23 septembre 2009
Oceanic 815
B.O. ici. Lien Youtube par biais d'Hautetfort ne fonctionne pas. Crotte de bique.
Pourquoi est-ce que je n'entends jamais de métaphore filée sur le couple en tant qu'avion ?
Deux pilotes. Un avec parfois plus de responsabilités que d'autres. Parfois, des petits passagers, qui te demande quand est-ce qu'on arrive parce qu'ils ont envie de faire pipi.
Souvent, des emmerdes. Un orage, un appel intempestif d'un autre pilote, une perte de contrôle temporaire des manettes, des turbulences, plus assez d'essence. Quand un des pilotes n'assure pas, l'autre doit se donner pour redresser le nez et garder le cap. Il n'y a pas vraiment de destination ; on vole surtout pour le plaisir de voler. Avec quelques escales, des étapes.
Et parfois, souvent, ça merde, et survient le crash. Sauf qu'on n'en crève pas.
Pour ma part je navigue à vue et ai l'impression récurrente de ne pas lire la même carte que mon copilote. En lisière du triangle des Bermudes, je fais mon possible pour que le coucou ne se plante pas, mais...

23:01 Publié dans Contacts entre humains et moi-même | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : couple, anton, avion, lost, oceanic 815
10 mars 2009
Master mention "Faites fuir les mâles à toutes guibolles"
Leçon numéro 2, quand la Journée de l'Antisexualité (polaire, choucroute) n'a pas porté ses fruits. /Pour apporter une touche d'humour à ce blog qui devient carrément fadasse, la rédaction a décidé d'ôter les articles définis et indéfinis à toutes les phrases de la leçon./
Garçon entre dans pièce avec café et pose gobelet de café sur table.
Fille lambda : ooh, ça sent bon !
Garçon : quoi, café ?
Fille lambda : Bah oui café... Pas toi !
Fille lambda peut ensuite devenir cramoisie, rigoler nerveusement et se ratatiner sur chaise de bureau tout en marmonnant excuses étranges. Grand art : en plus d'avoir sorti réplique de l'année, fille lambda a gommé d'un coup tout ce qui aurait pu être interprété comme assurance ou sex-appeal.
À bientôt pour une prochaine leçon de repoussage de Mâles !
00:21 Publié dans Contacts entre humains et moi-même | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : maladresse, gaffe, anton, timidité, je suis et resterai éternellement une couillonne
21 février 2009
Érrasmousse Naïte
(Note éditée et tronquée.)
I'm drunk. That's a fact (that's something you can deny).
Être bourrée après deux bières et demie, je ne trouve pas ça très glorieux. Mon seuil est d'une bière trois-quarts quand j'ai eu un repas conséquent ; moins d'une bière quand je suis à jeûn.
Depuis quelques temps, je me nourris beaucoup de bière, pain et Nutella. Et je repense toujours à cet homme que j'avais vu à la télévision, quand j'étais petite, pendant le JT de TF1, chez mes grands-parents ; un reportage était consacré à ce mec qui n'avait toujours vécu que de pain, de chocolat et de bière, parce qu'il n'aimait rien d'autre. Il avait du bide, mais pas tellement plus que la moyenne des hommes de son âge. Je repense à lui souvent, j'imagine que ce reportage m'a marquée...
Après mes deux bières et demie, je me suis fait des tartines de Nutella en rentrant chez moi. Seule dans l'appart'. J'avais proposé à Armand de venir dormir sur mon canapé après la fête, mais je l'ai perdu (ou il m'a perdue ?), tant pis pour lui.
Ce soir, c'était la première fête Erasmus du semestre suisse, fête de bienvenue pour les étudiants étrangers venus festoyer à Zürich. La fête a lieu juste en-dessous de mon immeuble : il suffit de descendre deux escaliers et ça y est, on atteint la MJC. J'entends les basses de ma chambre.
Étienne m'avait dit qu'il avait adoré l'édition de cette fête l'année dernière, mqis qu'il ne pensait pas pouvoir venir. Armand, lui, ne voulait pas rater la première fête Erasmus du semestre.
Cette après-midi, en quittant le labo après une petite journée de manipulations épuisantes (enfin ! j'ai pu effectuer la Grande Manip' !), je vais voir Armand pour qu'on se mette d'accord sur l'heure à laquelle on se retrouve. Il convient de sonner chez moi pour que je me joigne à sa petite bande vers 22-23h. Sa petite bande : lui, un Italien qui habite dans sa résidence étudiante, et les potes de l'Italien. Ça ne m'enchante pas vraiment que l'Italien et ses amis soient là ; je ne me sens pas beaucoup d'atomes crochus avec l'Italien et j'imagine ses potes faits du même moule.
Je suis moyennement chaude quant à l'idée d'y aller avec seulement Armand, l'Italien & Co. Mais je me donne des coups de pied au cul pour me motiver : j'ai déjà raté la première soirée francophone de Zürich juste parce que j'étais démotivée, c'est la première soirée Erasmus, je ne suis jamais allée à une soirée Erasmus de ma vie, et surtout : ne pas aller à une soirée qui a lieu juste en bas de chez soi, c'est la première étape vers l'ermitage le plus complet.
Alors j'ai dîné, je me suis changée et pomponnée avec soin. Puis j'ai attendu qu'Armand sonne, entre mon ordinateur et la télévision, buvant un fond de bière (le dernier vestige des bières achetées au Aldi de Berlin avec Poulet). Un épisode de Vénus et Apollon sur Arte. Deuxième épisode de Vénus et Apollon sur Arte. News de la BBC. Un épisode de Pushing Daisies. Toujours pas d'Armand... Et il est presque minuit. J'ai le choix entre attendre, aller me coucher, y aller seule. Si ça se trouve, Armand m'a juste oubliée et il est déjà à la fête. Si ça se trouve, Armand m'a oubliée et il est en boîte ailleurs. Je me rappelle alors que j'ai décidé d'être une guerrière. Il ne sera pas dit que Laure se sera morfondue juste parce que son coloc' a décidé de s'amuser ailleurs et qu'un débile l'a oubliée. /Je ne m'entends pas si bien que ça avec Arland, parfois il m'énerve profondément. J'ai décidé de ralentir la fréquence de nos pauses prises ensemble, pas la peine de se forcer... Et il y a un post-doc français dans mon équipe si jamais je craque dans le potage anglo/germanophone./
Alors, à minuit pile, j'ai pris mon sac et mon manteau, fermé l'appartement à double-tour, et descendu la paire d'escaliers qui me menait à la fête. Devant la MJC, des punks se balançaient des bouteilles, d'autres vomissaient. Mais qu'est-ce que je fais là ? Fais demi-tour, pauvre débile, et va te coucher ! A hurlé mon cerveau. Xena réveillée en moi a juste dit Non. Hors de question que je fasse demi-tour devant les punks ; j'y suis, j'y reste, même seule. Et à 15 CHF l'entrée (10 euros), j'ai intérêt à y passer plus d'un quart d'heure.
Bonne surprise, il y a un concert en haut. L'ayant déjà fait plusieurs fois, je sais qu'assister seule à un concert n'est pas si horrible, alors je commande une bière et me place devant la scène... Sans cesser de guetter autour de moi les garçons mesurant plus d'1m85, Armand étant nettement plus grand que la moyenne de la population mâle suisse. Comme d'habitude, j'attire les couples bécoteurs et/ou dingues de rock (la danse ; les dingues de musique rock ne me dérangent pas outre-mesure, mais les couples qui dansent le rock s'arrangent toujours pour me rappeler que je ne sais absolument pas danser, que mes jambes ne se synchronisent pas avec le reste de mon corps, et que je suis dans le passage (et seule) (je déteste les danseurs de rock)).
Sauf que, un peu avant 1h, le concert s'arrête. Et je me retrouve encore seule, une bouteille à la main, mais sans concert à regarder. Regarder un DJ caresser ses platines, c'est carrément moins fun (et beaucoup plus glauque) que danser devant un groupe de rock.
Alors je retourne vers mon manteau... Parce que j'ai repéré à côté des tas de manteaux, en déposant le mien, un garçon qui avait l'air aussi seulâbre que moi. Bingo. Xena à l'intérieur de moi-même me souffle quelques répliques et j'aborde le garçon, qui se révèle sympathique. Le garçon a un poto quelques mètres plus loin, qui lui fait des signes dignes d'un entraîneur de foot, genre Vas-y gars tu vas pécho !! (à dire en patois suisse). Du coup je dis au gars d'appeler son poto, qu'on discute entre potos quoi... Le premier a un nom de saint alsacien (celui qui donne des cadeaux aux enfants sages...), le deuxième de labrador (ou de marque de mode, associé avec un Viktor), ils sont suisses, blabla. Et c'est 10 minutes plus tard, juste après que Labrador soit allé me chercher une deuxième bière, que j'aperçois Armand en train d'agiter tête et bras dans la foule.
Quand je suis allée lui parler, Armand a sous-entendu que je discutais avec deux loosers qui pendaient avoir moyen de conclure. Ça m'a très moyennement plu. J'ai arrêté de lui parler quand il l'a répété pour la troisième fois. Il n' a pas compris que je lui en voulais de m'avoir fait patienter deux heures devant ma tv puis passer une heure à la fête toute seule... Mais comme il me l'a dit 4 ou 5 fois, il était à moitié bourré. Ce qui n'est pas une raison pour me laisser patienter comme une conne sur mon canapé puis se foutre de moi quand il voit avec qui je parle. Fuck it. /Surtout que s'il n'est pas venu me chercher, c'est parce que l'Italien voulait boire quelques verres un peu plus loin avant. Fuck ! Il pouvait me proposer, je suis sur le chemin entre chez lui et le bar. Il pouvait aussi laisser son coloc' nous rejoindre. Bordel./
Bref, au final, je me sens en froid avec Armand (prévisible). Le garçon suisse au nom de saint alsacien est parti plus tôt que son poto, nous laissant tous les deux, sauf que je sentais que Labrador pensait effectivement avoir une chance d'obtenir une place sous ma couette cette nuit. Alors, le plus tôt possible, j'ai prétexté la fatigue pour me casser sur mes jambes flageolantes. J'aimerais bien revoir (en poto) le Saint, il était sympa et m'a dit qu'il prévoyait de partir faire un tour de l'Amérique du Sud dans quelques semaines - le genre de projets dont j'aime à entendre parler pendant des heures. Pas de numéro de téléphone ni d'adresse mail, je sais juste qu'il travaille dans le plus grand musée de Zürich.
La question est : demain matin, quand je me réveillerai sans alcool dans le sang mais avec une migraine carabinée, aurais-je encore l'envie de parcourir les musées zürichois juste pour me faire un poto ? /Je sais que je ne le ferai pas demain, ça ferait trop l'amoureuse pourchassante... je veux juste un poto, merde./
Ned va-t'il finir par pouvoir toucher sa copine dans Pushing Daisies ? Pourquoi OuïFM, radio rock parisienne, a-t'elle la même playliste qu'Energy Zueri (NRJ Zürich) ? Armand va-t'il s'excuser de m'avoir fait poireauter pendant des plimbes puis de ne s'être que foutu de ma gueule pendant la soirée ? Où sont passés les punks jeteurs de bouteilles ?
L'amitié fille-garçon est-elle envisageable ?
Où est passé Anton, pas venu au labo depuis trois jours (et dont le cahier de manipulations, censé toujours rester au labo, a disparu) ?
La neige s'arrêtera-t'elle un jour de tomber ?
03:51 Publié dans Contacts entre humains et moi-même | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : fête, erasmus, soirée, armand, j'ai peur de parler à des gens que je ne connais pas au secours
10 février 2009
Choucroute garnie
Honorables lecteurs, qui êtes humains : il peut arriver (un jour lointain) que vous vous trouviez dans une situation ambigüe. Au hasard : après avoir rêvé plus ou moins chaudement d'un collègue sympathique pendant la nuit, vous vous retrouvez à rougir, bafouiller et babultier telle la jeune pucelle dès que vous vous rapprochez à moins de deux mètres quarante-sept (précisément (mais ça fait combien de miles ?) de l'individu en question. En gros, le rêve vous a confusionnée, que ressentez-vous exactement, devez-vous larguer votre Poulet avant la Saint-V. (et pour la fanatique de la Saint-V. que je suis, ça serait quand même résolument dingue), le chat de Schrödinger est-il mort, la température à l'intérieur de la salle informatique va-t'elle encore prendre un degré ?
Après un week-end loin de la salle maudite, vos idées seront déjà un peu plus claires.

Le collègue sympathique est formidable mais n'est certainement pas l'homme de votre vie.
Ainsi donc, il convient de dissiper le malentendu qui aurait pu naître dans l'esprit du collègue.
Étape numéro un : tentez de détendre l'atmosphère en faisant croire que vous êtes à l'aise.
J'ai squizzé l'étape numéro 1. Trop difficile.
Étape numéro deux : détruisez à tout jamais votre sex-appeal.
Si possible, portez une polaire Quechua. Celle qui envoie clairement le message c'est de la polaire, c'est doux, mais si je porte un truc informe, doux, chaud et confortable, c'est parce que je suis dans la période durant laquelle si tu me touches, je te balance un ap chagi dans ta tronche. /Si mes souvenirs sont bons, au taekwondo, ap chagi signifie coup de pied fouetté. Le menton qui le reçoit s'en rappellera longtemps./ /En l'occurence, je ne suis pas dans cette période-là mais j'avais envie de porter ma polaire. Ne poussez pas des cris horrifiés, je suis une future chercheuse après tout, j'attends juste que la barbe me pousse./

À la cantine, choisissez le plat le plus antisexuel disponible.
Méchant coup de bol (ou chance de cocue), heute le 'restaurant universitaire' (l'appellation mérite les guillemets puisqu'on y mange grosso modo l'équivalent de surgelés Leader Price pour plus cher que des Picard) proposait en menu économique... de la choucroute. Je suis incapable de résister à de la choucroute - et aujourd'hui le chou était accompagné de rösti (prononcer reuchti), la spécialité patataise du canton.
Restez dans les sujets de conversation les plus bateau possible. La fac. Le labo. L'Allemagne, la France, la Suisse. La choucroute.

Une fois le repas terminé, quand le collègue sympathique s'affale dans sa chaise en poussant des grognements de contentement et en se serrant la panse, dites-lui qu'il a l'attitude typique d'un mec devant un match de foot.
Étape numéro trois : L'après-midi, ne lui parlez pas beaucoup. Émettez quelques (silencieux) judicieux renvois fleurant bon la saucisse teutonne. Vous pouvez vous aider d'un lecteur mp3 qui vous isolera facilement - c'est (malheureusement) dingue, le pouvoir dissuasif d'une paire d'écouteurs.
De son côté, collègue sympathique n'éprouvera pas le besoin de chercher à communiquer. Quand il partira dîner à 18h30 (les Germains soupent à l'heure où je goûte... incompatibilité gastronomique intra-européenne) il ne vous proposera pas de l'accompagner, après tout, vous n'êtes que collègues et il sait que vous n'avez pas encore faim.

Je dédicace cette choucroute à ceux qui me lisent au petit-déjeuner : bon appétit.
Mission accomplie.
Pour collègue sympathique, vous n'êtes maintenant plus une amoureuse perturbée mais... une autiste qui aime la choucroute.
Bien joué.
23:35 Publié dans Contacts entre humains et moi-même | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : anton, choucroute, collègue, deux mètres quarante-sept
03 février 2009
Gossip girl
Petra, la blonde parfaite dont je parle ici, n'est finalement pas si parfaite. Très jolie, blonde aux yeux bleus, pas un centimètre cube de graisse ; intelligente, hyper à l'aise avec tout le monde, anglais parfait, elle possède quand même un défaut que je déteste par-dessus tout : le besoin de récolter et colporter des ragots.

Pendant le week-end au ski, Gabriele s'est montrée encore plus proche que d'habitude de son maître de stage, Dieter. Toujours fourrés ensemble sur les pistes, sur le tire-fesses, à table. Le soir, après être sortis de table tous bourrés, Gabriele exprime le souhait d'une promenade et se fait accompagner par Dieter. Le lendemain matin, on apprend qu'ils sont rentrés tard, après que tout le monde soit couché, et que Dieter a fait changer Kazuo de chambre. Tout le labo se met à jaser - moi j'ai la tête dans le cul et je suis déçue que Gabriele, mon amie, ne m'ait jamais touché mot de sa relation avec Dieter.

(Ce qui est dingue, c'est que Petra ressemble un peu à Serena, physiquement.)
Quelques heures plus tard, sur les pistes, Petra me propose de partager son tire-fesses - c'étaient des tire-fesses spéciaux, en forme de pioches, conçus pour deux personnes. Et pendant la remontée, essaie de me tirer les vers du nez : So, what do you think there is between Gabriele and Dieter ? Do you think they're really together ? Je ne sais rien, je ne dis rien. Après quelques descentes, Petra reprend une pioche avec moi. So, did you talk with Gabriele ? Non, je ne lui ai pas parlé, Gabriele nous laisse avec nos suppositions.
Durant l'après-midi, je parle avec Gabriele. Je lui explique la situation et ce que tout le monde pense et n'ose pas demander ; elle ne répond pas directement, mais sous-entend qu'il n'y a rien que de l'amitié entre eux.
Et je prends la décision de faire confiance à mon amie, de lui faire confiance même si les faits parlent contre sa parole (et vu le hug que je l'ai vue attribuer à Dieter en cachette, il y a quand même grandes chances qu'elle m'ait menti...). De ne rien dire à Petra parce que je trouve ce comportement fouille-merde assez sale ; si Gabriele et Dieter essaient de rester discrets, ça ne sert à rien de brasser du vent pour savoir ce qu'il y a vraiment... Et au final, ce ne sont pas nos oignons.

Pour le retour à Zürich, je suis à l'arrière de la voiture de Petra, qui discute en allemand avec un autre étudiant. Je m'endors pour une heure et quand je me réveille, j'écoute silencieusement la conversation des deux à l'avant. En allemand, je ne comprends pas grand-chose, mais je saisis des bribres. Was denkst du... Gabriele... Dieter ? Ahaha... Albert gesagt mir, dass er sie gesehen hatte... (Qu'est-ce que tu penses... Gabriele et Dieter ? Albert m'a dit qu'il les avait vus...) Je ferme mes oreilles. Elle m'énerve. Ça m'horripile de savoir qu'elle a passé la journée à cogiter sur cette histoire, à cuisiner tout le monde. Ça m'horrifie de deviner que sa gentillesse sur la remontée des pentes n'était sans doute dû qu'à une soif perverse d'informations qu'elle pensait étancher grâce à moi, l'amie de Gabriele.
Alors, même si je suis toujours déçue que Gabriele me mente à propos de Dieter, je me calme en pensant que je ne serai pas comme Petra. Je ne suis peut-être pas aussi jolie, je n'ai pas de superbes cheveux blonds ni d'aisance avec les autres, mais je ne serai pas l'horrible fouineuse et colporteuse de ragots que je détesterais être. Je repense aussi à Célimène, qui est toujours mon amie même si elle m'a menti pendant quatre ans à propos de sa liaison avec son ancien prof. Au fait qu'il y a des gens qui savent dire les choses, d'autres pas ; au fait que je n'ai toujours pas mentionné Poulet au labo, parce que les seuls événements qui pourraient m'y pousser sont nos visites fréquentes (image de la nunuche amoureuse...) ou le fait que mon lit se soit effondré sous nous durant la première nuit de son séjour ici (image de la grosse cochonne qui passe sa nuit à baiser comme une tigresse).

Une des choses qui m'attristent le plus, c'est de savoir qu'alors qu'elle se montre souvent vraiment sympa, je ne pourrai jamais faire confiance à Petra. De peur que tout le labo soit au courant des moindres détails de ma vie privée en l'espace de quelques heures. Bonjour, ici Radio Petra, quelqu'un peut-il m'apporter des nouvelles fraîches ?
Je parle parfois de la vie privée des gens à Poulet, parfois sur mon blog ; en général, je parle de la vie privée de certains seulement à des gens qu'ils ne connaissent pas du tout. Je ne suis pas Closer, je ne suis pas télé-réalité, je ne suis pas Gossip Girl. Et je n'ai aucune envie de le devenir. [Même si effectivement, j'aimerais bien savoir ce qu'il y a entre Gabriele et Dieter. Depuis quand, de quelle intensité, les détails romanesques ; mélange de curiosité malsaine et d'avidité romantique !]
23:32 Publié dans Contacts entre humains et moi-même | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : petra, gabriele, dieter, oignon, gossip girl, ragots
03 février 2008
Nice to meet you !
Chéri est arrivé vendredi[, juste après mon cours de taekwondo. Deux heures avant son arrivée, je m'étais rendu compte que je n'avais pas pensé à emporter de débardeur de sport : j'avais le dobok mais rien pour aller en-dessous ! Précision, le dobok c'est aussi décolleté qu'un peignoir de bain. J'ai du mettre mon T-shirt de la journée, qui s'est retrouvé trempé : après la séance, je suis restée en soutien-gorge sous mon pll en acrylique... Et pour le reste de la soirée, Chéri m'a prêté un de ses vieux T-shirts !]
Pendant le week-end, j'ai subi la totale entourage.
Samedi après-midi, il rend des jeux à son meilleur ami. On se retrouve au café avec un autre mec. Le meilleur ami insiste pour qu'on reste dehors, en terrasse pour qu'il puisse fumer le cigare qu'il avait apporté. Comme je venais de me faire refuser au don du sang parce que j'avais un mal de gorge, j'étais un peu vénère (sur Paris, il fait 10°C avec rafales de vent). A part ça, le mec m'a paru prétentieux - mais j'étais hors du coup, crevée à cause de mon baby-sitting, donc pas objective.
Samedi soir, ça y est, je dîne avec ses parents en présence du frère aîné. Bon repas (ses parents adorent cuisiner) mais ambiance tendue. Ils ont commencé à batailler sur l'opportunisme des idoles écolo : vingt minutes à surenchérir, à ne pas s'écouter, à parler de plus en plus fort, à jouer à une sorte de combat de mâles dominants (sa mère était calme. Ouf). Pendant ce temps-là... J'écoutais le "débat", mais dès que 'avais envie de l'ouvrir, personne ne m'écoutait. Je commençais une phrase et quelqu'un d'autre (le grand frère ou le père) faisait de même à mon troisième mot, avec 20 décibels de plus. J'ai abandonné et vraiment trouvé le temps long... Ce week-end, j'ai eu l'impression que son père n'en avait vraiment rien à foutre de moi. Il ne me regarde même pas quand je parle. (alors que je trouve sa mère adorable !)
En tout, une quinzaine de personnes.
Je sais bien qu'on ne peut pas se faire aimer de tout le monde, mais j'ai essayé. Rire aux blagues des amis, essayer de participer aux conversations. Impression de passer à côté de la plaque.
Je sais bien qu'on ne peut pas aimer tout le monde. D'tes façons,pas assez de place dans mon coeur d'archi-chaud.
Beh heureusement, parce qu'il est hors de question que je me mette à aimer des gens qui n'en ont rien à foutre de moi. Je suis transparente pour certains de ses amis ? Ok, je les évite et j'essaye d'aller vers ceux que je connais mois. On sait jamais, sur un malentendu, ça peut marcher. Son père se tartine de ma vie comme si j'étais une latte de parquet ? Ok, c'est réciproque, il est hors de question que je rentre dans ton jeu : je fais la normale et je continuerai à plaindre ta femme !
Et ça, c'est dans ton cul.
Heureusement, NON ce n'est pas celui du père de Chéri.
22:55 Publié dans Contacts entre humains et moi-même, Tout ça c'est de sa faute à LUI, là | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : ET, amis, Chéri, Roswell, rencontres, dispute, conversation
21 janvier 2008
Et ça repart !
Et c'est reparti pour un tour.
Tout va presque bien avec Chéri. Quand l'angoisse est revenue, vendredi soir, je lui ai dit d'aller se faire foutre (à l'angoisse hein... pas à Chéri) et elle n'a plus reparu. Bene. J'avais décidé que ce serait l'heure de vérité ; si ça se passait mal, préparer la rupture. Ca s'est très bien passé - je m'accrocherai au souvenir de ce week-end dès que j'aurai un coup de blues.
D'ailleurs, je crois bien qu'il a adoré la robe rouge. Elle a un peu beaucoup surpris mes amies, qui n'ont pas l'habitude de me voir habillée en fille. J. s'était déguisée en Spice Punk (enfin, c'est ce que j'ai compris), P. en Mélanie B., Anita en schooler et une autre potesse en garde du Palais Royal (elle avait fabriqué tout son déguisement !). À côté, je faisais presque pâle figure - surtout qu'une des boucles d'oreille en coeur que j'avais fabriquées de mes petites mimines s'est décollée ! Mais au moins, je me sentais jolie. J'en ai un peu profité. Dans ma tête, y a une petite place pour Lancelot et il a passé la soirée quasi-seul. Ana a dansé et bu, lui est resté les fesses sur sa chaise la moitié du temps - je suis allée lui parler. L'amitié fille-garçon, j'y crois ; mais j'ai beau faire tous les efforts que je peux, si je deviens trop proche d'un garçon, il restera toujours une part de séduction. Même si je suis prise, que le garçon en question est pris, qu'il mange la bouche ouverte, renifle bruyamment et est fan de cheese-burgers. Bref, j'avais envie de lui plaire. Pas ma faute, monsieur l'Agent... Tant que je sais où je vais, tout ira bien.
J'ai reçu un mail de Romain (le mec avec qui je sortais quand je suis tombée amoureuse de Chéri). J'avais répondu à sa carte de voeux 2008, en y mettant un ton un peu froid parce qu'il n'avait pas répondu à mon dernier mail. Il a gardé le même ton distant en m'expliquant que vu ce mail, on n'avait plus grand-chose à voir l'un avec l'autre. J'ai relu le mail en question, et ô seigneur ! J'en suis sur le cul. C'est le genre de trucs que j'écrirais à J., P. ou Anita, mais certainement pas à une personne avec qui je n'ai eu aucun contact depuis un an. Sans blague, j'avais même écrit caca... Faut dire que j'avais été quelque peu éprouvée, c'était peu après la dernière fois que j'ai revu les amies avec qui j'ai rompu, et un quart d'heure après avoir appris pour Littlefrench. Bref, en relisant, j'ai eu un peu honte de moi. Et je comprendrais presque qu'il ne m'ait jamais répondu puis traitée de conne loufoque (hmm, j'ai légèrement extrapolé mais je sens que c'était sous-entendu !). Presque. Ca va saigner !
Mes vrais cours ont repris. Finie la belle semaine d'éco en jeu de rôle, bonjour les cours un peu chiants... Dans la nouvelle fac, en plus. Ca y est, il semblerait que toute ma fac a enfin déserté l'ancien campus pour le nouveau. J'essaye de m'habituer, mais je préférais largement l'ancienne, globalement.
Toujours à la bourre. J'ai appris ce matin que j'étais désignée (en tête de liste...) pour travailler l'article scientifique en anglais de mon choix et l'exposer à la populace (15-20 personnes, c'est peu mais j'ai la trouille) demain aprèm'. Glups.
J'ai regardé les pages du New York Times, de Newsweek et du Guardian. Globalement, j'ai trouvé les articles du Guardian beaucoup plus intéressants (y en avait un sympa sur une bactérie qui attaquait les gays dans le New York Times, mais j'ai un peu les foies de devoir parler sexe et anus en cours) Finalement, mon choix s'est porté sur les effets de la caféine sur les femmes enceintes.
En bref : tout revient à la normale. C'est tant mieux comme ça ? Je suppose que oui.

Ha, et puis, pour ceux qui s'inquiètent pour ma santé pédestre (je sais qu'il y en a !) : avant de me recouvrir généreusement les ongles de vernis rouge, j'ai montré mon gros orteil à mon papa qui m'a dit que ça ne ressemblait pas à une mycose (bah quoi, j'en ai jamais eu moi, je sais pas à quoi ça ressemble o:-) ) et que l'ongle avait l'air d'être décollé... Que nenni, lui dis-je, comment veux-tu que mon ongle se décolle alors que le blanc est parfaitement à sa place ? Réponse m'est arrivée le soir même, en voyant que mes salomés avaient fait complètement partir mon vernis sur un quart de l'ongle seulement, l'endroit même où il y a décollement... Ouf. Nan mais sans blague, vous m'imaginez aller au taekwondo (sport de pieds par excellence) avec une mycose ? Et comment je ferais pour avoir ma ceinture verte, moi ?
30 décembre 2007
sexki à ixx
Deux Noëls :
Dans le Nord, puis à Chamonixx. Avec la grande famille paternelle, puis dans l'intimité avec juste mes parents et mes deux soeurs.
Niveau cadeauxx... Ca faisait longtemps que j'avais eu aussi peu ! Ca m'a fait tout bizarre. Même si en fait, j'ai été plutôt gâtée : de la part de mon cousin, j'ai reçu ça :

que j'avais demandé expressément.
Et, hmmm, une "lampe-porte-bougie-chauffe-plat" qui ne m'a pas vraiment plu,mais mon cousin ne me connaît pas tellement bien... En fait, pour le Noël en Grande Famille, on a un système de tirage au sort pour les cadeaux entre "adultes". Chacun tire quelqu'un d'autre au sort et doit lui offrir un cadeau, entre 25 et 100€ selon la personne... Mon cousin (le mari de ma cousine, histoire de compliquer les choses) m'a tirée au sort, et moi j'avais tiré un autre cousin - qui se trouve être le beau-frère de celui qui m'a offert le cadeau. Je lui ai fabriqué des truffes (d'après la recette de Luciole en couleurs) et ma mère lui a acheté pour moi un coffret de chaussettes (une paire par jour pendant une semaine) dans un magasin cher.
Pour la première fois depuis longtemps, j'ai apprécié le Noël en famille. Mes cousins plus jeunes ont enfin passé la puberté et sont plus accessibles. Et il n'y a que deux personnes qui m'ont demandé ce que je faisais cette année et pourquoi je n'étais pas en école de paysagisme (parce que j'ai raté le concouuuuuuuurs !).
Le 24, soir de notre arrivée à Chamonixx, ma mère avait prévu une raclette. Inutile de dire que depuis, mes bras et mes cuisses sont entièrement faits de fromage !
J'ai tristement regardé ma famille recevoir leurs cadeaux, parce que je n'ai eu qu'un seul paquet ; mais pas des moindres: un lecteur mp3.
Celui-là même, mais en blanc.
Le problème, ce n'est pas qu'il n'est pas bien. Je ne l'ai pas encore essayé.
Le problème, c'est que ma petite soeur de 14 ans s'est fait offrir le dernier iPod Nano par son parrain. Et qu'elle a reçu une grosse enveloppe de sa marraine. Bref, le soir de Noël, au moment des cadeaux, j'étais jalouse et plutôt d'humeur à casser des briques, alors qu'il n'y a franchement pas de quoi !
Sinon, sur Chamonixx, tout s'est bien passé. J'ai skié 3 jours pendant 5h d'affilée, j'étais affublée d'une splendide combi rose pâle et j'arrivais presque à m'en foutre, j'étais très laide avec mes bonnet, grosses lunettes et écharpe. Comment font les autres pour être sexy au ski (pour être sexki) ? Je veux la recette. J'ai visité un bout de Suisse et je n'ai même pas vu de vache. J'ai mangé du boudin et téléphoné près de la cheminée de la résidence. Et bu du vin chaud. Et assisté à la messe de Noël. Je voulais me faire des potos mais je n'ai parlé à personne... en partie aprce que Chamonixxest peuplée aux 3/4 d'Anglais !
Bref, ce fut une bonne semaine de vacances, et j'étais triste de revenir à Paris ! La montagne me manque.
14:55 Publié dans Baroudage, Contacts entre humains et moi-même, Manger !!!, On s'en va ?, Un bouquin ? | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : ski, chamonix, noël
11 novembre 2007
Allô la Terre, ici la Lune
Problèmes de communication en passe d'être réglés avec Chéri.
Lui ai dit ce que j'avais sur le coeur parfois, certains trucs que j'aimais pas, le mal que j'avais à lui en parler. Bizarrement, ça coule mieux maintenant.
Pareil pour lui, on a discuté de trucs qui l'avaient blessé - j'en étais consciente et j'avais l'impression de ne pas pouvoir faire autrement, je m'en suis excusée.
C'est déjà important, même si je trouve ça étrange de tout dire et tout savoir. Tout dire sur ce que je ressens, tout savoir sur ce qu'il ressent, c'est vraimetn nouveau pour moi qui circulais toujours entre les non-dits et les devinettes.
Je lui ai dit ce que je craignais, je lui ai confié ce que je ressentais quand je le voyais parler seul avec Anita, on s'est raconté ce qu'il y avait eu avant (même si ça fait déjà presque 1 an et demi), je lui ai signalé que parfois j'avais peur de compter moins pour lui que son réseau social lyonnais, je lui ai dit que pour moi, lui parler était juste l'activité la plus prioritaire que je pouvais avoir, je lui ai expliqué comment c'était pour moi l'année dernire (quand il travaillait non-stop, qu'on ne se voyait qu'en cours et quelques heures le samedi soir, et que j'avais l'impression d'être bien moins importante que son boulot).
Je lui ai aussi exprimé ce que je pensais de moi, les choses que d'habitude je n'écris qu'ici, que j'avais souvent honte d'être égoïste, que je me sentais seule, que j'avais l'impression d'avoir perdu énormément de choses depuis l'année dernière...

Il m'a dit que l'année dernière il s'était dit la même chose que moi à propos de son hypothétique départ pour Lyon, qu'il pensait qu'on devrait sans doute rompre s'il s'en allait - et finalement, on est un peu sur le cul tous les deux de s'en sortir si bien.
On a aussi bien déliré sur nos passés romantico-amoureux respectifs. Révélations des deux côtés - et il était étonné que j'en devine autant sur lui !
Mais le plus important pour moi, ce n'est pas ça, même si je suis heureuse que mon problème de blocage communicatif commence à se résoudre.
Le plus important, ça s'est passé il y a quelques jours, et je brûlais d'envie de l'écrire et de le déclamer à la planète entière.
L'aut' soir, Chéri m'a dit qu'il aimerait qu'on vive ensemble.
Ca fait tellement longtemps que j'en ai envie ! Et apparemment, lui aussi. Je n'avais pas osé lui dire parce que je ne le sentais pas très chaud pour un engagement de ce genre, je me demandais ce qui se passerait si jamais il me disait que c'était mort. [J'avais discuté avec une amie qui est avec son copain depuis 3 ans et qui le teste aussi, elle était dégoûtée parce qu'il est plus que froid sur la question... Elle a aussi très peur, parce qu'elle part pour trois mois à l'étranger en stage et qu'elle ne sait pas s'il l'aura attendue à son retour... dans ces conversations-là, je me rends compte de la chance que j'ai] Bref, je lui ai confié que je n'avais pas osé lui en parler, et il m'a dit que c'était bête puisque lui aussi. A ce rythme-là, c'est clair qu'on n'était pas rendus.
Bref, la vie n'est pas encore mervi- merva- merveilleuse, mais je sens qu'elle va le devenir dans pas si longtemps...
Bientôt je goûterai à la joie des soirées tv à deux, de la lunette des toilettes relevée, des boxers sales par terre et de l'amûûûûûûûûûûr tous les soirs !
Enfin, j'espère. Puisque pour ça, il faudra qu'on se remette à étudier au même endroit, c'est pas gagné.

16:10 Publié dans Contacts entre humains et moi-même, Tout ça c'est de sa faute à LUI, là | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : amour, vie à deux, jeunesse, folie, communication
08 novembre 2007
Mazeltov ?
Je deviens une vraie mère juive !

Non, je ne me convertis pas au judaïsme, merci bien - les aperçus que j'ai de la pratique de cette religion dans mon quartier (communautarisme ultra-poussé) ne sont pas très encourageants, et puis crotte, je ne sais même pas si je crois au Créateur ou pas.
C'est juste que depuis quelques jours, je m'inquiète.
Je m'inquiète pour moi, d'abord, parce que charité bien ordonnée commence par soi-même : est-ce que ça va marcher, tous ces travaux pratiques ? Est-ce que je vais me réintéresser à mon cursus ? Est-ce que je vais enfin savoir me remettre à travailler ? Est-ce que je vais savoir me refaire des amis ? Est-ce que je vais avoir ma ceinture jaune de taekwondo ? (trop existentielle la question, grave quoi)
Je m'inquiète pour Lancelot, que je savais adepte de la fumette, mais pas à plus d'une fois par jour. [Surtout que pendant les séances de TP, c'est légèrement relou]
Et pour Ana, puisqu'elle est donc vachement plus exposée à la fumette depuis qu'elle sort avec Lancelot. Je la sens un peu fragile parfois, et je n'ai pas envie qu'elle se paume là-dedans...
Je m'inquiète pour P., qui a boum-boum-crac-craqué à une soirée d'Ana alors qu'elle était cuite, je ne sais absolument pas si elle s'est protégée, et je n'ose pas du tout lui en parler parce que ça fait longtemps qu'on ne se parle plus vraiment... [Remarquez, c'est Ana qui m'a raconté ça, mais je sais même pas s'il y a eu effectivement plus que gros pelotage....] Et si elle se retrouvait avec un P. junior dans le bidon ? Et si le mec lui avait transmis une *maladie honteuse* (beurk alors) ?
Je m'inquiète aussi pour Alphonsine, parce que d'après Maria elle ne mange plus. La dernière fois que je l'ai vue, il y a un mois, elle disait qu'elle avait perdu quelques kilos - et comme elle est mince, ça se voit beaucoup - mais je pensais que c'était passager. Et je parle encore moins souvent à Alphonsine qu'à P., maintenant.
Et puis, je m'inquiète aussi pour Chéri, qui ne travaille pas vraiment au max et passe beaucoup de son temps dans les soirées. En moyenne, plus d'une par semaine, avec bourrage de gueule à la clé dans pas mal de cas. Déjà, je ne trouve pas ça top-top qu'il passe tant de temps à faire la fête (sans moi), et en plus ça me vexe parce que je n'arrivais absolument pas à le débaucher à cette époque l'année dernière. Et puis, l'alcool systématique, ça me fait peur.
Ho nooooooon. En plus d'être mère/tante juive, je deviens Mamie. Sans blague, quand je me relis, j'ai l'impression d'être une vieille réac' prout-prout à caniche...
Surtout que je m'inquiète surtout vis-à-vis de phénomènes (herbe, coucheries irréfléchies, fête et alcool à flots) que je n'ai jamais expérimentés.
Alors ? Est-ce qu'il faudrait que j'arrête de m'inquiéter, que je me lâche un peu plus - que j'accepte une taffe de la cigarette magique de Lancelot, que je sorte pour de vrai, que je me saoule ? [Ha mon Dieu, en tapant "saoule" sur Goooogle on tombe sur le témoignage d'un mec qui a abusé de sa soeur pendant qu'elle était bourrée, c'est dégueulasse !!] Bah non. J'ai pas envie.
En tant que jeune fille raisonnable, je crois que je préfère m'inquiéter pour ceux qui sont de l'autre côté de la barrière - tout en les enviant, évidemment.
Bon, bah je vais aller m'acheter un caniche.
Et un manteau pour caniche, aussi.
Pas pour moi hein, le manteau de caniche. Pour le caniche !
(Désolée, je crois que j'ai pété un boulon. C'est sûrement à cause de P.D.)
20:40 Publié dans Contacts entre humains et moi-même | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note












