par Wikipedia), j'ai reçu une réponse.
Oui, une seule.
Mais en même temps, il faut considérer le fait que je n'avais envoyé qu'une seule demande.

La réponse était positive.
Enfin, presque. Auparavant, je devais spécifier mes attentes. Hmm, comment vous expliquer, mes attentes vous dites ? Avoir une expérience en labo pour savoir si je me plante de voie ou pas... Voir si ce que j'apprends me sert à quelque chose... Avoir quelques lignes de plus dans mon CV...

Le responsable m'a répondu pour m'exposer en détail ce que je pourrais voir pendant le stage. J'ai montré le mail à J. et Chéri, qui m'ont spécifié que ça avait l'air parfait : responsable responsable, techniques intéressantes, sujet collant pile-poil avec mon projet professionnel.

J'ai hésité, parce que le labo se trouve loin de chez moi : Jouy-en-Josas, ce n'est pas la porte à côté.
Je me suis donc dit que j'allais envoyer ma candidature à des labos plus proches. Cependant, y avait pas grand-chose qui me plaisait plus que le projet pour lequel j'étais déjà admise. Et encore moins proche de chez moi. Un sujet à Pasteur, l'autre à Jussieu. Pas envie de me retrouver à Jussieu pendant tout le mois de juin. Envoyé une demande de renseignements pour le sujet à Pasteur (qui n'était pas détaillé, il n'y avait que le titre) : aucune réponse. 

Donc, va bene pour le stage à Jouy. Et puis, Jouy c'est cool, y a la forêt, la nature, tout ça.

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En plus c'est troooop beau ! 

 

 

Pour le job, ok, ce n'est pas grand-chose, mais c'est mon premier job "officiel".

Un soir, ma mère m'a parlé d'une affichette sur la vitrine de la boutique d'Antiquités de la rue d'à côté, indiquant qu'il recherchaient un étudiant pour distribuer des tracts.
Je me suis présentée une semaine plus tard, invoquant les dieux pour qu'ils n'aient pas trouvé quelqu'un avant moi.
P't-être bien qu'oui, p't-être bien qu'non, en tout cas je suis prise. Alleluia !

Le job consiste à arpenter les rues pendant 4h d'affilée pour mettre les tracts sous les essuie-glace. D'ailleurs, c'est un des trucs que je déteste le plus, ce gâchis de papier. Sans blague, peu de gens ont envie de retrouver des tracts de magasins d'Antiquités sur leur bagnole... Heureusement, les rues que je vais couvrir seront ciblées ! Je pense qu'on me fera rester dans le 17ème riche, et me balader dans le 8ème et le 16ème. À la fin, je serai hyper rodée sur les rues des quartiers riches et je pourrai réaliser mon rêve actuel : devenir taxi pour riches en conduisant une Mercedes (ou une autre voiture de riche, je suis pas difficile tant qu'il y a des sièges en cuir et que le moteur ronronne...) Ou alors, appliquer les conseils de Lénia et devenir guide touristique.
Bref, de toutes façons ça me servira - et en plus, j'aurai les jambes minces et fuselées, et le mollet galbé.

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Genre comme celles-ci... 
Devinez à qui elles appartiennent ? 

 Le salaire ?

Le SMIC ! 

Mais *j'ai envie de dire*, tout ça est secondaire. Faites péter le champagne, j'ai rempli deux de mes quatre principaux objectifs Boulot (les deux autres : trouver un job pour juillet, et réussir suffisamment mon année pour être admise dans le Master que je veux].

Allez, champagne on a dit !

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 Merci.

28 février 2008

Success-story (5 et... fin)

Quand j'avais pris congé de Machine, elle m'avait demandé de lui envoyer un mail la semaine suivante pour lui demander si elle avait des offres disponibles. Plutôt sympa, ça éviterait une convocation intempestive. Mais allez savoir pourquoi, Apasse commençait à me sortir par les trous de nez...
Par conséquent, la semaine suivante, je n'ai pas contacté Machine. Ni aucun membre maudit d'Apasse. Je m'étais dit que je ferais ça la semaine suivante...
C'était sans compter sans la ténacité de Mélissa. 
Vendredi (10 jours après ma dernière "convocation"), mon portable sonne sans afficher de numéro. Ca sent l'Apasse à plein nez, je décroche (si ça se trouve, ils ont une Super Opportunité à me proposer). 
"Allô bonjour, c'est Mélissa d'Apaaaasse... Je vous appelais pour savoir si vous étiez intéressée par un baby-sitting samedi soir...
Un baby-sitting ? Heu... oui, bien sûr ! 
Donc je précise hein, c'est une demande ponctuelle, des personnes qui ont besoin de quelqu'un pour ce soir-là.
Oui oui. 
Ils habitent dans votre arrondissement... Place Saint-Truc.
Ho mais oui, c'est près de chez moi, ça me va parfaitement...
Ok, donc ce serait de 22h à 2h du matin, ils vous paieraient le taxi et vous accompagneront à la Borne.
Heu... Parfait. [Waouh !]
D'accord, donc ce qu'on va faire, on va transmettre vos coordonnées à la personne qui a besoin de vous...
... Et Cette personne prendra directement contact avec moi ?
Exactement, oui.
 
Trooop bien ! Justement, je n'avais rien à faire ce samedi soir. Chéri à Lyon, une soirée la veille pour moi, mes parents partant au théâtre et ma soeur à une soirée, tout était favorable.
 
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Quand ma famille rentre ce soir-là, je leur raconte avec jubilation que ça y est, Apasse m'a trouvé quelque chose.
Ma et ma soeur me bombardent aussitôt de questions.
"Tu connais leur nom ?
Elle me l'a dit vite fait, je crois que c'est Bigorneau (vous vous doutez que ces gens n'ont en réalité pas le malheur de s'appeler Bigorneau, hein).
Et ils habitent... ?
Place Saint-Truc, je sais pas à quel numéro...
Et ils ont combien d'enfants ?
.... Je sais pas, elle m'a pas dit.
Ha bon ? Mais tu ne sais rien sur qui tu vas garder ? Combien d'enfants, filles ou garçons, leur âge ?
Bah non...
Ha bon. Mais ils doivent te rappeler quand ?
Bah j'en sais rien... Elle leur a transmis mes coordonnées, normalement..."
 
Vous l'avez senti : le doute commençait à s'insinuer en moi...
Mais j'ai gardé confiance. Apasse n'était peut-être pas au top avec ses "employés", mais ils traitaient bien les clients. Mélissa n'aurait eu aucun intérêt à ne pas transmettre mon numéro à Mme Bigorneau, et si celle-ci voulait vraiment une baby-sitter, elle allait rapidement me donner de ses nouvelles. 
 
Alors j'ai attendu.
Attendu.
Attendu.
 
Intermède : Regardez ça ! C'est le champion du cracher de bigorneaux !
 
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Je suis allée à la soirée que j'avais prévue, c'était bien, j'ai bu.
 
Le lendemain, je me réveille à 10h. Pas de nouveau message.
Je continue à garder mon téléphone avec moi, pour être sûre de ne pas rater l'appel de Mme Bigorneau, qui ne saurait tarder.
J'attends.
J'attends.
 
14h, une femme qui me demande souvent de garder ses enfants m'envoie un message pour me demander si je suis disponible le soir même. Je lui réponds que non, je suis déjà engagée. Je ne pouvais pas lâcher la promesse de Mme Bigorneau au profit d'un 'emploi soirée' sûr et certain, j'étais engagée, et pourtant ça me démangeait de plus en plus... Qu'est-ce qu'elle fait, Mme Bigorneau ?
 
J'attends.
J'attends.
 
Je regarde si je trouve le numéro de Mme Bigorneau dans l'annuaire, je connais à peu près son nom et son adresse... Mais pas trace de Mme Bigorneau.
 
Je me remets à attendre. 
 
(Bon, je fais des choses en même temps, évidemment. Mais globalement, je ne fais qu'attendre et sursauter à chaque fois que mon téléphone vibre.)
 
J'attends encore.
 
À 18h30, ma mère me demande si j'ai eu des nouvelles.
Quand je réponds que non,  elle me dit que je peux faire une croix dessus...
À 20h, ma soeur me dit que je devrais rappeler la femme qui m'avait envoyé un texto pour savoir si j'étais dispo. Je ne m'en sens pas le courage, et puis, imagine que Mme Bigorneau n'avait pas capté qu'elle devait m'appeler et qu'elle ne me voit pas arriver à 22h, elle m'appellera à ce moment-là...
 
À 21h10, ma petite soeur a allumé la télé et commencé à regarder TF1 (beurk).
À 21h40, j'ai craqué et demandé à ce qu'on regarde Desperate Housewives. 
 
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À 23h, je sombrais dans une humeur cafardeuse et écoutais en boucle Beck chantant Everybody's Gotta Learn Sometimes, ce que je relate ici (c'est passionnant, je vous l'accorde).
 
 
 
 
Le lendemain, aucune nouvelle d'Apasse ni de Mme Bigorneau, normal : on est dimanche, me direz-vous. 
Je décide qu'ils devraient tous aller se faire foutre, merde, putain, chiottes.
 

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Lundi matin, je suis allée sur le site Internet d'Apasse.
 
Je me suis connectée et ai effacé mon compte. 
 
 
 
 
Fin de ma Succes-story, ou plutôt de ma Lamentable-Story... 

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