17 novembre 2009
Aquarium

Ce week-end j'ai enfin vu Fish Tank. "Enfin", parce que quand je lis fille paumée qui n'aime que le hip-hop et agresse tout le monde, et flashe sur le nouveau mec de sa mère, ça me donne envie. J'aime les histoires de filles paumées.
J'ai été déçue par le début, sans doute parce que je connaissais presque complètement l'histoire, après avoir regardé les bandes-annonces et lu tous les résumés et interviews possibles.
Mia gueule sur tout le monde, pas aussi fort que présagé, sa mère qui ne fait que la fête, sa petite soeur gluante ou cassante, ses anciennes potesses. Cadre peu idyllique, HLM laid à pleurer imbriquant les voisins dans des boîtes d'allumettes, ciel gris, béton et arbres maigrichons. La mère de Mia ramène son nouveau mec à la maison. Bien foutu, et surtout, le nouveau mec casse leur quotidien : enfin un peu d'amour dans tout ça, sauf que du côté Mia ce n'est jamais de l'amour "filial". Pas mal de scènes annoncent en gros sous-entendus ce qu'il va arriver, et quand on le sait déjà, le film semble un peu moins savoureux.

Cependant, la deuxième partie se montre plus inattendue, plus vivante du coup.
Au final, j'ai aimé, mais moins que je m'y attendais, vu que je m'attendais à aimer à en tomber par terre. Il faudrait que j'arrête de lire les critiques, résumés, interviews.

Depuis le film, je chantonne California Dreamin' partout, tout le temps. Et puis j'écoute Nas. Après chaque film s'attardant sur une fille qui danse sur du hip-hop, j'en écoute pendant des jours, alors que d'habitude ça m'agace très rapidement. Fish Tank m'a fait découvrir Nas, le Life's a bitch du générique. (Life's a bitch, mais j'en reprendrais bien une tranche.)
20:18 Publié dans Les globes oculaires ont besoin d'être divertis | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : fish tank, katie jarvis, film, hip-hop, nas, life's a bitch
05 septembre 2009
Un pseudo-prophète
Maria, mon amie étourdie (je peux l'appeler mon amie étourdie, même si vous n'en savez rien), m'a proposé vendredi dernier d'aller au cinéma. Vendredi dernier : tête dans le pâté. J'ai la tête dans le pâté. Décalage horaire. Veux dormiiiiiir. (Hiberner était aussi une option.) Dimanche ? Finalement, dimanche, pas rappelé (ni elle, ni moi). Alors lundi.
[Je paie avec un ticket Tick'art. Si vous résidez en Région Île-de-France, et êtes lycéen, apprenti, ou en formation dans un organisme financé par la région (mais âgé de moins de 25 ans) : vous connaissez Tick'art ? Le principe : 6 sorties pour 15 euros. Enfin, presque. Si on détaille : un ticket pour un festival, un ticket Scènes (concert, théâtre, danse), un ticket ciné (dans un cinéma d'art et d'essai par contre... Pas dans un ciné de grande chaîne), deux tickets expos (un pour vous + un invité), et un bon d'achat de 8 euros pour un bouquin. Pour information, le ticket Festival peut être utilisé pour acheter une place journée à Rock-en-Seine par exemple... alors que le tarif normal pour une place est de plus de 40 euros.]
Elle m'emmène voir Un Prophète. Il paraît que c'est ouf. Les critiques sur Allociné sont excellentes, je n'ai jamais vu un tableau aussi rempli d'étoiles. Confiante.
Je dois dire... que ce film m'est passé totalement à côté de la tête. "Ouf" ?
Les raisons pour lesquelles les gens ont aimé ce film vous seront exposées par ceux... qui ont aimé le film.
Moi j'ai pas aimé.
J'ai trouvé ce film inutile. Le titre annonce... un prophète, non ? Pour moi, un prophète est quelqu'un qui annonce. Malik (oh, j'aime la façon dont sonne ce prénom) n'annonce rien. Malik est en prison pour 6 ans et il tente de tirer son épingle du jeu... c'est tout. Quitte à passer un certain temps sur la case malfrat, bandit, truand. Oh si, il annonce la biche, pardon.

Je ne pense pas non plus que ce film apporte une prise de conscience des conditions de la vie carcérale. Rien de neuf, pour ceux qui ne s'étaient pas imaginés que vivre en prison ressemblait grosso modo à vivre enfermé dans son appartement.
Prise de conscience de comment est vécue la vie carcérale, alors. Je concède. Le plus terrifiant dans ce monde-là me semble l'absence totale de choix. À son arrivée en prison, Malik peut être considéré comme une victime ; sans ami, sans appui, et sans connaissance du milieu, il subit. Au fur et à mesure, Malik acquiert un peu de pouvoir, mais pas de choix (ou presque). Donc, au cours du film, Malik passe du statut de victime à celui de pseudo-maître du jeu, sans choix. Ce qui me gêne : Malik ne m'a jamais été sympathique. Ce n'est pas parce que quelqu'un vit dans des conditions affreuses qu'il devient quelqu'un de bien.
Le film ne peut pas se faire passer pour un film d'initiation (est-ce que ça se dit ? Roman d'initiation, film d'initiation ?), puisque Malik apprend les règles et à en jouer pour s'élever ; mais dans un monde à part ; une initiation se doit de servir pour la vie à venir. Les règles apprises doivent être celles du monde dans lequel tu t'apprêtes à vivre. Le film donne l'impression que Malik a été initié, a compris, s'en est sorti, et va s'en sortir. Donc on a soit une vision ultra-pessimiste de notre société, soit un message à côté de la plaque.
Le jeu de Tahar Rahim est bon ; j'ai beaucoup plus aimé celui de Niels Arestrup, qui peut se montrer à la fois plein de dignité ou pourri jusqu'à la moelle. Toujours juste.

Je n'ai pas apprécié les "effets" du film. La vision crue de la prison (plans plutôt lents dans les cellules, notamment), sans effets, plus documentaire, m'a fait meilleure impression... J'ai trouvé que les quelques effets de saccades, de ralenti, gâchent. De même pour la lumière : sans recherche d'effets intellos, parfait.
(En revanche, la bande-son est chouette.)
Enfin, le hic pour moi majeur : le ressenti du temps. Malik est coffré pour 6 ans et le film s'allonge sur toute cette durée ; franchement, les seuls points qui permettent de sentir le passage de tant de temps, ce sont les passages montrant les Actualités à la télé. C'est peut-être le but ? Que le seul référentiel de temps soit apporté par l'extérieur ? Mais on ne sent pas le temps long. Les jours censés être interminables, résumés à quelques minutes ; les années s'écoulant entre les différents acquis/changements de situation/évolutions de Malik.
Bref. En réfléchissant au film quelques jours plus tard, mon opinion s'adoucit. Mais je ne comprends toujours pas le foin qu'on fait autour de ce film. Je sais que Maria et ses amies ont été grandement impressionnées par les scènes de violence, devant lesquelles j'étais à peu près stoïque (effet secondaire du jet-lag : rendre insensible devant un bain de sang ?). Ceci explique peut-être cela... Si je reste imperturbable face aux scènes "percurtantes", je ne suis peut-être pas apte à être sensible au reste.

19:19 Publié dans Les globes oculaires ont besoin d'être divertis | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : un prophète, tahar rahim, film, ciné, niels arestrup, tick'art
18 juillet 2009
Weasley is our King
J'aime aller au cinéma seule. Qu'importe le ciné tant que je puisse m'étaler, avoir plusieurs sièges pour poser mes affaires, changer de position quand je le désire, ne pas avoir de voisin bavouilleur, mâchouilleur de pop-corn et/ou qui bécote sa copine. Meilleur, évidemment, quand le film est de qualité, et encore mieux sur écran géant.
Donc, comment dire ? Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé seule à l'UGC Ciné Cité, première séance du matin, vendredi, version originale : bonheur.
J'ai trouvé que le début du film traînait un peu en longueur. Se passe pas grand-chose, s'attarde sur des événements de moindre importance. Cela dit, je me suis rendu compte en y repensant que la situation était identique dans les bouquins. Chaque tome commence par de longues mises en situation un peu lentes, qui servent l'action par la suite.
Et puis... Quand Noël arrive, le film bascule dans un rythme d'action plus rapide, de péripéties plus intéressantes, à partir des événements qui se produisent pendant les vacances - à propos de cette courte période, le film diffère totalement du livre, l'effet de surprise m'a vraiment accrochée... et la scène d'action est plutôt trépidante.
Le film est comme d'habitude trop court par rapport au livre, mais j'ai trouvé les coupures très intelligentes, pour une fois. Ils n'ont pas gardé que la trame mais ont ajouté directement dans celle-ci les détails et les liens logiques nécessaires à l'histoire et à l'univers du bouquin.
Bizarrement, ils ont changé le rendu des souvenirs... La Pensine n'est plus un bassin classieux de pierre blanche, mais une sorte de Frisbee métallique. S'immerger dans la Pensine ne conduit plus à vivre la scène comme si on avait emprunté une machine à remonter le temps; tout est flou, aqueux/brumeux, iréel. Ce que je trouve plus adapté aux souvenirs tels qu'ils le sont en réalité, mais peut-être moins à la description initiale de la Pensine - un de mes objets magiques préférés dans la série.
| Evanna Lynch | |
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(lion flamboyant... hmm...)
J'ai lu dans quelques critiques que la photo du film était "excellente, sublime". Pour moi, ç'a été trop poussé. Le film n'est parfois quasiment plus en couleur, celles-ci sont à la fois ternes et brillantes - pas de couleur vive, hormis dans la boutique de Fred et Georges, uniquement du bleu, gris, marron - en fait, on dirait que le traitement des souvenirs a été adopté pour la totalité du film -, même les vêtements des personnages ont l'air délavés, fadasses. Évidemment, cela pousse la sensation d'immersion dans un autre monde mais... un peu trop, cette fois. Les deux scènes majeures basées sur le feu sont mes préférées dans le film ; pour moi, ce traitement photo magnifie vraiment l'intensité de l'embrasement - peut-être m'a-t'il gêné dans les autres scènes à cause de sa trop grande netteté; logiquement, feu-net, eau-flou, et dans le film toutes les images présentent une intensité et d'une acuité inouïes (ce qui est, encore une fois : très beau, assez jouissif pour les yeux, mais un peu... trop).
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(Nan ?)
Sinon, c'est vraiment méga-bon de retrouver le Quidditch, le rendu est meilleur que jamais.
Enfin : je n'ai pas compris pourquoi le film se focalise, au niveau romance, beaucoup plus globalement sur le triangle Hermione-Ron-Lavande que sur l'histoire Harry-Ginny. Sans vouloir jouer à la fanatique de l'histoire originale (puisque les moments où le film se libère du livre sont pour moi les plus réussis), il y a au moins une scène en trop pour le triangle et une scène manquante pour le duo. Harry et ses sentiments romantico-niais m'énervent souvent et la fin du livre à la Spider-Man m'avait plutôt exaspérée (à cause de la trop grande ressemblance avec l'histoire de Spider-Man justement... le tome 6 est sorti en 2005, trois ans après Spider-Man, hmm, comment dire. Pour moi, With great power, comes great responsibility reste indissociable de Spider-Man), mais le tome 6 permet quand même de dé-niaiser le personnage de Ginny et je trouve que le personnage de Ginny aurait pu être mis un peu plus à l'honneur.
| Daniel Radcliffe et Bonnie Wright | |
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(Je suis peut-être trop exigeante ? Ils ont pas mal de scènes ensemble, et plutôt intenses sur le fond...)
J'ai toujours un peu de mal avec la voix de Rogue/Snape et sa prononciation qui me semble toujours trop forcée pour être naturelle. Et j'ai du mal à apprécier Helena Bonham Carter en Bellatrix ; là aussi, pour moi c'est trop. Mais côté Serpentard, j'ai trouvé l'interprétation de Drago fabuleuse. Beaucoup de coupures nuisent à la profondeur des personnages (cf. Lavande) mais le jeu de Tom Felton rattrape tout ce qu'il aurait pu perdre à cause des ellipses - et plus.
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Putain, on dirait le Génie du Mal en personne...
Bref ! J'ai aimé. Presque autant que le quatrième volet.
Et comme pour le quatrième volet, que j'étais allée voir pour la première fois seule, puis retournée avec Romain et Célimène : exactement la même impression en en sortant, je veux retourner à l'intérieur de ce film, la vie humaine pue du cul - comme une incapacité à se réadapter au train-train habituel, à communiquer, à reprendre la vie 'normale'. Effet sans doute principalement dû à la magie - la vie semble tellement plus palpitante dans leur monde - (mais j'ai pensé cette après-midi que l'effet avait peut-être un lien aussi avec le traitement photo du film; être immergée pendant 2h30 dans cette intensité de bleu - gris, puis ressortir et avoir à plonger dans les couleurs criardes des fringues d'été et les néons du métro....)
je veux retourner à l'intérieur de ce film, la vie humaine pue du cul
(D'accord, j'irai sûrement le revoir.)
02:28 Publié dans Les globes oculaires ont besoin d'être divertis | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : harry potter, prince de sang-mêlé, cinéma
17 mai 2009
Pain, salade, fromage, steack, tomate, cornichon, sauce, pain
Trouvée sur Sexactu, le blog de Maïa Mazaurette, une version très appétissante de la bande-annonce de Twilight :
10:05 Publié dans Les globes oculaires ont besoin d'être divertis, Manger !!! | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : twilight, cheeseburger, vampire, amour impossible
16 mai 2009
Hobbits
J'ai passé le temps du visionnage du premier volet du Seigneur des Anneaux avec Otho à me dire que Pippin ressemblait beaucoup trop à Stéphane Bern. Du coup, je voyais des duos Stéphane Bern-Charlie de LOST dans tous les coins. Heureusement, Gandalf ne ressemble pas trop à Magneto, Aragorn à Tom Stall ou Frodo à Patrick.


Quand le film est sorti, avant de le voir, j'étudiais les personnages au dos des paquets de céréales Crunch que je bouffais le matin en faisant le maximum de bruit possible. J'avais décidé que j'étais Arwen ; je trouvais les elfes sublimement beaux, et j'aurais pu être une elfe, avec ma peau pâle et mes oreilles fines ; j'avais aussi décidé que Legolas était le plus beau et que j'étais amoureuse de lui. /Une de mes meilleures amies de l'époque me soutenait que j'étais folle et que c'était Aragorn le plus beau, et qu'elle voulait être Galadriel./
Plus tard, en revoyant les films, j'ai réalisé que les elfes étaient super chiants. Toujours à parler avec des voix lentes et qui résonnent comme s'ils tapaient la discute dans une cathédrale. Toujours à ne rien vouloir faire à part caresser des arbres et tirer à l'arc, toujours lumineux genre ouais je suis un elfe, ouais je suis immortel, et ouais je fais de la lumière pour t'éblouir, pauvre sous-être.
Comme toute misérable humaine, je suis tombée sous le charme d'Aragorn, pourtant rien à faire, dans mon coeur il n'arrive pas à la cheville des hobbits. Les hobbits m'attirent irrésistiblement et je ne comprends pas comment cela ne peut être le cas pour toutes les autres humaines. Atrocement gentils et attentionnés, drôles, aimant la verdure et la bonne bouffe. Peut-être perdent-ils des points de charme à cause des pieds poilus. Quoiqu'il en soit, tous les garçons par qui j'ai été attirée ces dernières années ont des particularités de hobbits (les pieds poilus n'entrent pas en compte), petite taille, visage de non-adulte, humour, chouterie.
/J'ai aussi un faible pour Boromir, j'imagine parce qu'il est le plus humain de tous ces personnages à la noix, avec le plus de défauts évidents, mais aussi une générosité et une loyauté dingues, et puis il arrive quand même à continuer de balancer des coups d'épée à droite et à gauche après s'être pris trois flèches dans le bide./
Finalement, dans Le Seigneur des Anneaux, le célèbre adage de Barbie comme quoi c'est tellement mieux d'être une fille ne tient pas. Les personnages de filles de ce film sont tous gravement trépanés, entre Arwen qui ne semble exister qu'à travers Aragorn, Galadriel qui règne sur un troupeau de Barbie mecs et rêve de se transformer en Reine du Monde, ou la blondasse du troisième volet qui ne sait que se languir d'amour en vain.
Et puis Otho m'a dit que si j'étais un personnage du Seigneur des Anneaux, je serais Gollum.

19:52 Publié dans Les globes oculaires ont besoin d'être divertis | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : le seigneur des anneaux, film, pippin, aragorn, gollum, otho, hobbit
15 février 2009
Slumdog Millionnaire
Mercredi dernier, au labo, c'était la Movie Night.
Concept génial : les gens qui peuvent/veulent y assister vont sur Internet choisir le film qu'ils ont le plus envie de voir parmi une pré-selection effectuée par l'organisatrice. Le film qui obtient le plus de voix est diffusé. L'événement a lieu une fois tous les deux mois, entre gens du bâtiment où j'effectue mon stage, dans la salle de conférences. J'étais tentée par Slumdog Millionnaire et L'Étrange histoire de Benjamin Button. Finalement, Slumdog a gagné.


Jamal, un Indien né dans les /je ne trouve pas le mot, taudis ? Bidonvilles ?/ de Mumbai, est soupçonné d'avoir triché au jeu télévisé Who wants to be a Millionnaire ?. Parce que quand tu es issu de la boue, on considère que tu ne peux pas avoir la culture nécessaire pour atteindre le palier des 10 millions de roupies... Pourtant, Jamal connaît les réponses. Le film raconte en parallèle la vie de Jamal depuis ses 8 ans, et l'interrogatoire en cours, chaque nouvelle question entraînant un flash-back.
Ce qui est drôle, c'est qu'au début du film, j'ai été réticente à entrer dans ces flash-backs. J'aurais préféré rester assister à l'interrogatoire plutôt qu'aux courses-poursuites de gamins délurés dans la gadoue. Puis, après les premiers éclats de rire, la partie racontant par le menu la vie de Jamal devient tellement passionnante qu'on ne voudrait plus la quitter.

L'histoire est basée sur les liens inébranlables entre Jamal, son grand frère Salim, et Latika, fille de leur âge devenue orpheline en même temps qu'eux. Les Trois Mousquetaires. On les suit à trois âges différents : gamins, ados, jeunes adultes.
Le film est rapide, passionné, on ne s'ennuie pas une seule seconde. Et il contient tout ce qu'on peut désirer dans un film. De l'action, de l'humour, de l'aventure, du courage, de l'humain... de l'amour. Les personnages évoluent mais semblent toujours garder les mêmes caractères au cours de leur vie. Jamal le loyal, Salim tenté par le pouvoir facile, Latika aimante. Au final, le message du film (l'amour triomphe toujours, et caetara) paraît un peu banal et... simplet ; mais le déroulement du film donne envie d'y croire.

Ce film est coloré, porté par des acteurs sincères, et a fait frémir de passion, de peur, et de joie la jeune vingtenaire romantique que je suis...
22:14 Publié dans Les globes oculaires ont besoin d'être divertis | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : film, slumdog millionnaire, movie night, romantisme
11 janvier 2009
Vampires in California
À ceux qui iront voir Twilight (mon (long (trop long ?)) compte-rendu du film est juste au-dessous de cette note) alors qu'ils ont déjà vu la saison 3 de The O.C. (en VF : Newport Beach) :
Ces visages ne vous rappellent-ils rien ?


| Nikki Reed | |
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16:35 Publié dans Les globes oculaires ont besoin d'être divertis | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : newport beach, the oc, twilight
Crépuscule
J'ai vu Twilight au sortir de mon examen de Bioinformatique (qui ne s'est pas passé au mieux). UGC Ciné Cité Bercy, tarif étudiant ; comme on avait choisi le cinéma au pif, on est arrivé dix minutes après le début de la séance, c'est-à-dire... 30 secondes avant le début du film. Parfait.
Qu'est-ce qu'on attend généralement d'une adaptation ? Qu'il soit conforme à la vision qu'on se faisait d'après le livre. Que les personnages soient comme on les imaginait. Qu'on ressente les mêmes choses en visionnant l'adaptation qu'en lisant le roman. Et plus encore. Que la bande-originale accentue ces sentiments, que les acteurs soient fabuleux, que le film enrichisse l'original. Qu'il soit pareil mais différent. C'est chose rare, je ne vois pas beaucoup d'exemples d'adaptations parfaites de ce genre. Le Château ambulant de Miyazaki, tiré du roman de Diana Wynne Jones : Le Château de Hurle.
En général, quand le film est une adaptation d'un best-seller, il déçoit. Forcément.
Twilight ne m'a pas vraiment déçue, parce que je m'attendais à l'être (déçue). Même après avoir lu plusieurs critiques disant que ce film renouvellait totalement les histoires de romantisme avec vampires et qu'il fallait absolument le voir. Les critiques n'avaient peut-être pas lu le livre.
Le film est un parfait condensé du livre. Rien à redire sur la gestion du temps du film, le découpage, l'importance attribuée aux différents événements : scrupuleusement fidèles au livre. Le réalisateur a jeté à la poubelle toutes les longueurs du film. Les déjeuners à la cantine, du lycée, la préparation du dîner, les jours sans lui : ils ont leur place, mais elle est dix fois moins importante que dans le livre.
Au final, on se retrouve avec un film temporellement millimétré. Ce qui ôte une grande part de charme, mais je suppose qu'il est difficile de rendre un film attractif sans passer par là.
Au niveau des personnages : malheureusement, je trouve que Robert Pattinson ne convient pas pour le rôle d'Edward. Je m'attendais à quelqu'un de plus... magnétique. Alors, oui, Pattinson est beau. Le problème, c'est que quand il ne sourit pas, il a le charisme d'une laitue. Or, Edward fait fréquemment la gueule, surtout au début. En résumé : au début du film, quand il tire la tronche ou qu'il est furax contre Bella, on ne ressent absolument pas ça ; quand il sourit, tout va mieux (il a cet adorable sourire en coin qui donne envie de se rouler par terre en bavant).
Bella est presque parfaite. Juste un peu plus belle que je l'imaginais - je la voyais plus quelconque ; mais suffisamment agaçante pour me donner parfois envie de lui mettre une tarte, un peu comme dans le livre (il n'y a que dans le tome 4 qu'elle n'est pas à baffer. Je trouve).
| Kristen Stewart et Robert Pattinson | |
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Les personnages secondaires au lycée sont à peu près parfaits aussi. Même s'ils diffèrent un peu de la description faite dans le livre, ils recréent quand même très bien l'atmosphère du lycée. Blagues débiles des mecs, cancans des filles, on y est.
La famille d'Edward, les Cullen : pas déçue pour un sou par Carlisle, Emmett, Jasper, Alice. En revanche, Esmé n'est pas aussi belle et lumineuse que ce que j'attendais ; et Rosalie... Rosalie n'est pas du tout le canon qu'on nous annonce.
Ce qui m'a aussi gênée, c'est qu'on nous rabâche dans le film que les Cullen sont tous d'une grâce qui dépend l'entendement. Qu'Alice se déplace comme une danseuse, ou comme un lutin. Qu'ils impressionnent en ne faisant rien de spécial.
Dans le film, pas de grâce et les enfants Cullen sont impressionnants parce qu'ils toisent les autres d'un air méprisant... (En revanche, Carlisle , le père, est génial, je trouve).
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Je ne m'attendais pas à un Charlie (le père de Bella) aussi jeune ; en fait, je l'imaginais un peu comme le père de Juno. Hé bien, alors que j'ai soupiré de mécontentement en voyant le jeune sergent moustachu apparaître, j'ai été surprise en bien, Billy Burke se fond génialement dans le personnage.
Enfin, les "méchants", les vampires nomades, Laurent, James et Victoria, qui apparaissent au milieu du film, sont très bien aussi.
À propos de Victoria, ceux qui ont lu le(s) livre(s) savent qu'elle possède une chevelure rousse incroyable, qui évoque contamment des flammes en mouvement ; ceci me fait penser à la photo du film. Par la photo, je veux dire les couleurs. Comme la presque totalité du film se déroule à Forks, ville la plus humide des États-Unis, celui qui choisit la photo (je ne sais pas qui prend cette décision : le réalisateur ? Le directeur de la photographie ?) a décidé que le film se déroulerait presque intégralement dans des tons gris, bleus, verts. J'aime beaucoup, surtout les moments où les couleurs s'estompent presque jusqu'au noir et blanc. Et là-dessus s'ajoute la chevelure de Victoria, flamboyante, colorée comme dans... Sin City.
...
Il y a trois gros problèmes au sujet de ce film.
Le premier est d'avoir autant ciblé les ados. Du coup, toute la rythmique du film est stéréotypée ; pas de surprise. Tout tombe comme prévu. Finalement, cette adaptation ne surprend absolument pas. Un substitut du livre pour les fans en manque.
Le deuxième : la bande-son et sa synchronisation. On dirait que le réalisateur a voulu faire au mieux, tout en se lâchant dans des effets de style... sans réussir. Exemple 1 : la scène du base-ball, rythmée par Supermassive Blackholes de Muse. Très bonne chanson au demeurant ; adaptée à l'action (problème pour moi : je la connais par coeur. Alors, pour l'effet de surprise, on repassera) ; seulement, on dirait que le réalisateur a fini par adapter la scène à la chanson, la partie de base-ball devenant une sorte de clip pour cette chanson (d'ailleurs, on retrouve avec l'orage le côté apocalyptique d'une tonne de chansons de Muse). La chanson étant un tube mondial, au final, on dirait des images du film remontées pour un clip sur MTV.
Exemple 2 : les échanges de regard du début de la relation Bella-Edward sont rythmés de façon très originale par une musique style... western. Passerait encore si les musiques western en question n'étaient pas assaisonnées à la sauce rock. Passerait encore si Robert Pattinson ne devait pas faire appel à toute la force de ses paupières pour devenir plus expressif qu'une salade verte.
Le troisième et dernier... est capital.
On nous annonce un Romeo et Juliette nouveau. Effectivement, on a deux êtres totalement destinés l'un à l'autre. Sauuf qu'on ne comprend absolument pas à quel moment ils s'en rendent compte. Paf ils ont l'air de ne pas s'entendre, et paf ils sont totalement in love (je ne raconte rien que l'affiche ou les critiques ne disaient ou laissaient deviner). Et on ne voit pas la transition. Je ne me souviens pas du tome I de la série, mais on sentait quand même les choses venir grâce à l'expression des sentiments de Bella ou aux longueurs. Ici, longueurs coupées, expression réduite des sentiments de l'héroïne. Donc merci, on le voit bien, le romantisme, une fois qu'ils sont ensemble. Mais avant : prrrrt.
...
Avis final : Twilight est un film 'sympa'. Calibré pour les ados et les post-ados, coucou c'est pour moi, la fille qui ne grandira jamais.
Cependant : a) il vaut mieux ne pas le voir quand on n'a pas lu le livre (aucun intérêt)
b) par rapport au livre, ça ne vaut pas grand chose
(il y a quand même une fontaine avec des statues de dauphins en verre dans le parc du lycée, à la fin...)
(Par contre, il y a une scène sous la pluie que je me regarderais bien en boucle, moi.)
16:11 Publié dans Les globes oculaires ont besoin d'être divertis | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : twilight, film, vampire, fascination, romantisme, muse, réalisation
13 décembre 2008
Perdus dans la traduction
Enfin un film où j'aime Scarlett Johannson.
Pour une fois, elle est vraiment naturelle, et elle n'a pas encore cet air prétentieux qu'elle arborait par exemple dans Vicky, Cristina, Barcelona.
J'imagine qu'être propulsée au statut de sex-symbol glamourissime et égérie de Woody Allen, et avoir sa photo dans tous les magazines de la planète, ne doit pas aider à garder un jeu "frais". J'espère que la tendance ne va pas encore s'accentuer, sinon je suis sûre de ne plus jamais aller voir un film dans lequel elle joue, vu cette qualité qu'elle a perdue.
| Scarlett Johansson | |
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On m'avait décrit Lost in Translation comme un film lent et... chiant. D'autres personnes m'en avaient dit du bien, et je regrettais de ne pas avoir pu me forger mon avis en allant le voir au cinéma, j'ai donc sauté sur mon canap' quand j'ai vu qu'Arte le diffusait. [D'ailleurs, vous ne trouvez pas qu'Arte diffuse énormément de films à succès, en ce moment ?]
J'ai adoré. Si j'en ai le même sentiment en le voyant une deuxième fois, il entrera au Panthéon de mes films favoris, c'est sûr. C'est un film un peu lent, mais c'est l'histoire et la réalisation qui veulent ça... Surtout, ce film regorge de moments comiques, drôles, absurdes ; c'est une description géniale du niveau maximal du dépaysement, de l'égarement dans un monde auquel on se trouve totalement étranger ; mais le point qui l'emporte sur tous les autres, c'est que ça faisait longtemps que je n'avais pas ressenti une telle tendresse dans un film. L'histoire entre Bob Harris (Bill Murray) et Charlotte (Scarlett Johannson) est abominablement touchante. Inutile de dire que les acteurs sont fabuleux (en revanche, le doublage en VF est proprement immonde).
Et pour une fois, j'ai apprécié la fin.
| Bill Murray et Scarlett Johansson | |
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16:09 Publié dans Les globes oculaires ont besoin d'être divertis | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : scarlett johannson, bill murray, lost in translation, film, sofia coppola
22 juillet 2008
Alcoolo volant vs. Big Fat Panda
J'ai vu deux films cette semaine. Deux films américains, deux films avec en premier rôle des anti-héros complets. Deux anti-héros que le reste du monde (à part une personne) au début du film méprise et adule une heure plus tard.
Le premier, c'est Hancock. J'avais su que j'irais voir ce film dès que j'ai vu la bande-annonce : Will Smith en 'super-héros' alcoolo, ça ne se trouve pas sous le sabot d'un cheval.
J'ai été déçue, mais pas autant que je l'aurais été si Sailor Banana n'avait pas prévenu que le film était bof.
Hancock vole. Hancock est indestructible. Hancock boit.
On croirait pas comme ça, mais Hancock est doué de sens moral. Il poursuit les méchants et aide la police new-yorkaise à les mettre en prison (si c'est pas mignon...). Le problème : quand il pourchasse les méchants, il pète beaucoup de choses sur son passage et ça commence à coûter bonbon à la municipalité. Si on considère qu'en plus il est alcoolo et a beaucoup de mal à se montrer aimable, on peut dire que les gens ne l'aiment pas. Ce qui est contre-nature, pour un mec doté de pouvoirs surnaturels qui pourchasse les méchants.
MAIS un jour, Hancock tombe sur un mec gentil (Jason Bateman. Mais si, vous savez bien, le futur papa indigne dans Juno...), doté d'une très belle épouse (Charlize Theron... Figurez-vous que Poulet ne l'avait même pas reconnue) et d'un fils qui aime Hancock et les spaghetti aux boulettes de viande. Le mec gentil galère un tantinet : il cherche à convaincre des compagnies pharmaceutiques de céder gratos des médicaments au Tiers-Monde en échange de l'appartenance à un groupe certifié "gentilles compagnies pharmaceutiques", mission impossible. Du coup, Ray Embrey (c'est le nom du mec gentil... Franchement, on n'a pas idée de s'appeler Ray) se rabat sur Hancock et le persuade qu'il a besoin d'améliorer son image pour se faire aimer.
Heureusement, il y a un assez gros rebondissement dans l'histoire.
Ce que j'ai bien aimé, c'est que le personnage de Ray s'efface au fur et à mesure que celui de Mary (sa femme) prend de l'ampleur.
C'est assez génial de voir Will Smith en alcoolo volant. Il a gardé sa tchatche, et son personnage décoiffe.
En revanche, les seconds rôles sont très, très plats. Le personnage de Mary est peu crédible et celui de Ray est anti-charismatique au possible, ce qui fait qu'on ne trouve personne à qui s'identifier.
Les scènes d'action sont bien filmées et plutôt kiffantes. Mais les passages sentimentaux ont du mal à passer.
Globalement, le film est bon : assez drôle, bonne bande-son, bien filmé, et Will Smith rachète largement Charlize Theron et Jason Bateman.
I've been drinking, bitch !
Le deuxième anti-héros en circulation, c'est bien sûr Po. Po, le panda de Kung-Fu Panda ! Lui, c'est quand j'ai vu les affiches du film que j'ai su que j'irai le voir.
Po est le fils d'un zoziau qui tient une boutique de noodles. Il est féru de kung-fu mais n'ose pas l'avouer à son père, lui-même convaincu que son fiston ne rêve que d'une chose : reprendre le restaurant de son papounet. Un jour, pour contrer le retour d'un Méchant Très Méchant, le plus grand maître du kung-fu doit choisir le Guerrier Dragon capable de vaincre celui-ci. Et évidemment, tout à fait par hasard, ça tombe sur Po. Précision : Po est obèse et ne connaît strictement rien au kung-fu...
La seule chose que je reproche au film, c'est d'être si court. Moins d'une heure et demie. À mon avis, ils auraient pu étoffer pas mal de trucs, creuser un peu les personnages, et la période d'apprentissage de Po aurait du être beaucoup plus longue. J'aurais bien aimé voir des vrais combats entre Po et les autres élèves de Chi-fu (le maître kung-fu chargé d'enseigner à Po), aussi.
À part ça, les scènes d'action sont très bien réalisées, l'histoire est sympa, les gags marrants. Et puis je suis tombée amoureuse du grand maître du kung-fu, Oogway. Je précise, c'est une tortue.
Et surtout, les paysages chinois sont magnifiques. Certes, Kung-Fu Panda n'est pas forcément le bon choix pour qui a envie de se remplir les yeux de paysages chinois dessinés façon estampes. Un film chinois serait certainement plus indiqué. Mais les décors de Kung-Fu Panda sont loin d'être bâclés, et quelques passages du film dégagent une certaine poésie (ce qui n'était pas gagné, vu le personnage principal).
Oogway, reviens, je t'aime !
16:52 Publié dans Les globes oculaires ont besoin d'être divertis | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : ciné, film, hancock, will smith, panda, kung-fu, dessin animé
















