07 mai 2008
Chroniques de Saint-Tropèze (2) : la Quête du Saint-Graal
Quand on vit dans une ville de taille appréciable, qu'on a l'ADSL (ou mieux) en wi-fi, et qu'on est accro à sa messagerie ET aux blogs, on a tendance à oublier comment ça fait, de vivre sans Internet. Et dans notre petit appart' de location, y avait pas. Pas de wi-fi, pas de modem, même pas d'abonnement téléphonique je crois (au cas où on serait tellement en manque qu'on braverait la connexion à 56K par le téléphone). Dommage. Quand je vais sur Internet, mes parents imaginent que parfois je travaille - ce qui est le cas, si on appuie sur le parfois - là, impossible de leur cacher que j'étais en mode glande maximale.
Pendant ce temps-là, Mère de moi-même se tournait les pouces. En se bouffant les ongles et les doigts. Parce qu'à l'instar de votre servitrice (moi-même), Mère de moi-même est accro à Internet. Pour des motifs plus louables, puisque Mère de moi-même occupe un poste plutôt important sur l'échelle de Richter et doit communiquer non-stop avec collèguos.
Donc, alors que finalement je prenais l'absence d'Internet comme un truc plutôt cool - une désintox, c'est vachement tendance -, Mère de moi-même téléphonait à tout va pour trouver des hotspots wi-fi dans les environs.
Et a fini par trouver.
Mardi 29 donc (si je ne m'abuse), mes parents glissent la tête par le chambranle de la porte de ma chambre (et comme dirait Pierre D. : dans "chambranle" il y a "chambre") et interrompent ma sieste. Bah quoi, près de Saint-Tropèze à 14h et sous 30°C, je ne vois pas ce qu'on peut faire d'autre.
On part chercher du wi-fi...Tu veux venir avec nous ?
Tiraillements. Entre une heure et demie de tranquillité, juste moi et ma soeur sans mes parents, continuer à glander, faire un tour à la piscine voire à la plage... ou partir en quête du Saint-Graal pour assouvir mes addictions (et celles de mes parents), sachant que quand ma mère bosse je préfère ne pas être dans les parages. L'une des options était plus alléchante que l'autre.
Surtout que quand j'ai demandé à Père de moi-même où se trouvait le hotspot (nom stupide, non ?) en question, il m'a répondu... Au MacDo.
Et moi, je déteste le MacDo. Parce que a) ça pue. Parce que b) c'est maculé de taches de gras. Et puis parce que c) leurs toilettes ne sont accessibles que pour ceux qui consomment, maintenant. Et puis aussi, d) à cause de Ronald MacDonald, qui me fait peur.
MAIS. Mon dossier d'économie n'allait pas avancer tout seul. Et Ginger m'avait envoyé un message deux jours plus tôt pour me signaler qu'il était à rendre le 6 - alors que je pensais que c'était pour le 9 et que je n'avais encore rien foutu - ou presque. Et quand Poulet m'appelait, il me demandait à chaque fois si ça allait le boulot, si j'avançais comme je le voulais...
Bref. Ma mauvaise conscience m'a chatouillée, j'ai rigolé (parce que ma mauvaise conscience est vachement douée en chatouilles)... et j'ai bravé le MacDo.
Sauf que...
Après avoir été coincés pendant une demi-heure dans les embouteillages (pour 4-5 kilomètres entre notre chez-nous et le MacDo) de la sortie de Saint-Tropèze, pendant laquelle j'ai joué au Sudoku sur mon portable (c'est dire), on se retrouve au MacDo. Mère de moi-même décide qu'on va rester en terrasse, pour minimiser l'impact odeur de friture.
En m'installant, je mets ma main sur une crotte de moineau fraîche. Chouette.
On a vraiment fière allure. Trois pékins blanchâtres assis sur des bancs en faux bois (mais en quoi, alors ?) pianotant sur leurs PC noirs, le mien ne faisant pas dans le petit bonnet (au moins 95D... Heu, 17'' je crois).
Mon PC met 15 ans à s'allumer. Pendant ce temps-là, mes parents s'énervent sur les leurs, ils ne comprennent que dalle à la connexion (enfin, c'est ce que je suppute d'après grognements et soupirs).
Quand enfin, Toshi (le nom de baptême de mon PC... Bah quoi ?) a consenti à me laisser le tripoter, j'ai aussi poussé moult grognements.
Le portail MacDo était accessible.
Mais ne permettait pas de se connecter au reste de la Toile.
Au bout de 20 minutes de tentatives désespérées, mon père va demander conseil aux caissières.
Elles répondent qu'en effet, ça ne marche pas...
Ma mère réessaye quand même. Elle est persuadée que pour elle, ça va marcher, parce son ordi lui a fait je sais pas quel signe.
Bref. Évidemment, ça ne fonctionne pas, même pour elle.
On repart. Après avoir utilisé les toilettes qui, Alleluia !(je suis une fille DONC je fais pipi tout le temps), étaient gratos cette fois-ci (wi-fi +1, toilettes +1, terrasse +1 : venez au MacDo de Saint-Tropèze ! Crotte de moineau -1, wi-fi qui ne marche pas -1 : bon, finalement, vous pouvez vous abstenir... Quoique, je n'ai pas testé le toboggan). J'ai la larmichette à l'oeil en pensant à tout ce temps perdu que j'aurais pu passer sur mon plumard ou sur un transat.
Mes parents blablatent dans la voiture et je n'écoute pas. Je joue au Mahjong sur Toshi, ça me change du sudoku. [Qu'est-ce qui m'a pris de ne pas emporter de bouquin ?]
Quand soudain !
Père de moi-même donne un coup de volant vers la droite (heureusement, parce qu'à gauche il y avait les voitures en sens inverse, puis la mer) et nous nous retrouvons dans une allée de résidence de vacances. Qui n'est pas la nôtre.
Alors, y en a là ? (Ton de mafioso pressé)
???
Non, je ne capte rien...
Bon. (Soupir de mafioso)
On re-démarre et on continue sur la route.
On tourne dans un lotissement.
Cette fois-ci, c'est moi qui suis chargée de cliquer toutes les 2 secondes sur ''Actualiser'' pour voir si on capte un réseau wi-fi non sécurisé.
Que des Livebux partout... On dirait qu'Urange a très bien réussi à coloniser le territoire.
Actualiser. Actualiser. Actualiser. Livebux. Aucun réseau. Livebux. Actualiser. J'ai mal à l'index.
On sort du lotissement. J'en ai marre, marre, marre.
On tourne vers un hôtel.
Réseau non-sécurisé !
Mes parents poussent des cris de joie.
Père de moi-même se gare dans le parking de l'hôtel.
Sauf que j'ai perdu la connexion... Apparemment, on ne capte que quand on est juste à l'entrée/sortie de la cour/parking de l'hôtel.
Abandonnant toute fierté, mon géniteur s'y gare. Très discret.
On se connecte et on pianote à qui mieux mieux, les PC sur les genoux. Encore plus la classe que sur la terrasse du MacDo...
Je prie pour qu'on ne soit pas démasqués.
La honte suprême, un hôtelier de Saint-Tropèze qui nous tirerait dessus à la carabine ou lâcherait son doberman à nos trousses parce qu'on a piraté son réseau wi-fi en empêchant les gens d'accéder à son hôtel.
Mon PC lâche rapidement, plus de batteries, après que j'ai téléchargé plusieurs pages Web d'entreprises créatrices de sites internet. Ma conscience est enfin tranquille.
Pendant ce temps-là, ma mère continue de pianoter férocement, et moi je stresse à cause de la carabine qui est à coup sûr planquée sous le matelas de l'hôtelier.
Et puis j'ai envie d'aller sur la plage, pile de l'autre côté de la nationale, mais je n'ose pas abandonner le navire.
Épilogue
Mère de moi-même a réussi à achever ce qu'elle voulait faire.
Mais a quand même passé le dimanche précédant la rentrée à bosser.
Quant à moi-même, j'ai appris ce même dimanche que ce que j'avais fait ce jour-là, de même que l'introduction que j'avais rédigée le lendemain pendant la sieste, ne servait strictement à rien, puisque j'avais empiété sur la partie de Léa.
Bref : une quête digne des plus grandes. Genre Perceval qui va chercher le Graal... Ou Persée qui va tuer Méduse pour rapporter je ne sais plus trop quoi...
12:50 Publié dans Boulot | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
06 mai 2008
Chroniques de Saint-Tropèze (1) : Panique à bord
Il est 5h du matin, on est samedi, le départ de Saint-Tropèze aura lieu dans 4-5 heures. Deux jours plus tard, c'est la rentrée, ou plutôt la semaine des examens.il fait tout noir, et j'ai peur du noir (c'est récent, en plus. Normalement, c'est à 5 ans qu'il faut avoir peur du noir (non ?) ; pour moi, ça a commencé il y a quelques mois). En boucle dans ma tête, la pensée que je ne savais pas quels examens j'allai avoir la semaine prochaine, ni quand, et tout ça parce que j'avais eu la flemme (un vrai acte manqué) de regarder un fichier Excel sur mon PC. Rien révisé ou presque, mon dossier d'économie à l'état embryonnaire.
Panique.
Je tente de me calmer, mais mon coeur bat trop vite, et puis je commence à avoir peur de pleurer (oui parce que je pleure tout le temps. Pratique).
Je me décale pour être plus près de Poulet. J'ai la tête et les épaules sur son lit, le reste du corps sur le mien, c'est pas confortable du tout mais j'ai besoin de je sais pas, le toucher, être prise dans ses bras, avoir un câlin, être réconfortée, me rendormir. Il est trop loin, carrément à l'autre bout du matelas, il faudrait que je me transvase uniquement sur le sien, j'ai peur de le réveiller. Alors je passe juste mon bras comme je peux. On dirait que je lui mets un bras mort en travers du torse, mais c'est déjà ça. Il grogne, bougeotte, re-grogne, se tourne encore plus de l'autre côté. Sympa. Je reviens sur mon matelas, je me tourne exactement de l'autre côté - la réaction vachement mature, en vouloir à quelqu'un qui dort.
Je me calme comme je peux et m'endort après une demi-heure de flip total.
10:33 Publié dans Boulot | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
04 mai 2008
Strict Minimum Imputable à Charogne
Pendant mes vacances, j'ai abandonné le dossier d'économie.
On est trois sur le dossier.
Je devais m'occuper de l'embauche d'un employé, quel serait le coût de l'embauche d'un salarié à temps plein, à temps partiel ?
Pour moi, cet employé serait la personne s'occupant du site internet. Pendant la première semaine de vacances, j'ai mollement commencé les recherches sur les webmasters. Puis ai dévié sur les sociétés proposant des créations de site.
23:19 Publié dans Boulot | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : smic
21 avril 2008
Inondation
Bref, ça m'a fait très bizarre de le retrouver là. Surtout quand il m'explique qu'il vient en touriste, par envie de quitter le système de la fac. Ha. Bah moi c'est parce que c'est le métier que j'ai envie d'exercer...
Personne ne s'est mis à côté de moi, je suis au fond, devant deux mecs qui discutent - je peux écouter, j'aime bien. C'est juste frustrant quand ils parlent de sujets que je connais, comme Darjeeling Limited.
Le chauffeur recule pour faire sa marche arrière, on dirait qu'il veut nous enfouir dans les branches d'érable.
Et schbliiiing ! Reculé un peu trop. Toute la vitre de l'arrière du car explose ! Bizarrement, c'est moins spectaculaire que dans les films.
Tout le monde a été épargné par les morceaux de verre. J'espère que le chauffeur s'est pris une engueulade, parce qu'il m'a fait peur cet abruti !

Je n'ai sans doute pas assez fait de croquis, mais je n'avais pas envie de m'installer à côté d'une masse d'étudiants. Me saoulait.

J'ai aussi pu voir que les taches de peinture sur les fringues étaient fièrement portées comme des signes de reconnaissance par ceux qui venaient des arts plastiques. Dire que j'avais exactement la même réaction... Ho Laure, t'as une tache jaune sur la manche ! Oué j'sais, j'ai fait de la peinture à l'huile mercredi, haha... (voix d'artiste snob) Beurk !

18:33 Publié dans Baroudage, Boulot, Je taille mon crayon | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : pizza au thon, potager du roi, versailles, concours, ensp, bal musette, renouée du japon
14 mars 2008
Ne pas mettre la charrue avant les boeufs.
Avant d'aller au magasin d'Antiquités pour aller chercher les prospectus à distribuer, j'ai appelé la responsable pour savoir si oui ou non cette fois je pouvais venir. Parce que, Alleluia, MétéoFrance n'annonçait pas de pluie. La dame a dit "Oui, vous avez eu raison de consulter MétéoFrance, ce sont les meilleurs."
Marquée par l'entrée en matière de notre prof d'Économie de l'Entreprise hier, arrivé en coup de vent et nous balançant d'une voix tonitruante (je ne sais même plus s'il nous a dit bonjour avant) : "Arriver à l'heure, c'est avoir 5 minutes d'avance. Donc j'ai 10 minutes de retard !", je me présente à la boutique à 13h55. Bon point. Les 3 femmes présentes se bousculent et se chevauchent un peu pour m'énoncer mes tâches et leurs conseils, et à 14h15 je défile fièrement dans les rues, le dos chargé de prospectus imprimés noir sur crème.
On soulève l'essuie-glace (NON LAURE PAS LE PARE-BRISE), on place le tract - bien visible du trottoir, surtout -, on relâche l'essuie-glace (NON LAURE PAS LE PARE-BRISE). Voiture suivante. On soulève l'essuie-glace (NON LAURE PAS LE PARE-BRISE), on place le tract, on relâche l'essuie-glace (NON LAURE PAS LE PARE-BRISE). (EDIT> Mea culpa, mea maxima culpa)
Malgré la routine, ce n'est pas encore trop monotone. J'ai commencé par les petites rues, pour ne pas me lasser et avoir l'impression que j'avançais vite. Mon quartier est peuplé d'immeubles haussmanniens. Des gens qui fument sur le trottoir, des déménageurs, des ouvriers, des femmes qui reviennent des courses, des hommes pressés en costume, des jeunes de l'école d'hôtellerie, des routiers (les grands scouts, pas les gros bras dans leur camion !)
Seulement, au bout d'une heure de routine distributrice, il s'est mis à pleuvoir. [Je me permets d'insister dessus parce que MétéoFrance, c'est censé être "les meilleurs". Pas plus tard qu'au déjeuner, j'en faisais l'éloge à ma mère, en disant que ça faisait longtemps qu'ils n'avaient pas fait d'erreur. Et bah là, erreur. Pour ma première demi-journée de boulot.]
Or, on ne peut pas vraiment mettre de prospectus sous les pare-brise quand il pleut. À moins de vouloir faire du papier mâché.
Alors, retour à la case départ.

Ce qui m'a permis de prendre le temps de m'épiler (il était temps, je commençais à arborer un pelage de grizzli), de commencer (enfin) mon dossier sur ma semaine de simulation d'éco, de démarrer la lecture d'un document qu'il faut que je lise pour mon prochain cours d'Économie de l'Entreprise, et de faire mon tour bloguesque quotidien.
[Pour ce qui est de mon dossier pour le concours, il faut que j'imprime une feuille, que j'en photocopie deux autres, que j'y joigne une photo d'identité et un chèque et que je poste le tout. Ca devrait aller.]
17:31 Publié dans Boulot | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
05 mars 2008
Success-Story : le retour !
Je n'en pouvais plus de ne pas avoir de job. 30 euros sur mon compte en permanence, ça me déprime.
Alors, j'ai rappelé Apasse.
Naaan, je blague.
Mais vous allez être fiers de moi : j'ai décroché un stage pour le mois de juin, et un job pour le reste de la période "scolaire".
Le stage ? Suite à mon envoi de superbes CV (superbe en partie grâce à ce blog et aux conseils avisés de vous-mêmes, Chéri et J., well done folks) et lettre de motivation (là, c'était un job épaulé moralement par ma petite soeur de 14 ans et intellectuellement par Wikipedia), j'ai reçu une réponse.
Oui, une seule.
Mais en même temps, il faut considérer le fait que je n'avais envoyé qu'une seule demande.
La réponse était positive.
Enfin, presque. Auparavant, je devais spécifier mes attentes. Hmm, comment vous expliquer, mes attentes vous dites ? Avoir une expérience en labo pour savoir si je me plante de voie ou pas... Voir si ce que j'apprends me sert à quelque chose... Avoir quelques lignes de plus dans mon CV...
Le responsable m'a répondu pour m'exposer en détail ce que je pourrais voir pendant le stage. J'ai montré le mail à J. et Chéri, qui m'ont spécifié que ça avait l'air parfait : responsable responsable, techniques intéressantes, sujet collant pile-poil avec mon projet professionnel.
J'ai hésité, parce que le labo se trouve loin de chez moi : Jouy-en-Josas, ce n'est pas la porte à côté.
Je me suis donc dit que j'allais envoyer ma candidature à des labos plus proches. Cependant, y avait pas grand-chose qui me plaisait plus que le projet pour lequel j'étais déjà admise. Et encore moins proche de chez moi. Un sujet à Pasteur, l'autre à Jussieu. Pas envie de me retrouver à Jussieu pendant tout le mois de juin. Envoyé une demande de renseignements pour le sujet à Pasteur (qui n'était pas détaillé, il n'y avait que le titre) : aucune réponse.
Donc, va bene pour le stage à Jouy. Et puis, Jouy c'est cool, y a la forêt, la nature, tout ça.
Pour le job, ok, ce n'est pas grand-chose, mais c'est mon premier job "officiel" (: hors baby-sitting et dépannage à la boutique de mon parrain).
Un soir, ma mère m'a parlé d'une affichette sur la vitrine de la boutique d'Antiquités de la rue d'à côté, indiquant qu'il recherchaient un étudiant pour distribuer des tracts.
Je me suis présentée une semaine plus tard, invoquant les dieux pour qu'ils n'aient pas trouvé quelqu'un avant moi.
P't-être bien qu'oui, p't-être bien qu'non, en tout cas je suis prise. Alleluia !
Le job consiste à arpenter les rues pendant 4h d'affilée pour mettre les tracts sous les pare-brises. D'ailleurs, c'est un des trucs que je déteste le plus, ce gâchis de papier. Sans blague, peu de gens ont envie de retrouver des tracts de magasins d'Antiquités sur leur bagnole... Heureusement, les rues que je vais couvrir seront ciblées ! Je pense qu'on me fera rester dans le 17ème riche, et me balader dans le 8ème et le 16ème. À la fin, je serai hyper rodée sur les rues des quartiers riches et je pourrai réaliser mon rêve actuel : devenir taxi pour riches en conduisant une Mercedes (ou une autre voiture de riche, je suis pas difficile tant qu'il y a des sièges en cuir et que le moteur ronronne...) Ou alors, appliquer les conseils de Lénia et devenir guide touristique.
Bref, de toutes façons ça me servira - et en plus, j'aurai les jambes minces et fuselées, et le mollet galbé.

The question is now, le salaire. Je serai rémunérée au Smic, ça c'est sûr. Mais le proprio m'a laissé le choix : au noir, ou déclarée. Pour l'instant, j'ai dit "déclarée", mais rien n'est encore signé. Avantages, inconvénients ? Déclarée, je gagnerai moins, mais je serai tranquille. Après... j'ai du mal à faire mon choix.
Mais *j'ai envie de dire*, tout ça est secondaire. Faites péter le champagne, j'ai rempli deux de mes quatre principaux objectifs Boulot (les deux autres : trouver un job pour juillet, et réussir suffisamment mon année pour être admise dans le Master que je veux].
Allez, champagne on a dit !

13:06 Publié dans Boulot | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note | Tags : job, boulot, emploi, étudiant, stage, prospectus
28 février 2008
Success-story (5 et... fin)
Par conséquent, la semaine suivante, je n'ai pas contacté Machine. Ni aucun membre maudit d'Apasse. Je m'étais dit que je ferais ça la semaine suivante...

Ma et ma soeur me bombardent aussitôt de questions.
"Tu connais leur nom ?
Elle me l'a dit vite fait, je crois que c'est Bigorneau (vous vous doutez que ces gens n'ont en réalité pas le malheur de s'appeler Bigorneau, hein).
Quand je réponds que non, elle me dit que je peux faire une croix dessus...

09:05 Publié dans Boulot | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : boulot, emploi, job, étudiant, garde d'enfant, baby-sitting
22 février 2008
Succes-Story (4)
Le mercredi, normalement, je n'ai pas cours à la fac.
C'est pourquoi je me lève à 10h. Et quand j'ai reçu, à 10h05, un SMS d'Apasse (ha oui, ça, j'ai oublié de le préciser : chez Apasse, ils rappellent les rendez-vous par SMS. En général, leurs machines sont déréglées et en envoient 4 d'affilée. Et le contenu du message, c'est "Apasse : vous êtes convoqué le... à..., à tel endroit". Sympa, l'ambiance), me disant que j'étais convoquée à 11h, j'ai poussé un gros soupir d'exaspération. Mercredi, 11h, c'est le rendez-vous que j'avais fixé avec GM le mercredi précédent... Avant de l'annuler pour vendredi, 9h.
Je prends le temps de prendre mon petit-déj' avant d'appeler pour leur rappeler que le rendez-vous a été annulé.
10h25 Heu... Bonjour, j'aimerais parler à GM, s'il vous plaît.
il n'est pas disponible pour le moment, je vous laisse patienter...
Heuuu non, c'est jsute pour dire que j'ai été convoquée alors que notre rendez-vous avait été annulé, bref rappeler que je ne viens pas, quoi...
Ha oui mais non, pour ça vous devez lui parler en personne ! Je vous laisse patienter.
[Musique joyeusement entraînante]
GM d'Apasse, bonjour ?
Oui, heu, bonjour, Laure *** à l'appareil, je vous appelle parce que j'ai été convoquée par SMS alors qu'on avait annulé ce rendez-vous...
Hmm...Vous êtes Laure, c'est ça ? [Ce doit être sa phrase préférée]
Heu... bah oui.
On n'a pas fait d'erreur, on a trouvé des offres qui pourraient vous correspondre, des cours pour le lundi et le vendredi...
Haaaa d'accord !
Vous pouvez venir ? Vous serez en retard, c'est ça ?
Heu... bah oui, vu que j'ai été prévenue tard...
Pas de problème, je suis disponible.[Ha, GM, tu gères ! Youpi, youpi, un boulot !]
Je prends le temps de me laver les cheveux, quitte à arriver en retard et les cheveux mouillés chez Apasse (j'ai une sainte horreur du sèche-cheveux). Ca leur apprendra, à me convoquer une heure avant le rendez-vous.
11h20. Je suis en retard, et alors.
11h35. De toutes façons, on dirait que GM n'était pas si impatient que ça de me voir. Au moins, mes cheveux ont le temps de sécher pendant que je poireaute sur ma chaise. Ho zut, mon jean est destroy en bas...
11h37. Le jean de GM est aussi destroy en bas que le mien. Sauf que lui, il porte un pull en cachemire.
"Bonjour, désolé de vous avoir fait attendre...
Alors... Vous êtes Laure, c'est ça ? [Je manque d'en avaler ma cravate. Heureusement que je n'en porte pas, de cravate.]
Alors, il y a de nouvelles demandes... Je vous ai dit "lundi et vendredi", c'est ça ?
Heu... Oui, c'est ça.
Bon... Alors, ou est-ce qu'il est passé celui-là... Hmm... Non... Non... Ha bah il semblerait que l'offre ne soit plus valable.
[Attention. Mon sang s'échauffe. Je me fabrique un sourire de psychopathe dément destiné à le faire trembler d'horreur, mais absorbé par son fichier Excel tout moche, il ne remarque rien.]
Donc en fait on n'a plus que le vendredi. Ca vous va ?
[Ouf.] Heu, oui.
Bon, alors vous allez voir Machine là-bas...
Machine est déjà occupée. Alors comme d'hab', je pose mon cul et j'attends.
10 minutes plus tard, Machine s'occupe de Me, Myself and I. Ô joie.
Re-fourragement dans fichier Excel tout pourri.
Alors, ce serait dans le 15ème, ça vous va le 15ème ?
Oui. [J'ai arrêté les Heu et parle sous le coup d'une détermination farouche.]
Le vendredi...
Oui.
De 16h à...
[suspense insoutenable]
19h30. C'est bon pour vous ?
[Je manque mâcher le dossier de ma chaise.]
Non. Non, non. [Martinon, non, non] 19h30, c'est trop tard, j'ai...
Vous avez cours, c'est ça ?
... Ouiii. [Merci machine de m'avoir empêchée de placer que 19h30, ça m'empêcherait surtout deprendre le train pour Lyon, ça fait pas très professionnel quand même.]
Ha bon.
[Silence]
Bah je suis vraiment désolée, hein...
[Moi aussi... C'est rien de le dire.]
Et *comme d'habitude*, je réintègre mes pénates sans avoir décroché la moindre promesse de ramassage de blé.
Et ce n'est pas encore fini.... Héhé.
Je rappelle que j'avais rempli une fiche indiquant toutes mes disponibilités lors de mon inscription au groupe. Pour le vendredi, j'avais noté 13h-17h => j'aime bien râler, mais là ce n'est pas gratuit.
22:55 Publié dans Boulot | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : boulot, job, étudiant, emploi, baby-sitting, garde d'enfant, cours particulier
18 février 2008
Success-story (3)
Pas folle la guêpe.
À peine rentrée chez moi, je fomente un plan : le Grand Manitou de chez Apasse n'est au courant de rien concernant le déroulement des études, des inscriptions ou par exemple des formalités d'emploi du temps. Par conséquent, il peut croire à ce que je m'apprête à lui dire : Surprise, mon emploi du temps est arrivé l'après-midi même de mon entretien ! Abadidon, quelle coïncidence, c'est fou.
Comme ça, je peux demander à garder le rendez-vous que m'a fourni l'ordinateur (vendredi, 9h) et annuler celui que j'ai pris avec Grand Manitou himself. Envoyons un mail poli à Grand Manitou... C'est dans la boîte.
Quelques heures plus tard, Grand Manitou me répond que c'est ok pour vendredi, 9h.
Vendredi, 7h30. Ouch, ça fait mal de se lever si tôt quand on n'a pas cours de la journée. Mais les affaires sont les affaires, comme ils disent dans Management (Mens sana in corpe sano, ça passe par de super lectures).
8h25 Cette fois, je n'oublie pas mon planning. Ni tous les papiers d'identité que Mélissa m'avait demandés. Je rembarque même mon CV, et de la lecture scientifique pour m'occuper. Je m'éblouis moi-même par tant de non-oubli.
8h26 Ma têêêêêêêête ! Ma têêêêêêêêêête ! J'ai oublié ma têêêêêêêêêête !
8h27 Nan, je blague, elle était bien à sa place (sur mon cou, entre les deux épaules).
8h50 Je suis une déesse. Tout le monde m'a toujours dit que 10 minutes d'avance à un entretien, c'était le top. (Par "tout le monde", j'entends "ma mère")
8h53 Peut-être pas super top quand c'est pour se retrouver avec trois collègues de Mélissa, le bureau de Grand Manitou désespérément vide, la femme de ménage encore en train de passer l'aspirateur, et de la transpiration dans le dos pour s'être dépêchée.
9h Bon, GM (Grand Manitou), tu fous quoi là ? La moitié de tes potos est arrivée et a déjà chaussé son casque de télécom'...
9h04 Ha, enfin ! J'ai failli attendre.
9h10 Grand Manitou pourrait-il arrêter de papoter avec ses potos ? J'en ai rien à fiche, moi, de leurs problèmes de compatibilité de photocopieuse... Et vas-y que je regarde mes mails, que j'écoute mon répondeur, mais non ça ne me dérange pas, mais si tu pouvais arriver avant l'heure de ton rendez-vous pour faire tout ça, ça m'arrangerait...
9h13 Oui, c'est bien avec toi que j'ai rendez-vous, Grand Manitou. Oui, Laure c'est moi, oui c'est bien moi qui t'ai envoyé un mail, oui j'ai mon planning...
Grand Manitou consulte mes disponibilités, que j'ai recopiées au crayon papier sur une feuille de brouillon toute moche (je milite pour le recyclage des feuilles de brouillon toutes moches). Il rentre tout dans son PC - j'aurais pu le faire de chez moi, ça, GM. Et pis il compare avec les demandes qu'on lui a soumises.
Forcément, vu que les seuls cours que j'ai de la semaine sont casés entre 16h et 18h30, je ne suis pas dispo pour des sorties d'école. "Bon, bah y a rien qu'y va hein, vous pouvez pas vous arranger ?" (J'ai comme une impression de déjà-entendu...)
"Heu.. Bah non... Non, pour les sorties d'école, je peux jamais, mais vous n'avez jamais besoin de quelqu'un à d'autres horaires ?
Ha non. Vous savez bien, pour les gardes régulières, c'est sorties d'école ou rien...
Heu... Bon. Mais, heu... La dernière fois, vous m'aviez parlé de donner des cours particuliers...
Ha bon ?
Heu... oui. Comme je...
Oui oui, vous êtes en troisième année c'est ça ? En Licence ? Vous avez déjà donné des cours, c'est ça ?
Heu... Bah oui. [À mes petites soeurs. Sur un CV, je suis pas sûre que ça le fasse.]
Bon, on va voir ce qu'on a...
Mardi, gnagna, non vous pouvez pas... Mercredi, gnagna, là vous pouvez ?
Heu... Bah non, c'est trop tard, ça déborde sur mon cours...
Le jeu du "Et là, vous pouvez ? Heu... Bah non" se poursuit pendant 5 bonnes minutes.
J'essayais d'afficher un sourire de circonstance, mais je sentais mes coins de lèvres s'affaisser à chaque "Et là ?" GM avait l'air totalement horripilé. Et en bande sonore, on avait toujours la voix de Mélissa en pleine prospection.
Jusqu'à ce que GM déclare forfait.
Me dise qu'on m'appellera si on trouve chaussure à mon pied.
Me remercie.
Et me serre la main en se levant.
9h35 Joli score : 20 minutes de perdues à attendre GM, 20 autresà discourir sur des disponibilités que je n'ai pas (alors que je ne fous rien de mes journées). Hors temps de transport, évidemment.
Et pourtant, cette fois-ci, je l'avais, mon emploi du temps.

Encore une fois : à suivre...
22:20 Publié dans Boulot | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : boulot, job, emploi, étudiant, baby-sitting, garde d'enfant, cours particulier
12 février 2008
Success-story (2)
9h25, je suis dans le métro.
Et je m'aperçois que j'ai oublié mon planning.
Comment est-ce que je vais pouvoir indiquer mes disponibilités sans mon planning ?
Panique.
Je tilte que j'ai mon portable et qu'un portable, ça sert à aider dans les moments de panique (oubli du lieu de rendez-vous pour visite scolaire, oubli de CB à la borne de la banque, oubli de planning avant entretien d'embauche, au hasard bien sûr, tout ceci ne pourrait m'arriver à moi...). J'appelle Léa et la tire du lit pour qu'elle me donne nos horaires de fin de cours. Manque de bol, j'ai des options très irrégulières qui me font terminer à 19h trois fois dans le semestre. Je n'ai pas beaucoup de crédit, j'ai l'impression d'être en retard, je lui demande de ne me donner que les horaires maximaux. Que j'écris au dos de Studyramag plutôt qu'au verso de mon vieux CV, apporté au cas où et déjà plié en quatre.
9h55. Je suis devant l'immeuble d'Apasse. De jeunes cadres dynamiques sont en pleine pause café-clope. Je sonne à l'interphone, qui a une tronche bizarre, et qui me bippe effrontément à la figure.
9h57. Je débarque dans une grande salle avec une vingtaine d'employés en open-space, casque de télécom sur les oreilles, les yeux collés à un ordinateur. Je regarde autour de moi, qu'est-ce que je suis censée faire, à qui est-ce que je dois aller parler ?
Quand soudain, vers le fond de ma salle, j'entends la voix honnie...
Allo, Machine ? [...] Bonjour, c'est Mélissa d'Apasse...
Argh ! Elle est encore pire que je ne l'avais imaginée.
Avachie vers son écran, les cheveux gras, elle mâchouille un chewing-gum. Un chewing-gum ! Quand on a un job qui demande à blablater au téléphone toute la journée, c'est plutôt moyen...
Une jeune femme d'aspect rebondi s'avance vers moi. Hamster Jovial me demande à quelle heure j'ai rendez-vous.
« Heu... Dix heures.
Vous êtes déjà inscrite ?
Heu... Non.
Bon alors voilà, vous vous installez à cet ordinateur et vous remplissez le formulaire. N'oubliez pas d'indiquer qui vous a contactée. » [Comment l'oublier ? Ha, Mélissa... Ta voix hantera désormais mes jours et mes nuits...]
Formulaire basique, Nom-Prénom-Âge-Niveau d'études. Ca se corse pour mes motivations. Qu'est-ce que je veux ? Bah, gagner des sous en en faisant le moins possible, comme je l'ai spécifié à ma mère dernièrement. Disponibilités : je mets « 19h-23h59 » pour chaque jour de la semaine, en ajoutant les trous géants en milieu de journée que comporte mon emploi du temps.
Je fais virtuellement la course avec la fille sur l'ordinateur d'à côté, qui a commencé à remplir son formulaire quelques secondes avant moi. (Quand je dis virtuellement, ça signifie qu'elle n'est pas officiellement au courant qu'on fait la course. On s'amuse comme on peut, na.)
Tout à la fin, « j'accepte les condititions d'Apasse ». Je clique pour en savoir plus et tombe sur le règlement, ça peut servir. Je ne comprends pas pourquoi ils ne vérifient même pas qu'on l'ait lu... Ca peut quand même être intéressant de savoir qu'on sera embauché en CDI (Un CDI pour tous ! Un CDI pour tous !) au bout de 10 heures de période d'essai, que pour démissionner pendant ce CDI il faut un préavis 1 mois à l'avance, etc.
Après avoir lu le règlement, je reviens à mon formulaire. Et non, en fait. J'ai du faire une fausse manip' qui a fermé la fenêtre, je dois tout recommencer de zéro... Nom-Prénom-Âge-Niveau d'études-Dernier diplôme obtenu-Numéro de CNI...
La fille à côté de moi a fini largement avant moi. Tant pis, elle sera bien embêtée quand elle voudra donner sa démission et qu'on lui dira « Ok, mais encore un mois à fournir ! Haha, dans ton cul ! » A moins que contrairement à moi, elle connaisse les règles du CDI. Hmm, faudrait que je pense à me culturer.
L'ordi m'affiche ensuite une page pour prendre rendez-vous. Bizarre, j'y suis, à mon rendez-vous. Bon. Je prends ''Vendredi, 9h'', pour avoir le temps avant mon train vers Lyon.
10h10. Hamster Jovial, le retour : « On va vous faire passer avec Grand Manitou, attendez sur cette chaise. »
J'attends un bon quart d'heure que Grand Manitou ait fini d'interroger la fille qui m'a devancée et de répondre à des questions existentielles de Collègues & C°.



























