28 août 2009

Telle la tortilla insomniaque

Tout le monde dit que le jet-lag, c'est de la merde. Erreur. Le jet-lag c'est super fun.

 

Déjà, pendant les dix heures de ton deuxième vol, tu ne dors pas. Parce qu'en vrai il est tôt... Ou tard. Du côté de la planète d'où tu viens, c'est le milieu de l'après-midi. Les touristes se massent et se pressent pour prendre en photo les flèches du Golden Gate et les faux hippies déambulent devant les friperies et les disquaires dans Haight-Ashbury. Du côté de la planète où tu vas, il fait nuit noire ; il n'est pas encore 5h, donc Paris ne s'est pas éveillée. Pense à tes potes qui sont peut-être encore au troquet, en train de célébrer les derniers jours de vacances - ou de se saoûler la gueule pour oublier que le 1er septembre, c'est dans...
Donc, tu ne dors pas. Mais tu t'en fous ; t'es pas fatigué. Il te reste cinq bonnes heures de vol, tu auras le temps de faire une sieste quand tu en auras envie. Sur les sièges avoisinants, tes parents roupillent à poings fermés, masques de coton bleu roi sur les yeux pour que la lumière des veilleuses de l'avion ne filtre pas. Pendant ce temps, tu regardes Star Trek pour la troisième fois, tu enchaînes avec une partie de pendu (trop l'éclate), voire une partie d'échecs - avant de te rappeler que tu détestes ce jeu parce qu'il te fait sentir super con.
Et puis, vers 5h - pas forcément 5h parisiennes /Jacques, ta gueule/ - après tout, il est toujours 5h quelque part - tu sens tes paupières qui demandent à descendre. Alors tu te tortilles dans ton fauteuil, tu rajustes ton oreiller, tu étends ta petite couverture bleu marine sur tes frêles gambettes (tu parles, Charles), et tu essaies. Trop de bruit. Un bébé qui pleure. Tu sors tes boules Quiès. Pas confortable ; tu te re-tortilles telle la tortilla. Le sommeil vient pas, alors tu comptes les Horcruxes (ou pas). Le sommeil vient toujours pas. Tu te souviens alors avec émotion des deux tasses et demie que tu as bue avant le vol ; et ouais, au Texas il était midi, alors...

 

Fuseaux horaires USA.gif

T'atterris.
Il est sept heures et demie (Paris est éveillé (oh putain, ta gueule Jacques)).
Et t'as pas dormi.

Pas de souci, c'est les vacances, t'as le temps de récupérer. Tu pionces de dix heures du mat' à cinq heures de l'après-midi. Puis, oh la la, t'es plus fatigué. Donc tu vas faire un tour, tu lis, tu prépares ton dossier pour Pasteur (optionnel). Tu te dis que là où tu étais encore la veille au matin - ou bien l'avant-veille au soir ? Je m'y perds - la journée vient de commencer, les otaries de la jetée 39 se foutent des peignées devant les touristes, pendant que les cousins d'iceux (touristes) se pâment devant les écureuils sur les chemins des parcs nationaux.

 

DSC05057.JPG

Tu te forces à aller te coucher à minuit, l'heure du crime, pour le symbole de la Chose, ou plutôt parce que t'es quand même un brin éreinté.
Et tu te réveilles à 1h. À 2h. À 3h. À 5h. (Il manque un chiffre pour rendre la série complète. Jeu : devine lequel.)

Entre 5h (quand Paris s'est éveillé, quoi (ON SAIT, putain, Jacques)) et 9h, tu lis Millenium - le tome 1 - et tu le finis. Tu t'es bouffé un petit-déj' dans ton plumard et ta couette est maintenant farcie de miettes de baguette et de muffin aux myrtilles (la France et l'Angleterre réunies sur la couette d'une jeune fille. C'est beau) ; quand t'as fini ton bouquin, tu te sors les doigts du cul lèves et vas prendre le petit-déj' officiel. Les pancakes te manquent.

 

Pancakes.jpg
Oh putain j'ai faim.

Tu passes ta journée plus ou moins dans le brouillard.

(là j'ai voulu mettre une photo de brouillard mais, heu, comment dire)

À 14h tu as re-envie de te pieuter, mais tu résistes prouve que tu existes. Tu refuses une proposition de sortie pour le soir parce que t'as peur de t'endormir sur la banquette telle la grosse larve et que personne ne veuille se porter volontaire pour porter ton corps frêle alourdi par les burgers jusqu'à l'autre bout de la bourgade (pas encore éveillée).

Larve Lucanus.jpg
Salut, je suis une grosse larve.

Du coup tu vas regarder un dévédé avec tes parents.

Tu ne peux pas encore savoir si oui ou non, tu vas encore te réveiller à 5h (au même moment que Paris, c'est fou ça) et si la malédiction du jet-lag va te poursuivre encore pendant des heures, des jours, des décennies, des lustres des millénaires.


Le suspense est à son comble.

 

Spock.jpg
Spooooock !

Commentaires

C'est chaud quand même de reprendre un rythme correct!!!!
Bonnes nuits et siestes pour rattraper tout ça!

Ecrit par : Thé Citron | 28 août 2009

Jacques, Sors de ce corps!!!! :D

J'espère qu'on va avoir droit aux photos!!! ^^
mais en attendant, récupère, c'est vrai que le décalage horaire c'est pas facile.

Ecrit par : DaWeeD | 29 août 2009

Bon pour le décalage horaire "le plus loin que je suis allé c'est Viennes" Je ne connais pas trop :D

Bonne sieste - nuit - reveil barrer les mots en trop...

Demain je commence un nouveau job dans une autre Direction "le pied ou l'apréhension" entre les deux en faites ...

Ecrit par : raika | 31 août 2009

courage et l'écureuil est si mignon...

moi je dors tout le temps en ce moment

sauf la nuit

Ecrit par : lili est insolente | 01 septembre 2009

bon tu as récupéré là ?
C est plus difficile dans ce sens là de toutes façons ... c est normal. Moi perso je ne dors pas le jour d arrivée en france, enfin si j attends le soir .... mais le souci est que le soir à partir de 20HOO ben j ai jamais sommeil ... les pics de coups de barres étant11H00 et 14H00 ... (pour moi) et je m endors vers 1 h00 du matin ... le lendemain paté total MAIS le soir je m endors à 21H00 ... et c est réglé ... oui j ai d'la chance

bon retour !

Ecrit par : Lenia | 01 septembre 2009

De retour du Brésil l'année dernière je n'ai rien senti et j'ai pioncé quasi tout le vol retour (11h).
J'ai rien compris moi qui ai le sommeil tout pourri d'habitude...
La fatigue du voyage?

Ecrit par : mesjolieschoses | 02 septembre 2009

Ouah... Le jet lag, c'est la classe : moi je ne suis jamais allée assez loin pour ça.

Tu as passé de bonnes vacances alors ?

Ecrit par : Luciole en couleurs | 14 septembre 2009

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