28 septembre 2009
Cucurbitacées
Ayant passé le week-end au doux pays Teuton, je me sens comme qui dirait le devoir d'éduquer les foules grenouillères (les Franzosen, quoi) et d'annoncer un tout un chacun la bonne nouvelle. Apparemment tout le monde se fout (enfin, tout le monde autour de moi, je n'ai pas fait le tour d'Internet pour vérifier, j'ai pas le temps (j'avais promis de demander de me faire crucifier le jour où je sortirais cette phrase. Donc, s'il vous plaît, crucifiez-moi)) de savoir qu'hier, c'étaient les élections législatives en Allemagne. En jeu, savoir si on continuerait avec Angela M. ou pas. Moi je l'aime bien Angela, à cause de la tronche qu'elle tire quand N.S. approche.
En fin de compte, Angela est repartie pour un tour, et ici tout le monde s'en fiche - après tout, ce n'est que l'Allemagne, hein. En revanche, la coalition change, elle, mais tout le monde s'en fiche toujours au pays du camembert.

Et en envoie un derechef en plein dans la tronche de ma soeur.
Il y en a qui ont du bol de m'avoir dans la famille, dites donc.


23:14 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : allemagne, angela merkel, melon, connerie, jonglage
23 septembre 2009
Oceanic 815
B.O. ici. Lien Youtube par biais d'Hautetfort ne fonctionne pas. Crotte de bique.
Pourquoi est-ce que je n'entends jamais de métaphore filée sur le couple en tant qu'avion ?
Deux pilotes. Un avec parfois plus de responsabilités que d'autres. Parfois, des petits passagers, qui te demande quand est-ce qu'on arrive parce qu'ils ont envie de faire pipi.
Souvent, des emmerdes. Un orage, un appel intempestif d'un autre pilote, une perte de contrôle temporaire des manettes, des turbulences, plus assez d'essence. Quand un des pilotes n'assure pas, l'autre doit se donner pour redresser le nez et garder le cap. Il n'y a pas vraiment de destination ; on vole surtout pour le plaisir de voler. Avec quelques escales, des étapes.
Et parfois, souvent, ça merde, et survient le crash. Sauf qu'on n'en crève pas.
Pour ma part je navigue à vue et ai l'impression récurrente de ne pas lire la même carte que mon copilote. En lisière du triangle des Bermudes, je fais mon possible pour que le coucou ne se plante pas, mais...

23:01 Publié dans Contacts entre humains et moi-même | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : couple, anton, avion, lost, oceanic 815
20 septembre 2009
Ture sans culture n'est que ruine de l'âme
C'est drôle, il y a quelques mois - pendant mes tergiversations mentales au sujet de Poulet, je me posais des questions sur la définition de l'amour. Me disais qu'il ne serait pas si mal de se replonger dans un peu de philo.
Quelques mois plus tard, je ne suis pas plus avancée. Peut-être parce qu'au final, je n'ai ouvert aucun de ces fichus bouquins, hé.
Ma petite soeur passera l'épreuve de Français du bac cette année, et tous les ouvrages qu'elle s'enfile deviennent autant de défis pour le cerveau que j'ai trop mis au repos. Laisser les blogs et les magazines réfléchir pour moi n'était pas une bonne chose. Laisse ta tête s'immerger dans la paresse, elle n'aura pas envie d'en ressortir. Sauf quand elle se retrouvera confrontée à des esprits moins paresseux, plus curieux, plus ouverts, plus savants, et par amour-propre (oui, sans doute uniquement par amour-propre (oh, peut-être par curiosité aussi ("mais bordel de merde, Voltaire c'est inutile et chiant comme la mort, non ?"))) tentera de refaire surface.
En ce moment je me pose des questions sur la maturité. Qu'est-ce qui définit la maturité ? Et à quoi distingue-t'on un être mature de quelqu'un qui cogite sans bouger son cul ?

[Maturité : sens figuré : État où le sens et la réflexion ont toute leur vigueur : maturité d'esprit. (mediadico)]
[À part ça, je suis soufflée par les photos d'Elixie sur les parcs d'attraction abandonnés. J'ai envie de voir.]
00:13 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : panoramix, bouquin, maturité, questions, philo
10 septembre 2009
Comme un vagabond
Vous avez remarqué, comme parfois, certaines paroles de chansons résonnent différemment, s'accordant bizarrement aux pensées ?
Ce soir, pour la première fois je saisis les dernières paroles d'un couplet de cette chanson que tout le monde connaît maintenant par coeur :
And I said Mama I am not afraid,
They will take what they will take
And what would life be like without a few mistakes ?
Tout à fait, Charlie.
22:00 Publié dans Au bonheur des tympans | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : charlie winston, like a hobo, musique, réflexion, faux dessin indien
05 septembre 2009
Un pseudo-prophète
Maria, mon amie étourdie (je peux l'appeler mon amie étourdie, même si vous n'en savez rien), m'a proposé vendredi dernier d'aller au cinéma. Vendredi dernier : tête dans le pâté. J'ai la tête dans le pâté. Décalage horaire. Veux dormiiiiiir. (Hiberner était aussi une option.) Dimanche ? Finalement, dimanche, pas rappelé (ni elle, ni moi). Alors lundi.
[Je paie avec un ticket Tick'art. Si vous résidez en Région Île-de-France, et êtes lycéen, apprenti, ou en formation dans un organisme financé par la région (mais âgé de moins de 25 ans) : vous connaissez Tick'art ? Le principe : 6 sorties pour 15 euros. Enfin, presque. Si on détaille : un ticket pour un festival, un ticket Scènes (concert, théâtre, danse), un ticket ciné (dans un cinéma d'art et d'essai par contre... Pas dans un ciné de grande chaîne), deux tickets expos (un pour vous + un invité), et un bon d'achat de 8 euros pour un bouquin. Pour information, le ticket Festival peut être utilisé pour acheter une place journée à Rock-en-Seine par exemple... alors que le tarif normal pour une place est de plus de 40 euros.]
Elle m'emmène voir Un Prophète. Il paraît que c'est ouf. Les critiques sur Allociné sont excellentes, je n'ai jamais vu un tableau aussi rempli d'étoiles. Confiante.
Je dois dire... que ce film m'est passé totalement à côté de la tête. "Ouf" ?
Les raisons pour lesquelles les gens ont aimé ce film vous seront exposées par ceux... qui ont aimé le film.
Moi j'ai pas aimé.
J'ai trouvé ce film inutile. Le titre annonce... un prophète, non ? Pour moi, un prophète est quelqu'un qui annonce. Malik (oh, j'aime la façon dont sonne ce prénom) n'annonce rien. Malik est en prison pour 6 ans et il tente de tirer son épingle du jeu... c'est tout. Quitte à passer un certain temps sur la case malfrat, bandit, truand. Oh si, il annonce la biche, pardon.

Je ne pense pas non plus que ce film apporte une prise de conscience des conditions de la vie carcérale. Rien de neuf, pour ceux qui ne s'étaient pas imaginés que vivre en prison ressemblait grosso modo à vivre enfermé dans son appartement.
Prise de conscience de comment est vécue la vie carcérale, alors. Je concède. Le plus terrifiant dans ce monde-là me semble l'absence totale de choix. À son arrivée en prison, Malik peut être considéré comme une victime ; sans ami, sans appui, et sans connaissance du milieu, il subit. Au fur et à mesure, Malik acquiert un peu de pouvoir, mais pas de choix (ou presque). Donc, au cours du film, Malik passe du statut de victime à celui de pseudo-maître du jeu, sans choix. Ce qui me gêne : Malik ne m'a jamais été sympathique. Ce n'est pas parce que quelqu'un vit dans des conditions affreuses qu'il devient quelqu'un de bien.
Le film ne peut pas se faire passer pour un film d'initiation (est-ce que ça se dit ? Roman d'initiation, film d'initiation ?), puisque Malik apprend les règles et à en jouer pour s'élever ; mais dans un monde à part ; une initiation se doit de servir pour la vie à venir. Les règles apprises doivent être celles du monde dans lequel tu t'apprêtes à vivre. Le film donne l'impression que Malik a été initié, a compris, s'en est sorti, et va s'en sortir. Donc on a soit une vision ultra-pessimiste de notre société, soit un message à côté de la plaque.
Le jeu de Tahar Rahim est bon ; j'ai beaucoup plus aimé celui de Niels Arestrup, qui peut se montrer à la fois plein de dignité ou pourri jusqu'à la moelle. Toujours juste.

Je n'ai pas apprécié les "effets" du film. La vision crue de la prison (plans plutôt lents dans les cellules, notamment), sans effets, plus documentaire, m'a fait meilleure impression... J'ai trouvé que les quelques effets de saccades, de ralenti, gâchent. De même pour la lumière : sans recherche d'effets intellos, parfait.
(En revanche, la bande-son est chouette.)
Enfin, le hic pour moi majeur : le ressenti du temps. Malik est coffré pour 6 ans et le film s'allonge sur toute cette durée ; franchement, les seuls points qui permettent de sentir le passage de tant de temps, ce sont les passages montrant les Actualités à la télé. C'est peut-être le but ? Que le seul référentiel de temps soit apporté par l'extérieur ? Mais on ne sent pas le temps long. Les jours censés être interminables, résumés à quelques minutes ; les années s'écoulant entre les différents acquis/changements de situation/évolutions de Malik.
Bref. En réfléchissant au film quelques jours plus tard, mon opinion s'adoucit. Mais je ne comprends toujours pas le foin qu'on fait autour de ce film. Je sais que Maria et ses amies ont été grandement impressionnées par les scènes de violence, devant lesquelles j'étais à peu près stoïque (effet secondaire du jet-lag : rendre insensible devant un bain de sang ?). Ceci explique peut-être cela... Si je reste imperturbable face aux scènes "percurtantes", je ne suis peut-être pas apte à être sensible au reste.

19:19 Publié dans Les globes oculaires ont besoin d'être divertis | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : un prophète, tahar rahim, film, ciné, niels arestrup, tick'art


