09 décembre 2008
Lumière !
Article commandé par Poulet.
J'ai passé cinq jours à Lyon, à l'occasion de la Fête des Lumières. Arrivée jeudi midi et repartie lundi après-midi, je n'en ai pas raté grand-chose, en tout cas je n'ai rien raté de spectaculaire. Après avoir arpenté les rues et pris moult photos, Poulet m'a demandé avec empressement si j'allais faire une note dessus. Je me disais que ça ne serait pas très utile, vu que Luciole et moult autres blogueurs lyonnais allaient sûrement faire un compte-rendu et que tout ce qu'allaient apporter mes photos floues, c'est de la redondance inutile. Mais la perspective d'une note sur cette édition de la Fête des Lumières passée en sa compagnie avait l'air de lui faire grandement plaisir, alors... la note.
Pendant la Fête des Lumières, il y a...
Des manèges bizarres
(Désolée aux fans de métal, je ne m'y suis jamais retrouvée dans la classification des genres. Alors j'ai mis ce que je préférais parmi ce qui se rapprochait de la chanson de la statue...)
16:46 Publié dans Baroudage | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : lyon, poulet, chéri, fête des lumières, manège, nightwish, fontaine
30 novembre 2008
Nostalgiiiiie...
Samedi après-midi, j'ai été au Salon du Livre et de la Presse Jeunesse, à Montreuil, avec Poulet. J'y allais par respect de ma tradition personnelle, puisque cette année il y avait peu d'auteurs que je voulais absolument voir. Zéro, en fait. Zéro, c'est peu, mais il faut bien respecter les traditions...
J'adore ce Salon. Il y a toujours une foule énorme quand je m'y rends, puisque comme je suis d'une intelligence monstrueuse je choisis toujours le week-end - alors qu'il dure toute une semaine. Mais c'est une foule familiale, que des couples avec de jeunes enfants, ou bien des jeunes ados. Pas les horribles personnages pressés que j'ai l'occasion de croiser le matin dans le métro. Pas de vieux lents. Pas de vindicatifs. Et surtout, j'adore la littérature jeunesse. C'est un domaine très riche, beaucoup plus vaste que les aperçus qu'on peut en avoir dans les grandes chaînes du livre (Fnac et Gibert pour ne point les nommer (je ne vais jamais au Virgin)). Qui déborde de trucs ultra-formatés et commerciaux, mais surtout recèle des merveilles d'originalité et de poésie. Sans parler de tous les romans pour grands ados, qui est ma forme de littérature préférée.
Quand je dis zéro auteur intéressant, je mens (la nuit, je mens. Je prends des trains à travers la plaine). Il y avait comme d'habitude Laurel et Boulet, accompagnés de leur horde de fans ; quelques auteurs jeunesse, dont je ne me souviens plus des noms, et puis d'autres dessinateurs BD que j'aimais bien, comme Émile Bravo, qui a dédicacé le Spirou que j'avais offert à mon père ;

et puis il y avait Romain. Romain, le roux (j'ai un faible pour les roux. Mais Poulet n'est pas roux et je l'aime, alors j'en déduis que je n'ai pas de faible que pour les roux) de 6 ans de plus que moi, dessinateur en galère qui avait parlé de moi sur son blog uniquement pour résumer la façon dont je l'avais largué et dire que finalement, au bout de deux mois et demi, il ne restait pas beaucoup de souvenirs (ce qui m'avait pas mal blessée). Qui a finalement sorti une BD, le premier tome d'une série pour enfants. Je m'étais toujours promis d'acheter sa BD et de me la faire dédicacer, c'était l'occasion. Ça n'a pas plu à Poulet. Je me doutais bien qu'il ne serait pas follement jouasse, mais à ce point-là... Alors que j'étais déjà très stressée à l'idée de revoir Romain, ça n'a pas arrangé les choses.
[Finalement, son comportement était plutôt logique, et accentue quelque chose dont on n'a pas du tout la même conception : Poulet a l'impression que si je trouve quelqu'un de "mieux" que lui, je le quitterai. C'est débile et complètement absurde, puisque tant que je suis amoureuse de lui, je ne trouverai personne de mieux ; je me pose souvent des questions sur nous, j'ai parfois un petit béguin pour un mec de passage, mais rien, rien du tout en comparaison de ça. Mais il n'a pas l'air de comprendre ma conception des choses. Et puis, un de ses arguments était que Romain représentait tout ce que j'aimais à une période donnée, à savoir l'astro et la BD. Ok, d'accord, mais Poulet s'est mis à la BD et est beaucoup plus ouvert sur le sujet que Romain. Il s'est mis à l'astro aussi. Et lui, il aime la bio, il comprend quand j'en parle ; je peux débattre avec lui des sujets qui me tiennent à coeur, mon esprit de contradiction ne le dérange pas ; il est ouvert sur le monde, il s'indigne ; ça ne le choque pas que je pose tout le temps des questions. Mon Poulet a des millions de qualités et le fait qu'il puisse avoir peur juste parce que Romain est calé dans certains domaines, ça me vexe. Il ne pourrait pas avoir confiance quand je lui dis que c'est LUI, et lui seul ? Cela dit, il a accepté que j'aille voir Romain à son stand et refusé de venir, ce qui m'a profondément soulagée et était sans doute la meilleure solution. Et puisqu'il refuse totalement, totalement, totalement d'en parler maintenant, et qu'il veut faire comme si tout ça n'existait pas, plus d'embarras, au moins la question est réglée (même si cette solution me gêne beaucoup). Ouh, je m'emballe.]
Donc, j'ai fini par aller voir Romain, pendant que Poulet lisait Kid Paddle (on a une passion commune pour Kid Paddle, ça me fait limite peur).

Romain n'a pas changé. Mêmes avant-bras couverts de taches de rousseur, mêmes yeux bleus,même sourire, même chemise pas très jolie, même bouc que je n'aime pas. Seule différence possible, un crâne un petit peu plus visible, et encore. Je n'ai pas pu voir s'il avait toujours les chaussures de ville marron qui ressemblaient à des chaussures de bowling, version marron, que Célimène trouvaient hideuses. Ni s'il avait le manteau noir en laine qui lui donnait un air de campagnard en goguette.
On a échangé quelques phrases, je lui ai posé des questions - ce à quoi il a fini par réagir Ah, tu poses toujours trop de questions ! (Bah oui.)
Il m'a fait une dédicace, jolie, que je mettrai en ligne bientôt. Il m'a offert la BD, pour ton anniversaire, c'est quand déjà ? Ça m'a fait bizarre qu'il ait oublié (parce que mon anniversaire n'est pas tombé à n'importe quelle date, du point de vue astronomique).
Finalement, les choses changent. Un peu. Suffisamment.
[À part ça, on a fait plein de trucs cool dans le Salon avec Poulet. On a fait le Train fantôme, découvert le mot-mystère du magicien, fait la pause dans des fauteuils en plastique dignes de Lego, fait les débiles avec les masques de Lapin crétins distribués par Ubisoft, poussé des ooooh/aaaah en voyant Boulet dans sa belle chemise noire. Et puis j'ai essayé de le traumatiser en poussant des Iiiiiih trop mignon ! devant chaque truc mignon que je voyais (et il y en a beaucoup, dans un Festival pour enfants) et en lui montrant des livres kitsch avec des photos de chatons - mais ça n'a pas trop marché.
L'année prochaine, je reviendrai.]
23:55 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : poulet, chéri, romain, festival du livre et de la presse jeunesse, kid paddle, spirou
28 septembre 2008
À partir de baies de genévrier
Il est reparti ce soir. Train à très grande vitesse qui démarrait à 20h54, à Gare de Lyon. Comme ça chaque fois, je l'ai accompagné – la moindre minute avec lui est bonne à grappiller. Dans les escalators, je lui demande sa place. Le TGV est en duplex, il est à l'étage du bas. « Je demande l'étage du bas à chaque fois... Pour toujours pouvoir te dire au revoir par la vitre. » Comme je suis (comme d'habitude) à deux doigts de chouiner, j'émets juste un couinement étranglé, mais je suis émue au tréfonds de moi-même.

On est presque en retard. Devant la porte du train, cinq couples sont déjà en train de se baver ou pleurer dessus à qui mieux-mieux. Quand on les rejoint, ça en fait un sixième.
Le train numéro machin-bidule va partir. Attention à la fermeture des portes.
Il monte précipitamment avec son gros sac. Ça y est, je chouine à fond les ballons. Coincé entre deux voyageurs, il n'arrive pas à avancer dans le couloir. Les secondes s'écoulent. Pourquoi il ne me regarde pas ?
Les portes se ferment. Il n'avance toujours pas dans le train, il regarde droit devant lui.
Allez, mais regarde-moi, fais-moi un signe, merde quoi ! Je suis là en train de fondre sur le quai, les robinets grand ouverts, tout ça pour un guignol qui ne me prête aucune attention.
Le train va se mettre en marche, je le sais, ce n'est plus qu'une question de secondes. Il ne se tourne même pas vers le quai. Le train va démarrer et Monsieur n'aura même pas jeté un regard vers la fille désespérée sur le quai.
Je le vois se mettre enfin à avancer, atteindre sa place, essayer de monter son sac (pas si gros que ça finalement) au-dessus de son siège. Le train est toujours arrêté. Il n'a toujours pas tourné la tête dans ma direction, alors que je suis limite en train de ramper pour être à la hauteur de sa vitre.
Je le vois dire quelques mots à la fille en face de lui, reprendre son sac, le mettre au parking des sacs derrière – je le suis pas à pas. Ça en devient tragi-comique. La pauvre fille qui se déplace en crabe, la tête rentrée dans les épaules pour apercevoir ce qu'il se passe à l'intérieur de la boîte de conserve en forme de ver de terre.
Le garçon observé pose son sac sur le parking à sacs. Il ne semble pas s'apercevoir que le train démarre, ni que la fille est quasi en train de se noyer. La fille marche le long du quai pour accompagner le train, de plus en plus vite, pitié, faites qu'il se retourne, allez, retourne-toi ! Jusqu'à s'arrêter, en se rendant compte qu'elle est pathétique et qu'il ne se retournera pas. Le train est parti comme ça.
Finalement, le garçon a envoyé un message à la fille (qu'elle reçut deux heures plus tard), disant « Désolé de n'avoir pas trop pu te dire au revoir, j'ai du m'occuper de la bouteille de gin qui fuyait. »
Outre ce ''pas trop'' que j'ai trouvé désopilant, j'ai beaucoup apprécié d'être moins importante qu'une bouteille de gin.
La prochaine fois, j'espère qu'il prendra une place à l'étage au-dessus, ça fera un chiffonement cardiaque en moins.
(Note qui me semble ridicule. Je me mets vraiment dans tous mes états pour rien. Je l'ai écrite hier soir avant de me coucher, je n'ai pas pu la poster à cause de problèmes de connexion, je la poste à l'heure à laquelle je l'ai écrite, parce que ça m'est resté en travers de la gorge.)
22:50 Publié dans Tout ça c'est de sa faute à LUI, là | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : poulet, chéri, lyon, tgv, gare, gin
11 juin 2008
Dysenterie
Je me sens un peu vidée.
Un peu comme si ça faisait une semaine que mon système digestif ne répondait plus correctement. Houston, répondez ! Ça être nourriture, ça être bon, vous le garder, sinon vous devenir rachitique/anémié/tout maigre puis mourir de faim !
The problem is, tout changement de rythme de vie perturbe mon ventre de déesse.
Un peu comme si un heaume que j'avais pris en affection avait lâché par inadvertance qu'il était "in relationship" alors qu'il ne se conduisait pas du tout en tant que tel (ho, ça va, hein) (je parle à ma conscience là) (et aussi aux deux du fond qui ont pensé que j'étais infréquentable) (oui, je vous vois penser).
The problem is, je possède au fin fond de ma poitrine de déesse un battant d'artichaut qui fond tel le flan pour tout heaume doté de deux yeux océanesques que je côtoie régulièrement. Même le plus crétin des crétins saurait trouver grâce à mes yeux si les siens étaient couleur Atlantique et pétillaient quand je tente une blague. Je retombe donc en affection de sa personne. Mais sans plus, hein.
Un peu comme si je foirais des manips, comme si je n'avais pas été à mon passage de grades en taekwondo parce que je n'avais pas pris le temps d'apprendre mes poomsés, comme si mes connaissances et réflexions en matière de paysage s'étaient évaporées.
The problem is, j'ai la tête comme une citrouille, je n'arrive pas à définir mes priorités, qu'est-ce que je dois faire, qu'est-ce que je dois sacrifier ? Concours en premier, labo en deuxième, taekwondo en fin de liste, où placer Poulet ?
Mais surtout : où est Charlie ?
Un peu comme si on me demandait mon avis, me disait de me débrouiller seule, alors que je ne sais pas. Je ne sais pas. Je ne sais pas. J'ai l'impression de le répéter à longueur de journée...
The problem is, on ne laissera jamais un gosse décider de lui même quand est-ce qu'il enlèvera la paire de petites roues à son vélo.
Je me sens lasse.
Heureusement que tout ça, c'est du comme si... pas vrai ?
EDIT, 17/06/2008> Cette note a été éditée il n'y a pas plus tard que maintenant (moi bien parler la France), à 18h56 et quelques poussières. Puisque je suis totalement trouvable à partir de mots-clés simples... Et lisible par mes parents.
20:37 Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : poulet, vélo, charlie, chéri, boulot, job, labo
22 mars 2008
Les Aventures de Laure et Poulet
Tout d'abord, qui est ce Poulet.
On l'connaît pas çui-là, vas-y on va lui faire sa teufé !
Poulet est le nouveau surnom pour Chéri. Ou plutôt, un de ses nouveaux surnoms.
Parce que j'ai pas su piocher parmi vos propositions de surnoms pour le concours Saint-V. Sorry, mais on dirait que ça va être No cookies for cool nems. (Nems = blogueurs, dorénavant. Salut les nems !)
Donc Poulet, parce que ça vient d'un délire entre nous deux (hihihi nous deux, rien que nous deux et pas le reste du monde, nous deux comme sur une île, nous deux comme Roméo et Juliette ou Charles et Diana Camilla) et que Poulet, j'aime bien. Mais « Chéri » reviendra faire une apparition de temps à autre – et je m'autoriserai peut-être à alterner avec certaines de vos propositions, genre « Bichon », qui me fait bien tripper. [Merci Fanette.]
Je suis sûre que dans 40 ans (à une vache près, puisque je ne connais pas l'âge véritable et véridique des amants maudits en question) on sera pareils qu'eux, Poulet et moi.
Chaque année depuis quatre ans - je crois, je vais au Salon du Livre. J'aime bien. Même s'il y a toujours foule quand j'y vais (généralement le dimanche), il y a de la lumière, de l'aération, les gens sont détendus (gros contraste avec le Salon de l'Éducation, pour ne pas le nommer) ; et il y a toujours de sauteurs que j'aime bien qui acceptent de dédicacer des livres que je possède depuis longtemps (Martin Winckler par exemple), des dessinateurs qui veulent bien se fendre d'un dessin sur un papier ou un carnet (Boulet ou Laurel : bizarrement, je n'avais pas osé demander ça à Lewis Trondheim), voire des surprises marrantes, comme François Bayrou ou J-P Raffarin aperçus derrière une foule d'agités..
Bref, c'est devenu THE tradition, au même titre que le Festival du Livre et de la Presse Jeunesse à Montreuil, et mon hésitation à aller au Festival de la BD à Angoulême (se soldant toujours par un Non, trop cher, trop bondé, trop difficile à organiser).
Cette année, j'étais décidée à y aller le dimanche après-midi pour voir Berberian. Berberian, co-auteur d'Henriette et Monsieur Jean, gagnant du Grand Prix d'Angoulême 2008 – et donc futur président du Festival 2009, s'il-vous-plaît.
Et pis j'ai lu dimanche matin sur le blog de Boulet qu'il serait lui aussi au Salon du Livre, sur toute l'après-midi. Argument suffisant pour convaincre Poulet (ho mon Dieu ! Poulet et Boulet c'est presque pareil... Faut que je trouve encore un autre surnom !!) d'y aller, puisqu'on l'avait raté de très très peu à Montreuil.
Bref, on a chaussé nos abattis. Avec un peu de mal et de manque de coordination.
On se retrouve à 16h30 sur la 12 (alors que Berberian commençait à dédicacer à 16h, oups), pour causes diverses et variées : vote, banque, brunch ultra-prolongé, métros ratés...
16h45, on est dans la file pour l'entrée au Salon. Si la dédicace dure plus d'une heure, c'est dans la poche. En plus, j'avais prévu les invitations étudiantes, que Poulet avait imprimées (le travail d'équipe, rien de tel). On réussit même à se mettre dans la bonne file d'attente, celle où il n'y a pas marqué « Caisses ». – De vrais winneurs.
On avance, on avance, on avance, on va toucher les portes du doigt...
Quand un vigile demande à la queue de reculer. Queue, recule, Mer Rouge ouvre-toi.
Ni vu ni connu, en deux entrechats Poulet chéri et moi nous faufilons derrière la porte. Huhu. Plus que 6 personnes entre nous et le détecteur de métaux. Tiens, un détecteur de métaux ? Ha oui, c'est Israël cette année.
Mais pourquoi les vigiles ferment les portes ? Régulation du trafic, comme dans le métro ? Y a trop de monde à l'intérieurdel'Arche de Noé alors on coupe les ponts ?
Les vigiles gueulent des trucs. On fait semblant de ne rien entendre.
Puis ils nous demandent de dégager. On re-fait semblant.
Mais la troisième fois, plus possible de faire semblant. En plus, les vigiles ont des têtes à avoir été recrutés dans les couvents de la Mafia russe.
Donc on sort. Mais on reconstitue la queue, parce qu'il est hors de question qu'on se fasse banane, je dois voir Berberian moi.
Puis, un chien (nan, je blague). Un gosse. Un trentenaire avec une kippa. Une mémé, deux mémés, trois pépés. Une femme qui ressemble à Juliette Binoche, un rouquin qui ne ressemble pas à mon ex, des familles qui doivent rouler en Espace, une mémé, deux ados gothiques, trois trentenaires mecs, quatre trentenaires filles, deux pépés badgés écrivains, une maman et sa poussette avec un gosse dedans, deux couples mignons, unefilleavecuntournesolsurlesacàdos unmecquiressembleàDwaynedansLittleMissSunshine unpépédeuxpépéstroispépés unefamillejuiveaveckippaintégrée deuxpépés desadoshabilléestoutenrose desbadgés deuxmémés
Le Salon se vide.
Les gens causent (haut et) fort.
Des mecs avec des talkies débarquent.
C'est comme à la télé en mieux, parce que la pluie on la sent pour de vrai sur sa peau.
Un petit vieux aux dents pourries nous dit qu'il y a eu un coup de fil pour prévenir d'un attentat.
Poulet me serre contre lui.
Je rigole, quand on a survécu à un (plutôt deux ou trois, en fait) gazage de CRS on peut très bien survivre à une explosion à des centaines de mètres. Jaune, quand même, le rire – même si je n'y crois pas, à cette bombe. D'ailleurs, j'en profire pour me blottir un peu plus dans les bras de Poulet : j'ai le droit, y a une menace d'attentat terrorriste, je veux mourir dans les bras de mon Aimé.
Le contenu de l'Arche de Noé se vide. Les descendants des Dinosaures (selon un de mes profs de bio de première année de licence, que J. vénère, les oiseaux sont les derniers des Dinosaures. Je ne me souviens plus des arguments, donc...) et les marsupiaux sortent en masse, tandis que les poulets rappliquent. Les condés, pas des clones de Poulet, hein.
Ils parlent de problème technique.
Je dirais qu'ils nous prennent un peu pour des cons.
Ils parlent aussi d'évacuer le Parc des Expositions en intégralité.
Je dirais qu'ils ont fumé la moquette.
Au bout de 10 minutes, Poulet, les yeux mouillés et les cheveux bleus suppliants, me demande à quel moment est-ce qu'on craque. Soldat, un vrai soldat ne craque pas. Je suis ici pour servir mon pays, je tiendrai jusqu'à la mort.
Ou jusqu'à avoir envie de chocolat.
On a craqué 5 minutes plus tard. Les poulets braillaient, les vigiles recrutés chez la Mafia russe nous scrutaient à qui mieuX mieuX, les gens fuyaient en hurlant.
Donc nous nous sommes trissés à tire-d'aile, comme la graisse quand on fait fondre du chorizo.
Ou telle la mouette rieuse, tiens.
Comme je n'ai aucune envie de mourir écrasée/étouffée/piétinée dans le tromé parisien, parce que c'est carrément moins glamour [Attention, aparté : Moi, Glamour, oui. Tenue du jour : chaussures, jean sur culotte (vaut mieux ça que le contraire), sous-pull découvrant une épaule si je joue d'icelles (les épaules), cheveux langoureusement relevés. La parfaite tenue Glamour. Si on oublie que les chaussures sont des baskets qui furent roses dans une autre vie (deux jours après achat), le jean une récup' de ma soeur qui n'en voulait plus parce qu'il était devenu trop grand pour elle (pas de justice en ce bas monde) et qui a perdu tous ses boutons (le jean, pas ma soeur), la culotte une Dim achetée par le biais de La Redoute qui perd tout son tissu par voie d'élastique lâché interposé, les cheveux en queue-de-cheval pour le sport et le sous-pull... ma seule fierté, ouf. Comment ça, on s'en tape de comment je suis sapée ??] que mourir dans un attentat terroriste palestinien à Paris, je décide qu'on va prendre la 8 à Balard (hooo, comme Boulet ! C'est un signe !) plutôt que la 12 à Porte de Versailles, allez hop soyons fous sortons les galinettes de la réserve.
Quelques foulées après la sortie, j'avise un quatuor de greluches batifolant autour d'un homme mûr (enfin, plus mûr que les greluches). L'homme mûr tient un livre de Guillaume Musso dans la main. Dans l'autre, un stylo. Et il adresse un sourire à une greluche.
J'en déduis que c'est Guillaume Musso.
Je demande à Poulet s'il pense que c'est une bonne idée d'aller dire à Guillaume Musso que j'ai lu la première page de son roman paru en 2006 et que c'était tellement à pleurer que j'ai préféré regarder les clients de la librairie-papeterie-presse dans laquelle j'officiais acheter Closer et « Témoignages » de N.S., alors que je me faisais sérieusement chier derrière mon comptoir sans chaise.
Il a dit que non, c'était pas gentil. (Hooo je l'aime mon Poulet.)
On a continué notre bonhomme de chemin vers Balard.
Je vois une greluche se faire photographier par une autre greluche, entourée de deux mecs qui ont l'air de porter des masques.
Avec des grosses bouches.
Et un énoooorme menton.
Les frères Bogdanov !!!!!
14:29 Publié dans Un bouquin ? | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : salon du livre, alerte à la bombe, chéri, poulet, guillaume musso, bogdanov, igor et grichka
11 mars 2008
Une barre, pitié

Mais du chocolat.
Pendant la semaine où mes parents sont partis en vacances (pour célébrer leur 25ème anniversaire de mariage)(et en Égypte, les rats), embarquant du même coup mes petites soeurs avec eux, je suis restée seule. Se préparer à manger trois fois par jour quand on est seule, c'est chiant. faire les course au Franprixx quand on est seule, c'est encore plus chiant. Du coup, je prenais un vrai repas le soir, pour le petit-déjeuner je faisais comme d'habitude (Spécial K chocolat noir, et muësli croustillant au chocolat), et à midi je reprenais un "petit-déjeuner". Qui s'étalait souvent sur deux heures, pendant lesquelles je grignotais du muësli au chocolat devant mon ordinateur. Ne pas oublier le carré de chocolat obligatoire après un "vrai" repas, sans lequel je n'ai pas l'impression d'avoir terminé - le carré de chocolat à la fin du repas étant une tradition pour les déjeuners du samedi et du dimanche instaurée par ma mère. Le carré est là pour aller avec le café de fin de repas, mais c'est chiant de se faire du café quand on est toute seule. Ne pas non plus oublier la tradition de la tablette de chocolat noir aux noisettes dans mon sac à dos pour m'aider à affronter les cours.
Au bout d'une semaine, ça y est, j'étais constipée pour la première fois de ma vie. Chouette alors, ça c'est une expérience nouvelle. (J'aurais préféré aller sur la Lune ou tester l'apesanteur en entraînement spatial.)
Ça ne s'est pas arrangé avec le week-end que j'ai passé chez Chéri : englouti des milliers de kilos de malbouffe au Gala puis sauté tous les déjeuners pour cause de petit-déjeuner à midi.
Forcément, quand mes parents sont rentrés, j'ai sauté sur tous les légumes qu'on me proposait. J'ai mangé des tonnes de pruneaux (au moins quatre). Ça n'a pas vraiment résolu le problème, et en plus : j'ai gardé l'habitude de manger du chocolat tout le temps.
Besoin d'une grosse dose de muësli au chocolat le matin, forte envie d'un carré à 10h, midi, 15h (et craquage si je suis à la maison), re-muësli au chocolat pour le goûter, carré de chocolat + Petit Écolier le soir. En parallèle, mon ventre continue de gonfler. Argh.
J'ai commencé le sevrage ce matin. Au menu du petit-déjeuner, tartines + miel. Et je meurs d'envie d'un Petit Écolier (tradition du soir devant un DVD). Je l'avoue, j'ai déjà commencé à fouiller mes placards pour trouver la boîte. Heureusement, je crois qu'on l'a finie hier.
Mais l'heure du déjeuner se rapproche à grands pas. Et je SAIS qu'il reste du chocolat dans la boîte. Rien qu'à y penser, je salive à mort.
Qu'est-ce que je peux faire pour m'empêcher de baver ?
En plus, c'est bientôt Pâques.........
[Je vous rappelle que Pâques c'est une fête chrétienne ! Ça pue la conspiration religieuse à plein nez !]
12:53 Publié dans Manger !!! | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : chocolat, tempête, grand-mère, deuil, chéri, pied, addiction
03 mars 2008
Glace À L'Ananas
Un Gala, c'est un peu un rêve de petite fille.
Comme dans les films américains, passer deux mois à trouver la robe adéquate, à flipper de ne pas avoir de cavalier, à acheter du maquillage pour le grand jour, à faire des exercices qui tonifient la cuisse, à rêver sur l'ambiance, le bouquet de fleurs et le cavalier, à lire à fond tous les articles de Cosmo traitant de brushing et de SOS cheveux plats.
Vendredi dernier, c'était le Gala de l'école de Chéri.
Certes, en France, Gala ne veut pas dire exactement la même chose que le prom aux États-Unis. Pas de limousine, de rencontre avec les parents, de bouquet de fleurs. Mais laissez-moi rêver, moi qui ai vu,quand j'avais 13 ans... Zut, comment s'appelle ce film déjà ? College attitude !

Et puis Newport Beach... Et puis tous les films américains à l'eau de rose pour ados en manque de paillettes et de romantisme (à la 30 ans sinon rien)...
Et donc, pour moi, le Gala c'était un rêve - irréalisable puisque j'étais en France et, double handicap, à la fac. Re-et donc, quand Chéri m'a invitée audit Gala, j'ai été contente, très contente, très très contente.
J'ai d'abord réfléchi à la robe. Je voulais de la soie, de la mousseline, du satin, de la dentelle, du glamour, du sexy.
Après, j'ai pensé à mon argent.
Je n'avais pas vraiment de quoi investir dans une nouvelle robe.
Je suis donc allée toquer à la porte de ma petite soeur (de 2 ans ma cadette), qui fait une taille de moins que moi en largeur mais dans les T-shirts et robes de laquelle je parviens à placer cuisses et ventre. Ma soeur a mis 5 jours pour me dire que ses robes étaient rangées dans les affaires de mon père parce que sa penderie était plus haute. Passons, elle a la tête ailleurs et c'est normal. L'ennui, c'est qu'il ne me restait plus que deux semaines (j'avais déjà perdu du temps à attendre la confirmation de ma venue au Gala).
Je rentrais dans la moitié des robes de ma soeur. Enfin, dans les trois quarts, mais dans un quart des trois quarts restants je ne pouvais pas respirer, c'est gênant.
Tout en essayant, je priais pour que la dernière m'aille. J'essaie toujours en dernier la fringue dont je tombe amoureuse. Cette robe était en mousseline avec un rubant de soie en-dessous de la poitrine, et si vous avez suivi je rêvais d'une robe en mousseline et soie.
Je rentre dedans, alleluia, même si la fermeture a un peu de mal en haut. Tant pis, je me passerai de soutien-gorge.
Je regarde l'étiquette, tiens c'est bizarre il n'y a pas écrit mousseline. Ha bah oui, c'est du synthétique. Une preuve de plus pour dire que je ne pourrai jamais tenir un blog-de-fille. Mais bon, on s'en tape un peu, personne (à part Chéri, qui n'y connaît pas grand-chose en mousseline) ne va passer la soirée à me tripoter - si tout va bien.
Première étape réussie.

C'était une comme ça que je voulais, mais le Père Noël ne l'avait plus en stock !
Sauf que dans une robe toute seule, on a froid.
Il me faut un gilet, des chaussures et des protège-genoux.
J'élimine l'option "un gilet à moi", parce que les seuls gilets que je possède me viennent de ma mère et sont parqués dans mon placard au niveau "à ne mettre que le dimanche". J'élimine l'option "chourer un gilet à ma soeur", parce qu'elle ne veut pas me prêter son unique gilet noir et s'en rendra forcément compte si je le lui pique sans lui demander. Il ne me reste que l'option "acheter un gilet".
Méchant coup de bol, j'en trouve un le dernier jour des Soldes. À Promod, et en violet, mais la forme est jolie (je ne connais pas le nom exact, mais c'est une sorte de boléro) et il ne coûte que 10 euros, alors.
Reste à trouver ce qui va bien pouvoir être assorti avec du noir et du violet.
Sachant que les seules chaussures portables que j'ai sont mes salomés marron. Je suis foutue, il me faut d'autres chaussures, des noires à talon et j'ai peur d'être à découvert.
Pendant des jours, j'"oublie" d'aller à la banque. Découvert, pas découvert ?
Pas découvert.
Mais 30 euros, ça semble un peu léger pour une paire de chaussures dignes de ce nom.
Faudra-t-il que je me dirige vers Moa, boutique d'accessoires proposant des chaussures qui puent le plastique au bout de la deuxième soirée ? Réponse : oui. J'avise une paire pas mal pour 20 euros, ils ont ma pointure. Mais je décide d'attendre pour me décider.
En attendant de me décider, je me pose la question de "que mettre entre robe et chaussures hypothétiques". Deux options : collants ou leggings. À Monoprix, pressée, j'acquiers une boîte de collants hyper filables (déjà testés, mais les autres étaient trop chers) et une paire de leggings. Mes premiers leggings. De la même couleur que mon gilet. Violets. Je ne sais pas ce qui m'a pris, mais au moins ça m'a bien fait rire quand je suis rentrée à la maison et que je les ai essayés.
Deux jours plus tard, c'est-à-dire deux jours avant la soirée fatidique, je suis tout à fait décidée pour les chaussures.
Ce n'est que sur le chemin vers la boutique que je me rappelle que je dispose de la réplique de la paire de chaussures que je m'apprête à acheter. Pourquoi ne m'en étais-je pas souvenue, de celles-là ?
Parce que ce sont des sandales. Et qu'on est en hiver. Et que j'étais tellement obnubilée par "noires, pas chères" que j'avais zappé le "et pas glagla".
5 minutes plus tard, après une intense réflexion, je me dis qu'en fait, je dispose de chaussures noires, pas chères et pas glagla. Ma soeur (encore elle !) me les a offertes pour mon anniversaire il y a 2 ans. [C'était mon rêve d'avoir des ballerines, et vu la taille de mes pieds je pensais ce rêve irréalisable...] Je les ai elles aussi parquées au fin fond de mon placard, pour cause de puanteur de plastique.
Mais j'ai dit que j'étais désespérée. Va pour les chaussures en plastoc.
Vendredi matin, je prépare mon sac. Une cravate noire au cas où Chéri n'en ait pas. La robe dont je suis amoureuse (même en synthétique, je ne l'ai pas reniée) et une autre de remplacement, au cas où la pseudo-mousseline se déchirerait dramatiquement. Le gilet violet. Les ballerines noires. Et 3 autres paires de chaussures (dont les marron), au cas où je change d'avis en chemin. Les collants. Et les leggings, au cas où je changerais aussi d'avis pour ça (mais étant donné les regards lyonnais là fois où je m'étais promenée en robe-pull, on va éviter... J'avais jamais pensé que les modes parisienne et lyonnaise pouvaient être différentes...)
10 minutes avant le départ, je m'aperçois que mon ordinateur, que je voulais emporter à Lyon, ne rentre pas dans mon sac.
Tant pis.
1 heure plus tard, dans le TGV, quand je m'aperçois que tout le monde autour de moi a pris son ordinateur et regarde un film, je me sens très seule. J'envoie un texto à P. pour lui narrer ma vie malheureuse ("La première classe de mon TGV [c'était 2 euros de plus que la seconde, mais d'habitude je prends la seconde hein... Déjà, vu le prix du billet, je préfèrerais être tractée en rollers derrière le train...] est remplie de beaux gosses mais ils matent tous des films sur leur portable... Et celui devant moi regarde Dr House !") et elle me répond en me conseillant de penser à ma soirée de Gala pour me distraire. Je m'exécute.
20h10. Je crois qu'on est prêts. Chéri est absolument sublime en costume (ses colocs ont répété 3.000 fois "Y a pas à dire, un costume ça change un homme !"), et moi j'aurais été sublime avec des hauts talons noirs... et si je n'avais pas oublié mon maquillage sur le bord du lavabo à Paris. Je n'ai sous la main qu'un crayon bleu et un mascara desséché. Bon, le nude est tendance cet été, dixit Glamour, je ne fais que prendre de l'avance...
20h35. On arrive devant le lieu-dit de la Fête, après maints et divers obstacles : en gros, tous les gens qu'on croise nous regardent comme si on était des extra-terrestres. Voire, me sifflent. Chéri n'a pas vraiment apprécié.
Bref, on arrive.
Tout d'un coup, le visage de Chéri se décompose. Merde. T'as oublié les billets ? glousse-je. J'ai oublié les billets, répond-il.
21h10. Ho la la, la fête était trop nulle, on a préféré rentrer. (La super blague qui marche toujours... Cherchez l'erreur.)
21h40. Tadadam, ça y est, on a mis le pied dans la file d'attente. En chemin, on a trouvé une potesse de Chéri et une potesse de sa potesse. J'ai tout de suite trouvé la potesse de potesse antipathique. En chemin, elle racontait qu'elle avait adhéré à un groupe anti-tecktonik sur Facebook. No comment...
21h41. Le stress m'envahit. Je veux partir. Je ne connais personne, absolument personne, et il y a trop de monde. Évidemment, je viens juste de me rappeler que je détestais la foule, la chaleur, les gens qui parlent trop fort et l'impression de faire tapisserie.
Une heure plus tard. Chéri a dit bonjour à des millions d'inconnus. J'en suis à ma quatrième coupe de champagne. J'essaye de trouver des sandwichs sans mayo ni beurre. J'en ai déjà marre.
C'est rigolo de regarder les tenues des autres invités. Certaines ont sorti le grand jeu, d'autres pas. J'en vois même avec des gants jusqu'au coude, comme Cendrillon. Une fille porte une robe de la même nuance que la nappe couvrant la table de ma salle à manger (la couleur dépend de la lumière qui se réflète dessus, ça oscille entre le rouge et le bleu).
Une demi-heure plus tard. J'en ai marre de dire bonjour à des gens que je dont je ne me souviendrai pas le prénom demain. Où sont mes amis à moi, crotte. En plus, il n'y a plus de champagne.
La seule personne un peu sympa ici est l'ex/copine (c'est pas très clair) du meilleur poto de Chéri, celui que je trouve prétentieux.
Ouf, le match d'impro démarre. Ca, c'est une bonne idée.
Enfin, ça en serait une si la sono était digne de ce nom. Un match d'impro dont on n'entend pas les dialogues, ça pue un peu du cul. Heureusement, les trois quarts du public se barrent, nous laissant des places de choix au premier rang.
Une heure et demie et beaucoup d'amuse-gueules plus tard. Pas si mal, ce match, même si on n'entendait vraiment que dalle.
Bien, allons glandouiller en bas en faisant semblant de danser et en mangeant des bonbons chimiques.
J'en ai marre qu'il se frotte contre moi. Quand je danse, j'ai besoin d'espace... ou de maîtriser le jeu.
1h45. Je suis crevée. Je veux rentrer, je m'ennuie. Il y a des amis de Chéri que j'aime bien, mais j'ai du mal à trouver des sujets de conversation. Ca marche même mieux avec les gens que je ne connais pas.
Sauf que la fête se vide.
On ne peut pas décemment partir sans assister au tirage de la tombola.
2h20. On n'a pas gagné de séance d'UV ni de forfait de ski ni de pack de bières ni d'iPod Shuffle.
Bon, on rentre.
Résultat : un Gala, c'est bien... Quand on est entouré de ses amis. Quand il y a une bonne sono. [Quand on est encore au lycée ?]
23:29 Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : gala, fête, soirée, chéri, robe
17 février 2008
Indubitablement
Notre société, les magazines féminins, le blog, la malamabilité avec laquelle mes parents me parlent parfois, le métro tous les jours, mon compte en banque qui fait des flexions-extensions sur des airs de java...
Des excuses, je peux en chercher, je peux en trouver.
C'est pas une raison.
Je suis devenue égoïste à l'extrême. Quid de ce qu'il pense, lui ? Ces derniers temps, je n'y fais pas attention - surtout quand il est loin de moi.
Je sais bien qu'un peu d'égoïsme est toujours nécessaire pour se sauvegarder. Mais quand il n'y a plus que l'égoïsme, on ne peut plus parler d'amour, et je l'aime - c'est indubitable.
Recentrage nécessaire. Arrêter de me regarder le nombril, regarder autour de moi, me fixer des objectifs, faire autre chose de mes journées que regarder mon écran d'ordinateur.
Facile à dire, dans l'état actuel. Quand il est là, je ne doute plus ; quand il fait beau, j'ai l'impression que je pourrais y arriver.
Well, si je fournis suffisamment d'efforts pour être un peu moins self-centred*, ça pourrait le faire.
* Je déteste les gens qui mélangent français et anglais dans la même phrase, mais je ne peux pas m'en empêcher. Ca sonne vraiment trop prétentieux quand je laisse la langue de Diderot faire tout le travail. Reste à t=rouver le bon équilibre entre Diderot et Jean-Claude Vandamme... J'en suis aware.
EDIT> Sans transition, et juste parce que je n'ai pas envie d'ajouter une note pour ça : ça y est, j'ai enfin obtenu (merci au meilleur poto de fac de Chéri) les chansons du Live de Daft Punk (Alive 2007). Y a pas à dre, ça déchire sa race.
15:15 Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : Chéri, égoïsme, recentreage, recommencer, nada surf, i like what you say
15 février 2008
Tu reprendras bien une petite rose rouge, ma douce ?
Incroyable. Depuis hier, un(e) fanatique s'acharne à chercher des photos de Zac Efron sur Gooogle. Ca a fait péter mes stats. Ca fait trop du bien !!
Alors, ma Saint-V.
Bon, je savais que côté Chéri, ça allait être la merde de toutes façons - ça me déprime toujours de voir des gens-heureux-qui-s'aiment-tout-ça quand je ne suis pas avec Lui.
Je ne l'aurais pas imaginé de cette envergure.
A quelle heure commence une journée ? Est-ce qu'on doit considérer que tout démarre à minuit, ou après la nuit de sommeil ?
Le 13, Chéri m'appelle -comme chaque soir- vers 23h. J'aime bien quand on se parle à cette heure-là, parce que je peux me mettre au lit, la lumière éteinte, et m'endormir dès qu'on a arrêté de parler.
Cette fois-ci, c'était un peu spécial. J'avais encore mes réflexions sur la surprise dont j'aurais rêvé, en sachant pertinemment qu'il ne serait pas avec moi le lendemain. Un peu cafardeuse, je ne savais pas trop quoi raconter. Je l'écoutais me raconter sa journée, quand il embraye sur le sujet le plus délicat du moment. Une de ses amies avait demandé à la cantonade de réfléchir aux colocs qu'ils aimeraient avoir à la rentrée prochaine. Pour lui, c'était trop tôt, il n'était même pas encore décidé... Et là, il me sort qu'il resterait sûrement à Lyon jusqu'à janvier prochain, pour faire son premier semestre de master avec son école.
On en avait déjà parlé une fois : il m'avait dit que dans le cadre de son école, il pourrait peut-être se débrouiller pour revenir à Paris l'an prochain, faire un master en virologie (celui que je vais faire ou autre chose). En fait, l'année prochaine il aura un semestre de cours et un semestre en stage. L'année suivante, deux semestres de stage. Sur les trois stages, un doit avoir lieu à Lyon, un autre à l'étranger, le dernier où il veut. [J'ai envie de dire, s'il pouvait partir à l'étranger en même temps que moi, ce serait pas mal.]
En gros, dans le meilleur des meilleurs des cas on est deux semestres ensemble.
Dans celui qu'il envisageait, c'était divisé par deux.
J'ai commencé à pleurer. Sans faire de bruit pour pas qu'il m'entende. L'ennui, c'est que pleurer et parler, c'est incompatible. Je l'ai laissé continuer... Jusqu'à craquer, évidemment. J'ai presque crié. Je lui ai demandé d'arrêter d'en parler avant qu'il soit fixé, lui ait dit que je ne voulais pas faire partie du choix qu'il aurait à faire. Il n'était pas d'accord. Je lui ai expliqué. Il a voulu en finir : "de toutes façons, moi, tant que je suis avec toi, je suis heureux." Ce qui à la base était adorable. Mais comme j'avais passé les minutes précédentes à me demander si je devais vraiment continuer dans notre relation à distance , "Mais moi je ne le suis pas" est sorti tout seul.
Il a pleuré.
J'ai continué à pleurer.
Je lui ai demandé pardon.
On a continué à pleurer en même temps.
J'ai fait une sorte de crise de spasmophilie.
J'ai respiré dans ma taie d'oreiller et me suis calmée.
On a raccroché à presque 1h du matin, ça allait un peu mieux....
Une demi-heure après m'être réveillée, j'ai décidé que la vraie journée de Saint-V. commencerait à 7h12. Ai envoyé un message à Chéri pour le lui dire, et lui souhaiter une bonne Saint-V., donc. Il m'a répondu adorablement (comme d'hab').
Après 2h de cours, je me suis sentie d'humeur massacrante. J'ai passé mes nerfs sur Lancelot (dont j'aurais du mal à me passer). J'ai déjeuné au RU avec Léa, Ginger et Mél, et j'ai vraiment passé un bon moment. Pour mes trois heures de Biotechnologies à venir, je me sentais détendue. On a commencé avec mon sujet préféré et la prof m'a donné un nom pour un stage en Virologie des plantes. J'ai distribué des bonbons à la pêche en forme de coeur aux gens que j'aimais bien.
Après la pause de la première heure, j'ai été victime de harcèlement regardeur. Un mec de l'amphi, qui n'est en cours avec moi que pour ce cours-là, m'a regardée pendant 2h. En souriant. À chaque fois que je me tournais pour voir s'il continuait à me regarder, il me regardait. Je me sentais rougir comme un coquelicot (ou une rose rouge, tiens). Je n'ai plus tourné la tête du cours, pas facile vu qu'il était côté prof. Ca a bien fait rire Léa, puis Lancelot quand je le lui ai raconté.
Pendant mes deux dernières heures de cours, j'ai reçu un texto de Chéri qui me demandait de l'appeler dès que possible parce qu'il n'en pouvait plus de ressasser.
Le métro était bloqué à 4 stations de chez moi, je n'en pouvais plus de mes collègues de wagon, j'ai décidé de rentrer à pied et de l'appeler sur le trajet.
Super calcul : mon trajet empruntait des boulevards monstrueusement bruyants, il faisait très froid... Et surtout, je devais passer devant Monceau Fleurs et Au Nom de la Rose. Puis les deux boutiques de fleuristes de ma rue. Toutes bondées d'hommes, c'était drôle... Et frustrant.
Quand je suis arrivée chez moi, on était toujours au téléphone.
C'est là que ça a ré-explosé.
J'ai re-pleuré. Je l'ai refait pleurer. Je me suis expliquée. Je lui ai dit que j'avais failli prendre mon billet de train pour hier soir. Je l'ai rassuré. Je me sentais un peu horrible, mais c'était vraiment bon de vider mon sac là-dessus.
[Et maintenant, qu'est-ce qu'on va faire ? Je ne sais toujours pas.]
Quand on a fini de discuter, j'avais enfin le coeur léger. C'est bon, je le vois ce soir, l'épreuve Saint-V. est passée.
J'espère que je ne traiterai jamais les gens qui vont la fêter au restaurant de gros beaufs, comme l'avait fait ma mère le soir du 13. Hier soir, mes parents ont préparé des pâtes à l'eau. Voilà, joyeuse Saint-V. ma chérie, tu reprends des pâtes ? Yuuuk.
J'exagère, il lui avait offert des roses (blanches).
Mais mon père a fini la soirée avec moi sur le canap', à regarder les bonus du DVD de Nos Jours heureux. Quand on a fini, ma mère nous a rejoints, a posé la tête sur son épaule et s'est assoupie.
14:45 Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : Saint-V., Saint-Valentin, Chéri, dispute, réflexion
13 février 2008
Maudite Saint-V.
[Diable, avec cette chanson, on pourrait croire que je suis au bord du suicide. Que nenni, c'est juste que le titre colle avec le texte.]
La Saint-V., toujours.
Déjà, c'est important d'en parler avec le principal concerné.
Conseil inutile ? Pas évident. L'année dernière, on n'en avait pas vraiment discuté et je suis totalement tombée des nues quand j'ai tilté que comme je ne lui en avais pas parlé, il n'avait absolument rien prévu. Enfin non, pas absolument rien : venir à la fac comme tous les jours, faire une partie du trajet avec moi en métro au retour, dîner avec ses parents à 20h comme tous les jours, ce n'est pas rien. Ca s'était à peu près bien fini, heureusement.
Donc, cette année, on en a parlé. Il a cours le 15, donc on ne sera pas ensemble. [J'ai failli lui demander de sécher les cours. Mais vu que je le sermonne à chaque (rare) foisqu'il le fait "T'es payé pour devenir l'élite de la Nation, si t'y vas pas ça veut dire que le contribuable paie pour rien, tout ça parce que tu t'es couché à pas d'heure !", je ne pouvais pas, c'est contre mon éthique personnelle. Sans blague.]
Et pourtant...
Je ne peux pas m'empêcher d'espérer.
D'espérer quoi ?
La surprise.
Comme dans les films, ou pas. Il me demanderait le soir du 13 (ce soir, donc) à quelle heure je finis le lendemain, sous prétexte de savoir à quelle heure m'appeler. Le jour J, il prendrait le train et viendrait me chercher à la sortie des cours. Je ne serais bien sûr absolument pas prête à sa venue, donc avec les cheveux gras, la moustache brune, des poils sous les bras et sous les sourcils, le nez rougeaud as usual, mes fringues moches [Je suis sûre que maintenant, vous brûlez de me connaître], je me sentirais horrible mais il me dirait quand même que je suis superbe [comme dans les films, on a dit !] Il pourrait avoir des roses à la main, être rasé de près et sentir bon le Cristobal ; aller saluer Lancelot, Dan et tous les mecs près de moi à ce moment-là (soyons fous) ; on prendrait le métro en même temps que les gens avec qui je rentre d'habitude, il me dirait "on sort à telle station" et m'emmènerait... je sais pas où, où il veut tant que c'est une surprise. Le je sais pas où serait un endroit chaleureux, où je ne me sentirais pas anti-classe, et où on pourrait avoir un peu d'intimité, parce que bordel Saint-V. oblige. Et puis à la fin de la soirée il me raccompagnerait jusqu'à chez moi, tel le gentleman un soir de Saint-V.
Ce serait juste parfait doublé de merveilleux. Und sehr romantisch.
Et moi le lendemain, contemplant mon bouquet :
Le caillou dans l'assiette de pâtes, c'est que surprise il n'y aura pas. Puisqu'il a cours, puisqu'il aura pensé que comme je lui ai dit C'est bon, j'en mourrai pas ça sera effectivement tout aussi bien de se voir le 15. Le bonhomme sait bien mon adoration pour la Saint-V., par conséquent je pense qu'il est soulagé d'être loin et pas under pressure de ma part.
Et moi je serai triste, parce que comme une connasse je ne lui ai pas demandé de sécher pour être là plus tôt. Et je ne me suis pas saignée pour y être.
Le pire sera sans doute de passer la journée accrochée à mes roses distribuées par le Secours Populaire, comme l'année dernière (quand tous les mecs du métro avaient un énorme bouquet entre les pattes).
Si surprise il n'y a pas [arrête d'espérer ! Surprise il n'y aura pas, tu le sais], j'essayerai de faire contre mauvaise fortune bon muscle cardiaque, et je rejoindrai Maria au bowling avec ses potos.
Attention, question existentielle.
Quels sont les cadeaux de Saint-V. que vous aimeriez recevoir ?
Pour, ce serait soit un pendentif en cristal Swarovski (comment ça, ça ne cadre pas du tout avec Moi ? je tombe amoureuse de ces machins dès que je passe devant une de leurs boutiques), soit un bouquin (je précise que le Swarovski est profondément number one). Ou alors un parfum. Ou alors un pull de mec avec son parfum. Ou alors un filtre H-alpha pour mon télescope. Ou bien un week-end à Venise. Ou alors...
Ca m'intéresse de savoir ce que vous aimeriez qu'on vous offre, les filles pour savoir si je suis un minimum normale, les mecs pour savoir si ce que je compte offrir est potable.
Et n'oubliez pas mon concours Saint-V., je n'ai pas encore décidé et vous avez jusqu'à demain soir ! (Comment ça, ce blog pue la morue-greluche niaise depuis que je suis en blocage sur la Saint-V. ? Paaaas du tout !)
12:05 Publié dans Tout ça c'est de sa faute à LUI, là | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : Chéri, Saint-Valentin, Saint-V., surprise, romantique, roses, cadeau





















