19 mars 2009
Cauchemar
(Où je raconte mon cauchemar de cette nuit, glauquissime à souhait. J'aurai prévenu.)
Éveillée à 6 heures du matin par le chant des oiseaux - mésanges, moineaux, rouges-gorges, j'arrive à me rendormir pour les presque deux heures qu'il me reste. Pour finalement me réveiller avant mon réveil, en larmes. Entre les deux, j'ai rêvé que mon père était mort.
Il se sacrifiait pour que je puisse passer un rite initiatique pour le passage à l'âge adulte. Rite initiatique : passer une nuit dans la même chambre que la tête coupée de son père. Le soir venu, je squatte la chambre de Célimène, mais vient le moment où elle me fait comprendre qu'il faut bien que je le passe, ce rite, et cela seule. Alors je monte dans ma chambre, je me saisis de la tête de mon père, qui repose proprement sur le plancher clair, à côté de la lampe. Je remarque que ses cheveux sont redevenus d'un brun brillant, sans calvitie. Je soupire, avait-il vraiment besoin de faire ça pour moi ?, et me couche sous la couette. /D'ailleurs, cette chambre était aussi pure qu'une chambre sortie d'un catalogue Ikea peut l'être. Plancher de pin poncé, lampe blanche tissée, couette moelleuse et immaculée./
Le lendemain, je discute avec ma mère du sacrifice de mon père. Elle-même ne savait pas qu'il projetait de faire ça aussitôt, aussi définitivement. Et répète qu'il reviendra, elle le sait, qu'il ne peut pas être parti pour toujours. Nous sommes dans la cuisine de mon ancien appartement (avant que je passe le bac), aux carreaux noir et blanc comme dans les snacks américains. Mon père arrive, dans le rêve je sais qu'il est une hallucination et je lui parle comme tel. Papa, je suis désolée... J'aimerais que tu restes plus longtemps... J'aimerais que tu sois là pour de vrai... Lui aussi, mais ne regrette pas. Il y a cette ambiance pleine de tristesse et de regret comme à la fin de Sixième Sens, quand on comprend enfin.
Et alors que dans le rêve, j'étais restée dans cette sorte d'hébétude cotonneuse, en me réveillant la douleur horrible diffuse rapidement du coeur au cerveau, et je comprends, et je ressens. (Et accessoirement, je pleure toutes les larmes de mon corps, alors qu'il n'est même pas 8 heures du mat'.) J'ai perdu mon père, mon père est mort, mon père ne reviendra pas.
Mes rêves squattent souvent pendant plusieurs heures après mon réveil. Surtout lorsqu'ils sont affreux. J'ai donc passé la journée avec dans un coin de ma tête, mon père mort à cause de moi.
Ce cauchemar entre dans mon Top 2, l'autre gagnant du Top 2 étant celui où j'ai tué ma soeur.
On peut trouver des symboles à la pelle dans mon cauchemar (rite de passage, chambre blanche, sacrifice du père... gna gna), mais le décortiquer n'est pas précisément ce dont j'aurais envie, là maintenant tout de suite.
J'aurais plutôt envie d'un bon gros hug, d'une verveine-menthe, de blagues de Toto, de m'endormir dans des bras (ceux de Poulet de préférence).
De faire un rêve poétique, pour une fois.
02:05 Publié dans Inconsciemment | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : cauchemar, rêve, papa, deuil, douleur, mort, symboles, culpabilité
04 février 2009
Explain the night
Découvrez Noa!
Crappy day à cause d'un rêve, cette nuit, où je trompais Poulet avec Anton. Va passer la journée dans la même pièce qu'Anton, à deux mètres de lui, après ça, comment ne pas rougir à chaque fois qu'il regarde dans ta direction, comment ne pas te demander pourquoi..., et si... ? Encore une fois, mon inconscient m'emmerde [et ce n'était pas du tout un rêve désagréable]

Le rêve a laissé la place à un autre, plus étrange mais moins embarrassant. J'étais avec le Président du pays où j'habitais jusqu'à il y a trois semaines, dans sa limousine. Il me prenait par le bras pour me montrer la carte de Paris : regarde, regarde Laure, tout ce que je fais pour empêcher ces putain de manifestations, pour emmerder les chercheurs et les étudiants. Ah, ça t'emmerde hein ? Je sais que ça t'emmerde, je sais ce que tu as fait pendant le CPE...
Et moi, goguenarde, telle Muriel à Phil dans le premier épidode de LPSP (en qualité pourrie, là) : Mais, mon petit Nico, tu sais, on est plus forts que toi... Tu peux faire ce que tu veux, essayer de nous mettre des bâtons dans les roues, on te tiendra toujours en échec !

Bizarrement, un des rêves a pris beaucoup plus de place dans ma tête que l'autre, aujourd'hui. Bizarrement, quand j'ai parlé à Poulet ce soir, je n'ai évoqué qu'un seul des deux rêves.
À quand la psychanalyse ?

21:50 Publié dans Inconsciemment | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : rêve, anton, poulet, inconscient, sarkozy


