26 septembre 2008
Nif-Nif, Nouf-Nouf et...
En ce moment, je regarde à part égale mâles et femelles. Par regarder, j'entends mater, évaluer physiquement, mesurer l'état de potabilité apparentielle.
Je ne sais pas si je regarde les gens en tant que belles choses, un peu comme on regarde des pages de magazines mode ou des peintures au musée, ou comme cibles potentielles. Les deux, peut-être sûrement.
C'est pour ça que je me suis dit que le créateur de la campagne de pub Naf-Naf de cette année était soit très amoureux de sa femme, soit un homme qui ne les aime pas (les femmes). Ou alors une fille qui a trop regardé 30 ans sinon rien.

Mais franchement : est-ce que vous trouvez que cette pub (là, juste en-dessous de ma phrase) met en valeur les filles qu'elle montre ?
Enfin non, justement, "on" ne me l'a pas "toujours dit", c'est moi qui le pense et qui dit que tout le monde le dit pour que ça ait l'air crédible puisque je n'ai pas vraiment un style de moda.

J'estime les filles qui restent telles qu'elles sont, en toute saison, sans se soucier de la mode. Ces courants-là leur passent à des lis (li = unité de mesure chinoise ; 1 li = 500 mètres. Mot très pratique pour terminer une grille de mots fléchés) au-dessus de la tête et elles sont très bien comme ça.
Et puis il y a celles qui essayent... Et qui deviennent clones. Ça, je déteste. Je ne déteste pas les filles, puisque tout ce que je juge c'est l'enveloppe de vêtements. Mais voir une armée de nénettes en manteau noir laineux en décembre, les mêmes en uniforme blouse blanche légère - jean en juin, toujours les mêmes en... je ne sais pas encore, on n'est pas encore en décembre, toutes les filles n'ont pas encore remisé leurs affaires d'été, après tout l'automne vient juste de commencer. Je table sur un revival de manteau de mamie. genre pied-de-poule. Bref, ça m'exaspère. Ok, ce sont des jolies fringues, sûrement de qualité. Mais ce sont toutes les mêmes ! Dans la rue, un pote croit te reconnaître, il met sa main sur ton épaule... qui n'est pas la tienne, juste celle d'une fille de ta taille et habillée comme toi. [Cela dit, ça peut conduire à un très belle histoire d'amour, si le pote s'excuse de sa maladresse et l'invite à boire un café avec de la chantilly dessus (ou un thé commerce équitable pour sauver le monde).]
|
| |
| © Collection AlloCiné / www.collectionchristophel.fr | Galerie complète sur AlloCiné |
22:35 Publié dans Consommons gaiement | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : naf-naf, mode, pub, clones, cochon
19 septembre 2008
Pop Baby's Life
Au Palais de Tokyo, ils viennent de lancer une animation pour les 3-7 ans.
Une boîte de nuit. Avec boule à facettes et tout le toutim.
Une boîte de nuit qui sera ouverte le mercredi après-midi, donc unbe boîte d'après-midi en fait, et exclusivement aux 4-7 ans. Les parents, la nounou, les frères et soeurs qui accompagnent : restez dehors, visitez le musée, achetez des trucs à la boutique, mais no way, vous n'entrerez pas dans le BabyDisco.
(Copyright Palais de Tokyo | 2007)
Déjà : qu'est-ce que le point de filer une discothèque à des gamins de cet âge-là ? Ils ne regardent même pas encore la Star Ac' ou Beverly Hills. Ils ne savent pas ce qu'est une discothèque.
Donc en fait, ce serait une expérience scientifique ?
Biologique : On fout 12 gamins dans une boîte capitonnée pendant 45 minutes avec de la house et de la techno à fond, et on voit ce qu'ils deviennent.
Physique : On fout 12 gamins dans une boîte capitonnée, on ferme la boîte : à l'instant t, les enfants sont-ils encore dans la boîte ? Les enfants sont-ils encore vivants ?
Bon, je peux comprendre le point de vue artistique des mecs qui ont créé ça. C'est plutôt destiné aux adultes, une sorte de tour de passe-passe qui fait disparaître tes gamins sans que tu aies aucun moyen de savoir ce qu'ils fabriquent. Frustrant, surtout quand tu peux visualiser la boîte dans laquelle ils sont planqués, voire la toucher. Mais sans aucun moyen de voir à l'intérieur ! Si ça se trouve, ils mettront même des gros videurs baraqués à l'entrée. Vous avez réservé ? Carte d'identité, s'il vous plaît. Ha, mais je vois que vous avez plus de 7 ans... Désolé monsieur, ça ne va pas être possible.
Mais le pire...
C'est qu'une ou deux fois par mois, les gosses auront droit à de vrais DJ's. Et pas le genre auquel j'avais eu droit pendant mes vacances à Port-Barcarès, hein - DJ Ricemau et DJ La Baleine pour ne point les nommer -, nan, plutôt du DJ qui se fait payer gros. Je crois bien avoir entendu à la radio les noms de Laurent Garnier et David Guetta.
Non mais ça va pas ho ?
Réserver à des gamins totalement inconscients de qui ils ont en face d'eux les plus grands, sans qu'ils aient à passer par la case DJ provinciaux débutants ?
C'est totalement digoulasse !
Je...
Je...
[Je deviens totalement réac'.]
(Les infos sur le DiscoBaby c'est là.)
12:04 Publié dans Consommons gaiement | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : palais de tokyo, babydisco, dj, boîte, hype
20 mai 2008
Mon estomac, les gens, la cuisine et moi.
Je fus taguée par Headbanging, pour un petit questionnaire à propos de la cuisine !
Un tag très original : 6 questions, dont tout le monde se fiche a priori de la réponse, un défi : rendre ça intéressant. Puis, embêter 6 autres innocents pour qu'ils se torturent l'esprit à propos de ce qu'ils ressentent pour l'art culinaire !
Obligations auxquelles je suis soumise :
¤ mettre le règlement sur mon blog
¤ répondre aux 6 questions, sinon panpan-cucul
¤ taguer 6 personnes à la fin du billet en mettant leur lien
¤ avertir directement sur leur blog les personnes taggées
1. Un aliment ou produit que je n'aime pas du tout :
Il y en a de moins en moins : je n'aime pas faire ma difficile. Et j'ai très peur de me retrouver à un vrai dîner un soir, devant un plat dont je n'aimerais pas le légume, par exemple ! Au restau U, j'en avais assez de ne me sustanter que de pizzas (lourdes) ou de steaks-frites (mal cuits), alors j'ai essayé tous les trucs différents qu'ils avaient à me proposer. Lentilles, épinards, blettes, courgettes, choucroute... J'ai commencé à faire des efforts pour les choux-fleurs, l'ail, les endives... Ça porte plutôt bien ses bananes. Ça m'a aussi conduite à adorer les épinards. Et la choucroute.
Même le beurre, que je haïssais de haine pure, est de mieux en mieux toléré par moi-même. Je commence à apprécier le beurre fondu, et le beurre salé. Finalement, le reflet jaune du bouton d'or sous mon menton ne s'était peut-être pas planté de destinataire !
2. Mes trois aliments favoris :
Ça va être dur de n'en choisir que trois !
-
Les crustacés et coquillages. Coquilles Saint-Jacques, huîtres, moules, crevettes : je ne peux pas résister... Surtout quand l'assaisonnement est bon : coquilles Saint-Jacques revenues à l'ail, huîtres contenant encore de l'eau de mer, avec une minuscule goutte de citron, moules au vin blanc...
-
La crème fraîche. Découverte il y a peu, j'en mets partout. Je ne vais pas jusqu'à la manger crue (quoique), mais j'en utilise beaucoup trop ! Dans les omelettes, dans le riz, les pâtes, pour assaisonner des légumes... Oui, c'est gras. Mais j'aime le gras.
-
Le chocolat noir ! Dans une mousse ou une crème, dans un gâteau, des biscuits... Mais surtout en tablette, comme la tablette Noir aux noisettes de Monoprixx.
-
(Oui, je triche, c'est impossible de ne pas citer :) Les fruits. La mère de Poulet fait des salades de fruits à tomber avec de la mangue, des framboises, des fraises et plein d'autres trucs. J'adoooore
regarder danser les gensles fruits.
3. Ma recette favorite :
Faite par moi-même : le poulet aux épices. Mais je n'en ai pas fait depuis 4 ans ! La recette est encore associée à de mauvais souvenirs. Et surtout, demande beaucoup de temps de préparation, puisqu'il faut laisser le poulet mariner dans les épices toute la nuit et faire deux passages au four.
Puisque je veux répandre la paix et l'amuuuur dans le Monde, je vous livre la recette du poulet aux épices ci-après :
Pour 4 personnes, il faut 4 pattes de poulet coupées en deux (pilon et cuisse séparés, donc). Surtout, demander au boucher de couper lui-même, parce qu'il n'y a rien de plus épuisant psychologiquement que d'écarteler un poulet et de finir le travail au couteau mal aiguisé. Si le boucher est gentil, il faut aussi lui demander de faire deux entailles prodonfes dans chaque morceau, pour ne pas avoir à les faire soi-même.
Il faut ausi 230g de yaourt crémeux, une cuillerée à soupe et demie d'huile végétale (le tournesol c'est pas bon pour le cholestérol !), un gros oignon, une gousse d'ail, une cuillerée à café de safran, une cuillerée à café de curry en poudre, et une cuillerée à café de poivre de Cayenne. Et puis du sel et du poivre, du poivre normal cette fois parce qu'on ne va pas se ruiner pour assaisonner du poulet.
Donc, une fois que les morceaux de poulet sont entaillés, on mélange les épices et une cuillerée à soupe d'huile dans un saladier et on fout le poulet dedans. On le retourne dans tous les sens puis on laisse tel quel dans le frigo pendant la nuit.
Au petit matin (oui, il vaut mieux être une personne capable d'endurer l'odeur du poulet au matin), on sort le poulet du réfrigirateur, on l'étend sur les plaques du four (préchauffé au préalable à 180°C, soit thermostat 6 pour les pauvres gens dépourvus d'un four affichant les degrés) et on le laisse roupiller pendant 30 minutes. Il faut faire gaffe à garder le saladier tel quel, parce qu'on va utiliser le reste d'épices.
Pendant ce temps, on hache l'oignon, avec des lunettes de rock star comme Pénélope Jolicoeur sur le nez pour ne pas chialer telle la Madeleine éplorée, et on fait dorer en poêle avec la demi-cuillerée d'huile qui restait de la veille (ou que vous n'aviez pas sortie, si vous êtes malin et avez lu la recette jusqu'au bout avant de commencer). Pendant que ça dore, on verse le yarrrourrrt dans le saladier où gisaient tristement les épices qui restaient, on ajoute une gousse d'ail pressée (je n'ai pas de presseur d'ail, alors je la coupais en ch'tis morceaux... Ou bien je ne mettais pas d'ail, personne n'en est mort), puis l'oignon tout doré.
Et hop, une fois la sieste du poulet dans le four terminée, on dépose ce joli mélange sur le poulet, et on remet à la sieste au four pendant 25 minutes environ.
Et c'est fini ! En fait, ça prend plein de temps, mais il n'y a quasiment rien à faire. Et surtout, c'est booooon !

Sinon, j'aime aussi le gratin d'asperges au comté de mon papa, le gratin d'endives au gruyère de mon papa, la tarte poire-chocolat de ma maman, les steaks de thon de ma maman, les verrines tartare de saumon-purée de céleri de ma tante Girbitte. Maintenant, achevez-moi, j'ai la dalle !!
(Et puis la quiche au saumon est toujours un succès.)
4. Ma boisson de prédilection :
Alcoolisée : la bière (Romain m'a éduquée à la bière d'abbaye, et j'adore goûter plein de bières que je ne connais pas), le champagne (il paraît que le champagne est censé se boire à température ambiante... et je suis plutôt d'accord), ou le mojito. Mais j'adore tester les cocktails, quand j'ai les moyens. Vendredi, pour fêter la fin des examens, on est sortis dans un bar et j'ai tenté le Blue Stone. Impossible de me souvenir de ce qu'il y avait dedans, à part du cognac ! J'ai failli prendre un Pink Lady, le nom m'avait tentée (on se demande bien pourquoi !), mais les composants ne m'ont pas tentée - il y avait de la fraise, je crois. Et puis j'ai pris des shots vodka-caramel et vodka-pistache et c'était booooooooooooon.
Sans alcool : l'eau gazeuse, en ce moment. Je me fais parfois un super mélange eau gazeuse + un peu de jus d'orange + un peu de sucre, ça me fait un soda maison et me rend très fière de moi-même !
-
Le plat que je rêve de réaliser et que je n'ai toujours pas fait :
- Le fondant au chocolat. Je rêve de le réussir parfaitement et de pouvoir le ressortir pour des dîners romantiques. Sans blague, pendant un dîner en tête-à-tête à la maison, ça la fout mal de sortir des yaourts ou des bananes, ou encore un gâteau fait par quelqu'un d'autre !
Le tiramisu, aussi (encore une influence de Romain). Pour les mêmes occasions, mais aussi pour les dîners entre amis. Le tiramisu, c'est délicieux, ça contient du chocolat et un peu d'alcool, j'en déduis donc que ça convient parfaitement à tout repas entre vingtenaires.
-
Mon meilleur souvenir culinaire :
J'adore quand mon père cuisine des plats un peu spéciaux. Risotto aux cèpes, salade de poivrons, les gratins aux asperges ou aux endives susmentionnés...
Sinon, j'ai toujours un grand souvenir du moelleux au chocolat surmontée d'une boule de glace à la vanille qu'on prenait chez Courtepaille quand on y déjeunait avec ma grand-mère. Il a longtemps été éclipsé de la carte puis a fait son come-back... Mais maintenant, sans ma grand-mère, ou peut-être juste parce que j'ai grandi, il est moins bon.
J'ai maintenant l'honneur et le bonheur de transmettre cette chaîne spéciale cordon-bleu aux personnes que je n'ai pas embêtées avec Nelson Montfort : Lénia revenue de vacances, Daweed qui se vante d'avoir deux canapés dans sa chambre (pour combien de microondes ??), Pink Lady puisque j'ai failli boire le cocktail qui portait son nom, Sailor Banana dont le blog porte le nom d'une coupe de glace, Fanette qui aime parler de cuisine (soupe, beurre et crumble), et Petite Fleur qui a peur des fuites de gaz.
13:39 Publié dans Consommons gaiement, Manger !!!, Sur la Toile | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note
24 mars 2008
Sauvez Britney, sauvez le maïs
You won't believe what Britney's done now !
Encore un plaidoyer pour Leave Britney Alone ?
Mais plus drôle que l'article de Virginie Despentes !
Sur le site de South Park, le dernier épisode est visionnable. En guest-star : Britney. Qui se fait pourchasser par les paparazzi - à 100.000 dollars la photo, on les comprend. Mais elle n'en peut plus - on la comprend aussi.
Dans un autre registre, dépêchez-vous de voir "Le Monde selon Monsanto" sur le site d'Eso News, avant qu'il ne soit plus en ligne ! Ce documentaire diffusé sur Arte n'a pas fait assez de bruit avant sa diffusion, mais de plus en plus de monde en parle. Je crois qu'il va sortir en DVD. C'est un sujet très important, à l'heure où la société Monsanto fait appel pour qu'on rétablisse l'autorisation de commercialisation du Mon810 (et de ses autres produits, tant qu'à faire) en France !
15:13 Publié dans Consommons gaiement | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : britney, monsanto, south park, vidéo, ogm
16 janvier 2008
Pour pas chel', ti brilles dans li noil' !
Les Soldes, c'est aussi un moment pour acheter des trucs... inutiles. Loufoques. Excentriques. Qu'on n'achèterait pas en temps normal.
C'est comme ça qu'en allant à Loisirs et Créations pour chercher du matos pour mon 'déguisement' (que je pressens tout pourri), je me suis retrouvée à acheter des épingles à nourrice... des liens en cuir pour me faire des bracelets... et une bombe à neige artificielle. Bon, elle coûtait 60 centimes, mais avec 60 centimes on peut faire l'acquisition de 6 Carambar en boulangerie ou d'un crayon pour les yeux à Sephora. Oui, parce qu'en sortant de Loisirs et Créations, je me suis retrouvée pile devant Sephora. En mémoire du bon vieux temps, je suis rentrée, et suis tombée direct sur le coin tout à 1€. Allez zou, des paillettes argent, un crayon pour les yeux (50 centimes, en fait) et... un mascara phosphorescent. Si, je le jure devant Dieu, le mascara phosphorescent ça existe. Je me suis bien évidemment jetée dessus telle le yorkshire sur un jouet en plastique vert odeur souris
, histoire de vérifier si ça marche. J'affronte une caissière au débit ultra-rapide, qui a tenu à me désinfecter les mains (bon, ok, elles étaient dégueulasses, mais c'est un peu vexant quand même) et m'a regardée comme si j'était E.T. quand j'ai demandé s'ils prenaient bien la carte. Bah quoi, pour 5€ c'est pas évident.
Chez moi, dans la salle de bains, je me couvre copieusement les cils de mascara transparent gluant. Et j'éteins la lumière.
Et puis rien.
Je regarde mieux l'emballage : "spécial boîte de nuit" veut dans doute dire qu'il faut une lampe UV, en fait. Bon, bah ça va devoir attendre la prochaine virée en boîte. En août ?? Crotte.
C'est ça le problème. Depuis qu'on m'a rendu ma carte bleue et donné un peu de thunes à Noël, j'ai envie de tout claquer. Alors ok, c'est pas un investissement d'1 euro dans un mascara phosphorescent qui va réduire mon compte à néant. Mais 250 mascaras phosphorescents le pourraient bien... Et je me connais !
17:45 Publié dans Consommons gaiement | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note









