03 février 2008

Nice to meet you !

Chéri est arrivé vendredi[, juste après mon cours de taekwondo. Deux heures avant son arrivée, je m'étais rendu compte que je n'avais pas pensé à emporter de débardeur de sport : j'avais le dobok mais rien pour aller en-dessous ! Précision, le dobok c'est aussi décolleté qu'un peignoir de bain. J'ai du mettre mon T-shirt de la journée, qui s'est retrouvé trempé : après la séance, je suis restée en soutien-gorge sous mon pll en acrylique... Et pour le reste de la soirée, Chéri m'a prêté un de ses vieux T-shirts !] 

Pendant le week-end, j'ai subi la totale entourage.

Vendredi soir, apéro/dîner-pizzas/glandouille chez un de ses amis de fac, avec une dizaine de personnes que je connaissais déjà un peu. Ils ont tous bu sauf nous (j'avais un baby-sitting nocturne, il conduisait), les blagues graveleuses se sont enchaînées. Lourdingue. Impression de ne pas être du même monde.
 
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Samedi après-midi, il rend des jeux à son meilleur ami. On se retrouve au café avec un autre mec. Le meilleur ami insiste pour qu'on reste dehors, en terrasse pour qu'il puisse fumer le cigare qu'il avait apporté. Comme je venais de me faire refuser au don du sang parce que j'avais un mal de gorge, j'étais un peu vénère (sur Paris, il fait 10°C avec rafales de vent). A part ça, le mec m'a paru prétentieux - mais j'étais hors du coup, crevée à cause de mon baby-sitting, donc pas objective.

Samedi soir, ça y est, je dîne avec ses parents en présence du frère aîné. Bon repas (ses parents adorent cuisiner) mais ambiance tendue. Ils ont commencé à batailler sur l'opportunisme des idoles écolo : vingt minutes à surenchérir, à ne pas s'écouter, à parler de plus en plus fort, à jouer à une sorte de combat de mâles dominants (sa mère était calme. Ouf). Pendant ce temps-là... J'écoutais le "débat", mais dès que 'avais envie de l'ouvrir, personne ne m'écoutait. Je commençais une phrase et quelqu'un d'autre (le grand frère ou le père) faisait de même à mon troisième mot, avec 20 décibels de plus. J'ai abandonné et vraiment trouvé le temps long... Ce week-end, j'ai eu l'impression que son père n'en avait vraiment rien à foutre de moi. Il ne me regarde même pas quand je parle. (alors que je trouve sa mère adorable !) 

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Cactus et Pissenlits : le blog des Mâles Dominants ! 

 

En tout, une quinzaine de personnes. 

Je sais bien qu'on ne peut pas se faire aimer de tout le monde, mais j'ai essayé. Rire aux blagues des amis, essayer de participer aux conversations. Impression de passer à côté de la plaque.

Je sais bien qu'on ne peut pas aimer tout le monde. D'tes façons,pas assez de place dans mon coeur d'archi-chaud. 

Beh heureusement, parce qu'il est hors de question que je me mette à aimer des gens qui n'en ont rien à foutre de moi. Je suis transparente pour certains de ses amis ? Ok, je les évite et j'essaye d'aller vers ceux que je connais mois. On sait jamais, sur un malentendu, ça peut marcher. Son père se tartine de ma vie comme si j'étais une latte de parquet ? Ok, c'est réciproque, il est hors de question que je rentre dans ton jeu : je fais la normale et je continuerai à plaindre ta femme !
Et ça, c'est dans ton cul. 

 

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Malheureusement, NON ce n'est pas mon cul.
Heureusement, NON ce n'est pas celui du père de Chéri.

 

21 janvier 2008

Et ça repart !

Et c'est reparti pour un tour.

Tout va presque bien avec Chéri. Quand l'angoisse est revenue, vendredi soir, je lui ai dit d'aller se faire foutre (à l'angoisse hein... pas à Chéri) et elle n'a plus reparu. Bene. J'avais décidé que ce serait l'heure de vérité ; si ça se passait mal, préparer la rupture. Ca s'est très bien passé - je m'accrocherai au souvenir de ce week-end dès que j'aurai un coup de blues.
D'ailleurs, je crois bien qu'il a adoré la robe rouge. Elle a un peu beaucoup surpris mes amies, qui n'ont pas l'habitude de me voir habillée en fille. J. s'était déguisée en Spice Punk (enfin, c'est ce que j'ai compris), P. en Mélanie B., Anita en schooler et une autre potesse en garde du Palais Royal (elle avait fabriqué tout son déguisement !). À côté, je faisais presque pâle figure - surtout qu'une des boucles d'oreille en coeur que j'avais fabriquées de mes petites mimines s'est décollée ! Mais au moins, je me sentais jolie. J'en ai un peu profité. Dans ma tête, y a une petite place pour Lancelot et il a passé la soirée quasi-seul. Ana a dansé et bu, lui est resté les fesses sur sa chaise la moitié du temps - je suis allée lui parler. L'amitié fille-garçon, j'y crois ; mais j'ai beau faire tous les efforts que je peux, si je deviens trop proche d'un garçon, il restera toujours une part de séduction. Même si je suis prise, que le garçon en question est pris, qu'il mange la bouche ouverte, renifle bruyamment et est fan de cheese-burgers. Bref, j'avais envie de lui plaire. Pas ma faute, monsieur l'Agent... Tant que je sais où je vais, tout ira bien. 

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J'ai reçu un mail de Romain (le mec avec qui je sortais quand je suis tombée amoureuse de Chéri). J'avais répondu à sa carte de voeux 2008, en y mettant un ton un peu froid parce qu'il n'avait pas répondu à mon dernier mail. Il a gardé le même ton distant en m'expliquant que vu ce mail, on n'avait plus grand-chose à voir l'un avec l'autre. J'ai relu le mail en question, et ô seigneur ! J'en suis sur le cul. C'est le genre de trucs que j'écrirais à J., P. ou Anita, mais certainement pas à une personne avec qui je n'ai eu aucun contact depuis un an. Sans blague, j'avais même écrit caca... Faut dire que j'avais été quelque peu éprouvée, c'était peu après la dernière fois que j'ai revu les amies avec qui j'ai rompu, et un quart d'heure après avoir appris pour Littlefrench. Bref, en relisant, j'ai eu un peu honte de moi. Et je comprendrais presque qu'il ne m'ait jamais répondu puis traitée de conne loufoque (hmm, j'ai légèrement extrapolé mais je sens que c'était sous-entendu !). Presque. Ca va saigner !

Mes vrais cours ont repris. Finie la belle semaine d'éco en jeu de rôle, bonjour les cours un peu chiants... Dans la nouvelle fac, en plus. Ca y est, il semblerait que toute ma fac a enfin déserté l'ancien campus pour le nouveau. J'essaye de m'habituer, mais je préférais largement l'ancienne, globalement.
Toujours à la bourre. J'ai appris ce matin que j'étais désignée (en tête de liste...) pour travailler l'article scientifique en anglais de mon choix et l'exposer à la populace (15-20 personnes, c'est peu mais j'ai la trouille) demain aprèm'. Glups.
J'ai regardé les pages du New York Times,  de Newsweek et  du Guardian. Globalement, j'ai trouvé les articles du Guardian beaucoup plus intéressants (y en avait un sympa sur une bactérie qui attaquait les gays dans le New York Times, mais j'ai un peu les foies de devoir parler sexe et anus en cours) Finalement, mon choix s'est porté sur les effets de la caféine sur les femmes enceintes.

En bref : tout revient à la normale. C'est tant mieux comme ça ? Je suppose que oui. 


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Ha, et puis, pour ceux qui s'inquiètent pour ma santé pédestre (je sais qu'il y en a !) : avant de me recouvrir généreusement les ongles de vernis rouge, j'ai montré mon gros orteil à mon papa qui m'a dit que ça ne ressemblait pas à une mycose (bah quoi, j'en ai jamais eu moi, je sais pas à quoi ça ressemble o:-) ) et que l'ongle avait l'air d'être décollé... Que nenni, lui dis-je, comment veux-tu que mon ongle se décolle alors que le blanc est parfaitement à sa place ? Réponse m'est arrivée le soir même, en voyant que mes salomés avaient fait complètement partir mon vernis sur un quart de l'ongle seulement, l'endroit même où il y a décollement... Ouf. Nan mais sans blague, vous m'imaginez aller au taekwondo (sport de pieds par excellence) avec une mycose ? Et  comment je ferais pour avoir ma ceinture verte, moi ?
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30 décembre 2007

sexki à ixx

Deux Noëls :

Dans le Nord, puis à Chamonixx. Avec la grande famille paternelle, puis dans l'intimité avec juste mes parents et mes deux soeurs.

Niveau cadeauxx... Ca faisait longtemps que j'avais eu aussi peu ! Ca m'a fait tout bizarre. Même si en fait, j'ai été plutôt gâtée : de la part de mon cousin, j'ai reçu ça :

que j'avais demandé expressément.

Et, hmmm, une "lampe-porte-bougie-chauffe-plat" qui ne m'a pas vraiment plu,mais mon cousin ne me connaît pas tellement bien... En fait, pour le Noël en Grande Famille, on a un système de tirage au sort pour les cadeaux entre "adultes". Chacun tire quelqu'un d'autre au sort et doit lui offrir un cadeau, entre 25 et 100€ selon la personne... Mon cousin (le mari de ma cousine, histoire de compliquer les choses) m'a tirée au sort, et moi j'avais tiré un autre cousin - qui se trouve être le beau-frère de celui qui m'a offert le cadeau. Je lui ai fabriqué des truffes (d'après la recette de Luciole en couleurs) et ma mère lui a acheté pour moi un coffret de chaussettes (une paire par jour pendant une semaine) dans un magasin cher.

Pour la première fois depuis longtemps, j'ai apprécié le Noël en famille. Mes cousins plus jeunes ont enfin passé la puberté et sont plus accessibles. Et il n'y a que deux personnes qui m'ont demandé ce que je faisais cette année et pourquoi je n'étais pas en école de paysagisme (parce que j'ai raté le concouuuuuuuurs !).

Le 24, soir de notre arrivée à Chamonixx, ma mère avait prévu une raclette. Inutile de dire que depuis, mes bras et mes cuisses sont entièrement faits de fromage ! 

J'ai tristement regardé ma famille recevoir leurs cadeaux, parce que je n'ai eu qu'un seul paquet ; mais pas des moindres: un lecteur mp3.

 

Lecteur MP3 SONY NW-DB105

 

Celui-là même, mais en blanc. 

Le problème, ce n'est pas qu'il n'est pas bien. Je ne l'ai pas encore essayé.

Le problème, c'est que ma petite soeur de 14 ans s'est fait offrir le dernier iPod Nano par son parrain. Et qu'elle a reçu une grosse enveloppe de sa marraine. Bref, le soir de Noël, au moment des cadeaux, j'étais jalouse et plutôt d'humeur à casser des briques, alors qu'il n'y a franchement pas de quoi !

 

Sinon, sur Chamonixx, tout s'est bien passé. J'ai skié 3 jours pendant 5h d'affilée, j'étais affublée d'une splendide combi rose pâle et j'arrivais presque à m'en foutre, j'étais très laide avec mes bonnet, grosses lunettes et écharpe. Comment font les autres pour être sexy au ski (pour être sexki) ? Je veux la recette. J'ai visité un bout de Suisse et je n'ai même pas vu de vache. J'ai mangé du boudin et téléphoné près de la cheminée de la résidence. Et bu du vin chaud. Et assisté à la messe de Noël. Je voulais me faire des potos mais je n'ai parlé à personne... en partie aprce que Chamonixxest peuplée aux 3/4 d'Anglais !

 

Bref, ce fut une bonne semaine de vacances, et j'étais triste de revenir à Paris ! La montagne me manque.

 

11 novembre 2007

Allô la Terre, ici la Lune

Problèmes de communication en passe d'être réglés avec Chéri.

Lui ai dit ce que j'avais sur le coeur parfois, certains trucs que j'aimais pas, le mal que j'avais à lui en parler. Bizarrement, ça coule mieux maintenant.
Pareil pour lui, on a discuté de trucs qui l'avaient blessé - j'en étais consciente et j'avais l'impression de ne pas pouvoir faire autrement, je m'en suis excusée. 

C'est déjà important, même si je trouve ça étrange de tout dire et tout savoir. Tout dire sur ce que je ressens, tout savoir sur ce qu'il ressent, c'est vraimetn nouveau pour moi qui circulais toujours entre les non-dits et les devinettes.

Je  lui ai dit ce que je craignais, je lui ai confié ce que je ressentais quand je le voyais parler seul avec Anita, on s'est raconté ce qu'il y avait eu avant (même si ça fait déjà presque 1 an et demi), je lui ai signalé que parfois j'avais peur de compter moins pour lui que son réseau social lyonnais, je lui ai dit que pour moi, lui parler était juste l'activité la plus prioritaire que je pouvais avoir, je lui ai expliqué comment c'était pour moi l'année dernire (quand il travaillait non-stop, qu'on ne se voyait qu'en cours et quelques heures le samedi soir, et que j'avais l'impression d'être bien moins importante que son boulot).
Je lui ai aussi exprimé ce que je pensais de moi, les choses que d'habitude je n'écris qu'ici, que j'avais souvent honte d'être égoïste, que je me sentais seule, que j'avais l'impression d'avoir perdu énormément de choses depuis l'année dernière...

 

photo téléphone en fourrure rose pink

 

 

Il m'a dit que l'année dernière il s'était dit la même chose que moi à propos de son hypothétique départ pour Lyon, qu'il pensait qu'on devrait sans doute rompre s'il s'en allait - et finalement, on est un peu sur le cul tous les deux de s'en sortir si bien.
On a aussi bien déliré sur nos passés romantico-amoureux respectifs. Révélations des deux côtés - et il était étonné que j'en devine autant sur lui !

 

Mais le plus important pour moi, ce n'est pas ça, même si je suis heureuse que mon problème de blocage communicatif commence à se résoudre.
Le plus important, ça s'est passé il y a quelques jours, et je brûlais d'envie de l'écrire et de le déclamer à la planète entière.
L'aut' soir, Chéri m'a dit qu'il aimerait qu'on vive ensemble.
Ca fait tellement longtemps que j'en ai envie ! Et  apparemment, lui aussi. Je n'avais pas osé lui dire parce que je ne le sentais pas très chaud pour un engagement de ce genre, je me demandais ce qui se passerait si jamais il me disait que c'était mort. [J'avais discuté avec une amie qui est avec son copain depuis 3 ans et qui le teste aussi, elle était dégoûtée parce qu'il est plus que froid sur la question... Elle a aussi très peur, parce qu'elle part pour trois mois à l'étranger en stage et qu'elle ne sait pas s'il l'aura attendue à son retour... dans ces conversations-là, je me rends compte de la chance que j'ai] Bref, je lui ai confié que je n'avais pas osé lui en parler, et il m'a dit que c'était bête puisque lui aussi. A ce rythme-là, c'est clair qu'on n'était pas rendus. 

Bref, la vie n'est pas encore mervi- merva- merveilleuse, mais je sens qu'elle va le devenir dans pas si longtemps...
Bientôt je goûterai à la joie des soirées tv à deux, de la lunette des toilettes relevée, des boxers sales par terre et de l'amûûûûûûûûûûr tous les soirs !
Enfin, j'espère. Puisque pour ça, il faudra qu'on se remette à étudier au même endroit, c'est pas gagné.

 

 

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Je dessine super bien sur Paint, quand même. 

 

08 novembre 2007

Mazeltov ?

Je deviens une vraie mère juive !

 

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(trop d'avantages, on avait même droit à des transferts gratos pour customiser sa veste pendant la Guerre !) 
 
(C'est Chéri qui m'a dit que Pierre Desproges avait dit qu'on avait le droit de rire de tout, me lancez pas de cailloux ! Allez plutôt cracher sur la tombe de P.D. au Père Lachaise) 

 

Non, je ne me convertis pas au judaïsme, merci bien - les aperçus que j'ai de la pratique de cette religion dans mon quartier (communautarisme ultra-poussé) ne sont pas très encourageants, et puis crotte, je ne sais même pas si je crois au Créateur ou pas.
C'est juste que depuis quelques jours, je m'inquiète.

Je m'inquiète pour moi, d'abord, parce que charité bien ordonnée commence par soi-même : est-ce que ça va marcher, tous ces travaux pratiques ? Est-ce que je vais me réintéresser à mon cursus ? Est-ce que je vais enfin savoir me remettre à travailler ? Est-ce que je vais savoir me refaire des amis ? Est-ce que je vais avoir ma ceinture jaune de taekwondo ? (trop existentielle la question, grave quoi)

Je m'inquiète pour Lancelot, que je savais adepte de la fumette, mais pas à plus d'une fois par jour. [Surtout que pendant les séances de TP, c'est légèrement relou]
Et pour Ana, puisqu'elle est donc vachement plus exposée à la fumette depuis qu'elle sort avec Lancelot. Je la sens un peu fragile parfois, et je n'ai pas envie qu'elle se paume là-dedans...

Je m'inquiète pour P., qui a boum-boum-crac-craqué à une soirée d'Ana alors qu'elle était cuite, je ne sais absolument pas si elle s'est protégée, et je n'ose pas du tout lui en parler parce que ça fait longtemps qu'on ne se parle plus vraiment... [Remarquez, c'est Ana qui m'a raconté ça, mais je sais même pas s'il y a eu effectivement plus que gros pelotage....] Et si elle se retrouvait avec un P. junior dans le bidon ? Et si le mec lui avait transmis une *maladie honteuse* (beurk alors) ?

Je m'inquiète aussi pour Alphonsine, parce que d'après Maria elle ne mange plus. La dernière fois que je l'ai vue, il y a un mois, elle disait qu'elle avait perdu quelques kilos - et comme elle est mince, ça se voit beaucoup - mais je pensais que c'était passager. Et je parle encore moins souvent à Alphonsine qu'à P., maintenant. 

Et puis, je m'inquiète aussi pour Chéri, qui ne travaille pas vraiment au max et passe beaucoup de son temps dans les soirées. En moyenne, plus d'une par semaine, avec bourrage de gueule à la clé dans pas mal de cas. Déjà, je ne trouve pas ça top-top qu'il passe tant de temps à faire la fête (sans moi), et en plus ça me vexe parce que je n'arrivais absolument pas à le débaucher à cette époque l'année dernière. Et puis, l'alcool systématique, ça me fait peur. 

 

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(bande de débauchés !) 

 

Ho nooooooon. En plus d'être mère/tante juive, je deviens Mamie. Sans blague, quand je me relis, j'ai l'impression d'être une vieille réac' prout-prout à caniche...
Surtout que je m'inquiète surtout vis-à-vis de phénomènes (herbe, coucheries  irréfléchies, fête et alcool à flots) que je n'ai jamais expérimentés.

Alors ? Est-ce qu'il faudrait que j'arrête de m'inquiéter, que je me lâche un peu plus - que j'accepte une taffe de la cigarette magique de Lancelot, que je sorte pour de vrai, que je me saoule ? [Ha mon Dieu, en tapant "saoule" sur Goooogle on tombe sur le témoignage d'un mec qui a abusé de sa soeur pendant qu'elle était bourrée, c'est dégueulasse !!] Bah non. J'ai pas envie.
En tant que jeune fille raisonnable, je crois que je préfère m'inquiéter pour ceux qui sont de l'autre côté de la barrière - tout en les enviant, évidemment.

 

Bon, bah je vais aller m'acheter un caniche.

 

 

 

 

 

 Et un manteau pour caniche, aussi.

 

Pas pour moi hein, le manteau de caniche. Pour le caniche !

 

 

 (Désolée, je crois que j'ai pété un boulon. C'est sûrement à cause de P.D.)

 

01 novembre 2007

Une mariée d'enfer

 

 

 

Une photo vaut mieux qu'un long discours (mais je vais faire les deux, de toutes façons) : voilà à quoi j'étais censée ressembler hier soir. Émily (c'est Alphonsine qui m'a appris son nom... Je n'ai osé avouer à personne que je n'avais pas vu le film, en fait...) des Noces funèbres de Tim Burton. Évidemment, je n'étais pas à deux doigts d'y arriver, mais au moins les gens ont pigé ce que j'avais voulu faire et ont trouvé que c'était une vachtement bonne idée. 

À la base, je voulais me déguiser en négatif. Vous vous souvenez, avec la photo argentique, y a des négatifs. Et quand on regarde les portraits sur les négatifs, c'est rigolo parce que les couleurs sont inversées - exactement comme quand on s'éclate avec la commande Inverser les couleurs de Paint. Donc je comptais me peindre en noir vu qu'en vrai je suis blanche, et me colorer les cheveux en bleu puisqu'en vrai je suis brune. Mais bon, en regardant les choses en face, ça n'aurait jamais marché, alors je me suis rabattue sur l'idée d'Émily. 

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En catastrophe, accompagnée de ma petite soeur sympa (sympa de m'avoir accompagnée ! mon autre petite soeur peut aussi être sympa, quand même), j'ai écumé le magasin d'articles de fête pas trop loin de chez moi et j'ai acquis deux tubes de maquillage bleu, un tube de mascara pour les cheveux bleu (pas indispensable, mais j'avais toujours rêvé d'avoir du mascara pour les cheveux... Oui, chacun ses rêves hein), et des gants de mariée qui remontent jusqu'au-dessus des coudes. Me restait plus qu'à retrouver ma robe blanche avec laquelle j'ai l'air d'une mariée, sans doute enfouie au plus profond de mes affaires d'été, à trouver un mètre carré de tulle pour me faire un voile, et une couronne de fleurs desséchées.
Retrouvailles avec ma robe. Buene. Acquisition d'une guirlande de mini-feuilles en plastoc, à défaut d'être beau et ressemblant, au  moins c'est drôle (enfin, pour moi...), d'un mètre de tulle comme prévu, et pour pas cher ; et d'une bouteille de Manzana à la pomme, pour faire original.
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/thumb/0/0d/MzVerde-Lq.jpg/90px-MzVerde-Lq.jpg [Comment ça se fait que dans chaque soirée où *boire* est inscrit dans le programme, chacun se ramène avecune bouteille de vodka ou de Manzana ? C'est même pas bon... C'est juste pas cher...] 

Évidemment, je suis en retard. J'oublie donc chez moi mon vrai maquillage - celui destiné à me faire ressembler à une fille, pas le maquillage bleu carnaval - et... les chaussures allant avec ma robe. Le trop bien ! Chéri m'aide à me maquiller en bleu, mais on met quand même trois siècles. On débarque donc encore plus en retard, moi-même déguisée en mariée bleue avec une guirlande de feuilles en plastique sur la tête et des baskets taille 42 fillette (ma taille...), et lui travesti en Chabal. Si si, le visage caché sous une masse d'immenses poils synthétiques, c'est hyper sexy et tendance !

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Au total, un Clark Kent, un hobbit, une momie, plusieurs bourgeoises, une cow-girl sexy, plein de gens ensanglantés, le groupe des Ramones, un bagnard, un serveur (??) et j'en passe.

 

La soirée est heureusement passée très vite - je n'avais rien à dire à personne et j'avais l'impression de coller à Chéri comme un vieux sparadrap - après que je me sois enfilé deux verres en 5 minutes. Après, ça tanguait un peu mais au moins je ne m'ennuyais plus trop... 

 

Pendant ce temps, Alphonsine, Cyprienne et Dalida (j'ai changé le prénom de mes ex-potesses qui avaient découvert Pâqu*rette - mon ancien blog - et l'avaient lu dans son intégralité la plus totale, ça en jette non ?) se mataient un film d'horreur, et si on avait encore été amies, j'aurais préféré y être...

03 octobre 2007

WEDFA

Événement incontournable par excellence, le Week-End De Famille Annuel.

Organisé à tour de rôle par un membre de la branche paternelle, toujours en septembre, presque toujours dans le Nord. Je suis TRÈS proche de ma famille. C'est clair : les trois fois de l'année où on se voit, j'ai toujours droit à la même question, et pas une autre : Alors, les études, tu en es où toi ? La moitié n'ose plus s'aventurer dans les pronostics, sachant que les trois-quarts de cette moitié ne se souviennent pas de mon âge exact - dur dur.
Le paramètre supplémentaire cette année, c'était Chéri. J'ai eu droit à toutes les remarques emmerdantes - qui ne le sont pas tellement, en réalité, mais ça m'énerve que des gens que je ne connais quasiment pas alors qu'on partage le même ADN me tarabustent sur ma vie sentimentale.

Déjà, on est restés tous les 5 coincés dans la voiture pendant presque 4 heures -plus d'une heure de retard-, en direction du pays belge une fois. A la rencontre de mes origines, j'étais. Toutes les dix minutes, ma mère faisait Pfff, mais pourquoi (oui, pourquoi ?) la Belgique ? Moi j'aime bien la Belgique, na. Mais dans le fond, c'est vrai que j'eus préféré un endroit ensoleillé, Mère n'avait pas tort.

On débarque (avec une heure de retard donc) dans Trou-paumé land, enfin c'est ce qu'il me semblait, moi j'y connais rien à la Belgique, zut. Tout ça dans le but de visiter un Hôpital datant du Moyen-âge, avec vitrines et visite guidée en cadeau bonus. Je tiens à préciser qu'avant cette viste, je haïssais les trucs poussiéreux en vitrine et surtout, surtout, les visites guidées. Bah j'ai pas changé d'avis, bordel qu'est-ce que c'était chiant ! Sauf le moment où le poto de la guide a sorti sa cithare et nous a joué un ch'ti morceau de sa composition. C'était top délire, on s'est tous levés sur nos bancs ert on a claqué la mesure en agitant le popotin. Nan, je plaisante.

Ensuite, on s'est gentiment dirigés dans nos tautomobiles vers l'hôtel. Crotte de bique, au lieu de dormir avec ma soeur, je dois partager la chambre d'une de mes cousines. Celle qui a 35 ans et que ne vois jamais, à auiq je ne sais absolument pas quoi raconter, qui est trop jolie et bien sapée et vive et joyeuse et pétillante. *Gros complexe d'infériorité*, que faire face à Super-Cousine ? (seule réponse possible : me marier, ça fera plaisir à la famille).
La chambre sent l'humide et le renfermé et est décorée en rose layette. Super-Cousine pose son sac sur le lit le plus proche de la salle de bains. Après une exploration du domaine - 8 secondes pour faire le tour de la salle de bains et du placard, Super-Cousine lance un "Bon, qu'est-ce qu'on fait ?" Hmm, bonne question. Pour ma part, j'aimerais bien m'échapper en courant, si possible LOIN de ma famille et des perfections des gens qui la composent. Le mieux serait une île tropicale où je pourrais faire la fête toute ma vie, jusqu'à mourir d'un cancer de l'orteil parce que les talons hauts pour danser, c'est pas top (s'il existe des talons hauts en taille 42).
Dommage, apparemment Super-Cousine a elle aussi envie de s'échapper et de retrouver des gens de son âge. 

 

 

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Ouff, pile en sortant je tombe sur mon cousin de 9 ans qui m'indique la piscine.

Ha, j'ai oublié de mentionner la Chose ! Ma tante, qui organisait le WE, a opté pour un hôtel un peu minab', mais avec pistache. Et ce n'est que quand on a été coincés dans les embouteillages, à mi-chemin entre Paris (ville de l'Amour, du gris, de la mode, du vin et de Eiffel Tower) et l'Hôpital belge à visiter, que mon père a cru bon de jeter innocemment Au fait les filles, vous avez bien pensé à prendre vos maillots de bain ? Hahahaha. Je suis à ce moment-là (je le suis toujours, d'ailleurs) aussi velue que le gorille moyen, et évidemment je n'avais pas deviné qu'il y aurait opportunité de baignade, donc je n'ai pas emporté de maillot. Merci P'pa, j'aurais pu me distraire mais heureusement tu m'as sauvée de la perdition !!

M'enfin, je me balade quand même les mains in the pockets, avant de tomber (bobo !) sur mes parents, qui aprtaient en vadrouille vers la fête du village. Merguez et frites, scouts dans tous les coins, pfff ils me regardent tous bizarrement à cause de mon accent parisien !  Je me balade pas avec un béret sous le bras et une baguette sur la tête (ou le contraire), quand même !

Le dîner dura trois bonnes heures. J'étais assise entre deux cousines qui ont le malheur d'être soeurs et de ne pas se supporter. Du coup, vannes, piques, engueulades, brutalités toute la soirée. J'ai mangé jusqu'à en exploser, en ramassant les parts des petits cousins. Et puis, à minuit, bah on est allés se coucher. En famille.

 

Le dimanche, dès que ma cousine a vu que j'étais réveillée, elle s'est redressée dans son lit en demandant "quelle heure il est ?" de sa voix de journée. Oui, moi le matin, je fais Nnnnngggh, je parle avec une voix toute endormie, j'ai les cheveux en l'air, des poches sous les yeux et j'ai la bouche pâteuse. Pas Super-Cousine. Super-Cousine, dès le réveil, est coiffée et a la peau et l'haleine fraîches, et sa voix enjouée. Je renonce.
Au p'tit déj', je retrouve mes soeurs dans le même état que moi. Enfin des personnes normales.
Je choure des portionettes individuelles de Nutella belge (Nocciolino), miam mioum.

 

Et on part s'enterrer dans un parc.

 

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Pas au sens propre, quel humour dévastateur ! et puis le parc était plutôt pas mal. Grand, calme, partie eau, partie forêt, partie jardin. De quoi perdre les autres et être un peu tranquille - ou du moins, avec qui je veux.

Le déjeuner qui a suivi a duré 2h. On était dans une ferme bio, apparemment grande spécialiste de la sauce au beurre super bonne et super lourde (le genre qu'on ne peut pas s'empêcher de boire, et qu'on regrette quelques heures plus tard, quand elle est arrivée dans l'intestin). On avait accès aux parties habitées de la ferme. Cochons, poules, vaches, lapins, c'était marrant et ça me donnait des sujets de conversation. Wahou. 

 

porcelet

 

Et pis, on est partis passke faut pas traîner, hein, si on veut être de retour pas trop tard. Après tout, qu'est-ce que 8h de trajet pour 24h en famille en Belgique ?? 

 

02 octobre 2007

Pas si Little que ça

Pour la première fois de ma vie, j'ai accepté de rencontrer un blogueur. Si !! Le genre de trucs que je n'aurais jamais fait si on ne m'avait pas forcé la main - oué bon, Littlefrench ne m'a pas attachée à une laisse et traînée jusqu'à un café, mais moi quand on me dit Viens, bah je viens.
Et veuillez ôter tout de suite de votre esprit la moindre métaphore filée à base de "chienne" qui s'y serait glissée (dans votre esprit).

Après une superbe conversation textoïque, rendez-vous fut pris devant le café à Odéon.

J'avais pris de la marge, et une fois n'est pas coutume, je suis arrivée en avance. Mal m'en prit, c'est hyper angoisasnt de poireauter devant un café, et encore plus quand on attend quelqu'un qu'on ne connaît ni d'Ève ni d'Adam, et qu'on n'a jamais vu - même en peinture. Je me suis donc persuadée que c'était le brun à grand nez et chemise orange qui attendait lui aussi, et je me disais que putain on est bêtes quand même, il suffirait d'aller le voir et lui demander s'il me trouve sexy (et là il doit me répondre "Oui, mais pas autant que Lindsay Lohan". C'est un code hein. On n'est pas aussi timbrés qu'on en a l'air.) Le brun rentre dans le café et en ressort avec un jus assorti à sa chemise - j'en déduis que c'est du jus d'orange et que le garçon est sportif. Là où ça devient comique, c'est quand on commence tous les deux, Monsieur gilet orange et moi-même, à faire des tours sur le trottoir. Bah oui, il me manquait l'indice essentiel : Mr Little m'avait dit qu'il porterait un manteau noir. Or, point de trace de manteau (et encore moins de manteau noir) sur le garçon en orange. Je me dis que bon, il fait chaud, mais je ne l'aborde pas pour autant. Surtout que quand il passe à mon côté, je m'aperçois qu'il a des yeux de total shooté. L'option Poser un lapin est-elle envisageable ? Je commence à avoir les mains moites là...

Après 5 loooongues minutes (tiens, y a un mec en sweat noir à une terrasse, si ça se trouve c'est lui et il sait pas faire la différence entre un manteau et un sweat... Oui mais non, pourquoi aurat-il un pote avec lui ? et puis zut, pourquoi autant de décontraction ?), la minute M+1 arrive enfin. Et avec elle, un mec (jeune homme ? Garçon ? Type ? Homme ? Extra-terrestre ?) qui porte effectivement un manteau noir - mais sous le bras. J'attends quand même qu'il dégaine son portable pour y aller, on sait jamais, et si je demandais à un psychopathe s'il me trouvait aussi sexy que Lindsay Lohan ?
Bon, en vrai, j'ai pas posé la question.

 

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Littlefrench m'a révélé sa véritable identité et me demanda mon âge.
Little, si tu lis ça et que tu OSES dire quel est mon âge véritable, je révèlerai ton prénom à tout le monde !! Hahahaha je suis machiavélique. 

 

Pendant une heure et demie/deux heures de conversation, pas mal pour une fille à cervelle en éponge comme moi, j'ai pu détailler avec Môssieur son futur projet de "M'essayer, c'est m'adopter" (je sais pas si j'ai le droit de donner des détails, il se pourrait que ce plan soit destiné à rester top-secret jusqu'à la fin de mes augustes jours), sa vie sentimentale, son W-E au Festiblog, tout ça sur fond de gausseries et blagounettes.
Il a pu réaliser que OUI, ce blog est la continuité de mon ancien, et que je ne suis qu'une seule et même personne - et entière de surcroît. C'est vrai que comme je n'ai pas publié de faire-part officiel de décès de Pâqu*rette, ni de faire-part de naissance de Cactus et Pissenlits (Mais pourquoi toujours des plantes ? Bah, parce que j'aime les plantes...), on ne pouvait pas deviner.
[Bon, en fait ça me soûle de donner plus de détails, et  comme je ne sais pas trop ce que je peux/ne peux pas dire, je préfère ne pas m'aventurer... Je marche sur des oeufs, là -> en fait, je ne vais pas développer plus avant, sauf signal contraire de la part du concerné ou une pétition d'une cinquantaine de lecteurs avides de connaître des détails croustillants.]

À qui le tour ?

Naaaaaan je blague, un entretien avec un presque-inconnu c'est TRÈS éprouvant pour les nerfs, si je parle à quelqu'un d'autre avant deux semaines je pense que mon estomac se perforera automatiquement de gigantesques ulcères (jeu : cherche ulcère sur Google Images !) Inscrivez-vous donc sur la liste d'attente. Vous passerez après le Club des 5 (les gensd e mon groupe de Travaux Dirigés qui ont l'air sympa mais à qui je ne sais pas quoi dire) et, heu... d'autres gens sûrement.

20 septembre 2007

Top VIP (grave)

Moiiiii, je suis trop Vi-Aille-Piiiiiiiiiiiiiiiii !!

(sur l'air de la chanson de Katerine, évidemment) 

Après avoir eu sous les yeux, à moins de 2m de mes yeux ébahis, le chanteur super célèbre (trop pas) de Fancy, après avoir fait la filature émérite de Dédé (alias André Manoukian) et Gaëtane sur els Champs-Élysées, après que ma soeur m'ait fait le compte-rendu détaillé de sa rencontre avec Jean-Baptiste Maunier (il y a 3-4 ans) et du petit-fils de Jacques Perrin, mais siii tu sais celui qui joue Pépinot, après avoir croisé Villepin qui faisait sans doute son dernier jogging (avant la prison) au Bois de Boulogne, et enfin, après avoir croisé Bruno Madinier avenue des Ternes (mais siii, Bruno Madinier ! Celui qui jouait dans Dolmen ! M'enfin vous êtes en manque de culturation ou quoi ?), Votre Servitrice (moi) a croisé une autre personne célèbre et hyper utile à la société.

Tout à l'heure, en vadrouille pour la Chasse aux Chaussures. Je ne citerai pas l'endroit où je voualis aller chercher des bottines, mais je vous laisse les indices suivants : c'est une enseigne connue pour des prix bas et des pubs avec jingle imonde, leur slogan étant "faites le choix de dépenser moins". Allez-y, lapidez-moi.

 

 

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J'avais jeté mon dévolu sur celui de Réaumur-Sébastopol, à trois plombes de chez moi, parce que je n'avais pas envie de me balader à Clichy, voilà.

 

Repérage du chemin sur les plans du métro, allez go, on y va. Du soleil, des immeubles haussmanniens, des boutiques cheap qui se mélangent à celles de design bobo : je décide que j'adore ce quartier. Hop, je traverse, et là, j'aperçois, s'apprêtant à traverser lui aussi (mais dans l'autre sens, logique, sinon je ne l'aurais pas aperçu), les épaules nimbées de soleil et le visage exactement comme sur la pochette de son dernier album, bien que les cheveux grisonnants, Vincent Delerm. Ou son sosie, allez savoir. En tout cas, Vincent Delerm (ou son sosie) portait un bébé en mode kangourou et c'était hyper choupinet. 
Je le dévisage, parce que je ne peux pas m'en empêcher. C'est lui, j'en suis sûre (et si quelqu'un me dit que non, impossible, il était à Perpignan cet aprèm', je lui casse des briques sur les omoplates). En le croisant, j'affiche le méga sourire que j'ai pris l'habitude d'afficher à tout bout de champ (celui qui décontenance les gens, je sais pas si c'est parce qu'ils ne sont pas habitués ou si le sourire est tellement large qu'il fait peur), et il me sourit lui aussi ! Wahou Vincent Delerm m'a souri. Marrant. 

Si j'avais été une grande fan, je lui aurais couru après en hurlant Un autograaaaaaaaaphe pitiéééééééé Vinceeeeent ! Mais bon, je ne suis aps une grande fan.

En fait, je n'ai jamais écouté une seule de ses chansons... Mais ça, il le saura pas. 

 

 

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(Ho merde et si c'était pas lui finalement ? Et si je perdais toute crédibilité auprès de mon lectorat parce que je me fais mousser en racontant que j'ai souri au Sosie de Vincent Delerm ? Flûte et double-zut.) 

 

10 septembre 2007

Transformers

Après avoir usé mes jolies fesses (c'est moi qui le dis) pendant 8h sur les bancs du même amphi sans lumière du jour (je suis comme les plantes, j'ai besoin de la lumière du jour ! Donnez-moi ma lumière du jour !!), j'ai débarqué hors du métro pour prendre le chemin du Monoprixx. M'apprêtant à traverser, j'avise une femme que je n'ai absolument pas envie de croiser et je fais demi-tour pour prendre l'Autre passage piéton.
Diable, qui avise-je à présent ?

Charles !!

Hmm. Mais qui donc est ce Charles. Est-ce qu'on en a quelque chose à foutre ? Sûrement, oui.

Cha(aaaaaaa)rles était moniteur pendant mes vacances de ski avec le cathé, quand j'étais au collège. Grand, beau, ténébreux, les yeux verts, la classe en snow-board, joueur de guitare, etc. Classé premier par mes "camarades" pour le torse, les abdos, les épaules, les fesses, les yeux, le visage et la coolitude.  Et en plus, il était gentil. Ce qui est non-néglieable pour une fille qui mettait encore des collants en laine à 14 ans.

Bref, j'étais en émoi.

Et je n'ai jamais revu Charles, à part à travers la vitre d'un bus il y a trois ans.

Revenons à nos moutons : ma propre personne d'un côté du passage piéton, lui de l'autre. Dingue, il me reconnaît direct. Sauf que.

Charles, qu'est-ce que cette brioche ?? et ces presque-bajoues  ?
Wahoo. D'accord, ça faisait trèèès longtemps que je ne l'avais pas vu. Dans mon souvenir, Cha(aaa)rles était resté LE bon parti, le mec le plus-génial-et-le-plus-beau-du-globe-terrestre. Et là, je vois un bon petit gros (bon, presque) en T-shirt de supporter irlandais trop court. Ca casse le mythe.

Le pire, c'est qu'il était toujours aussi gentil !

Mais pourquoi est-ce que venant d'un mec grassouillet, on trouve ça normal... Alors que de la part d'un mec canon, c'est fantasmagorique ??

Après quelques minutes de conversation en plein milieu de la rue, il me laisse filer vers le Monoprix en m'assurant qu'il étéit "hyper content" de m'avoir croisée. Waho. Il y a quelques années, je me serais évanouie. Des sels ! Qu'on m'apporte mes sels !

 

EDIT- J'ai parlé à ma soeur de ma rencontre. Devine qui j'ai croisé ? Charles ! Mon autre petite soeur, à l'autre bout de la table : mais c'est qui, Chaaaarles ? Le frère de Clarisse, qui était avec nous à... Et là,ma soeur (la première) enchaîne : oui, et même que Clarisse elle a un cancer !
QUOI ?
Hé oui.
17 ans, cancer de la thyroïde. Et ma soeur n'a pas de nouvelles....
J'en ai *marre*du cancer !