22 mai 2008

3 millions pour un Ashton

Pour ma soeur qui est admissible à son concours d'école de commerce... Je demande la Ola !

Pour ma soeur qui n'a jugé important de me le dire et a attendu que mes parents me le disent... Je demande la non-Ola.

Pour ma soeur qui m'avait conseillé d'aller voir Jackpot au ciné... Bizarrement, je requiers une Ola again.  

 

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Allez, tous ensemble : Oooooooooooolaaaaaaaaaaaaaaaa ! 
(Non ?) 
 

Contre toute attente, vu l'affiche horrible et le synopsis, Jackpot est un chouette film. 

Joy, trader à New York, vient de se faire larguer par Mason (un mec avec un nom aussi naze ne pouait pas être un mec bien, Joy ! Ta mère ne t'avait-elle donc rien appris ?), juste avant de lui offrir deux billets pour Las Vegas. Jack, qui vient de se faire virer de son job de menuisier, se bourre la gueule avec son meilleur poto et décide de devenir un homme, grâce à un voyage à Vegas.
Comme de juste, Joy, accompagnée de sa meilleure potesse, rencontre Jack, accompagné toujours de son meilleur poto. En quelques heures, ils sont tous les 4 puissamment torchés... Joy et Jack se racontent leurs vies, se bécotent, boivent encore et... trou noir. Quand Joy se réveille le lendemain matin, elle a une superbe bague made in Vegas à l'annulaire...
Le problème, c'est que Jack et Joy ne peuvent pas se blairer. Joy veut toujours tout contrôler, planifier, tandis que Jack est un mec à la cool... Un peu trop, même.
Le deuxième problème, c'est qu'au moment où ils choisissent de se séparer, Jack choure une pièce à Joy et la met dans une machine à sous.
Jackpot.
Comment divorcer lorsque le couple vient de gagner 3.000.000 $ et tombe sur un juge salement attaché aux valeurs du mariage ?

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Et comment rester attaché aux valeurs du mariage quand on voit ça ?

 

Bon, c'est une comédie romantique, donc on connaît la fin dès le début. (Ils meurent tous les deux tués par les membres d'une secte qui proclamait que nous étions tous les enfants des fleurs.)
MAIS, alors que je ne pouvais plus supporter la vue des tronches hilares de Cameron Diaz et d'Ashton Kuchter sur les affiches, ils se démerdent plutôt bien dans le film. Lui-même plutôt bien mis en scène.
Mais surtout, surtout, les gags font mouche. J'avais peur d'un film qui joue sur le vulgaire ; en fait, les gags le sont très peu. L'humour reste surtout sur le mariage et la vie de couple en général. Et c'est drôle.
Évidemment, le fait que les deux acteurs principaux soient agréables à regarder ne gâche rien... 

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Par contre, il y a un truc très invraisemblable. Asthon Kuchter passe son temps à boire de la bière et pourtant il a des abdos à saliver... 
 
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Donc, Jackpot, c'est très très prévisible. Mais on est pris dedans, c'est drôle, et c'est ce qui compte.  

18 mai 2008

Romantisme gringalet

Samedi soir d'il y a 8 jours,

Poulet et moi sommes sortis. 

(Ça c'est du scoop !)

Je désirais me sustenter de crêpes. Donc, je lui ai laissé le choix entre dîner dans la très bonne crêperie près de chez lui, ou voguer vers Montparnasse pour tester une crêperie de la Rue des Crêpes (rue de Montparnasse), en lui faisant sentir que j'étais d'humeur exploratrice. Donc, voguage vers Montparnasse.

En chemin, on s'arrête dans une boutique de location de DVD (glamour und palpitant). Je propose Garden State, ils ne l'ont pas. Je m'arrête devant Les Rois de la Glisse, il n'a pas envie. Des Miyazaki, hmm pourquoi pas bof. Après maints tours et retours dans la boutique, on commence à délirer et à proposer n'importe quoi. Poulet tombe alors en arrêt devant une jaquette de DVD montrant une fille aux seins nus : Cashback. Il proposait ça pour rire, mais j'avais très envie de voir ce film à sa sortie... et on l'a pris. Vive les seins nus.

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Petit coquinou ! 
 

Rue Montparnasse. On y avait déjà testé 2 ou 3 crêperies (la Saint-Malo et la Crêperie Josselin, je n'ai pas souvenance d'une troisième mais qui sait), mais la rue en contient tellement qu'il nous faudra du temps pour en arriver à bout, vu la fréquence de nos sorties-crêpes. Poulet était persuadé qu'on était déjà allés ensemble à la Plougastel, je lui avais déjà répété plusieurs fois (à chaque fois qu'on se promenait dans le coin, en fait) que NON. Donc c'est dans celle-là qu'on a posé nos derrières et aiguisé nos estomacs avec une pierre à feu. Comme ça, la prochaine fois, je n'aurai pas à dire NON quand on passera devant.
On a vite poussé des cris d'orfraie devant la carte. [Carte en forme de crêpe. Et il y a aussi une carte spéciale omelettes, en forme d'omelette. Et une carte spéciale salades, en forme de... devinez quoi ?] Les crêpes étaient plutôt chères. en moyenne, 10 pour une salée et 8 pour une sucrée - pour ce prix-là, en général, on va dîner dans un restau ''traditionnel'' (où on trouve plutôt des bobos ou des quadras que des étudiants comptant la monnaie) et on mange du magret, de l'entrecôte ou des salades aux noix de Saint-Jacques [je m'entraîne pour la chaîne spéciale bouffe que me refile Headbaging !]. Mais si c'est bon... Pourquoi pas.
Les crêpes ont des noms de villes bretonnes. Je me fais reprendre par le serveur parce que j'ai commandé en donnant le contenu de la galette (oeuf-épinards) au lieu de celui de la ville (imprononçable pour une non-initiée).
Les galettes sont toutes plates (et un peu sèches, aussi) ! Moi qui aime bien quand ça déborde de partout...
Pour le dessert, je me prends une beurre-sucre et Poulet une crêpe avec plein de trucs bons dedans (à base de pommes et miel, c'est tout ce dont je me souviens). Elle déborde bien de partout, je la déclare conforme à ma législation crêpière.
Quand on part, le serveur nous fait des blagounettes. Ça ne m'empêche pas de penser qu'on n'a pas cherché à me faire grossir. Or, d'après le Premier Principe du Concoctage de Boustifaille (PPCB), le but du jeu c'est qu'on aime, qu'on se gave et qu'on revienne... et ceux-là ne m'ont pas gavée comme il fallait (surtout pour ce prix-là). Donc, pour la crêperie Plougastel, bonnes crêpes sucrées, bon service, mais pas assez à manger dans les salées et trop cher.

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La prochaine fois, ce sera pizza, Madame ! 

 

Nous avons ensuite réintégré les pénates de Poulet, avachi nos corps sur le tapis (le salon de Poulet a un gros défaut : l'absence totale de canapé), et lancé le Divertissement Very Divertissant.

Cashback commence avec la rupture entre Suzy et Ben. Ben, le héros, est joué par Sean Biggerstaf, alias Olivier Dubois dans le premier Harry Potter. Ça tombait bien, parce que c'était le personnage dont j'étais amoureuse dans le film. Dommage pour lui, Ben était très amoureux de Suzy. Qui, soit-dit en passant, sort avec un autre une semaine plus tard. Et Ben devient insomniaque. Au bout d'un certain temps, il se fait embaucher de nuit au supermarché. Patron débectant, collègues marrants mais cons comme des balais, et Sharon. Tous les employés s'emmerdent comme des rats morts et cherchent des parades pour ne pas voir le temps passer. Les collègues jouent, Sharon cache sa montre, et Ben... arrête le temps. Il suffit qu'il le décide et hop, tout se met sur pause. Pendant ce temps-là, il dessine. Mais pas des natures mortes avec des boîtes de conserve, non, Ben décide direct de dessiner les femmes du supermarché. Alors, hop, on remonte les jupes, on baisse les t-shirts, et on croque des nus. Sauf Sharon. Sharon se fait croquer aussi, mais reste habillée. Bien entendu, on le sent dès le départ, il y a baleine sous gravillon entre Ben et Sharon. Il n'y a plus qu'à suivre le déroulement des événements. 

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Sharon, vue par Ben en mode "pause"

 J'ai aimé...  déjà, parce les séquences où Ben dessine sont formidables. Ensuite, parce que le film est drôle. La vie de Ben au supermarché est vraiment pleine de moments qui font rire - ce qu'on n'aurait pas vraiment cru au premier abord. Cashback, ou "comment un boulot infâme peut sembler chouette". La métamorphose de Sharon, Ben le gringalet, les collègues boulets ; l'univers des Beaux-Arts, celui du supermarché : tout m'a plu.
Les acteurs sont bons, les personnages attachants, les scènes bien filmées. C'est la première fois que je remarque l'éclairage dans un film - j'ai bien aimé cette lumière.
Le seul problème, c'est que le dernier tiers (ou quart) du film est beaucoup trop stéréotypé, en mode comédie romantique. Ça m'a un peu énervée, parce que le reste du film était génial, et je trouvais dommage de gâcher la fin comme ça. Je veux dire, un film qui développe un romantisme hors normes et qui finit dans le style Love Actually... dommage est le seul mot qu'on peut attribuer !
Enfin bon, Cashback reste un bon film -  mais surtout un film qui m'a 'parlé', pour lequel j'avais des atomes crochus.

 

 PS- Différence notable entre l'affiche française et la version originale !

Version originale : 

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 Version française :
 
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Qui a dit que les Français étaient une peuplade coincée ? 

 

18 mars 2008

C'est le printemps.

C'est le printemps.

Enfin, presque. Les bourgeons commencent à laisser sortir les feuilles (c'est pour moi une des choses les plus belles du monde), il fait un poil moins froid et les hormones affluent.

Jusqu'à aujourd'hui, c'était le Printemps du Cinéma, et entre deux cours je suis allée voir Juno au Mk2 Bibliothèque. 

J'aurais bien voulu rester dans le film. En tout cas, depuis que je suis sortie, je suis d'une humeur très bizarre. Lasse, fatiguée, paumée. L'impression de ne pas avoir d'amis sur qui m'appuyer - pas d'épaule sur laquelle pleurnicher. Le noeud au coeur en m'apercevant que je n'avais aucune envie de passer ma vie dans un labo, je crois.

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Et puis ce soir,
j'ai giflé ma soeur,
et ça m'a mise au trente-sixième dessous. Ca ne m'était pas arrivé depuis longtemps, et je m'étais promis de ne plus jamais faire ça. C'est parti tout seul. Au moins, j'ai pu lui expliquer en quoi ce qu'elle me disait m'énervait. Elle ironisait sur mes horaires légers. Effectivement, ce semestre a vraiment commencé par de la pure glande. J'en étais arrivée à mentir à toute ma famille à propos de mes horaires, m'inventant des heures de cours, sortant plusieurs heures à la bibliothèque municipale pour rendre l'affaire vraisemblable s'il y avait quelqu'un à la maison. Ca devenait rocambolesque.
Seulement, je n'ai pas vu arriver les échéances. Bientôt deux partiels, un oral, deux dossiers à rendre ; mon concours dans un mois. Le job pour juillet à trouver. Je stresse, je regrette d'avoir passé tellement de temps à glandouiller chez moi - surtout sur Internet, il m'arrivait souvent d'y rester 4 heures.
Alors : quand elle est arrivée pour me demander si j'étais à la maison pour déjeuner demain midi, et à quelle heure je devais commencer les cours, que je lui ai répondu "15h, pour mon cours de dessin, mais le matin je vais sans doute aller distribuer des prospectus",  elle a ricané quand je lui ai dit que je ferais ça entre 9h et 13h : Ha bah ça va, on s'embête pas !
Je l'ai giflée.
Parce que je stresse depuis 5 jours parce que je n'arrive pas à faire imprimer ma confirmation d'inscription au concours (notre imprimante est cassée, et je n'ai pas le temps pour aller dans une boutique de photocop'. J'ai couru hier soir pour arriver à temps avant la fermeture de celle près de chez moi, je suis arrivée à 18h57. Fermeture : 19h.) et que je me disais qu'il allait vraiment falloir que je ruse pour pouvoir l'imprimer avant samedi, date limite. [Bon, à part ça, j'ai tous les docs.]
Parce que je stresse pour ces dossiers.
Parce que les 4 heures de distribution d'hier m'ont crevée et que la perspective de refaire pareil demain matin m'a achevée.
Donc, la gifle.

Une demi-heure plus tard, MétéoFrance (sweet MétéoFrance) m'avertissait qu'il allait pleuvoir demain.

Soulagement - et culpabilité d'avoir envoyé une gifle pour rien.

MétéoFrance prévoit aussi de la neige dans certaines régions.

Ce ne serait pas le printemps, finalement ?

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Juno 

Juno, 16 ans, enceinte de Bleeker, son meilleur ami. Bleeker est un looser selon les critères de la société actuelle. Pour moi, un mec avec un papier peint aussi cool ne peut pas être un looser - même s'il se balade pendant tout le film en short jaune poussin.

Quand on a 16 ans et qu'on tombe enceinte, même aux États-Unis apparemment, on pense tout de suite à "supprimer la Chose". Juno va presque jusqu'au bout... et change d'avis, peut-être parce que les foetus ont déjà des ongles (qui sait). La solution, donc : l'adoption.  Juno sélectionne dans la feuille de chou locale le seul couple avec photo. On dirait à s'y méprendre le couple parfait. Beaux, riches, cultivés. Vanessa crève d'envie d'avoir un enfant. Mark est plus en retrait mais bien plus cool (et c'est l'Homme Sexy du film).
Et la grossesse suit son cours...

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Grosse comme une baleine ! 

 

On s'attache aux personnages. Même à Leah, la meilleure amie de Juno qui sort pas mal de c*nneries, ou sa belle-mère "fan de chiens", son père un peu perdu, Bleeker ; on s'attache même à Vanessa - stressée, ne laissant rien transparaître à aprt le désir fou d'être mère.

Acteurs très bon. Atmosphère formidable. Jolie bande-son (peut-être un peu trop présente)

Je ne me suis pas ennuyée. Et comme je l'ai dit au début, j'aurais voulu y rester. Pas être Juno (difficile de s'identifier dans ces conditions), mais être comme Juno. Aussi franche, culottée, courageuse (et inconsciente).
Et avoir un téléphone en forme de burger.

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26 février 2008

Saute dans Paris

Je suis allée voir deux films en moins de 5 jours. Quand j'en parle à une copine, j'ai l'impression que je vais tout le temps au cinéma. Alors que non. Ou alors si ?

Les deux m'ont déçue.

Mercredi, je suis allée voir Jumper à Montparnasse avec Chéri.

Je suis contente d'avoir une carte Imagin'R et donc d'avoir payé moins de 6 euros. 

Remboursez !
Le film lui-même dure moins d'une heure et demie.
Le scénario aurait pu être écrit par un élève de CE1. Un mec a la capacité de se téléporter, des fanatiques le pourchassent parce qu'ils haïssent les Jumpers (ceux qui savent se téléporter). Le héros (Hayden Christensen) décide de retrouver la fille dont il était amoureux au collège (Rachel Bilson, connue pour le rôle de Summer dans The OC), et les emmerdes commencent pour de vrai parce que les fanatiques (les Paladins), menés par un fou furieux (Samuel L. Jackson) ne sont pas prêts de lâcher le morceau.

Le film est bien sous certains aspects :
- Jamie Bell, mon chouchou de cinéma depuis Billy Elliott, qui joue bien et que je trouve follement attirant ;

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J'ai été amoureuse de lui dès la première fois que je l'ai vu :
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Punaise j'avais oublié que j'étais jeune ! (à l'époque où le film est sorti encore plus que maintenant, si vous voyez ce que je veux dire) 

- les scènes d'action. Les effets spéciaux sont hyper peaufinés, tout s'enchaîne parfaitement, c'est assez dément. Pendant ces séquences, j'avais un énorme sourire scotché à la figure tellement c'était bien.

 Voilà, deux côtés positifs.

Le film est naze sous beaucoup d'autres aspects :
- Rachel Bilson joue le rôle qu'elle a depuis des années, c'est-à-dire Summer de The OC. Mêmes mimiques, mêmes dialogues ;
- Hayden Christensen n'a aucun charisme (ça n'engage que moi) ;
- Les personnages ne sont absolument pas creusés ;
- Le film met énormément de temps à démarrer, et comme  il est court la fin arrive beaucoup trop vite ;
- La fin est pourrie, mais vraiment, vraiment, vraiment nulle.

En fait, avec Chéri, on a limite cru que c'était une blague, qu'un film comme ça n'avait plus le droit de sortir au ciné de nos jours.
Jumper aurait été parfait si  le réalisateur avait plutôt choisi de  créer un court-métrage  avec les scènes d'action (elles-mêmes plutôt jouissives, je l'accorde).

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(Ho my God, le site dit qu'ils sont ensemble dans la vraie vie ! Hmm. Rendez-vous compte, Summer sort avec Dark Vador... Où va le Monde ?)

 

 

Hier soir, je suis allée voir Paris avec J., Anita et une demi-douzaine de leurs amis, au MK2 Bibliothèque.
Le film m'a été à moitié gâché par ma voisine, qui se baffrait de pop-corn, buvaient son Ice Tea bruyamment, se bouffait les ongles, allumait son portable. 

Pour le reste... Je n'ai pas aimé.

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Paris, c'est l'histoire de plein de gens. D'accord.

Pierre (Romain Duris, ils auraient du lui trouver un prénom encore plus consensuel tant qu'à faire) a un problème au coeur qui l'oblige à en faire le moins possible. Il mourra peut-être dans quelques mois. Du coup, pour s'occuper, il regarde les gens par la fenêtre. LA fille de l'immeuble d'en face (Mélanie Laurent), étudiante en Histoire à la Sorbonne, dont son prof (Fabrice Luchini) est tombé amoureux. Sa boulangère (Karin Viard), pleine de préjugés racistes, qui embauche une "beurette" très mignonne. Sa soeur Élise (Juliette Binoche) lui rend visite très souvent avec ses trois enfants, fait ses courses au marché, tandis que le prof d'Histoire commence une carrière parallèle à la télé, que le frère de celui-ci pleure la mort de leur père et continue de surveiller le chantier de la nouvelle fac de Paris 7* (MA fac, mais ils ne le précisent jamais... Pas que c'est la mienne, mais que c'est une fac !), que les gens du marché crient fort et tombent amoureux, et qu'un mec du Cameroun commence le périple vers la France.

 Voilà, Paris, c'est ça.

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Enfin, plutôt ça, mais c'est pas l'idée du moment...
 

Et je pourrais trouver plein de qualificatifs, mais intéressant ne me viendrait pas à l'idée. 

Comme l'a justement dit J., y a tellement de personnages qu'on ne peut s'attacher à aucun d'entre eux. Y en a tellement qu'aucun n'est vraiment développé - à la rigueur, celui de Juliette Binoche.

Quelques séquences drôles, d'autres jolies, d'autres tristes, d'accord.

Mais il y en a beaucoup trop d'ennuyeuses ou d'inutiles.
Et puis, je déteste toujours les mini-séquences de trente secondes qui servent juste à montrer que la vie continue.

J'ai bien aimé Luchini, François Cluzet (son frère), et Karin Viard. 

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En fait, j'ai du le voir dans plein de films sans savoir son nom... Dans Le Bossu, par exemple, et c'était il y a longtemps ! 
 

Mais punaise, même si j'avais lu des critiques moyennes de Paris, je ne m'attendais pas à ça... Pas à ce déballage de la Vraie Vie des Gens (copyright : la grand-tante de J., qui parlait des Feux de l'Amour), qui semble vouloir montrer que la Vie c'est important et que le but de la Vie, c'est de vivre. Sans blague ? Merci Cédric.

 

 

* Il y a d'ailleurs de très bons moments du film qui se déroulent dans ce quartier (le rêve de François Cluzet, par exemple). C'est la partie que j'ai préférée, peut-être parce que je connais bien l'endroit ! 

 

EDIT> J'ai beaucoup aimé raconter Paris à des copines de la fac et à Chéri. "Alors, mon préféré c'était Fabrice Luchini, en fait il joue le prof d'histoire de la voisine d'en face de Romain Duris qui est malade du coeur, et puis mon deuxième préféré c'est François Cluzet, donc le frère du prof d'histoire de la voisine d'en face de Romain Duris qui est malade du coeur si tu suis bien, hé bah lui il est architecte et c'est lui qui a fait les plans du bâtiment de bio de PRG [la nouvelle fac], si !" De quoi faire travailler leurs connexions nerveuses.

28 janvier 2008

Couscous sanglant

Il y a un bail, au moment de ma série "je parle de tous les films que je vois parce que j'aime troooop", j'ai vu La Graine et le Mulet. Un très bon film français d'Abdellatif Kechiche, qui avait réalisé L'Esquive (film que je meurs toujours d'envie d'aller voir !)

Ismane est responsable d'une grande famille. De son mariage, il a eu 3 filles et 2 garçons, dont deux sont déjà mariés avec enfant(s). Divorcé de sa femme, il vit dans l'hôtel de Latifa, qui avait déjà une fille. Autant vous dire que ça en fait, du peuple, aux réunions de famille ! Le film démarre au port de Sète avec le fils, ça continue avec des repas de famille dans tous les sens. Ismane se fait virer de son boulot au port et veut monter un restau de couscous de poisson sur un bateau pourrave, avec l'aide de son ex-femme. Dur dur. Des gens qui râlent, qui parlent fort, de l'amour, du rire, du soleil, de la musique, de la débrouille. Des acteurs superbes tellement on se sent dans la famille, mais surtout, elle : Hafsia Herzi. 

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La vache, cette fille, elle décoiffe, et ça vaut le coup d'aller voir le film rien que pour elle. Si on me demandait de choisir la révélation 2007 de chais-pas-quoi, je donne son nom illico. Même si on ne me le demande pas, aussi. Je l'ai trouvée géniale, et c'est la première fois que j'ai un tel coup de coeur (c'est bof-beauf, cette expression) pour une actrice.

A part ça, j'ai adoré ce film.  

 

Et puis samedi, Chéri m'a entraînée dans un ciné lyonnais (pas La Fourmi mais le Comoedia, ce sont les deux seuls cinés référencés sur Allociné présentant des films en VO) voir Sweeney Todd

Après 15 ans au bagne, Benjamin Barker (Johnny Depp) revient sous le nom de Sweeney Todd pour se venger du juge Turpin (Alan Rickman), qui lui a volé sa femme et sa fille. Il se fait aider par Mrs Lovett (Helena Bonham Carter), une foldingue qui cuisine des tourtes à la viande et qui est raide de lui. Obligé de se débarasser d'un type (carrément tête-à-claques (Ho mon Dieu ! Je viens de me rendre compte que c'était l'acteur de Borat !!)) qui veut le faire chanter, Johnny Depp ne sait pas quoi faire du cadavre. Ho bah ça tombe à pic, en pleine pénurie de viande... Et la boucherie commence. Avec comme objectif final, la vengeance contre le  Turpin. Au passage, s'il pouvait buter son bailli, ça ferait plaisir : l'acteur, Timothy Spall, est celui qui joue Queudver dans Harry Potter. 

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Oups, il n'a pas encore trop l'air méchant là-dessus...
J'ai aimé :
  •  Johnny Depp
  • Alan Rickman (mais pas exactement pour les mêmes raisons)
  • les autres acteurs
  • l'ambiance noir et blanc
  • le kitsch
  • la scène finale absolument grandiose

J'ai pas aimé :

  • les chansons qui traînaient en longueur (elles n'ont pas été conçues pour Tim Burton puisqu'il a adapté la comédie musicale, mais crotte, il aurait pu couper) : au troisième Johaaaaannaaaaaaa, j'avais envie d'égorger le (mignon) jeune homme du film ;
  • quelques scènes dont je n'avais rien, rien, rien à foutre, mais vraiment rien de rien (genre la scène du pique-nique) ;
  • le surplus sanguin. Parfois, trop c'est trop, surtout pour une fille qui déteste la vue du sang.

Bref, si vous êtes en manque de soleil, allez voir La Graine et le Mulet. D'ailleurs, même si vous n'êtes pas en manque de soleil (hérétique !), allez-y, c'est un ordre, j'ai tellement aimé que j'ai envie que ça fasse plein d'entrées. 

Si vous vous sentez rebelle, underground, fan de Tim Burton, en manque de sang, si vous en avez marre de toutes les couleurs sauf du rouge, que vous avez envie de mater Johnny Depp ou Helena Bonham Carter ou Jamie Campbell Bower (le jeune homme) ou Jayne Wisener (la jeune fille), que vous kiffez à donf' les comédies musicales, même les plus tarées, allez voir Sweeney Todd.

 

 

 

Avertissement : si tu es jeune, genre très jeune, genre moins de 12 ans, ne va voir aucun des deux. Sweeney Todd t'est interdit à cause des flots d'hémoglobine, et tu risques de te faire chier dans La Graine et le mulet. En tout cas, ma soeur de 14 ansa regardé son portable pendant toute la séance.

 

EDIT- Je trouve hallucinant qu'on puisse autant polémiquer sur Sweeney Todd. Sur "la déchéance totale" de Burton. J'ai eu du mal à apprécier ses premiers films délirants. OK, Batman, Beetlejuice et L'Étrange Noël de Monsieur Jack ne faisaient pas dans le consensus, ça peut être une qualité. Mais du coup, ils en devenaient beaucoup moins abordables. C'est un univers à part, c'est délirant, ça part dans tous les sens... Mais c'est fatigant. Malgré tout, j'ai bien aimé la plupart de ses films, les 3 cités au-dessus, Edward aux mains d'argent et Sleepy Hollow, mais surtout Big Fish. Celui-là se fait descendre dans tous les coins ; Romain, 'cinéphile averti', disait que c'était un des moins bons Burton, et depuis ce matin je n'arrive pas de lire sur le web que c'est une merde atomique, commerciale, consensuelle, l'anti-Burton, raaah quelle bouse. J'en ai un peu marre de lire des horreurs sur un de mes films préférés. J'ai beau ne pas être cinéphile (je ne vais pas si souvent que ça au cinéma, et surtout je ne connais aucun 'vieux' film), je ne comprends pas pourquoi on s'acharne dessus. Ce qui m'énerve le plus, ce sont les psychanalyses des oeuvres de Burton, les révélations foireuses des sens cachés. J'aimerais bien rétorquer, mais je sais que je n'aurais jamais le mot de la fin...

16 décembre 2007

Butterfly effect

Je n'arrête plus de voir des films, en ce moment ! 

Ce coup-ci, c'était (ouf) sans bouger de mon canapé, vendredi soir. Juste après la Journée de l'Enfer, quand j'ai raté mon partiel et rien écouté dans ma matière préférée (biologie moléculaire). Heureusement que j'ai encore des copines pour me remonter le moral quand ça ne va pas !

Le soir-même, je n'avais vraiment envie de rien, à part de glandouiller au maximum. Ma mère avait emprunté des DVD à son comité d'entreprise, ma soeur a eu beau protester qu'elle devait bosser, c'était parti. Entre Dogville et L'Effet Papillon, on a choisi Kuchter !

 

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Au bout de 5 minutes d'angoisse, mes parents ont gémi que d'après le titre, et connaissant la bouille d'Ashton Kuchter, ils pensaient à une comédie romantique légère. Haha. 

Pendant ces 5 minutes, on avait eu le temps de voir Evan (joué par Ashton Kuchter, donc) dessinant des dessins de meurtres sanglants à l'école primaire (mais il ne s'en souvient pas : trou de mémoire), tenant un couteau de boucher et ne se souvenant absolument pas de pourquoi ni comment il l'avait pris, se faire étrangler par son père détenu à l'hôpital psychiatrique et qu'il voyait pour la première fois, et subir les demandes pédophiles du papa de sa meilleure amie Kaileigh ;

 

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zoom

puis, d'assister au spectacle de son adolescence, commençant par le moment où il part avec ses amis, tous menés par Tommy (le frère sadique de Kaileigh), poser de la dynamite dans la boîte aux lettres d'une maison, re-trou de mémoire, un de ses potes (Lenny) fait une sorte de crise d'épilepsie juste après ; peu après l'événement, il va au ciné avec Tommy et Kaileigh voir Seven, il embrasse Kaileigh et Tommy devient totalement fou furieux (genre à défoncer la tête de quelqu'un qui s'est moqué de lui en s'aidant du poteau qui sert à tenir les cordons rouges de file d'attente) ; fin de l'adolescence, Lenny, Kaileigh et Evan vont se promener près de la casse et y retrouvent Tommy, qui a enfermé le chien d'Evan dans un sac et l'a aspergé d'essence, avant d'y mettre le feu.

 

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De gauche à droite : Tommy, Kaileigh, Lenny et Tommy, à l'adolescence. 


Bien. On peut avoir l'impression que j'en raconte beaucoup, mais tout ça passe très vite : Evan déménage, on a ensuite droit à une  ellipse de 7 ans, et on trouve Evan sur les bancs de la fac. C'est peu après qu'il va découvrir qu'il peut trifouiller le passé, grâce à ses journaux intimes.

On est tout à fait pris aux tripes. Les scènes de violence sont très impressionnantes, parce qu'Evan a des trous de mémoire à chaque fois et qu'on les vit, puisque le réalisateur ne montre pas ce que qu'Evan ne voit pas. Heureusement, le film devient un peu moins dur dès le premier moment où Evan trifouille son passé. Les scènes les plus choquantes sont celles où on voit Tommy en enfant totalement sadique. Le pire, c'est qu'il a une bouille d'ange à la base ; et quand il se transforme en teigneux, on a vraiment, vraiment les jetons.

Le film est parfaitement bien réalisé. Pas de longueurs intempestives, on est toujours en plein dedans, haletants de connaître la suite, même si certaines scènes sont à la limite du supportables (je suis une âme sensible !). Le film est aussi plein de cynisme et de réalisme. Même si le thème global apparent se situe dans le domaine du fantastique, on se dit que finalement, tout pourrait être possible. Le film explore les théories du battement d'ailes de papillon : à tout instant de notre vie, nous sommes confrontés à des choix. Et chacun de ces choix, même le plus infime, a ses conséquences. [Par exemple, si je n'avais jamais parlé d'Alphonsine, Cyprienne et Dalida dans mon ancien blog, on serait peut-être (sûrement) encore amies.] À chaque modification d'Evan, tout le futur de son passé (son présent et ses souvenirs d'après la modification) est bouleversé. Ce qui est intéressant, c'est que globalement, les changements dans les instants suivants ne sont pas énormes pour lui ; globalement, il suit la même route, c'est pour les autres (Lenny, Tommy,la mère d'Evan, et bien sûr Kaileigh, qui est un peu présentée comme son âme soeur) que tout est mis sens dessus-dessous.

Globalement, j'ai adoré ce film. Il fait réfléchir, il bouleverse, il a sans doute appris des choses à mes petites soeurs sur la Vraie Vie. On y parle aussi de questions scientifiques - le cerveau, la Théorie du Chaos. J'ai aussi apprécié les implications sur les responsabilités, l'hérédité, ou le destin. 

Par contre, j'ai l'impression que le titre ne correspond pas au film... Pour moi, l'Effet Papillon, c'est l'impact de minuscules choses, qui en provoquent de gigantesques. Dans le film, quand Evan modifie quelque chose, il ne le fait pas à moitié. Ce n'est pas comme s'il modifiait, par exemple, le fait qu'il se soit curé le nez quand il avait 11 ans.  

Ceci mis à part, ce film est tout simplement génial - comme, à mon avis, toutes les oeuvres qui explorent le thème de l'Effet Papillon.

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15 décembre 2007

"La nuit..." vs. les ours blancs


J'ai encore été au ciné le week-end dernier. Pour la première fois de ma vie, j'ai testé le ciné à Lyon. Et je dois dire que c'est pareil qu'à Paris. Surprenant, pas vrai ?

La semaine encore avant, c'était La Nuit nous appartient. Samedi, j'ai vu La Boussole d'Or. Pas grand-chose à voir entre les deux !

 

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(Heu, arrêtez-moi si je me goure, mais les deux tours, là, en arrière-plan, ce serait pas...) 

Les scenarii : Pour La Nuit nous appartient, une histoire de mafieux, de flics, de famille. Joaquin Phoenix joue Bobby, un gérant de boîte de nuit aux service des Russes. Dans cette boîte, des trucs pas très catholiques. Strip-teases, sniffs, deals : l'endroit sert de rendez-vous d'affaires à un mafieux russe qui se trouve être le neveu du propriétaire (un Papy russe) ; ce même neveu est en quelque sorte l'ennemi numéro  des flics de New York. Et justement, à la tête de l'unité de police qui traque le mafieux, y a le papa de Joaquin Phoenix (enfin, le papa du personnage, pas son papa dans la vraie vie). Et juste sous les ordres de celui-ci, y a son fils. Qui se trouve donc être le frère de Joaquin Phenix. En gros, le mec qui tente de se remplir les poches en fermant les yeux sur les trafics dans sa boîte a ses deux plus proches parents dans la police, et ceux-ci veulent coincer les mafieux. Très vite, Joaquin, qui avait réussi à louvoyer pendant plusieurs années, se retrouve dans l'impasse : il a le choix entre continuer à aider les mafieux, en se lançant dans de plus grosses affaires (des kilos de dope à écouler), tout en ne se faisant pas griller par les flics, ou aider ceux-ci en les aidant à coincer les mafieux. A quoi tient-il le plus, à sa famille (du côté du Bien, mais cette dimension moralisatrice ne rentre pas dans le film, heureusement), ou au fric (et à sa "fiancée") ?

La Boussole d'Or : Lyra, 12 ans, orpheline, s'ennuie au Jordan College où l'a placé Lord Asriel, seule famille qui lui reste. Heureusement, elle a une bonne bande de poteaux : Roger, le fils de la cuisinière, et les gitans. Un jour, Lord Asriel débarque au College pour demander des subventions pour une expédition vers le Nord : il pense pouvoir créer un pont reliant deux mondes parallèles. Lyra meurt d'envie de l'accompagner, mais il refuse (je précise qu'Asriel est joué par Dansiel Craig. Vous verriez Daniel Craig emmener une préado randonner  au Pôle Nord ?). Quelques jours plus tard, la femme la plus classe et sophistiquée que lyra ait jamais vue, Mme Coulter, débarque au College. Elle s'entend bien avec Lyra, et lui propose de l'accompagner dans son voyage vers le Nord... Pile à ce moment, Roger est enlevé (ainsi qu'un autre ami de Lyra) par des voleurs d'enfants. Lyra a juré d'aller le chercher, c'est le début d'un périple !

Les acteurs : J'ai été plus séduite par ceux de La Nuit nous appartient. Joaquin Phoenix, Eva Mendes, Mark Wahlberg et Ribert Duvall (le père capitaine de la police) y jouent génialissimement bien. On adhère à l'histoire de bout en bout, tout est réaliste et humain.  
Dans La Boussole d'Or, c'est bien sûr plus difficile puisque le rôle principal est celui d'une fillette de 12 ans. Dakota Blue Richards joue plutôt bien, mais je n'ai pas trop aimé sa façon de parler. Bon, on l'a vu en VF (Nostra culpa, nostra mega culpa !), mais je suppose que le doublage n'a pas changé grand-chose puisque les doublures ont pour consigne de coller au maximum aux intonations d'origine, non ? Ca m'a un peu gâché le début du film, on dirait que l'actrice crache ses répliques. Dans le livre, elle est bravache, mais quand même pas à ce point-là !

Homme sexy : Joaquin Phoenix pour La Nuit nous appartient, Daniel Craig pour La Boussole d'Or. Mon coeur était déjà acquis à Daniel Craig, mais Joaquin Phoenix m'a vraiment surprise en bien. Au début du film, on est un peu surpris par ce mec à carrure d'ours qui se jette voracement sur sa fiancée. Dès le moment où il devient plus humain, où il commence à souffrir, où les événements le touchent... Paf, on craque. Avantage donc à La Nuit nous appartient, puisque l'Homme sexy tient le premier rôle, alors qu'on voit finalement assez peu Daniel Craig dans La Boussole d'Or.

 

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http://www.lamateriaoscura.es/galeria/data/media/44/golden-compass-craig-750.jpg

 

 Femme sexy : Eva Mendes joue la petite amie de Bobby. Et c'est clair, elle en jette [c'est son ventre qui m'impressionne. Comment on fait pour avoir un ventre aussi parfait ?], même si elle en fait souvent un peu trop. D'ailleurs, c'est au moment où on la sent vulnérable, touchée par les événements, qu'elle est la plus belle.
Dans La Boussole d'Or, on a droit  à deux Femmes  sexy : Nicole Kidman (Mme Coulter) et Eva Green (la sorcière Serafina Pekkala). Dans le livre, elles sont tout à fait opposées : la lumière, la sophistication, la manipulation, la classe clinquante (tout dans l'apparence) pour Mme Coulter, tandis que la sorcière est simple, puissante, sans en rajouter. Ma préférence va nettement à Eva Green, que je trouve bien plus belle, et qui pour moi colle littéralement à son rôle.
Entre les deux Eva, je choisis Eva Green ! Plus naturelle et surtout, plus charismatique. 

 

http://medias.lemonde.fr/mmpub/edt/ill/2007/05/26/h_3_ill_915232_cannes-nuitappartient.jpg
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Réalisation : Ma préférence va à La Nuit... On est vraiment happé dans l'histoire. Le réalisateur fait de nous des marionnettes, on tremble dès qu'il le souhaite, et on n'en ressort que quand tout est fini.
En fait, pour La Boussole d'Or, j'ai été un peu déçue par l'adaptation du livre de Pullman. Le changement de chronologie n'y est pour rien ; les moments que je n'ai pas aimés sont le début, en Angleterre (l'histoire doit être plus difficile à situer et introduire au ciné que dans un bouquin) ; les moments où Lyra déchiffre l'aléthiomètre et où on voit ce qu'elle voit, au milieu de Poussière ; et la fin. La fin !! Mais alors là, comment ne pas leur en vouloir ? La fin du livre est bouleversante, et celle du film est éduclorée au maximum...

L'histoire : Finalement, assez basique dans La Nuit... Ce qui est intéressant, ce n'est ni le début, ni la fin, très classiques, mais le développement. En fin de compte, on s'attend à peu près à tout ce qui se passe - je veux dire, on peut l'anticiper. Pendant le film, Chéri me sortait des "À coup sûr, là il va...", et globalement il avait bon partout. À la limite, l'histoire n'est pas tellement importante, puisque le réalisateur parvient à la masquer derrière les ressentis de Bobby (qu'on ressent aussi profondément pendant le film) : la peur, l'inquiétude, l'angoisse, le courage, la déception, le désespoir... Et c'est surtout une histoire de famille, en fait. "Une famille déchirée entre deux autres familles", on pourrait dire.
Dans La Boussole d'Or, le mérite revient à l'auteur du livre. Avant que J. K. Rowling ne tourne Harry Potter vers un monde plus adulte, je disais même que la trilogie À la Croisée des Mondes de Philip Pullman (La Boussole d'Or correspond au premier tome, Les Royaumes du Nord) était mieux que Harry Potter - d'ailleurs, si je le relisais, il se pourrait que je pense la même chose ! L'ennui, c'est que comme pour les premiers tomes de Harry Potter, la conversion des Royaumes du Nord en Boussole d'Or a édulcoré l'histoire. Déjà, dans le livre, des enfants meurent. Ici, on dirait que les producteurs ont voulu concurrencer le film de Noël de Disney ! A quoi rime de changer cet aspect de l'histoire, alors que le deuxième tome est beaucoup plus dur (il y a notamment les Spectres, qui pourraient correspondre aux Détraqueurs de Harry Potter, en 100 fois pire) ?
Cependant, toute la partie de La Boussole d'Or qui se déroule dans le Grand Nord est géniale, notamment le morceau avec les ours polaires. 

 

 

And the winner is... 

J'ai beaucoup aimé La Nuit nous appartient, parce que c'est un film vraiment prenant. Mais son manque d'originalité joue un peu contre lui - même si c'est un film remarquable, et dont je me souviendrai.
Alors, sans hésiter, La Boussole d'Or ! Je rêvais d'aller le voir depuis l'annonce de son adaptation au cinéma. Alors, qu'importe la fin, puisque tout le reste est spectaculaire... J'espère juste qu'ils rattraperont la fin du tome 1 au début du tome 2, sinon cela n'aurait aucun sens.
Mais surtout, il faut lire le livre !

 

 

 

Edit - J'ai piqué les images à partir de Gogole. Normalement, je mets des liens hypertexte pour chaque image que je prends (respect de celui qui a fait le travail de la mettre en ligne à la base). Mais aujourd'hui, je ne sais pas ce que me fait Hautetfort, mais le lien hypertexte s'enlève dès que j'enregistre ! 

28 octobre 2007

Sing to forget

Je m'installe sur le Net, bien décidée à taper le compte-rendu que vous attendiez tous et toutes : ce soir, j'ai visualisé la deuxième partie d'un chef-d'oeuvre de la tv française. Que dis-je, non pas UN chef-d'oeuvre, mais LE chef-d'oeuvre de la télévision de notre époque !

Vous l'avez deviné (car je vous sais perspicaces), ce soir, j'ai maté

High School Musical 2. 

 

Cependant, un événement inattendu m'empêche de donner libre cours à ma fibre critique digne de Télérama. En l'occurence, le commentaire de NON sur ma dernière note, me donnant des nouvelles de Littlefrench. Argh et double-argh ! Je mesure l'étendue de la situation en lisant les commentaires sur sa dernière note. que vous trouverez en tapant son nom sur Gougueule. D'ailleurs, à la minute même, la tv a zappé (d'elle-même) sur une émission sur les blogs. A la fin de l'émission, on m'annonce une interview de blogueur.  Ho tiens, et si on interviewait littlefrench, ça serait fun ! Non ? Non. Pas du tout.

 

Bref, j'ai besoin de me changer les idées. Alors, ce compte-rendu, je le tape, zut !

Le téléfilm s'ouvre sur la première chanson. Toute pourrie : les lycéens sont contents d'être en vacances, ils le chantent, mais de façon totalement plate et niaiseuse. Paroles répététives, et même pas inventives/provocantes ou je ne sais quoi. non, aucun sursaut de la part de votre Servitrice, à part "Bordel, c'est pire que Priscilla, Lorie ou bébé Illy réunis !" (non, retirez bébé Illy en fait, parce que RIEN ne peut être pire.)

Le pitch : les ados sont en vacances. Troy et Gabriella sont en pleine passion.  Mais Sharpay, la pétasse rose (ma chouchoute dans HSM 1), nourrit une passion secrète pour Troy et veut casser le couple si bien assorti (haha). Pendant les vacances, elle demande à papa-maman, richissimes, d'embaucher Troy. Mais Troy réussit du coup à faire embaucher toute sa bande de potos, du coup la Sharpay elle est vénère ! Elle n'arrive pas à chauffer troy au bord de la piscine, puisque gabriella (que j'exècre) a été embauchée comme surveillante de baignade.
Du coup, Sharpay-la-vilaine sort ses griffes et tente de couper Troy de sa bande, en lui faisant miroiter des bourses d'études dans tous les coins (toujoursgrâce à papa-maman).

Ce que j'en ai pensé. Énormément de chansons pour masquer le scénario plus que réduit. Chansons pas tip-top au début, mais ça s'arrange. Les chorégraphies sont hyper, hyper, hyper kitsch, il faut être prévenu ! Costumes pas terribles, en tout cas moins bien que dans le 1. Couleurs criardes, flashy, agressives, décors qu'on dirait faits de carton-pâte juxtaposé à un poster géant da montagne.
La caricature est poussée à l'extrême, mais c'est ce qui rend le film agréable. On se vautre dans les clichés avec délectation, on pousse la larmichette dans les chansons tristes et la la fin, quand gagnent les bons sentiments. Mention spéciale à Sharpay toujours, je trouve que l'actrice joue plutôt bien, et j'adore sa manie du rose (je signale à tout un chacun que même les balles de golf de Sharpay sont roses)

 

http://www.junior.te.pt/Final/Bairro/ImgA/sabiasque/hsm/hsm_sharpay.jpg

 

; au sourire à fossettes de son frangin

 (faut que je trouve une photo où il n'ait pas l'air d'avoir 13 ans.......)

; et aux bleus de Zac Efron. 

Zac Efron

 

Parce que même si ce garçon a l'air niais au possible, ses yeux sont...  à tomber.  (niuuuuuugh ! Mes hormones ! Mes hormones ! Mayday, mayday !!) Heureusement que j'étais vautrée sur canap', moi. 

 

Ma petite soeur a enregistré le téléfilm sur VHS. Du coup, on va pouvoir le visionner un max de fois, apprendre toutes les chansons niaises par coeur et se prendre pour des stars de comédie musicale, ou mieux, pour la promise de Zac/Troy (hé, mec, elle a raison Sharpay la pétasse rose ! Tu serais 1000 fois mieux avec elle qu'avec l'autre grognasse...)
Que demander de plus, pour oublier Pervers Pépère ?

 

05 septembre 2007

La Naissance des Pieuvres

Un film que je suis allée voir il y a 6 jours et dont il FAUT que je parle. Pas parce que c'est génialissime, puisqu'il n'est pas parfait, mais parce que ce film était tellement spécial qu'il me... hante.

Par sa musique (composée par Para One), sa lumière, ses ambiances particulières, ses personnages...

Des longueurs et des dialogues pas vraiment percutants, d'accord.

MAIS. Ca tombe juste.

Comment est-ce qu'on ne pourrait pas s'identifier à cette petite fille de 14 ans (petite fille parce qu'elle a l'air d'en avoir 11, tant par l'apparence que par le comportement) qui se paume complètement ? Marie, coincée avec une meilleure amie pataude - Anne, un éléphant dans un magasin de porcelaine -, et elle réussit à s'enticher de "la pute". "La pute", c'est Floriane. Un corps et des attitudes de grande, de fille qui s'y connaît, de fille qui a déjà testé. En réalité, sûrement une petite paumée elle aussi, qui profite de son air d'adulte pour découvrir... Mais qui craint d'avancer, d'aller plus loin.

Anne, elle, sait exactement ce qu'elle veut. Elle veut François, le beau gosse du water-polo, "mais pour embrasser d'abord... coucher, pas encore". Le seul ennui, c'est que François-le-beau-gosse n'en a strictement rien à foutre de Marie-l'énamourée, puisque lui, celle qu'il veut, c'est Floriane. Et apparemment, pas pour des *bonnes* raisons, mais plutôt à cause de sa réputation de Marie-couche-toi-là.

En résumé : Anne veut François, François veut coucher, Marie veut Floriane, Floriane ne sait pas ce qu'elle veut.

 

Naissance des pieuvres - Louise Blachère, Pauline Acquart et Adèle Haenel

 

Ca donne un film troublant. C'est étrange de voir cette gamine tomber amoureuse d'une presque adulte, de voir celle-ci se perdre entre ce qu'elle est, ce qu'elle veut, ce qu'elle voudrait être, de voir grandir ces trois filles entre leurs chambres et la piscine (Anne et Floriane font de la natation synchronisée, Marie assiste aux chorégraphies), en dehors de tous les autres : les mecs du water-polo font leurs trucs de mecs, les autres filles jettent des regards de mépris à Floriane, les parents on ne les voit pas.  

J'ai trouvé la dernière scène superbe.

Et puis, la musique. Répétitive, obsédante, dérangeante : elle m'est restée dans la tête pendant des jours. Quand elle revient, je revois des scènes du film, la lueur bleue de la piscine, les mouvements de jambes des nageuses.  

Donc : un film-pas-parfait mais juste, touchant, entêtant, parfois juste beau. Qui ne peut pas du tout se réusmer à ce que je viens d'écrire ; j'avais besoin d'en parler, mais je n'avais pas envie de gâcher le suspense d'un nouveau film à ceux qui pourraient me lire. 

Zut, j'arrive pas à trouver de phrase de conclusion.