17 mai 2009

Pain, salade, fromage, steack, tomate, cornichon, sauce, pain

Trouvée sur Sexactu, le blog de Maïa Mazaurette, une version très appétissante de la bande-annonce de Twilight :

 

 

 

26 février 2009

Kikoo cookies

(Inspiration légèrement moisie pour ce titre. Entschuldigung.)

 

Un des trucs les plus délicieux à faire d'un gâteau au chocolat raté, dur, trop sucré et en morceaux : rassembler les morceaux dans un bol et arroser de lait. Déguster à la cuillère, si possible devant un film ou une série...

Variante : découper salement et grossièrement des cookies 100% chocolat (les plus indiqués étant les cookies Monoprixx), balancer le tout dans un bol, arroser de lait, et foutre... au microondes (20 secondes). Attention, n'utiliser que des cookies commerciaux, les cookies maison réussis ne sont pas du tout conçus pour cet usage.
Ce qui me rappelle que j'ai oublié d'annoncer au Monde qu'en l'honneur de la Saint-V., le jour de la Saint-V. (logique...), Poulet et moi avons réalisé mon rêve de toujours : la brouette californienne les cookies rose.

J'ai toujours voulu acheter du colorant alimentaire, pour pouvoir m'amuser à colorer ma bouffe en vert, en bleu, en rose... Comme les glaçages des gâteaux anglais aux couleurs tellement suspectes que personne n'a envie de les goûter. Moi, je considère que la bouffe, c'est comme la Science : si ce n'est pas marrant, il n'y a pas vraiment de raison de pratiquer (ah si, bouffer des bonnes choses. Mais bon, Picard existe déjà pour cette raison). Nos parents nous ont appris à ne pas jouer avec la nourriture... Pourtant, le fait de pouvoir modeler un volcan dans sa purée pour recevoir la sauce au beurre, dessiner un bonhomme avec sa salade et ses tomates cerise, jouer à l'élection de la pomme de terre sautée la mieux bronzée (Miss Potatoe 2009, prochainement diffusé sur les chaînes hertziennes), représente une part non-négligeable du plaisir de l'alimentation.

 

Miss potatoe.jpg

 

J'avais essayé de préparer des cookies bleus en versant du curaçao dans la pâte - pas trop, pour ne pas modifier le goût ou la texture. Bien évidemment, le bleu avait tout de suite viré au vert, et avait en grande partie disparu pendant la cuisson. Mes cookies arboraient donc un teint légèrement verdâtre ; marrant, pas forcément appétissant. Ensuite, j'ai essayé les cookies aux Smarties : en fin de cuisson, le colorant des bonbons a fondu, se répandant localement dans la pâte, du coup les Smarties eux-mêmes étaient blancs, mais entourés de taches multicolores.
Quand j'ai vu les petites bouteilles de colorant alimentaire au supermarché de la gare, j'ai sauté dessus, choisissant un flacon de vert et un flacon de rouge. Flacon de rouge étrenné le jour de la Saint-V., avec la recette de cookies habituelle de Poulet, modifiée seulement en un point : pépites de chocolat au lait au lieu de chocolat noir (tiens, je pourrais essayer avec du chocolat blanc ?). Comme il n'y a pas de chocolat dans la pâte elle-même, l'ajout de colorant se voit bien. Vachement bien, même.

DSC03348.JPG

Alors, tout guillerets, Poulet et moi-même avons enfourné la plaque de cookies.
Et bien évidemment, quand nous ressortîmes la plaque du four, nous fûmes fort désappointés :
La couleur avait disparu !
En surface tout du moins, en croquant on pouvait voir du rose au coeur du biscuit...
DSC03365.JPG
(ongles rouges pour la Saint-V.
petites peaux arrachées pour cause d'ennui.)

Il faut que j'arrête de parler de nourriture, j'ai l'impression d'y penser tout le temps, qu'un canal de mon cerveau est branché en permanence sur la bouffe depuis que je suis arrivée. Sans doute à cause du manque de viande rouge (très, très chère ici, alors que j'adore ça), des rythmes de repas irréguliers... De tout le chocolat que je mange parce que ce n'était pas une légende, le chocolat suisse est délicieux...



Pour le coup de casser des biscuits et les immerger dans le lait, je viens de me souvenir que la mère de Poulet prépare parfois un dessert basé sur le même principe : au fond d'un verre, des morceaux de biscuits, recouverts ensuite de crème anglaise, avec quelques framboises sur le dessus.

C'est malin, j'ai envie de framnboises maintenant.

23 février 2009

Ça déborde.

(Note éditée et tronquée.)

Cette après-midi, je tombe sur M6 (version suisse) : une émission avec Cyril Lignac, chargé d'apprendre à trois mecs qui n'avaient jamais touché un fouet (de cuisine... tsss...) de leur vie la cuisine en trois-quatre semaines, avant l'objectif final : un dîner donné par ces messieurs à 40 femmes de la ville. Les mecs devaient surmonter des épreuves telles que préparer une mayonnaise en moins de cinq minutes, cuisiner une blanquette de veau... Des choses que j'ai considérées assez difficiles pour de vrais débutants.
J'ai vraiment ri en voyant Jean-Luc, l'un des participants, essayer de faire fondre un cube de bouillon juste en le déposant dans une poêle. Ou les trois mecs dans la cuisine, le soir S, réglant un four à 180°C selon la recette qui indiquait préchauffer le four à 180°C (thermostat 6), chercher en vain le bouton thermostat (il y avait déjà le bouton °C)...

J'ai beaucoup moins ri quand une heure plus tard, j'ai foiré la préparation culinaire que personne au monde ne rate jamais.

Le gâteau au chocolat.

Il restait 7 oeufs dans mon réfrigérateur et je me voyais mal avaler une omelette géante en guise de dîner. J'avais acheté plusieurs tablettes de chocolat au lait ; à Coop, la tablette de chocolat au lait coûte 0,45 CHF (30 centimes d'euro...), de la farine dans mon placard, du beurre dans mon frigo, la possibilité d'"emprunter" du sucre à Étienne. Mais pas de recette. Alors je file sur marmiton.org, la référence Internet en termes de recette de cuisine, je tape gâteau au chocolat, et je me retrouve évidemment avec 36.000 recettes, la plupart dignes de figurer dans le dîner final d'une émission de Cyril Lignac - pas exactement ce que je recherche. Je me décide pour la recette de gâteau au chocolat et aux noix, en me disant que je tronquerai la partie noix.

Je démarre la recette, plutôt classique. C'est au moment de remuer le chocolat dans la casserole que je me rends compte que j'ai omis de lire la dernière partie de la recette. Erreur de débutant. Erreur fatale : évidemment, l'exécution de la recette requiert un battage des blancs en neige. Il n'y a pas de batteur à oeufs dans l'appartement. Mais je ne vais pas abandonner mon chocolat en si bon chemin : j'essaierai de battre les blancs à la fourchette (pas de fouet non plus), et si ça foire j'adapterai la recette.

Effectivement, il semblerait que je ne sois absolument pas douée pour la battage des blancs à la fourchette. Mais je m'obstine, je suis une guerrière, je déteste abandonner ; au final, la moitié des blancs a une consistance neigeuse. Après le sachet de levure chimique entier, j'incorpore donc les blancs délicatement, puis je dépose la préparation au fond du moule fraîchement beurré. Parfait.

J'enfourne le tout à mi-hauteur dans le four, réglé à 175°C, et pars glandouiller sur Internet. Un quart d'heure plus tard, le gâteau a déjà énormément monté : alors que la pâte fraîche ne remplissait que le tiers du moule, le gâteau en cours de cuisson est déjà en train de dépasser la hauteur du moule d'un demi-centimètre. Je prends de l'avance sur la recette, baisse le thermostat, retourne sur le canapé (Étienne avait quitté les lieux pour dîner chez sa copine), puis décide de regarder Eternal Sunshine of the Spotless Mind.

Avant de lancer le film, je retourne sur les lieux du crime voir où en est mon oeuvre.

Mon oeuvre était en train de s'écouler sur la plaque.

 

DSC03529.JPG

Hem.

Un sachet de levure chimique entier, c'était peut-être trop ? Pourtant, sur ce coup-là j'ai parfaitement suivi les indications.

Je racle ce qui a coulé et décide, pour éviter tout accident fâcheux, de couper le four pendant que je regarde mon film ; le gâteau continuera lentement à cuire pendant que le four refroidit, et je pourrai reprendre la cuisson après.

Après le film (qui me laisse toujours dans un drôle d'état... proche de l'Ohio), pendant lequel j'ai mangé ce que j'avais ramassé sur la plaque, je m'apprête à relancer la cuisson.

Quand je vois que le four ne contient plus que ceci :

 

DSC03576.JPG

Au fond du moule : deux centimètres de pâte cuite. Le reste, collé aux côtés du moule.
La loose intégrale.
Je récupère ce que je peux en raclant avec une cuillère à soupe, obtenant des parpaings bruns trop sucrés, que je mangerai sûrement au petit-déjeuner, loose toujours...



Cyril, il y a encore de la place dans ton émission ?

 

05 novembre 2008

Mangez du chocolat !

Oui, c'est un ordre.

Mangez du chocolat ! (sauf si vous êtes allergique. Ou que vous suivez un régime ultra-drastique. Ou que vous n'aimez pas le chocolat (mais tout le monde sait que les gens qui disent ne pas aimer le chocolat sont des aliens déguisés en vraies personnes)).

Paris Hilton mange du chocolat, parce qu'elle le vaut bien.jpg
Paris Hilton n'est pas une alien.
CQFD.

Le chocolat, c'est plein de sucres. Calorique. Les réclames sur le chocolat sont forcément assorties d'un "Pour votre santé, bougez plus" ou "Pour votre santé, limitez les aliments gras, salés, sucrés" (slogans qui donnent de plus envie de jeter son poste de radio par la fenêtre en beuglant Ta gueuuuuule ! Connasse ! Je mange des Rocher Ferrero SI JE VEUX et je bousille mes artères SI JE VEUX !).

Finalement, le chocolat, c'est l'aliment-torture par excellence. L'odeur, la texture, le goût, la sensation : il a tout pour vous faire succomber, Mesdames (et Messieurs bien sûr. Mais j'ai comme qui dirait l'impression que les mecs sont moins attirés par l'Aliment Chocolaté, me goure-je ?).
Mais, compte-tenu de la valeur calorique d'un petit carré, on culpabilise dès que celui-ci a fini de fondre sous le palais. Cosmo & Co l'appellent "le plaisir coupable".

Alors, évidemment, on le sort parfois de cette catégorie pour le ranger dans les "plaisirs utiles", en vous rappelant qu'il contient du magnésium. Mais on vous rappelle toujours immédiatement après qu'il ne faut pas en abuser, que seul le chocolat très noir contient suffisamment de magnésium pour que ça vaille le coup, et caetera.

 

 

Rétablissons la vérité.

Olivia Ruiz - chocolat show.jpg

Tout un chacun et toute une chacune est au courant que le cacao a été découvert par les Aztèques, qui s'éclataient à cueillir les fèves en haut des cacaoyers (ou alors, ils s'éclataient à les ramasser... Ils ne sont plus là pour qu'on puisse en discuter), à  extraire les amandes, et à cramer et à broyer icelles. Tout ça pour produire un mélange assez infâme : eau, poudre brute de cacao et épices.

Mais tout un chacun (et toute une chacune) sait-il que le mot cacao provient du nahuatl (langage qu'usaient les Aztèquespour discuter de la météo... et du cacao, donc (hé ! pourquoi Kuzco, l'Empereur mégalo n'a pas été tourné en nahuatl ? La Passion du Christ a bien été tourné en latin) cacahuatl ?

Et tout un chacun (et toute une chacune) connait-il/elle toutes les substances bénéfiques que contient le cacao ?

Kuzco, l'empereur mégalo.jpg

 

La suite au prochain numéro.

(Je suis l'inventrice du teasing blogueur d'article scientifique !)

 

Dans l'île au soleil
Dans l'île aux merveilles
Y'a des arbres en fleurs
Des dragons siffleurs
Et tous les enfants
Pour passer le temps
Chou pi ta pam comme des bambous
Des toumbas en chantant cet air là
Un deux trois

Cho Ka Ka O
Cho chocolat
Si tu me donnes des noix de coco
Moi je te donne mes ananas
Cho Ka Ka O
Cho cho cho chocolat
Rikiki tes petits kiwis
Les babas de mes baobabs
Cho Ka Ka O
Cho chocolat


Au bord de la plage
Y'a des coquillages
Et des caïmans
Des serpents rampants
Du soir au matin
Dans tous les recoins
Les grands boas, les pandas
Les babouins les pingouins
Chantent tous ce refrain
Trois quatre cinq :

Si tu vas là-bas
Un jour tu verras
Des crabes-tambours
Et des poissons-chats
Des orang-outans
Des singes poètes
Des kangourous, des hiboux
Et même des loups-garous
Pour chanter comme nous
Tous en chœur :

Cho Ka Ka O
Cho chocolat
Cho Ka Ka O
Cho chocolat.

 

(Annie Cordy l'a dit)

(Paroles trouvées sur Bide et Musique)

17 juillet 2008

Cucurbitacées en folie

Rendez votre père et votre Poulet heureux tout en suivant les conseils de votre médecin. [Conseils qui tenaient grosso modo en : le Monoprix est juste en face et est encore ouvert, leur rayon légumes est très bien, si tu ne veux pas mourir faute de pruneaux et de melons et de légumes verts COURS-Y, malheureuse.]

Achetez un kilo de courgettes. C'est pas très cher en ce moment et ça donne bonne conscience. 

Comme vous ne savez pas faire cuire les courgettes (malheureux !), allez vite sur Internet pour trouver une recette. Si possible au four, puisqu'à la poële c'est calorique et qu'à la vapeur c'est dégueu. 

Si vous ne disposez ni de crème fraîche ni de fromage blanc (tout comme mon auguste personne, qui a du tout bouffer dans une vie antérieure), allez tout en bas de la page de l'aminche Gooogle et cliquez sur ce lien.  Vous pouvez adapter cette délicieuse recette comme suit (entre parenthèses, je trouve ma version plus fun, mais c'est un avis personnel...) : 

Pour trois personnes affamées/quatre personnes à l'appétit de moineau : 

moineau-2.jpg
(Le cri du moineau est écoutable en cliquant sur la photo !)
 
  •   4 courgettes (2 grosses + 2 moyennes = parfait)
  •   4 cuillères à soupe d’huile d'olive
  •   2 oignons
  •   de l'ail en semoule (dans la recette ils recommandent une vraie gousse d'ail... Mais c'est chiant de couper l'ail.)
  •   une boîte de conserve de 500g de tomates épluchées
  •   une boîte de conserve contenant 6 anchois conservés dans l'huile (je ne sais pas qui a inventé la boîte de conserve, mais je le bénis et l'aime d'amour)
  •   du sel, du poivre, des échalotes en poudre, de l'amour.

Condition sine qua non : pour faire des courgettes au four, il faut avoir un four. Si si, c'est prouvé scientifiquement. Si vous en avez deux, j'ai envie de dire... Tant mieux.

Préchauffez ce four (ou, le cas échéant, le meilleur de vos deux fours) à 190°C.

Coupez chaque auguste courgette en deux dans le sens de la longueur et enlevez les pépins à l'aide d'un couteau qui coupe (oui parce que chez moi, il y a aussi des couteaux qui ne coupent pas) et d'une grande cuillère.

Salez chaque courgette comme si vous lui en vouliez personnellement, le but étant de la faire chier un max dégorger. Placez les courgettes sur du Sopalin, blanc si possible parce qu'on est pas chez les clowns ici. Face à la mer, face contre terre (partie évidée qui touche le Sopalin), les courgettes.

Sopalin.jpg
Vous conviendrez que ce spécimen est magnifique.

 

Dans une casserole pas trop grande mais pas trop petite non plus, faites chauffer deux cuillères à soupe d'huile d'olive à feu doux. Sans alcool = la fête est plus folle ; plus que feu doux = l'huile gicle partout. Épluchez et hachez les deux oignons finement und rapidement : finement parce que sinon c'est dégueu, rapidement parce que sinon la casserole crâme. Ajoutez les petits morceaux mignons d'oignon dans la casserole. Mélangez. Saupoudrez d'ail en semoule puis d'échalotes en poudre. Ajoutez encore deux cuillères à soupe d'huile d'olive. Laissez chauffer quelques minutes pour que l'oignon blondisse, ça permet de moins puer de la gueule après ingestion. Quand les quelques minutes sont passées, ajoutez les 500g de tomates. Mélangez, laissez le tout à feu doux pendant 5 minutes. Écrasez les tomates, montez le feu (oh yeah), posez un couvercle sur la casserole et laissez cuire tel quel pendant la suite des opérations.

Hachez les six anchois de la boîte de conserve dans un bol (un bol blanc si possible, puisqu'on est pas chez les clowns ici...) sans leur avoir enlevé la peau ni la colonne vertébrale ni quoi que ce soit, haché c'est haché, personne ne sentira que vous n'avez pas enlevé les abats ou que sais-je. 

anchois-de-collioure.jpg
Les pauvres petits... Ils sont chou, non ? 

Ajoutez les anchois écrasés à la sauce (après avoir soulevé le couvercle), mélangez, baissez le feu. - J'adore jouer avec les boutons des plaques de cuisson, peut-être que ça se voit un peu...

Avec une feuille de Sopalin (toujours blanc), essuyez les courgettes. Il se peut que vous vous sentiez un peu couillon pendant l'opération, c'est normal, on a toujours l'air couillon quand on essuie des courgettes. Le but est ici d'enlever le sel pour ne pas avoir l'impression de bouffer des algues au dîner.

Algues.jpg
Et pourtant, on en mangerait...

Disposez joliment les moitiés de courgettes cul contre terre (partie évidée vers le haut) dans un joli grand moule. Posez le moule, saisissez la casserole de sauce avec vos jolies petites mimines. À l'aide d'une grande cuillère, voire d'une petite louche, remplissez les trous que vous avez honteusement créés dans chaque courgette avec la sauce. Poivrez comme si vous aviez le feu aux fesses. Enfournez tel quel, sauf s'il restait des anchois dans la boîte de conserves, auquel cas il est recommandé de les mettre au-dessus de la sauce pour faire joli. 

Le four est censé avoir atteint les 190°C pendant la préparation. Laissez-y les courgettes pendant 40 minutes, elles ne méritent que ça les salopes

Sortez-les avec un torchon ou une manique si vous ne voulez pas que vos mains ressemblent à celle de Dumbledore dans ses vieux jours. Décorez chaque courgette avec trois (et pas une de plus, vous m'entendez ?) olives noires.

Servez vite, parce que pendant le temps que vous avez consacré aux augustes courgettes, père et Poulet ont été un million de fois tentés de manger leurs chaussettes avec un peu de sel dessus.

Et puis, bah, soufflez un peu, quoi ! On n'est pas à l'armée ici.

Armée des clowns.jpg

20 mai 2008

Mon estomac, les gens, la cuisine et moi.

Je fus taguée par Headbanging, pour un petit questionnaire à propos de la cuisine !
Un tag très original : 6 questions, dont tout le monde se fiche a priori de la réponse, un défi : rendre ça intéressant. Puis, embêter 6 autres innocents pour qu'ils se torturent l'esprit à propos de ce qu'ils ressentent pour l'art culinaire !

Obligations auxquelles je suis soumise :

¤ mettre le règlement sur mon blog
¤ répondre aux 6 questions, sinon panpan-cucul

¤ taguer 6 personnes à la fin du billet en mettant leur lien
¤ avertir directement sur leur blog les personnes taggées

1. Un aliment ou produit que je n'aime pas du tout :

Il y en a de moins en moins : je n'aime pas faire ma difficile. Et j'ai très peur de me retrouver à un vrai dîner un soir, devant un plat dont je n'aimerais pas le légume, par exemple ! Au restau U, j'en avais assez de ne me sustanter que de pizzas (lourdes) ou de steaks-frites (mal cuits), alors j'ai essayé tous les trucs différents qu'ils avaient à me proposer. Lentilles, épinards, blettes, courgettes, choucroute... J'ai commencé à faire des efforts pour les choux-fleurs, l'ail, les endives... Ça porte plutôt bien ses bananes. Ça m'a aussi conduite à adorer les épinards. Et la choucroute. 

880844183.jpg
Oh ja ! 

Même le beurre, que je haïssais de haine pure, est de mieux en mieux toléré par moi-même. Je commence à apprécier le beurre fondu, et le beurre salé. Finalement, le reflet jaune du bouton d'or sous mon menton ne s'était peut-être pas planté de destinataire !

2. Mes trois aliments favoris :

Ça va être dur de n'en choisir que trois !

  1. Les crustacés et coquillages. Coquilles Saint-Jacques, huîtres, moules, crevettes : je ne peux pas résister... Surtout quand l'assaisonnement est bon : coquilles Saint-Jacques revenues à l'ail, huîtres contenant encore de l'eau de mer, avec une minuscule goutte de citron, moules au vin blanc...

  2. La crème fraîche. Découverte il y a peu, j'en mets partout. Je ne vais pas jusqu'à la manger crue (quoique), mais j'en utilise beaucoup trop ! Dans les omelettes, dans le riz, les pâtes, pour assaisonner des légumes... Oui, c'est gras. Mais j'aime le gras.

  3. Le chocolat noir ! Dans une mousse ou une crème, dans un gâteau, des biscuits... Mais surtout en tablette, comme la tablette Noir aux noisettes de Monoprixx.

  4. (Oui, je triche, c'est impossible de ne pas citer :) Les fruits. La mère de Poulet fait des salades de fruits à tomber avec de la mangue, des framboises, des fraises et plein d'autres trucs. J'adoooore regarder danser les gens les fruits.

 

3. Ma recette favorite :

Faite par moi-même : le poulet aux épices. Mais je n'en ai pas fait depuis 4 ans ! La recette est encore associée à de mauvais souvenirs. Et surtout, demande beaucoup de temps de préparation, puisqu'il faut laisser le poulet mariner dans les épices toute la nuit et faire deux passages au four. 

Puisque je veux répandre la paix et l'amuuuur dans le Monde, je vous livre la recette du poulet aux épices ci-après :

Pour 4 personnes, il faut 4 pattes de poulet coupées en deux (pilon et cuisse séparés, donc). Surtout, demander au boucher de couper lui-même, parce qu'il n'y a rien de plus épuisant psychologiquement que d'écarteler un poulet et de finir le travail au couteau mal aiguisé. Si le boucher est gentil, il faut aussi lui demander de faire deux entailles prodonfes dans chaque morceau, pour ne pas avoir à les faire soi-même.
Il faut ausi 230g de yaourt crémeux, une cuillerée à soupe et demie d'huile végétale (le tournesol c'est pas bon pour le cholestérol !), un gros oignon, une gousse d'ail, une cuillerée à café de safran, une cuillerée à café de curry en poudre, et une cuillerée à café de poivre de Cayenne. Et puis du sel et du poivre, du poivre normal cette fois parce qu'on ne va pas se ruiner pour assaisonner du poulet. 

Donc, une fois que les morceaux de poulet sont entaillés, on mélange les épices et une cuillerée à soupe d'huile dans un saladier et on fout le poulet dedans. On le retourne dans tous les sens puis on laisse tel quel dans le frigo pendant la nuit.

Au petit matin (oui, il vaut mieux être une personne capable d'endurer l'odeur du poulet au matin), on sort le poulet du réfrigirateur, on l'étend sur les plaques du four (préchauffé au préalable à 180°C, soit thermostat 6 pour les pauvres gens dépourvus d'un four affichant les degrés) et on le laisse roupiller pendant 30 minutes. Il faut faire gaffe à garder le saladier tel quel, parce qu'on va utiliser le reste d'épices.

Pendant ce temps, on hache l'oignon, avec des lunettes de rock star comme Pénélope Jolicoeur sur le nez pour ne pas chialer telle la Madeleine éplorée, et on fait dorer en poêle avec la demi-cuillerée d'huile qui restait de la veille (ou que vous n'aviez pas sortie, si vous êtes malin et avez lu la recette jusqu'au bout avant de commencer). Pendant que ça dore, on verse le yarrrourrrt dans le saladier où gisaient tristement les épices qui restaient, on ajoute une gousse d'ail pressée (je n'ai pas de presseur d'ail, alors je la coupais en ch'tis morceaux... Ou bien je ne mettais pas d'ail, personne n'en est mort), puis l'oignon tout doré.

 Et hop, une fois la sieste du poulet dans le four terminée, on dépose ce joli mélange sur le poulet, et on remet à la sieste au four pendant 25 minutes environ. 

Et c'est fini ! En fait, ça prend plein de temps, mais il n'y a quasiment rien à faire. Et surtout, c'est booooon !

153490664.gif

Sinon, j'aime aussi le gratin d'asperges au comté de mon papa, le gratin d'endives au gruyère de mon papa, la tarte poire-chocolat de ma maman, les steaks de thon de ma maman, les verrines tartare de saumon-purée de céleri de ma tante Girbitte. Maintenant, achevez-moi, j'ai la dalle !!  

(Et puis la quiche au saumon est toujours un succès.) 

4. Ma boisson de prédilection :

Alcoolisée : la bière (Romain m'a éduquée à la bière d'abbaye, et j'adore goûter plein de bières que je ne connais pas), le champagne (il paraît que le champagne est censé se boire à température ambiante... et je suis plutôt d'accord), ou le mojito. Mais j'adore tester les cocktails, quand j'ai les moyens. Vendredi, pour fêter la fin des examens, on est sortis dans un bar et j'ai tenté le Blue Stone. Impossible de me souvenir de ce qu'il y avait dedans, à part du cognac ! J'ai failli prendre un Pink Lady, le nom m'avait tentée (on se demande bien pourquoi !), mais les composants ne m'ont pas tentée - il y avait de la fraise, je crois. Et puis j'ai pris des shots vodka-caramel et vodka-pistache et c'était booooooooooooon. 

797078817.jpg

Sans alcool : l'eau gazeuse, en ce moment. Je me fais parfois un super mélange eau gazeuse + un peu de jus d'orange + un peu de sucre, ça me fait un soda maison et me rend très fière de moi-même ! 

  1. Le plat que je rêve de réaliser et que je n'ai toujours pas fait :

  2. Le fondant au chocolat. Je rêve de le réussir parfaitement et de pouvoir le ressortir pour des dîners romantiques. Sans blague, pendant un dîner en tête-à-tête à la maison, ça la fout mal de sortir des yaourts ou des bananes, ou encore un gâteau fait par quelqu'un d'autre !
    Le tiramisu, aussi (encore une influence de Romain). Pour les mêmes occasions, mais aussi pour les dîners entre amis. Le tiramisu, c'est délicieux, ça contient du chocolat et un peu d'alcool, j'en déduis donc que ça convient parfaitement à tout repas entre vingtenaires.
575304260.gif
  1. Mon meilleur souvenir culinaire :

J'adore quand mon père cuisine des plats un peu spéciaux. Risotto aux cèpes, salade de poivrons, les gratins aux asperges ou aux endives susmentionnés...
Sinon, j'ai toujours un grand souvenir du moelleux au chocolat surmontée d'une boule de glace à la vanille qu'on prenait chez Courtepaille quand on y déjeunait avec ma grand-mère. Il a longtemps été éclipsé de la carte puis a fait son come-back... Mais maintenant, sans ma grand-mère, ou peut-être juste parce que j'ai grandi, il est moins bon. 

963692047.jpg

 

J'ai maintenant l'honneur et le bonheur de transmettre cette chaîne spéciale cordon-bleu aux personnes que je n'ai pas embêtées avec Nelson Montfort : Lénia revenue de vacances, Daweed qui se vante d'avoir deux canapés dans sa chambre (pour combien de microondes ??), Pink Lady puisque j'ai failli boire le cocktail qui portait son nom, Sailor Banana dont le blog porte le nom d'une coupe de glace, Fanette qui aime parler de cuisine (soupe, beurre et crumble), et Petite Fleur qui a peur des fuites de gaz.  

18 mai 2008

Romantisme gringalet

Samedi soir d'il y a 8 jours,

Poulet et moi sommes sortis. 

(Ça c'est du scoop !)

Je désirais me sustenter de crêpes. Donc, je lui ai laissé le choix entre dîner dans la très bonne crêperie près de chez lui, ou voguer vers Montparnasse pour tester une crêperie de la Rue des Crêpes (rue de Montparnasse), en lui faisant sentir que j'étais d'humeur exploratrice. Donc, voguage vers Montparnasse.

En chemin, on s'arrête dans une boutique de location de DVD (glamour und palpitant). Je propose Garden State, ils ne l'ont pas. Je m'arrête devant Les Rois de la Glisse, il n'a pas envie. Des Miyazaki, hmm pourquoi pas bof. Après maints tours et retours dans la boutique, on commence à délirer et à proposer n'importe quoi. Poulet tombe alors en arrêt devant une jaquette de DVD montrant une fille aux seins nus : Cashback. Il proposait ça pour rire, mais j'avais très envie de voir ce film à sa sortie... et on l'a pris. Vive les seins nus.

1304228918.jpg
Petit coquinou ! 
 

Rue Montparnasse. On y avait déjà testé 2 ou 3 crêperies (la Saint-Malo et la Crêperie Josselin, je n'ai pas souvenance d'une troisième mais qui sait), mais la rue en contient tellement qu'il nous faudra du temps pour en arriver à bout, vu la fréquence de nos sorties-crêpes. Poulet était persuadé qu'on était déjà allés ensemble à la Plougastel, je lui avais déjà répété plusieurs fois (à chaque fois qu'on se promenait dans le coin, en fait) que NON. Donc c'est dans celle-là qu'on a posé nos derrières et aiguisé nos estomacs avec une pierre à feu. Comme ça, la prochaine fois, je n'aurai pas à dire NON quand on passera devant.
On a vite poussé des cris d'orfraie devant la carte. [Carte en forme de crêpe. Et il y a aussi une carte spéciale omelettes, en forme d'omelette. Et une carte spéciale salades, en forme de... devinez quoi ?] Les crêpes étaient plutôt chères. en moyenne, 10 pour une salée et 8 pour une sucrée - pour ce prix-là, en général, on va dîner dans un restau ''traditionnel'' (où on trouve plutôt des bobos ou des quadras que des étudiants comptant la monnaie) et on mange du magret, de l'entrecôte ou des salades aux noix de Saint-Jacques [je m'entraîne pour la chaîne spéciale bouffe que me refile Headbaging !]. Mais si c'est bon... Pourquoi pas.
Les crêpes ont des noms de villes bretonnes. Je me fais reprendre par le serveur parce que j'ai commandé en donnant le contenu de la galette (oeuf-épinards) au lieu de celui de la ville (imprononçable pour une non-initiée).
Les galettes sont toutes plates (et un peu sèches, aussi) ! Moi qui aime bien quand ça déborde de partout...
Pour le dessert, je me prends une beurre-sucre et Poulet une crêpe avec plein de trucs bons dedans (à base de pommes et miel, c'est tout ce dont je me souviens). Elle déborde bien de partout, je la déclare conforme à ma législation crêpière.
Quand on part, le serveur nous fait des blagounettes. Ça ne m'empêche pas de penser qu'on n'a pas cherché à me faire grossir. Or, d'après le Premier Principe du Concoctage de Boustifaille (PPCB), le but du jeu c'est qu'on aime, qu'on se gave et qu'on revienne... et ceux-là ne m'ont pas gavée comme il fallait (surtout pour ce prix-là). Donc, pour la crêperie Plougastel, bonnes crêpes sucrées, bon service, mais pas assez à manger dans les salées et trop cher.

922920523.jpg
La prochaine fois, ce sera pizza, Madame ! 

 

Nous avons ensuite réintégré les pénates de Poulet, avachi nos corps sur le tapis (le salon de Poulet a un gros défaut : l'absence totale de canapé), et lancé le Divertissement Very Divertissant.

Cashback commence avec la rupture entre Suzy et Ben. Ben, le héros, est joué par Sean Biggerstaf, alias Olivier Dubois dans le premier Harry Potter. Ça tombait bien, parce que c'était le personnage dont j'étais amoureuse dans le film. Dommage pour lui, Ben était très amoureux de Suzy. Qui, soit-dit en passant, sort avec un autre une semaine plus tard. Et Ben devient insomniaque. Au bout d'un certain temps, il se fait embaucher de nuit au supermarché. Patron débectant, collègues marrants mais cons comme des balais, et Sharon. Tous les employés s'emmerdent comme des rats morts et cherchent des parades pour ne pas voir le temps passer. Les collègues jouent, Sharon cache sa montre, et Ben... arrête le temps. Il suffit qu'il le décide et hop, tout se met sur pause. Pendant ce temps-là, il dessine. Mais pas des natures mortes avec des boîtes de conserve, non, Ben décide direct de dessiner les femmes du supermarché. Alors, hop, on remonte les jupes, on baisse les t-shirts, et on croque des nus. Sauf Sharon. Sharon se fait croquer aussi, mais reste habillée. Bien entendu, on le sent dès le départ, il y a baleine sous gravillon entre Ben et Sharon. Il n'y a plus qu'à suivre le déroulement des événements. 

390101235.jpg
Sharon, vue par Ben en mode "pause"

 J'ai aimé...  déjà, parce les séquences où Ben dessine sont formidables. Ensuite, parce que le film est drôle. La vie de Ben au supermarché est vraiment pleine de moments qui font rire - ce qu'on n'aurait pas vraiment cru au premier abord. Cashback, ou "comment un boulot infâme peut sembler chouette". La métamorphose de Sharon, Ben le gringalet, les collègues boulets ; l'univers des Beaux-Arts, celui du supermarché : tout m'a plu.
Les acteurs sont bons, les personnages attachants, les scènes bien filmées. C'est la première fois que je remarque l'éclairage dans un film - j'ai bien aimé cette lumière.
Le seul problème, c'est que le dernier tiers (ou quart) du film est beaucoup trop stéréotypé, en mode comédie romantique. Ça m'a un peu énervée, parce que le reste du film était génial, et je trouvais dommage de gâcher la fin comme ça. Je veux dire, un film qui développe un romantisme hors normes et qui finit dans le style Love Actually... dommage est le seul mot qu'on peut attribuer !
Enfin bon, Cashback reste un bon film -  mais surtout un film qui m'a 'parlé', pour lequel j'avais des atomes crochus.

 

 PS- Différence notable entre l'affiche française et la version originale !

Version originale : 

490485565.jpg
 
 Version française :
 
461325436.jpg
Qui a dit que les Français étaient une peuplade coincée ? 

 

11 mars 2008

Une barre, pitié

Ne pas penser à la tempête qui, en plus d'avoir tué une femme dans l'Eure en lui balançant une branche sur la tête alors qu'elle n'avait rien demandé, m'a empêché de distribuer mes prospectus - ç'aurait du être mon premier jour de boulot. Je suis passée à la boutique hier et la responsable, après avoir consulté le site de MétéoFrance, m'a dit que ce n'était pas la peine de venir avant jeudi. Jeudi j'ai cours de 8h30 à 19h, Little Djizeuss à intérêt à ce qu'il ne flotte pas vendredi. Et s'il ne pleut pas aujourd'hui, alors que MétéoFrance annonçait des averses et que donc je ne me suis pas présentée à la boutique, je tuerai MétéoFrance.
Capito, Djizeuss ?
1584352632.jpg
Ok, pas de problème ma poule.
 
 
Ne pas penser aux anniversaires de mort de mes deux grand-mères (février et avril : on est en plein milieu), même pendant mon cours sur le cancer. Surtout, ne pas penser, ne pas penser.
 
Ne pas penser que Chéri n'était pas aussi enthousiaste que d'habitude au téléphone, et qu'on dirait qu'on n'arrive jamais à être happy (sortez les cotillons) en même temps. 

 

1891530608.jpg
(photo : Wiverne sur FlickR) 
 
 
Nan, il vaut mieux que je me penche sur un problème plus distrayant mais non moins important.
Je suis addictive.
Hmm non pardon, je me suis gourée. Je suis addictée. Non plus. Hors de question que j'écrive "je suis addict". Je suis tombée dans un état à conduite addictive ? On m'a soumise à une addiction ?
 
Mais qui est ce On masqué ? 
 
Je ne parle pas de Newport Beach, Desperate Housewives ou une autre série venue tout droit du pays des cow-boys (ces salauds qui ont décimé les Indiens).
Ni de la coke, la coke c'est has-been. 
 
 

Mais du chocolat.

Pendant la semaine où mes parents sont partis en vacances (pour célébrer leur 25ème anniversaire de mariage)(et en Égypte, les rats), embarquant du même coup mes petites soeurs avec eux, je suis restée seule. Se préparer à manger trois fois par jour quand on est seule, c'est chiant. faire les course au Franprixx quand on est seule, c'est encore plus chiant. Du coup, je prenais un vrai repas le soir, pour le petit-déjeuner je faisais comme d'habitude (Spécial K chocolat noir, et muësli croustillant au chocolat), et à midi je reprenais un "petit-déjeuner". Qui s'étalait souvent sur deux heures, pendant lesquelles je grignotais du muësli au chocolat devant mon ordinateur. Ne pas oublier le carré de chocolat obligatoire après un "vrai" repas, sans lequel je n'ai pas l'impression d'avoir terminé - le carré de chocolat à la fin du repas étant une tradition pour les déjeuners du samedi et du dimanche instaurée par ma mère. Le carré est là pour aller avec le café de fin de repas, mais c'est chiant de se faire du café quand on est toute seule. Ne pas non plus oublier la tradition de la tablette de chocolat noir aux noisettes dans mon sac à dos pour m'aider à affronter les cours.

Au bout d'une semaine, ça y est, j'étais constipée pour la première fois de ma vie. Chouette alors, ça c'est une expérience nouvelle. (J'aurais préféré aller sur la Lune ou tester l'apesanteur en entraînement spatial.)
Ça ne s'est pas arrangé avec le week-end que j'ai passé chez Chéri : englouti des milliers de kilos de malbouffe au Gala puis sauté tous les déjeuners pour cause de petit-déjeuner à midi.

Forcément, quand mes parents sont rentrés, j'ai sauté sur tous les légumes qu'on me proposait. J'ai mangé des tonnes de pruneaux (au moins quatre). Ça n'a pas vraiment résolu le problème, et en plus : j'ai gardé l'habitude de manger du chocolat tout le temps.

 Besoin d'une grosse dose de muësli au chocolat le matin, forte envie d'un carré à 10h, midi, 15h (et craquage si je suis à la maison), re-muësli au chocolat pour le goûter, carré de chocolat + Petit Écolier le soir. En parallèle, mon ventre continue de gonfler. Argh.

 

J'ai commencé le sevrage ce matin. Au menu du petit-déjeuner, tartines + miel. Et je meurs d'envie d'un Petit Écolier (tradition du soir devant un DVD). Je l'avoue, j'ai déjà commencé à fouiller mes placards pour trouver la boîte. Heureusement, je crois qu'on l'a finie hier.
Mais l'heure du déjeuner se rapproche à grands pas. Et je SAIS qu'il reste du chocolat dans la boîte. Rien qu'à y penser, je salive à mort.

Qu'est-ce que je peux faire pour m'empêcher de baver ?

En plus, c'est bientôt Pâques......... 

1230641358.jpg
Remarquez, là maintenant je crois que saurais résister aux oeufs en chocolat... Ou alors le tout petit à droite ?

 

[Je vous rappelle que Pâques c'est une fête chrétienne ! Ça pue la conspiration religieuse à plein nez !] 

07 février 2008

Asperges, Ikea et J-7

Après 3 jours d'absence-boulot, mon père est de retour. Ce qui coïncide de façon heureuse avec la "fin" des travaux de la cuisine: il reste à peindre et à poser les plinthes, mais ça y est, on a un four, des plaques chauffantes, un évier ! Du coup, j'ai bien mangé, vu que mon père avait craqué pour des asperges. Miam-mioum. [Et quand je fais pipi ça sent bizarre, aussi: la faute aux asperges.]

Ha, et puis après j'ai joué à Barbie bricoleuse. En version brune d'1m69 qui râle tout le temps, c'est-à-dire moi-même. "Putain putain putain j'en ai marre, mais qu'est-ce que t'as foutu ? Toutes tes vis sont de travers ! Putain je suis obligée de repasser derrière ! Le tournevis, steuplaît. Le tournevis-euh ! Mais nan, pas le cruciforme, l'autre, merde-euh !" (j'ai traité ma petite soeur comme une arriérée, mais en même temps c'est pour sa commode que j'ai passé une heure et demie à genoux avec un tournevis...) On en est à l'étape 5. Youhou. Sur 22. Pas Youhou, finalement.

42d98b5c75d682676cd3706753107199.jpg
C'est celle-là ! enfin, ça sera celle-là quand on l'aura finie...En plus, des imbéciles irresponsables nous ont filé la notice pour une autre commode, le même modèle mais en version 2-tiroirs... 

 

 

Revenons à nos moutons.
Nos moutons, c'est-à-dire l'événement de l'année, les élections municipales la Saint-V. bien sûr. J-7, hop hop hop, tous sur nos tapis de sol, on  a un corps de rêve à se fabriquer pour dans une semaine je vous signale. Enfin, vous (ceux qui sont en couple et veulent commémorer le jour, évidemment) avez un corps de rêve à vous fabriquer, parce que moi j'aurai encore mon statut de veuve rock.
Ma décision de ne pas descendre sur Lyon a été appuyée par le fait qu'il me reste 3 comprimés de pilule à prendre. Si je finis samedi, ça veut dire règles mercredi. Et faire 500 (400 ?) km, dépenser 70 euros pour une Saint-V. (j'adore ce rose PQ en arrière-fond, so romantisch !) sans la nuit qui va avec, bah... ça pourrait être génial, mais en fait non, je le sens pas.

Mais la Saint-V., pour moi, ça se marque. 

Et donc, attention Mesdames, attention Messieurs (et Mesdemoiselles aussi, évidemment...), je lance un super-concours-de-la-mort-qui-tchue-spécial-Saint-V.

En deux mots (ou plus) : j'en ai ras-la-casquette du surnom de Chéri. Chéri, ça me sort par les trous de nez, c'est commun et limite moche. En fait, j'ai jamais aimé l'appeler Chéri (à part dans ma tête, d'un ton rêveur, comme ça : Mon Chériiiiiiiii !), mais je n'arrivais pas à trouver mieux.
Comme je ne trouve toujours pas mieux, que ça fait un an et demi de blogage que j'essaye sans y parvenir et que ça me  saoûle légèrement, j'ai décidé de m'en remettre à vous. Pour toi public, comme dirait un humoriste connu dotés d'yeux bleus.

Donc voilà, le but du jeu c'est de dégoter un nouveau surnom pour Chéri. Ca peut aller de "Cornichon" à "Mon Grizzli" (ouh j'aime bien celui-là), nombre de participations illimité. Clotûre le 14 si tout va bien.

Le gagnant ou la gagnante recevra... l'illustre honneur de voir le surnom qu'il/elle a trouvé mentionné au moins 10 fois par note, vu que je parle non-stop de Chéri.

[Vous avez cru quoi ? Mon argent est investi dans la SNCF, je vous signale. 

Bon, ok, si il/elle le désire, je pourrais peut-être même lui envoyer des cookies préparés dans mon auguste cuisine toute neuve. Ca peut se négocier.]

ed3e6b87d4270bf251501d3c98ad1b98.jpg
Je suis pas sûre que ça soit très ressemblant, quand même. 

18 janvier 2008

Cookfoot

Super semaine d'initiation à l'économie générale, en mode jeu de rôle. Jamais suivi une aussi bonne option à la fac. En plus, des échanges avec les 8 de mon groupe, l'impression d'être écoutée, les prises de décision... J'ai adoré. Hier, j'ai proposé de faire un petit-déj' d'entreprise ce matin et la proposition a été suivie. Avec succès, si on oublie le fait que les profs ont décidé sans nous avertir de terminer le jeu de rôle et que ce matin on avait un vrai cours... Et qu'on a mangé le petit-déj' (qui ressemblait plus à un goûter) à midi. J'avais préparé des cookies d'après une nouvelle recette. J'ai eu du mal d'ailleurs, parce qu'on est en train de refaire la cuisine et que je ne trouvais ni la balance, ni la levure, ni le sucre vanillé. Heureusement, je savais où était le chocolat... et le verre doseur qui fait liquides, farine, sucre !! Une assiette pour ma famille, une autre (les moins cramés... j'aurais du baisser la température du four !) pour le cours.
Résultat, mes cookies se sont aussi bien vendus que les énormes croissants et pains au chocolat que Dan avait ramenés, et j'ai eu plein de compliments; J'adooore les compliments.

 

Bon, en fait, j'ai pas trop le temps, je dois partir dans 5 minutes pour aller chercher Chéri à la Gare. L'heure de vérité, comme on dit.

Et puis je me suis aperçu que j'ai une sublime tache beigeasse qui s'étale sous l'ongle de mon gros orteil. Cool, si ça se trouve j'ai une mycose !!! Troooop bien.

Toutes les notes