17 février 2009
Joies matérialistes
Mes parents et ma soeur Clarisse sont venus me voir, aujourd'hui. Ils ont profité des fiançailles de mon cousin à Dijon pour parcourir le trajet en deux jours, départ de Paris dimanche matin, arrivée à Zürich lundi soir. Je suis sortie tôt du labo ; un mois que je ne les avais pas vus !
J'étais fière de leur montrer ma vie ici. L'appart', mon coloc', la ville. Contente de pouvoir râler contre ma mère qui voulait absolument aider à essuyer la table ou faire la cuisine.
Mais surtout, ravie (outre de les revoir, évidemment) de tout ce qu'ils m'ont apporté ; tandis que j'avais mis dans mes valises tout l'équipement de la chercheuse vivant dans le froid (polaires, Converse, jeans et Moon Boots), ils m'ont ramené de quoi redevenir une fille. Mes robes, mes ballerines, mes escarpins et le Cosmo de février. Ah, enfin sortir la tête du monde scientifique du labo et de la vie en coloc' (entre récurage du lavabo, courses au supermarché Migros et matage de Koh-Lanta), rêvasser en regardant les photos de mode et rigoler en lisant les témoignages de la vraie vie des gens...
Cela dit, ils m'ont aussi rapporté mes DVD fétiches. J'ai poussé des cris de joie en revoyant la trilogie Star Wars dans leurs bras. Et des cris d'ébahissement en m'apercevant qu'ils m'avaient prise au pied de la lettre en apportant un micro-ondes, le vieux acheté pour préparer mes biberons, et un grille-pain tout neuf.
Je récupère donc une partie de mon bric-à-brac, qui m'avait tant manqué dans ma grande chambre blanche... Et la paire d'escarpins rouges que je vois de mon lit m'accroche un sourire à la mâchoire jusqu'à au moins demain matin !
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05 février 2009
NaHCO3
Gloria, Gloria, Alleluia.
Depuis le week-end de ski, Kazuo a changé de pull, il porte un jean, il a tenté une autre paire de chaussures, il a même osé la chemise.
On claque tous des doigts pour Kazuo ! (Référence : La Blonde contre-attaque...)

Pendant ce temps, je défraîchis telle la plante arrosée au bicarbonate de soude.
Gabriele n'est pas venue au labo depuis deux jours (depuis le fameux rêve, donc depuis le moment où j'aurais le plus besoin de quelqu'un d'autre dans cette fichue pièce). Je ris jaune aux blagues des autres, souvent je n'écoute pas et accroche à mes joues un large sourire quand les autres s'esclaffent. Les conversations en anglais me fatiguent, surtout qu'elles ne me concernent pas. Je n'arrive pas à trouver un sujet de conversation à lancer. Hier je n'ai pas manipulé, aujourd'hui j'ai accordé les soins minimaux à mes cellules, je ne fais que lire des articles (et m'ennuyer). À midi, on déjeune le plus souvent dans la cantine du bâtiment de Physique ; comme elle est en travaux, on a l'insigne honneur de manger de la bouffe encore moins bonne que d'habitude dans des assiettes en plastique. Je sors du labo bien après que la nuit soit tombée.
Hier, je suis allée faire un tour dans le bois qui jouxte le campus. Je me suis crue dans un conte de fées ; les arbres ont éclipsé les bâtiments modernes, le chemin s'est couvert de neige glacée, et au croisement sont arrivés... Un berger, sa petite fille et leurs trois chèvres.
J'aimerais y retourner, mais avec un(e) ami(e). J'adorerais y aller avec Gabriele, qui ne reviendra peut-être pas de sitôt. J'aimerais y aller avec Anton, avec qui je suis toujours aussi gênée.
Quand il se trouve dans la même pièce, mon corps devient aussi raide que l'écorce. Quand il regarde dans ma direction, je baisse la tête dans mon sac. Quand il me parle, je réponds en bafouillant. C'est affreux, affreux, affreux, affreux. J'adore ce garçon et je déteste être en sa compagnie.
Je me suis rendu compte tout à l'heure de tout ce qui me manquait. Gabriele me manque. La chaleur me manque. Les couleurs me manquent ; la Suisse, c'est joli, mais en hiver les couleurs sont délavées, comme si elle était restée trop longtemps dans le lave-linge. Ma famille et mes amis me manquent. Paris me manque.
Pourtant, j'aime être ici.
Mais quand on ne s'y amuse pas, Zürich est terne...
21:26 Publié dans S'installer ailleurs | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : alleluia, kazuo, anton, gabriele, zürich
06 janvier 2009
Limmat
Pour résoudre mon dilemme, j'ai fait appel à un spécialiste.
Ok, dilemme il n'y a pas réellement, étant donné que j'avais déjà pris ma décision (attention chérie, ça va trancher) : je répondrai non au Rot tarri, même si ça me pose cas de conscience auprès de mes parents (qui paient) et de Poulet (qui n'est pas chaud du tout à l'idée que je partage un appartement avec un mâle seul), tout simplement parce que si j'avais été à la place d'Étienne (futur coloc') je haïrais purement et simplement une personne qui me ferait un coup pareil. On s'engage, on s'engage, point.
De toutes façons, je n'avais pas envie de revivre le dilemme que j'avais déjà vécu il y a deux semaines (là), surtout en pleine période d'examens et 10 jours seulement avant mon départ.
Le spécialiste a donc été appelé par Moi-même pour confirmer que j'avais pris la bonne décision.
Conseillé par Luciole en couleurs il y a quelques temps, c'est dire s'il est fiable.
Je lui ai demandé où je devais aller vivre. Je lui ai laissé le choix entre trois réponses, pour ne pas fausser la donne : chez Étienne, au Rot tarri, ou (réponse pour créer une balance entre les deux) sous un pont.
Bien évidemment, le conseiller a répondu la seule chose qu'il y avait à répondre.

20:22 Publié dans S'installer ailleurs | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : zürich, colocation, Étienne, logement, rot tarri, limmat
05 janvier 2009
Rot tarri
Argh !
Il y a un mois, pendant mon séjour à Lyon lors de la Fête des Lumière, j'ai envoyé une demande de chambre à une grosse résidence étudiante proposant des chambres sympa (conseillée par un mec parti il y a deux ans). Je sais ce que ça vaut, étant donné que la résidence dépend... du Rot tarri Club, rien que ça.
Un mois plus tard, aujourd'hui donc, je reçois un mail de Petra Von Schmutztruk : "maintenant", elle est en mesure de me dire que oui, elle peut me filer une chambre.
J'ai envie de dire, merci ma poule, mais à 10 jours du départ ça ne fait pas vraiment avancer le Schmilblick, il aurait fallu que je sois vraiment in der Scheiße pour n'avoir encore rien trouvé.
Comme ce gars, qui connaît à un degré plus ou moins lointain mon futur coloc', qui me propose une chambre dans sa maison. Pour 1200 CHF par mois(, oh, allez, 900 euros c'est pas grand-chose quoi..).
Tandis que la chambre du Rot tarri, tout à fait convenable même s'il fallait partager toilettes et autres, était à... 300 CHF par mois. 200 euros.
3 fois moins que ce que je vais payer par mois.
J'ai les boules, je ne vous dis pas.
Mais comment répudier un futur coloc', quand celui-ci est déjà allé à Ikea m'acheter une table de chevet et une lampe ?
Quand il me demande mon jour d'arrivée parce qu'il pourra peut-être s'arranger pour venir me chercher à la gare ?
Je suis une jeune fille bien élevée, par respect des principes, des convenances et surtout de futur coloc', je ne me désisterai pas pour la chambre du Rot tarri...
Mais punaise, ils n'auraient pas pu me répondre avant, non ?
22:32 Publié dans S'installer ailleurs | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : zürich, logement
18 décembre 2008
Entre l'indépendance et un lave-vaisselle
"Je serais folle de ne pas accepter."
Je n'avais pensé à aucun obstacle, dans mon enthousiasme devant cette proposition qui tombait du ciel. Juste aux réticences d'usage face à la coloc'. Je ne serais pas toute seule ? Il y a des bons et des mauvais côtés, Étienne représentera une compagnie, un gars qui m'aidera à faire la popote le soir, qui écoutera un peu ce que j'ai à raconter sur ma journée. Ou pas. Si ça se trouve, Étienne est un odieux malotru qui n'en aura rien à foutre de ma vie, et je resterai aussi seule que si j'avais été dans ma chambre de 20m² en résidence, avec encore plus de poils à supporter dans la douche (puisqu'en résidence, on fait plus attention). Si ça se trouve, je m'entendrai génialement bien avec Étienne. Du coup, je pourrai être jalouse quand il a l'air de plus s'amuser avec ses autres amis, invités à l'appart', se bidonnant comme des baleines en grignotant des cacahuètes sur le tapis du salon. Ou tomber amoureuse de lui (j'espère qu'il n'aura pas les yeux bleus et qu'il ne se cachera pas pour péter, la tâche sera plus facile) et souffrir, juste parce que je m'attache trop facilement et que passer des heures avec un garçon ne m'a jamais réussi jusqu'à présent.
Il y a le prix, aussi. 950 CHF, c'est beaucoup, surtout pour une colocation. La chambre seule coûterait 760 CHF. (1€ = 1.5 CHF, environ) Mais à l'appart', il y aurait une cuisine digne de ce nom, une vraie table, un lave-vaisselle...
J'ai peur qu'il me voie pleurer. Je pleure tout le temps et j'en ai honte. Les oiseaux se cachent pour mourir, moi je me cache pour pleurer.
En fait, je suis carrément paumée. C'est un choix cornélien entre un logement SEULE et un logement avec déjà (et seulement) un mec dedans.
Je passe chaque minute à peser le pour et le contre. Pour l'instant c'est pour. Dix contre un que demain matin, ce sera contre, demain après-midi pour, mais à l'heure du goûter contre.
Qu'est-ce qui me fera choisir ?
22:44 Publié dans S'installer ailleurs | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : zürich, logement, colocation, hésitation
17 décembre 2008
Niouzes
Votre Honneur, je l'avoue, en ce moment le blog me sort un peu de la tête. De plus, j'ai l'impression que depuis que Rima a rendu public son manque d'inspiration bloguesque, il commence à me toucher aussi...
En fait, en ce moment, je ne fais rien de notable. Je cherche un appartement à Zürich, principalement. Oh, je suis allée dans un bar 'rock' (pour reprendre l'expression de Caroline) vendredi soir, avec des copains et copains de copains, mais ça ne cassait pas du tout des briques ; je cherche des cadeaux de Noël (et j'en trouve), mais ça n'est pas passionnant non plus ; je me suis fait plein de thunes en allant garder des bébés samedi soir, la routine (ou presque) ; j'ai revu Maria dimanche et c'était très chouette, en plus le serveur du café me matait et a voulu me payer un café, mais pfff, ce n'est pas non plus démentiel à raconter ; lundi, j'ai repris les TP.
Cette fois-ci, point de souris, heureusement : on fait tout sur des bactéries. Les manipulations ne sont pas très spectaculaires ; pour l'instant, on est en cours de clonage, mais les clonages de biologie moléculaire ne sont pas du tout ce à quoi on pense en entendant clonage, il vaut mieux ne pas lever le voile sur les mystères des manip's des biologistes, la déception serait grande...

En TP, je m'en sors bien. Ma binôme, Ginger, est parfois adorable, parfois saoûlante. Mon prof a un comportement et une façon de s'exprimer carrément extravagants, dans un corps de plus-chercheur-que-moi-tu-meurs. La majorité du groupe le déteste, moi je l'aime bien (d'un autre côté, les autres sont à côté de la plaque, je suis la seule à avoir remarqué qu'il était sous anti-dépresseurs). Je m'entends bien avec certains, pas avec d'autres, et je sais pertinemment qu'on s'enverra peut-être des mails pour se souhaiter la bonne année, mais qu'on ne se reverra pas avant les exams, puis avant la rentrée prochaine puisque je pars.
Au final, oui, je panique un peu pour cette histoire de logement. J'ai reçu deux réponses positives : un gars qui n'en a pas de photo mais loue une chambre de 20m² avec kitchenette, mais douche et WC à l'étage, à partager ; et une fille qui n'en a pas non plus, qui préférerait louer avant ma date d'arrivée mais n'a pas vraiment eu de demande, donc me prendrait si jamais elle n'avait toujours personne.
Et puis, ce matin, ouvrant ma boîte mail pour demander au premier gars des précisions (quel étage ? Internet ? Bruyant ? Voisins qui baisent trois fois par nuit ?), je vois deux fois plus de mails que d'habitude. Ah oui, normal, ça fait deux jours que je ne l'ai pas ouverte - je suis un peu conne, parfois.
Et dans la quantité de mails, il y en avait plusieurs de gens que je ne connaissais pas, avec le même objet.
Tenez-vous bien : des mecs que je ne connais ni d'Ève ni d'Adam me proposent une colocation à Zürich, pas très loin du labo.
Dit comme ça, on dirait que des pervers m'ont repérée sur le site d'étudiants suisses auquel je me suis inscrite pour pouvoir voir des offres de logement (j'ai déjà eu droit à plusieurs messages, dont un "You are really cute").
Sauf que là, ce sont... des amis de Geoffrey.
Mes parents ont parlé de ma recherche à la mère de Geoffrey, qui s'est rappelé que son fils avait des potos en poste à Zürich. Roule ma poule, elle envoie un mail hier, et la réponse arrive dans ma boîte ce matin : le poto a un poto qui recherche un(e) coloc' pour cette durée-là. Ledit poto confirme.
Je crois que je serais dingue ne pas accepter.
10:46 Publié dans S'installer ailleurs | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : zürich, logement, bactéries, geoffrey, la vie est chiante parfois
12 décembre 2008
Hallo. Ich bin ein Zimmer.
Cette note sera logiquement illustrée avec des photos de la ville dans laquelle je vais le prochain semestre.
Ma grosse galère du moment, c'est trouver un logement à Zürich.

J'envoie des mails tous azimuts dès que je trouve quelque chose d'intéressant, mais les réponses ne sont jamais encourageantes...
Par exemple, une fille qui m'avait répondu positivement m'a demandé si je voulais visiter l'appart plutôt qu'elle galère à m'envoyer des photos. Quand je répondis que je vivais à Paris et que je ne pourrai pas venir à Zürich avant le 14-15, à cause de mes exams, elle m'écrivit : Conseil d'amie, ne dis jamais oui pour un appart' avant de l'avoir visité, juste sur photos. De toutes façons, j'aurai sûrement déjà loué le mien à quelqu'un d'autre avant le 15. Bon courage. Merci ma poule pour le conseil, je n'y aurais pas pensé tiens !! Et puis, ce n'est pas comme si je n'avais pas précisé dans mon premier mail que j'étais étudiante en France et que je venais à Zürich du 15 janvier au 15 juillet pour mon stage...
Autre réponse : désolée, la chambre est à louer seulement à partir du 1er février. Oui bah, pour deux semaines je peux m'arranger j'ai envie de dire... C'est gentil de me préciser les dates que j'avais déjà lues, mais mon embêtement du moment c'est de trouver un abri qui ne soit pas en carton pour 6 mois. Je peux bien attendre qu'arrive le 1er février dans une auberge de jeunesse.
Autre réponse, un garçon cette fois-ci : Bien sûr que j'ai des photos, va sur ce site et tape l'adresse de l'appart'. J'y vais, je tape l'adresse, rien ne sort. Je renvoie un mail au gars pour le lui dire et me renvoyer le vrai lien, il le fait (la question à se poser maintenant, c'est pourquoi diable ne me l'a-t'il pas filé dès le début ??). Alors que sur l'annonce il y a avait marqué "très belle chambre avec vue splendide", les photos montrent un coin de pièce vide aux murs blancs et une fenêtre avec vue sur... une grue. Je sais bien que dans ce genre de recherches il ne faut pas se montrer trop exigeant, mais là on peut se demander ce que le mec avait fumé avant de se la péter comme ça. La cerise sur le gâteau, c'est qu'alors que le type n'avait fait aucune précision sur le sujet dans son annonce... la pièce, au lieu d'être une chambre indépendante, fait en réalité partie d'un grand appart' contenant déjà quatre colocataires.

J'ai aussi appelé directement la responsable des logements universitaires pour savoir s'il restait des chambres.
Premier essai, un homme décroche et baragouine un truc en allemand ou patois suisse. Je me lance courageusement avec mon Hello... I would like to talk to Mrs Machin, please, et là j'entends le mec paniquer en direct. Limite si je n'oüis pas les gouttes de sueur perler sur son front à l'idée de devoir converser en anglais. Résultat, Frau Machin est déjà partie, elle travaille jusqu'à 17h.
Je rappelle le lendemain, un vendredi. C'est une autre personne qui décroche, mais elle a la même réaction paniquée dès qu'elle entend ma phrase d'introduction. Frau Machin est déjà partie en week-end, à 16h30, il faut que je rappelle lundi.
Je rappelle lundi. Pas de réponse.
Je rappelle jeudi. Alleluia ! Frau Machin au bout du fil ! Je commence à déblatérer, je me présente, je bafouille. Elle ne m'interrompt pas et c'est seulement quand je m'interromps pendant plus de 10 secondes qu'elle lâche un No rooms left. No rooms left avec un accent à couper au couteau.

Je continue mes recherches.
Hier soir, j'ai donc trouvé cette magnifique petite annonce :
"Salut. Je suis une chambre. Une chambre libre dans le quartier du Lac. De 12 mètres carrés. J'ai une fenêtre. Je coûte 700 CHF par mois, charges comprises. On peut aussi me louer pendant une courte période. Salut. Les pièces adjacentes sont habitées par des étudiants ZHDK. Salut, tu passes quand ? Salut"
(en allemand évidemment, vu que Zürich fait partie de la Suisse allemande... J'aurais bien mis le texte original, mais j'ai peur que la fille qui l'ait posté le trouve et veuille me casser la gueule)
Du coup, je ne suis plus trop sûre de vouloir aller à Zürich. Une ville où les gens sont bizarres et où les chambres parlent toutes seules... Et où je me retrouverais sans toit.
Blague à part, si quelqu'un connaît quelqu'un qui connaît quelqu'un qui connaît quelqu'un qui a un studio/une chambre/un futon disponible à Zürich, je suis preneuse.
17:11 Publié dans S'installer ailleurs | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : zürich, logement, petites annonces



