18 juillet 2009
Weasley is our King
J'aime aller au cinéma seule. Qu'importe le ciné tant que je puisse m'étaler, avoir plusieurs sièges pour poser mes affaires, changer de position quand je le désire, ne pas avoir de voisin bavouilleur, mâchouilleur de pop-corn et/ou qui bécote sa copine. Meilleur, évidemment, quand le film est de qualité, et encore mieux sur écran géant.
Donc, comment dire ? Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé seule à l'UGC Ciné Cité, première séance du matin, vendredi, version originale : bonheur.
J'ai trouvé que le début du film traînait un peu en longueur. Se passe pas grand-chose, s'attarde sur des événements de moindre importance. Cela dit, je me suis rendu compte en y repensant que la situation était identique dans les bouquins. Chaque tome commence par de longues mises en situation un peu lentes, qui servent l'action par la suite.
Et puis... Quand Noël arrive, le film bascule dans un rythme d'action plus rapide, de péripéties plus intéressantes, à partir des événements qui se produisent pendant les vacances - à propos de cette courte période, le film diffère totalement du livre, l'effet de surprise m'a vraiment accrochée... et la scène d'action est plutôt trépidante.
Le film est comme d'habitude trop court par rapport au livre, mais j'ai trouvé les coupures très intelligentes, pour une fois. Ils n'ont pas gardé que la trame mais ont ajouté directement dans celle-ci les détails et les liens logiques nécessaires à l'histoire et à l'univers du bouquin.
Bizarrement, ils ont changé le rendu des souvenirs... La Pensine n'est plus un bassin classieux de pierre blanche, mais une sorte de Frisbee métallique. S'immerger dans la Pensine ne conduit plus à vivre la scène comme si on avait emprunté une machine à remonter le temps; tout est flou, aqueux/brumeux, iréel. Ce que je trouve plus adapté aux souvenirs tels qu'ils le sont en réalité, mais peut-être moins à la description initiale de la Pensine - un de mes objets magiques préférés dans la série.
| Evanna Lynch | |
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| © Warner Bros. France | Galerie complète sur AlloCiné |
(lion flamboyant... hmm...)
J'ai lu dans quelques critiques que la photo du film était "excellente, sublime". Pour moi, ç'a été trop poussé. Le film n'est parfois quasiment plus en couleur, celles-ci sont à la fois ternes et brillantes - pas de couleur vive, hormis dans la boutique de Fred et Georges, uniquement du bleu, gris, marron - en fait, on dirait que le traitement des souvenirs a été adopté pour la totalité du film -, même les vêtements des personnages ont l'air délavés, fadasses. Évidemment, cela pousse la sensation d'immersion dans un autre monde mais... un peu trop, cette fois. Les deux scènes majeures basées sur le feu sont mes préférées dans le film ; pour moi, ce traitement photo magnifie vraiment l'intensité de l'embrasement - peut-être m'a-t'il gêné dans les autres scènes à cause de sa trop grande netteté; logiquement, feu-net, eau-flou, et dans le film toutes les images présentent une intensité et d'une acuité inouïes (ce qui est, encore une fois : très beau, assez jouissif pour les yeux, mais un peu... trop).
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(Nan ?)
Sinon, c'est vraiment méga-bon de retrouver le Quidditch, le rendu est meilleur que jamais.
Enfin : je n'ai pas compris pourquoi le film se focalise, au niveau romance, beaucoup plus globalement sur le triangle Hermione-Ron-Lavande que sur l'histoire Harry-Ginny. Sans vouloir jouer à la fanatique de l'histoire originale (puisque les moments où le film se libère du livre sont pour moi les plus réussis), il y a au moins une scène en trop pour le triangle et une scène manquante pour le duo. Harry et ses sentiments romantico-niais m'énervent souvent et la fin du livre à la Spider-Man m'avait plutôt exaspérée (à cause de la trop grande ressemblance avec l'histoire de Spider-Man justement... le tome 6 est sorti en 2005, trois ans après Spider-Man, hmm, comment dire. Pour moi, With great power, comes great responsibility reste indissociable de Spider-Man), mais le tome 6 permet quand même de dé-niaiser le personnage de Ginny et je trouve que le personnage de Ginny aurait pu être mis un peu plus à l'honneur.
| Daniel Radcliffe et Bonnie Wright | |
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(Je suis peut-être trop exigeante ? Ils ont pas mal de scènes ensemble, et plutôt intenses sur le fond...)
J'ai toujours un peu de mal avec la voix de Rogue/Snape et sa prononciation qui me semble toujours trop forcée pour être naturelle. Et j'ai du mal à apprécier Helena Bonham Carter en Bellatrix ; là aussi, pour moi c'est trop. Mais côté Serpentard, j'ai trouvé l'interprétation de Drago fabuleuse. Beaucoup de coupures nuisent à la profondeur des personnages (cf. Lavande) mais le jeu de Tom Felton rattrape tout ce qu'il aurait pu perdre à cause des ellipses - et plus.
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Putain, on dirait le Génie du Mal en personne...
Bref ! J'ai aimé. Presque autant que le quatrième volet.
Et comme pour le quatrième volet, que j'étais allée voir pour la première fois seule, puis retournée avec Romain et Célimène : exactement la même impression en en sortant, je veux retourner à l'intérieur de ce film, la vie humaine pue du cul - comme une incapacité à se réadapter au train-train habituel, à communiquer, à reprendre la vie 'normale'. Effet sans doute principalement dû à la magie - la vie semble tellement plus palpitante dans leur monde - (mais j'ai pensé cette après-midi que l'effet avait peut-être un lien aussi avec le traitement photo du film; être immergée pendant 2h30 dans cette intensité de bleu - gris, puis ressortir et avoir à plonger dans les couleurs criardes des fringues d'été et les néons du métro....)
je veux retourner à l'intérieur de ce film, la vie humaine pue du cul
(D'accord, j'irai sûrement le revoir.)
02:28 Publié dans Les globes oculaires ont besoin d'être divertis | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : harry potter, prince de sang-mêlé, cinéma
03 juillet 2009
Numb3rs
Super.
Sur cette image :
,
le premier chiffre que j'ai vu est 21.
(Après, le 74 m'est miraculeusement apparu. Mais le 21 m'apparaît beaucoup plus naturellement, je dois foutre mes yeux bizarrement pour qu'ils acceptent le 74.)
(Fichtre.)
Nonobstant, je raffole foutrement de ces 'tests d'intelligence' dont les pubs sont accolées à ma boîte mail ou à ma playlist Deezer. Je pense qu'il faudrait qu'un jour quelqu'un se dévoue pour écrire aux responsables que daltonien n'est pas synonyme de crétin...
(Dwayne est mon personnage préféré de Petite Miss Soleil. Quand Mère de Moi-même l'a traité de neu-neu, je fus obligée de le défendre amoureusement. Flûte, le gars a quand même un gigantesque poster de Nietzsche dans sa chambre...)






