29 octobre 2009

Un moche dessin vaut mieux qu'un long discours

Laure révise.jpg

Sur les chaussons est brodé à l'encre sympathique (tchh, tais-toi William) en lettres dynamiques l'inscription joyeuse *Shake your body*.

C'est ça ouais.

 

(Tiens je pourrais limite participer au concours Paie ton chausson. Mais j'ai la flemme.

Oh putain la date limite de participation c'est aujourd'hui !

C'est un signe du destin ça non ?

Bon je vais chercher mon appareil, alors...)

 

(EDIT. Acte manqué. Elle prend ses chaussons en photo, puis les batteries rendent l'âme. Qu'à cela ne tienne, elle chope les piles de la radio. Photographie un chausson seul. Photographie lesdits chaussons aux bouts des jambes, position genoux rentrés (bien connue de la blogosphère féminine. Éteint l'appareil. Va chercher le câble ordinateur-appareil photo. Ne le trouve pas. Ne renonce pas. Cherche le long de son meilleur ami, Toshi, un orifice pour introduire la carte-mémoire. Trouve un orifice avec marqué SD - XD, tiens c'est là. Oh ça rentre facilement...
Et ça ne rentre pas totalement.
Je viens de paumer ma carte-mémoire à l'intérieur de mon PC.
BOULETTE.

Quelqu'un a un compas ?)

24 juin 2009

First step

J'ai été admise dans le Master 2* que je voulais !


J'ai la banane.

http://fetedesmasques.files.wordpress.com/2008/09/banane.jpg

 

La pêche, aussi.

 

Stupeflip ajouterait et l'abricot.

 

Mais j'ai envie de dire, heu... Il suffit.

 

Je vais aller danser le Time Warp, plutôt.

 

http://youaintnopicasso.com/images/rockyhorror.jpg

(source)

 

*les cours. L'année prochaine, deux-trois mois de cours, sept mois de stage, et j'ai obtenu les cours que je voulais. Pour le stage, évidemment toujours rien de décidé.

23 juin 2009

Saint-Putois, priez pour nous

Bienvenue dans le Pays de la Prise de Tête.

Bien évidemment j'ai été auto-nommée Présidente de cette nouvelle République dictatoriale.

Han, nan, ça pue du cul (oui maman, ça pue du cul, j'ai le droit de le dire, c'est mon blog (non ma mère ne lit pas mon blog, oui elle n'apprécie pas du tout que je dise "ça pue du cul", peut-être à cause de l'assonance ?)) d'être Présidente.

Je suis la Reine.

 

En tant que Reine, je déclare que la séance du jour s'ouvrira sur cet extrait des paroles de la chanson des Fatals Picards "Le Putois" :

[...]

moi...

J'aime le putois
J'aime le putois
Il est franc il est droit
Oui j'aime le putois
J'aime le putois
J'aime le putois
En son nom je me bats
Oui j'aime le putois
[il est toujours joyeux !]

[...]

Commençons la Prise de Tête du Jour.

(Attention, ça cause boulot.)

Vous avez d'un côté, une proposition de stage et thèse dans un laboratoire plus qu'honorable, voire bon, voire très bon, de la région parisienne, à la presque-campagne. Le sujet, bougrement intéressant, porte sur un secteur que la Reine a toujours voulu étudier en Science, et permettrait d'utiliser des techniques chouettes - bien qu'usuelles. (Trop usuelles.) Le virus est cool - vous savez, ce virus qui  vous est transmis par un renard dégueu, atteint les neurones, vous fait baver et donne envie de mordre votre prochain tout en vous rendant l'eau totalement répugnante (ce qui fait que vous pouvez crever de plusieurs façons, cerveau explosé, noyé dans votre bave, mort de soif, ou abattu par les services vétérinaires), et ce serait bien de changer de virus. De toutes façons, la grippe, maintenant que tout le monde l'a, ça a perdu tout son intérêt. (SNOB).

De l'autre côté, vous avez un stage proposé par Gros Lapin et Kazuo. Continuer mon projet, mais avec la technique qui déchire sa race. Mais sans doute pas de poursuite avec la thèse.

 

Donc, pas tellement de nouvelle eau apportée au moulin, si ce ne sont les éclaircissements d'un de mes anciens profs, plus ceux du jury de M2.

D'après eux, faire un stage à l'étranger n'est pas handicapant pour la thèse, tant qu'on anticipe. Qu'on commence à chercher un labo suffisamment tôt pour ne pas être à la traîne, ensuite.
Et surtout : "Vous êtes dans le meilleur labo sur ce sujet. On vous propose de rester, de recommencer un stage. Vous imaginez mieux sur une carte de visite ? Si j'étais vous, je foncerais." ("Pour la thèse, vous aurez encore le temps de voir venir.")

Mais : avis contraire de J., potesse de fac attitrée et surtout major de promo devant l'Éternel (mon berger), grande planificatrice de sa carrière. Avis contraire de Poulet. Avis contraire de Ricardo. Avis contraire de la chercheuse du labo de la presque-campagne.
Pour une foule d'arguments divers et (a)variés : moins de places disponibles pour la thèse, donc moins de choix ; impossible de "tester" le labo avant de s'engager pour trois ans ; délai de temps trop court pour se préparer au concours des écoles doctorales et décrocher la bourse ; trois ans de thèse seulement, peut-être trop peu pour le boulot qu'il y a à faire.

Alors, nous avons d'un côté le jury de mon master, associés aux chercheurs de mon labo actuel, vs. les étudiants et les chercheurs en poste (donc moins habitués à conseiller les étudiants, mais sachant ce qu'ils désirent).

Par-dessus tout ce mic-mac, les pensées personnelles, dans lesquelles j'aimerais pouvoir m'empêcher de m'aventurer. La jungle. Des lianes dans tous les sens, des ronces, des singes hurleurs, des fruits trop mûrs dont l'odeur tourne la tête, des araignées venimeuses.

 

J'essaie de résumer tout ça à la questions simple. Si un de tes amis devaient choisir entre 7 mois d'excellence (et une suite moins assurée...) ou 4 ans de "bon-voire-très-bon", que lui conseillerais-tu ?

Vachement simple, merci cerveau, je suis bien avancée.

 

S'ensuivent trente minutes de brain-storming, les doigts dans le beurre de cacahuètes.

[Les sujets du Royaume de la Prise de Tête ont aussi droit à du beurre de cacahuètes. Beurre de cacahuètes à volonté pour les sujets du Royaume de la Prise de Tête ont aussi droit à du beurre de cacahuètes.]

Si j'étais vous, je foncerais... Nan, trop galère...

Carrière internationale... Excellence... Flou... Incertitude...

Si tu te plantes tu finiras sans diplôme et sans argent et sans copain (ou copine, si je puis me permettre) et des pustules plein la face et tu passeras à "La Vraie Vie des Gens" à 17h30 sur France je-sais-pas-combien, dans la thématique "elle avait tout, elle devait choisir, elle s'est gourée, et paf". (Tiens, comme l'histoire de Paf-le-chien, vous connaissez Paf-le-chien ?)

J'ai 20 piges, bordel.

Le seul problème auquel j'ai envie de réfléchir, c'est "est-ce que j'essaie de me teindre les cheveux ? Roux, rouge ou rose ?"

 

Vraiment trop galère... Franchement, si j'étais vous, je foncerais...

 

La séance Prise de Tête du jour est levée.

Merci de votre visite, n'oubliez pas de remettre les pots vides de beurre de cacahuètes près du frigo. Avant de quitter la pièce, entonnez avec moi les paroles de la chanson de Mo-Do "Eins, Zwei,Polizei" :

Eins, zwei, Polizei,
Drei, vier, grenadier'
Fünf, sechs, alte hex'
Sieben, acht, gute Nacht.
Neun, zehn, auf Wiedersehen!

Oh, oh, oh, oh, oh
...

Ja, ja, ja, was is' los, was ist das ?

01 juin 2009

ké en mwen ka pèd cadence lé

[Elle est vivante ! Elle est vivante !

Je collerais bien une illustration de la créature de Frankenstein, mais coller une illustration entre des parenthèses, enfin des crochets, car quand je parle ce sont des crochets, bref, s'est déjà révélé périlleux.]

 

 

Cette fille à la voix d'ange... Tiens, appellons-la Angela. Je l'ai rencontrée mercredi matin, neuf heures tapantes, pendant une réunion de labo. Elle avait passé quelques années ici, pour sa thèse je crois, et revenait... je ne sais pas pourquoi, pour quelques jours. Petite, physique plutôt médiocre (un peu de charme ? peut-être - mais je crois que pour un garçon, dire qu'une fille a du charme revient à dire qu'elle est moche - l'inverse pour les filles parlant des mecs, alors). Mais dès qu'elle ouvre la bouche, ah. La fille détient une voix de conteuse. Ou d'enchanteresse. Avec un accent britannique délicieux... Pourtant, je l'ai entendue discuter en allemand avec Petra et il ne me semblait pas avoir décelé d'accent étranger. Alors, germaine ou britonnaise ? On s'en fiche, Angela, pitié, parle encore.
Je pourrais payer pour pouvoir entendre cette voix chaque jour. Ça sonne psychopathe, d'écrire quelque chose pareil. Pourtant... je crois n'avoir jamais ressenti une chose pareille en entendant seulement quelqu'un parler. Être uniquement capable de penser Parle encore, ne t'arrête pas, aligne les mots, on s'en tape que cela ait un sens, remarque tu arrives à avoir la plus belle voix que j'ai jamais entendue et à sortir des raisonnements vachement intelligents, mais parle encore !

Mercredi et jeudi ont été dinguement occupés. Je devais prendre le train à 16h pour arriver à Paris jeudi soir, un entretien à passer vendredi matin pour mon prochain stage. Angela restait jusqu'à vendredi. Mais avec des expériences dans tous les coins, additionnés aux candidatures aux stages et aux documents à rassembler pour le dossier de master, je n'ai plus eu d'occasion de l'entendre. Candidatures aux stages : alors que je discute avec Kazuo de mes différents entretiens, celui du vendredi matin sur la rage, celui de mercredi sur la dengue, il ajoute avec désinvolture que j'ai aussi la possibilité d'effectuer mon stage de M2 au labo. Chose qu'on n'avait jamais discutée et que j'avais donc laissée de côté, restant devant le choix Paris/province/contrée lointaine (récemment, je pensais à l'Australie. Je rêve d'Australie depuis le collège).

 

Crocodile Dundee II.jpg

Alors, pendant mon entretien de vendredi, mes pensées décollent parfois du projet sur la rage pour revenir au labo de Zürich. À mon projet, mon bébé ; à Wilh, Ned, Anton ; à la ville elle-même, la neige en hiver, le lac, les barbecues et les sorties au bord de la rivière en été. Cerveau, reviens à la rage, cerveau, tu envisageras de passer sept mois de plus en contrée suisse plus tard, quand tu seras à plus de quarante centimètres de ta peut-être future boss.
Car ce projet sur la rage se trouve tout à fait intéressant. Et j'ai toujours dit que je choisirais mes stages par rapport au projet. Temps de revenir sur ma parole ? Il me reste plusieurs semaines de réflexion.

 

Samedi, 22h, Kazuo m'envoie un mail. Ma dernière expérience s'est bien déroulée, je peux passer à la suite. Et au fait, il doit me prévenir : Angela a discuté avec Gros Lapin. Elle reviendra au labo en juillet et testera les cibles que j'ai trouvées avec de nouvelles techniques - des techniques qui déchirent sa race, soit dit en passant.

Sous-entendu : Angela reprend ton projet dès que tu te casses, ma poule.

 

Poule.jpg

 

Quoi ?

Excusez-moi, je dois avoir mal esgourdé. Vous trouvez-vous en capacité de répéter la nouvelle à mon ouïe ?

 

Angela reprend mon projet.

 

Moi qui avais tant peur de ne pas avoir le temps de finir, pour ne pas que le projet tombe aux oubliettes, je devrais être contente. Une fille intelligente et expérimentée va prendre la suite, le mener à bien, bébé ne va pas être jeté avec l'eau du bain.

 

Nirvana - Nevermind.jpg

Mais alors : cette proposition de Kazuo ? Était-ce bien une proposition ? Est-ce que je ne me serais pas tout simplement trompée : je pourrais re-postuler pour un stage chez Gros Lapin, mais pas forcément sur mon projet, peut-être avec Kazuo mais pas forcément avec mon bébé, un bébé proche, son frangin peut-être, mais pas mon bébé...
Bam.
Je n'avais pas vraiment envisagé de revenir après juillet.
Si, je l'avais envisagé. Et rapidement chaque fois chassé l'idée, comme on chasse un putain de moustique qui s'approche trop près de l'épaule. Impossible. Même si je n'aime pas tuer les bestioles, tu ne boiras pas de mon sang. Même si j'aurais envie de revenir, j'aimerais faire ce stage en France, et de toutes façons Kazuo ne m'a jamais rien proposé, ne rêve pas.
Et Kazuo proposa (ou pas ?)
Et je laissai le moustique se poser sur mon épaule et commencer à prélever. A+, ce n'est pas très original mais ça a bon goût, pas vrai moustique.

 

Sang - poche.jpg

Et voilà que Kazuo m'annonçait que mon bébé allait tomber dans les mains d'une autre.

Pis, la conteuse à voix mélodieuse se révélait traîtresse.

 

Se répéter pendant des heures que ce n'est pas grave... Que le projet sur la rage est chouette, et prometteur mais ce n'est pas mon bébé. Que non, je ne retournerais pas à Zürich, mais que de toutes façons je ne comptais pas y passer ma vie, pas vrai ? Ça aurait été difficile de rechercher un nouveau logement, ça aurait été difficile d'effectuer ce stage à l'étranger car il aurait fallu des aménagements d'options, ça aurait été difficile de décrocher une bourse de thèse puisque je ne pourrai pas la faire chez Gros Lapin (ou bien ?) Alors, finalement, ça vaut mieux, n'est-ce pas cerveau ?

Cerveau - femelle.gif

Alors, je réponds à Kazuo que j'avais compris, quand il avait formulé sa proposition, que ce serait pour continuer sur mon propre projet ; mais que si Angela le reprenait, ce ne serait pas possible et qu'il fallait qu'on discute de tout ça.

 

Dimanche, aujourd'hui, soir, réponse de Kazuo.

 

Angela revient en juillet, oui. Elle compte continuer avec tes cibles, oui. Elle utilisera ces nouvelles techniques, oui.

Mais elle ne restera que 10 semaines.

Elle effectuera ce travail sans être payée et ce sera peut-être surtout de la mise au point.

 

!!!

 

Si je ne m'abuse, c'est un coming-back de mon bébé. Une remontée en flèche d'Angela dans mon estime.

Et aussi, le signe que mon choix de stage va être terriblement cornélien.

 

 

Corneille.jpg

09 novembre 2008

Laure, Gros Lapin, et les Sept Nains

L'histoire de la recherche de stage de Laure et de ses péripéties avec Gros Lapin, le tout entrecoupé de magnifiques images de Blanche-Neige et les Sept Nains (pour me faire oublier que mon pantalon trop petit fait magnifiquement ressortir mon bourrelet ventral).

 

Le 10 octobre, on m'apprend que je suis sélectionnée pour partir à Zürich.

Le week-end suivant, je mate le site du labo, pour repérer les sujets qui me bottent. Je sélectionne Gros Lapin en number one. Gros Lapin travaille sur the sujet, Gros Lapin publie dans les revues scientifiques les plus hype qui soient (bon, j'imagine que hype n'est pas vraiment le terme qui convient, mais c'est pour l'idée, quoi).

Prof.gif

Lundi 13, je me creuse la cervelle pour savoir quoi dire dans mon mail de présentation. Me présenter et montrer que je suis la meilleure und très motivée d'accord, mais in English, je ne l'ai jamais fait.

Timide.jpg

Mercredi 15, j'envoie ce foutu mail de présentation.

Et j'attends.

Au bout d'une semaine, je commence à m'inquiéter, on me conseille de relancer. Armand, le garçon qui part aussi à Zürich va le faire, il faut que je le fasse aussi, ce serait vraiment la loose qu'il parte et pas moi.

Dormeur.jpg

Le 27, une fois qu'Armand m'a raconté qu'il avait relancé et avait reçu une réponse - négative...-, je relance Gros Lapin le soir-même.

Et j'attends.

Et je flippe dès que j'ouvre ma boîte mail.

atchoum - 2.jpg

Le 29, réunion Erasmus. Je suis la seule à ne pas avoir trouvé de stage. Armand a envoyé des mails tous azimuts et s'est fait accepter par un labo qui accueille chaque année des étudiants Erasmus. Je n'ai pas du tout envie d'aller dans un labo avec ce genre de sujets, c'est de la Structure pure. En gros, passer des mois à purifier des protéines, puis essayer par toutes les méthodes barbares (rayons X, balançage d'électrons sur la tronche) imaginables de voir à quoi ça ressemble, à l'angström (10 fois moins qu'un nanomètre, donc 10 000 000 fois moins qu'un millimètre) près. Moi, je veux en découdre avec les virus. Je veux le stage de Gros Lapin. Gros Lapin, Gros Lapin, je veux l'avoir et je l'aurai !
Dès que je rentre, je prends le combiné de mon téléphone. La liaison avec la Suisse met du temps à s'établir, je prie pour que mon téléphone ne fonctionne pas, pour que je n'aie pas à discuter en anglais avec Gros Lapin, qui m'intimide à mort. Mais Gros Lapin décroche, je lui rappelle que je lui ai envoyé deux mails, il me promet de regarder d'ici la fin de la semaine, il raccroche (durée de la conversation : 1'38'', sonnerie du téléphone incluse). On s'en contrefiche : I did it !

Joyeux.jpg

Vendredi 31, 19h, dernier carat pour ma définition personnelle de "la fin de semaine", aucune nouvelle de Gros Lapin, évidemment. Alors j'enfile mon déguisement de carotte et festoie avec mon lapin personnel.

Pan-Pan.jpg
D'accord, ce n'est pas dans Blanche-Neige, mais ça manquait un peu de lapins dans le coin... Non ?

Lundi 3 novembre, j'envoie un mail au responsable Erasmus (alias Instance n°1) de ma fac. Je ne trouve plus son adresse mail, alors j'envoie à prénom.nom@fac.fr.

Mardi 4 novembre, je demande l'adresse mail à Hoshiko. C'est nom@organismederecherche.fr, répond-elle. J'envoie le mail une deuxième fois, puis copie-colle l'adresse mail dans la barre Google, pour vérifier. Google me sort l'adresse prénom.nom@organismederecherche.fr. Bon. J'envoie le mail une troisième fois.
Le soir-même, je reçois une réponse. "Excusez-moi, mais vous vous êtes trompée, je suis étudiant en 4ème année de médecine, vous vouliez sans doute contacter Mr Prénom Nom, grand ponte de l'enseignement en médecine ?  [heu, non, anabanler, comme dirait Hugh G.] Ce n'est pas grave, ce n'est pas la première fois que ça m'arrive..." Hem.

Simplet nain.jpg

Mercredi 5 novembre, mail du véritable Prénom Nom. Il avait envoyé un mail d'éloges avant que je le lui demande, vendredi dernier, alleluia !
Mais alors, pourquoi n'ai-je toujours pas été contactée par Gros Lapin ?

Grincheux.jpg

Jeudi 6 novembre. Toujours pas de nouvelles. Je tombe en dépressionitude (heureusement que l'enveloppe kraft maudite ne squatte plus ma chambre, ça faisait toujours ça d'ondes négatives en moins). Plus que 9 jours avant la remise des dossiers, et si ça se trouve je n'aurai même pas de stage, la loose intégrale. Je veux partir, mais surtout je veux un stage chez Gros Lapin. Je mate quand même les derniers sujets de recherche que je n'avais pas regardés. Hé, il y en a un pas mal là, sur une vilaine bactérie... Ça pourrait être chouette.
Je me bouge le cul pour envoyer trois mails. Le premier, à Gros Lapin évidemment. En substance, "écoute mec, je sais que tu es méga occupé, mais tu as promis, alors maintenant remue tes fesses lapinesques, j'ai pas que ça à faire, et puis je te rappelle que c'est chez toi que je veux aller, hein, l'oublie pas". Le deuxième à Instance n°1, pour lui demander de me pistonner chez son poteau qui fait des OGM. Le troisième, à Monsieur Bactérie, pour lui dire que je suis faaaan des bactéries et que j'adoooorerais bosser avec lui parce que j'adoooore les bactéries (comment ça, je l'ai déjà dit ?).

Blanche-Neige.jpg

Vendredi 7 novembre. Je n'ai que deux heures de cours, le matin. En rentrant chez moi, j'allume immédiatement mon PC et consulte ma boîte mail. Punaise ! Monsieur Bactérie m'a déjà répondu ! Suspense, roulements de tambour : évidemment, Monsieur Bactérie n'est pas Gros Lapin, mais son sujet est chouette. Si Gros Lapin me refusait, j'aimerais bien aller chez Monsieur Bactérie. Mais s'il a répondu si vite, ça doit être parce qu'il n'a pas de place, pas possible autrement, d'ailleurs je continue à espérer que si Gros Lapin ne m'a pas répondu, c'est juste qu'il est trop overbooké pour être sûr de me caser quelque part...
Le mail s'ouvre.
"Dear Laure,

Congratulations !"

Waoh. En l'espace de 12h, Monsieur Bactérie a lu mon mail, demandé à tous ses doctorants s'ils avaient de la place, et en a dégoté un (même pas moche (et avec yeux bleus (un détail qui a son importance))), sur le sujet qui m'intéresse. Ça me change.

Poulet me passe le coup de bigo vers 16h. Pendant ce temps, je consulte machinalement mes mails pour m'occuper les mains, les yeux (et c'est tout, puisque c'est tout ce qu'on peut faire avec une boîte de réception virtuelle).

Quand soudain,

Surgit face au vent...

Un mail de Gros Lapin !

Le premier en l'espace de 3 semaines de harcèlement lancinant !

Poulet ne se vexe même pas que je ne lui sois pas entièrement dévouée, corps et âme compris, pendant la conversation téléphonique. Après tout, ça lui octroie le privilège d'être le premier à savoir ce que Gros Lapin a répondu...

"Dear Laure,

Désolé d'avoir mis tant de temps à répondre (ouais c'est ça ouais !).

Mais...

Les nouvelles sont bonnes !"

En balourd, Gros Lapin a enfin torturé ses doctorants et post-doctorants. Je suis prise en stage chez Gros Lapin !

Blanche-Neige et le Prince Charmant, le couple le plus niais du Monde.jpg

Deux os dans le potage : je vais devoir répondre à Monsieur Bactérie que finalement, non ; le post-doctorant chez Gros Lapin est japonais et j'ai la vieille impression que je ne vais rien piger à ce qu'il blablate (J. m'a déjà raconté plusieurs anecdotes de stage avec des Japonais qu'elle ne comprenait pas quand ils parlaient - à cause de l'accent -... On n'aura plus qu'à communiquer par langue des signes...)

12 septembre 2008

Comment réussir sa rentrée en trois leçons ou plus.

  • Ne pas rater le premier cours. Déjà, parce que tout le monde vous demandera où vous étiez passé. Ensuite, parce que vous serez totalement à l'Ouest, partout, tout le temps : c'est la Loi du Ratage du Premier Cours.
  • Ne pas mettre un T-shirt couvrant mais transparent. Sauf s'il est blanc, ce qui fera ressortir le bronzage estival. Mais tant qu'à faire de mettre un haut transparent, ne pas mettre un soutif sur le retour. Comme dirait ma cousine, quand on met un truc transparent, on en profite pour sortir sa lingerie Victoria's Secret. J'aurais du dire à ma cousine : pour Noël, offre-moi un soutif Victoria's Secret. Pitié. (90A, s'il te plaît, cousine.)
Victoria's secret.jpg
[IMAGE via Eonline.com]
(oui je sais c'est moche les crédits photos...)
  • Demander avant la veille du jour J les documents nécessaires pour les inscriptions, pour ne pas avoir à visiter la fac deux fois le même jour - juste pour une feuille de papier qui ne servira finalement à rien.
  • Regarder son emploi du temps plus de cinq secondes. Ce qui permet de constater qu'on a un deuxième cours dans l'après-midi, et évite la surprise désagréable quand Dan et Anna proposent "un Starbucks à l'intercours". Ce qui permet aussi de caler le rendez-vous pour les inscriptions à un moment où on a le temps.
  • Ne pas faire confiance à sa mère pour préparer le déjeuner. Car icelle oubliera forcément qu'une vingtenaire en pleine croissance (dans le sens de la largeur) nécessite une portion de féculents à chaque repas. Et donc, ami lecteur avisé, vous mourrez dans d'atroces souffrances de faim à l'heure du goûter, malgré le poisson blanc, les haricots verts, la figue et la banane. Mendier des miettes de muffin au chocolat le premier jour de cours, ça le fait grave trop pas, comme dirait Ricardo.

 

Banane.jpg
(Non je ne mettrai pas de crédit photo... C'est une banane, merde quoi)
  • Ne pas prendre de rendez-vous pour un entretien boulot avant d'avoir consulté l'emploi du temps en bonne et due forme. Ce qui oblige à quitter le cours imprévu trois quarts d'heure avant la fin d'icelui. Et à énoncer un Yesssss haut et fort quand le prof annonce une pause de 5 minutes, pile au moment opportun - parce que ça ne se fait pas quand on est une jeune personne bien élevée.
  • Ne pas s'asseoir à côté de Dan. À côté de Dan, on est toujours tenté de discuter. C'est pour ça que j'ai bavassé pendant tout le deuxième cours - et je sais que j'ai dérangé les filles autour de moi. Mais c'est pas ma faute, Monsieur le Juge, c'est le Dan-Power. Celui qui oblige à faire des blagues pourraves dignes de Marion (découverte grâce aux Awards de Claire (comme quoi, finalement, ça sert à quelque chose, les tags)). Du genre :
    prof : Alors voilà, on s'est aperçu qu'ici, la séquence de Shine-Dalgarno était masquée chez les Eucaryotes.
    Laure : comme le Concombre...
Concombre masqué.jpg
(Hé oui... C'est le Concombre Masqué...)

 

Je relirai cette note l'année prochaine, ça pourra (peut-être) me servir.

01 juillet 2008

C'est arrivé dans les Yvelines

Gare Jouy-en-Josas.jpg

La scène se tient sur les quais de la gare de Jouy-en-Josas. Il fait chaud et lourd. Peu de gens sur le quai, la majorité s'est réfugiée sous la partie ombragée (pas le tunnel qui sent la pisse, mais l'endroit où il y a des bancs).

Protagonistes : Laure, chaussures à talons toutes pourries, pantalon noir doté de trop longues jambes emprunté à sa petite soeur, chemise blanche empruntée à son autre petite soeur.

Ricardo, plus petit que Laure à cause des chaussures à talons toutes pourries, gel dans les cheveux, T-shirt noir, jean, Converse noires (moi aussi je veux être chercheuse, je pourrais rester en Converse toute ma vie... je serai directrice de labo en Converse, ce serait hyper chouette)

Laure et Ricardo ont chacun une bière à la main, relief d'un pot de la matinée en l'honneur du départ de deux stagiaires. Avoir une bière à la main sur le quai de la gare de Jouy-en-Josas confère une attitude très rebelle-punk ((trop pas)).

Mort aux cons.jpg

 

Laure _ Bon, si tu veux de la lecture, je peux te passer un super livre de Julien Gracq si tu veux...

Ricardo _ Non, moi je préfère lire ton blog.

Laure _ Heu, quoi ?  (Hier fut marqué par le retour en force du Heu...)

Ricardo _ Je préfère lire ton blog !

Laure _ .... [silence éloquent]

Ricardo _ .... [silence éloquent]

Laure _ .... [silence éloquent]

Ricardo _ Non, c'est pas vrai en fait... Je l'ai pas trouvé...

Laure _ .... [silence éloquent again]

Ricardo _ Mais c'est pas faute d'avoir cherché !

 

***

 

Bon, l'oral.

En allant à Versailles, j'ai pris mon désormais bien-aimé RER C. Deux stations après moi est montée une fille qui s'est installée en face de mon auguste personne et a sorti un des livres de la bibliographie du concours. Quand elle l'a fini, j'ai engagé la conversation [je n'aurais jamais été capable de faire ça avant... mon affreuse timidité s'émousse de plus en plus, ça fait plaisir]. Églantine sortait elle aussi (aussi signifiant "comme Dahlia, dont vous vous souvenez forcément, vu que je l'ai mentionnée une fois dans ma note du 21 avril") d'un BTS Design d'Espace. Élias a débarqué à l'école un quart d'heure après nous. Il arborait un coquard sous chaque oeil (et comme il a deux yeux, ça fait deux coquards) : il s'était cassé le nez la semaine précédente en recevant un ballon de basket en pleine poire.

Poires.jpg
Si je ne savais pas à quoi ressemble une fleur de patate, je ne vois pas pourquoi il n'existerait pas des gens qui ne savent pas à quoi ressemblent des poires.  Gens, ce dessin représente des poires sur leur branche.

 

On a attendu le cul sur la pierre froide pendant une heure (on avait une demi-heure d'avance, on est passés une demi-heure en retard). 

Enfin, à 9h45, tirage au sort des sujets.

"Le sujet portera sur le livre de Julien Gracq : la forme d'une ville.

Lire les pages 24 à 26.

Question : il existe d'autres moyens de décrire une ville que ceux utilisés habituellement (cartes, coupes, photos).

Quelle expérience en avez-vous ?" 

Glups, glups, double-glups. Aucune idée.

On dispose chacun d'une heure et demie de préparation. Pendant l'heure et demie, je m'arrache conscienscieusement les sourcils (pas les cheveux car j'appréhende fortement la calvitie précoce) et dessine plein de petits visages sur mon brouillon. Je rédige aussi une intro,une conclu, et le plan détaillé entre les deux.
L'heure et demie passe vite. Je passe dans la salle où m'attend le jury. Un homme, deux femmes.
Mon exposé a grosso modo consisté en la lecture de mon plan détaillé. J'avais les mains moites, l'haleine fétide, et je tremblotais tel le Parkinsonien sur ma chaise.
L'entretien s'est peut-être mieux déroulé... Questions-piège, contradictions, demandes de précision inquisitrices. L'impression de sortir par moments des conneries grosses comme moi était moins pire que celle de voir le mec du jury s'endormir. Il regardait ailleurs, baîllait poliment, et à la fin a posé ses bésicles sur la table et a fermé les yeux. 

Dormeur.jpg

 

Je n'ai pas vraiment l'impression d'avoir tout déchiré. On verra bien, résultats le 4. 

07 juin 2008

Criez votre joie...

ADMISSIBLE !

 

(Ça claque, non ?)

 

Je suis admissible à mon concours d'entrée à l'ENSP.

Le site a été indisponible toute la journée d'hier, j'ai dormi chez Poulet et c'est lui qui a pensé a le consulter ce matin. Il a cliqué, la page s'est ouverte, descends, vas-y descends, descends encore, bon ferme la page j'y suis pas.
Mais... si, j'y suis !

J'ai acheté le premier livre de la bibliographie nécessaire pour passer l'oral ce matin, et commandé les deux autres. Oral le 30 ou le 1er juillet. Moi qui étais quasi-sûre de ne pas l'avoir... Je n'ai rien préparé et sorti l'affaire de ma tête (ou presque). Je vais pouvoir mettre mon heure et quart de trajet vers Jouy-en-Josas à profit ! Le livre que j'ai acheté a l'air un peu saoulant, heureusement les deux autres comportent images et photos (oui, je suis revenue à un âge mental de gosse de maternelle : un peu de texte ok, mais le mieux c'est les imazzes maman !). 18 euros pour un livre en format poche... J'ai souffert.

Maintenant, j'ai une raison valable pour me tirer les petites peaux des doigts... Angoisse, angoisse !

Niki - ensp versailles.jpg
HomyGod, je n'arriverai jamais à faire quelque chose d'aussi bien que ce que dessine cette fille... 

06 juin 2008

N2

Quand on tape "Laure stagiaire Jouy-en-Josas Inra" sur un célèbre moteur de recherche, on arrive direct sur Cactus et Pissenlits.

Étonnant.

Je voulais parler d'aspects plus personnels de mes journées au labo, mais là ça ne va pas être possible, du coup...

C'est toujours aussi bien mais je suis claquée. Normal, après une semaine intensive, pour moi qui n'ai plus l'habitude de bosser autant.

 

Tout à l'heure on est allés dans la salle de l'azote liquide pour aller piocher un nouveau type de cellules, mises à congeler dans l'azote... C'est drôle, la température d'éullition de l'azote est tellement basse que j'ai à peine pu voir le liquide avant que tout ne s'évapore - en formant une brume digne du plus chouette des trains fantômes.  En approchant ma main de la brume (l'azote liquide n'est néfaste que si on le touche un certain temps : avant, c'est comme quand on passe le doig très vite à travers la flamme d'une bougie, on est protégé par une petite couche d'air), j'ai senti le froid et les picotements que l'azote causait à ma peau en se barrant loin des tubes. 

azote liquide.jpg

L'ambiance est toujours bonne. Mes résultats sont toujours en contradiction avec ce qu'on attendait : un gène qu'on pensait plus exprimé à cause d'une protéine est plus exprimé... quand la protéine n'est pas là. Embarrassant. Et assez déstabilisant pour mon responsable, surtout qu'il s'était basé sur des expériences assez fines...

Je fais de très beaux fichiers Excel (c'est eux qui le disent) en m'éclatant (comme je peux) avec la décoration des graphiques. Du tuning d'histogrammes, en quelque sorte... Je mets des photos de virus en arrière-plan, j'applique un effet marbre aux colonnes, ça me met en joie et ne contrarie pas les deux membres de mon équipe. (En fait, l'effet marbre est même assez avantageux : on imprime en noir et blanc, donc les différences de texture sont les bienvenues.) 

influenza a viruses.gif
C'est cette photo-là que j'ai mise en arrière-plan de mon graphique...
Mais surtout, c'est sur ce virus-là qu'on travaille ! 
Qui aurait dit que la grippe pouvait être jolie ?
 
 
 

J'attends toujours les résultats de mon concours d'entrée dans les écoles d'architecture-paysagisme. Ils doivent arriver aujourd'hui, mais le site n'est pas accessible, ils ont sans doute des problèmes avec la mise à jour... Je stresse - et commence à me demander ce que je ferais si je l'avais. Est-ce que je ne préfère pas rester dans la recherche, finalement ? 

04 juin 2008

The place to be

Chers tous (ceux que je lis, ceux que je lis pas, ceux que j'aime, ceux que je n'aime pas, et puis coucou Papa, coucou Maman),
 
J'espère que vous vous portez au mieux. 
 
Porte.jpg
Pour ma part, je me porte très bien... Noooon c'est bon, je ne fais plus de blagues pourries... Ne prenez pas la porte ! Je peux vous apporter beaucoup ! 
 
 
J'ai commencé mon stage mercredi, et pour l'instant c'est pas mal éclatant. Dans tous les sens du terme : fatigant mais à peu près génial ! Fatigant parce que je dois me lever tôt (6h40, pour moi c'est très tôt...) pour être là-bas vers 9h, et je quitte le labo à 18h. Si je veux garder une vie sociale satisfaisante, je dois me coucher un peu tard...
À peu près génial parce que mon équipe est très sympa, le labo est chouette, j'adore l'ambiance, les chevaux dans le pré sont toujours là (l'emplacement est loué par un fermier... J'ai appris à mon grand dam qu'il n'y a pas d'expérimentations scientifiques machiavéliques dessus), les vaches aussi (même temps, même laïus). Le manger est bon et pas cher. Et le sujet des recherches auxquelles je participe est passionnant !
Mais surtout, surtout, il y a ce sentiment jouissif de servir à quelque chose, d'être une pierre dans l'édifice, d'en apprendre aux autres (j'aide un peu la technicienne de l'équipe sur quelques côtés théoriques). Et puis, avoir ses premiers résultats sur des manipulations longues dont on nous a rabattu les oreilles avec le principe pendant deux semestres...
 
Kary Mullis.JPG
Je vous présente Kary Mullis, concepteur de la réaction de PCR, qui est àla base de toutes les manips de biologie moléculaire...
On s'amuse bien en biologie, non ? 
 
 
Pour l'instant, niveau résultats ce n'est pas encore ça. Les manipulations ont marché mais on trouve exactement l'inverse de ce à quoi on s'attendait... Heureusement, ce n'est pas encore gênant vu que ce sont les premières manipulations.
Mon responsable de stage m'intimide, il est jeune mais je bafouille quand je lui parle ! J'ai vraiment l'impression d'être une minuscule rougissante. J'ai aussi l'impression que la moitié de la gent féminine du labo le trouve irrésistible - mais c'est peut-être l'effet bonus de la bonne ambiance du labo : tout n'est que joie et amour. 
Alors, certes les gens que je côtoie sont spéciaux - blagues de scientifiques ou autres - mais pour des gens spéciaux, ils sont vachement chouettes.
Je parle à des gens ! J'intéragis, je communique, je travaille, j'ai des résultats, je parle à des gens ! Je me sens tel le poisson remis à l'air frais... Heu, le poisson remis à l'eau fraîche, pardon.
 
Gros poisson pêché.jpg
Coucou c'est moi ! Je suis un gros gros poisson !
(Image prise sur un site de pêche en Guinée-Bissau.......) 
 
 
En parlant d'air frais, j'assiste la technicienne dans une partie 'dangereuse' du labo, le P2. À l'intérieur, il y a un bruit fou à cause des hottes aspirantes et des machines bizarres et quand j'y suis, j'ai l'impression de manquer d'air, ça bourdonne dans mon crâne et dans ma tête. Mais je ne pourrais pas me passer d'y aller : on y manipule les virus, les cellules infectées, le sang contaminé... Ce ne sont pas forcément les manipulations les plus palpitantes qui y ont lieu, mais c'est... the place to be.
D'ailleurs, c'est étrange : ce labo est le premier endroit depuis un bail, à part les bras de Poulet, où je me suis sentie bien. Vivante, utile, à ma place.
Et si je n'étais pas totalement consciente que je n'y suis que depuis 3 jours et que si ça se trouve, dans 3 jours j'en aurai marre, je dirais que c'est dommage que je n'y reste qu'un mois, et que vivement mon prochain stage. On n'en est pas encore là.
 
PS1- Je répondrai bientôt à vos commentaires.
PS2- Bon anniversaire à mon Papa (coucou Papa), 50 ans dans quelques heures.
PS3- Heu non, moi je préfère la Wii, on peut jouer à Mario Kart et maigrir des fesses.

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