27 février 2009
Back in highschool (collection automne-hiver)
Visitant innocemment le blog de Géraldine Dormoy pour y rattraper mon retard, je tombe sur un article relatant un défilé de mode (ici). Rien d'anormal à cela... Sauf que je le reconnais dès la première photo. Pas un mannequin (malheureusement), mais le lieu où s'est tenu le défilé : mon lycée.
Étrange de revoir son lycée sur les photos d'un blog de mode. Dans le contexte d'un décor de défilé de mode.
Étrange de revoir l'intérieur de son lycée, tout court. Je n'y suis pas retournée depuis le bac. J'aurais bien voulu saluer quelques profs que j'avais aimés (biologie, allemand), mais Alphonsine, la seule personne qui aurait été indiquée pour m'accompagner dans cette épreuve (même filière, quelques profs communs, même sentiment par rapport à ce lycée), y est allée avec d'autres. Tant pis, donc. À Paris, je recroisais souvent mon prof de dessin - le lycée était un collège-lycée, j'y ai passé sept ans de ma vie - ; et habitant à 10 minutes du bâtiment, j'avais souvent l'occasion de passer devant les murs de brique. Et finalement, je n'ai pas la moindre envie de recroiser les bataillons de pions ou CPE, d'observer les minus qui ont remplacé ceux que nous étions, ni... d'y retourner tout court. De revoir les couloirs trop étroits où les collégiens se bousculaient jusqu'à s'écraser, les pré-ados arrogants, les boutonneux aux cheveux gras, les profs qui font la gueule, de sentir les odeurs de choux-fleurs émanant du réfectoire.
Je n'ai jamais été aussi heureuse qu'à la fac. À quand un défilé de mode dans les couloirs amiantés de Jussieu, dans les salles de béton brut du campus Paris-Rive-Gauche ?
(Ah, on me fait signe que le hall du lycée Carnot, dont la verrière a été conçue par Gustave Eiffel, est plus photogénique.
Tu m'étonnes, John.)

11:58 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
26 février 2009
Kikoo cookies
(Inspiration légèrement moisie pour ce titre. Entschuldigung.)
Un des trucs les plus délicieux à faire d'un gâteau au chocolat raté, dur, trop sucré et en morceaux : rassembler les morceaux dans un bol et arroser de lait. Déguster à la cuillère, si possible devant un film ou une série...
Variante : découper salement et grossièrement des cookies 100% chocolat (les plus indiqués étant les cookies Monoprixx), balancer le tout dans un bol, arroser de lait, et foutre... au microondes (20 secondes). Attention, n'utiliser que des cookies commerciaux, les cookies maison réussis ne sont pas du tout conçus pour cet usage.
Ce qui me rappelle que j'ai oublié d'annoncer au Monde qu'en l'honneur de la Saint-V., le jour de la Saint-V. (logique...), Poulet et moi avons réalisé mon rêve de toujours : la brouette californienne les cookies rose.
J'ai toujours voulu acheter du colorant alimentaire, pour pouvoir m'amuser à colorer ma bouffe en vert, en bleu, en rose... Comme les glaçages des gâteaux anglais aux couleurs tellement suspectes que personne n'a envie de les goûter. Moi, je considère que la bouffe, c'est comme la Science : si ce n'est pas marrant, il n'y a pas vraiment de raison de pratiquer (ah si, bouffer des bonnes choses. Mais bon, Picard existe déjà pour cette raison). Nos parents nous ont appris à ne pas jouer avec la nourriture... Pourtant, le fait de pouvoir modeler un volcan dans sa purée pour recevoir la sauce au beurre, dessiner un bonhomme avec sa salade et ses tomates cerise, jouer à l'élection de la pomme de terre sautée la mieux bronzée (Miss Potatoe 2009, prochainement diffusé sur les chaînes hertziennes), représente une part non-négligeable du plaisir de l'alimentation.

J'avais essayé de préparer des cookies bleus en versant du curaçao dans la pâte - pas trop, pour ne pas modifier le goût ou la texture. Bien évidemment, le bleu avait tout de suite viré au vert, et avait en grande partie disparu pendant la cuisson. Mes cookies arboraient donc un teint légèrement verdâtre ; marrant, pas forcément appétissant. Ensuite, j'ai essayé les cookies aux Smarties : en fin de cuisson, le colorant des bonbons a fondu, se répandant localement dans la pâte, du coup les Smarties eux-mêmes étaient blancs, mais entourés de taches multicolores.
Quand j'ai vu les petites bouteilles de colorant alimentaire au supermarché de la gare, j'ai sauté dessus, choisissant un flacon de vert et un flacon de rouge. Flacon de rouge étrenné le jour de la Saint-V., avec la recette de cookies habituelle de Poulet, modifiée seulement en un point : pépites de chocolat au lait au lieu de chocolat noir (tiens, je pourrais essayer avec du chocolat blanc ?). Comme il n'y a pas de chocolat dans la pâte elle-même, l'ajout de colorant se voit bien. Vachement bien, même.
00:48 Publié dans Manger !!! | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : cuisine, cookies, patate en maillot de bain, tout va bien au pays des schtroumpfs
24 février 2009
Ugly ?
Post édité pour raisons plus ou moins personnelles. Parties modifiées en rose.
J'espère que mes voisins ne m'ont pas vue prendre mon microondes en photo sous toutes ses coutures. Déjà que j'ai l'impression que les Zürichois m'étiquettent "touriste" en pouffant dès qu'ils me voient prendre une photo du lac, je ne voudrais pas que ceux qui jouxtent mon appartement (au rez-de-chaussée, je le rappelle) rajoutent le label "tarée de service".
Cédant à la demande de Loyd et Daweed, je poste ici une photo de mon microondes. Hyper intéressant, je l'avoue.
/Ah, mon Dieu, c'est moche ce sondage... Et puis c'est nul de mettre un sondage...
Mais comme je suis flemmarde de nature, hors de question d'effacer tout ça alors que j'ai mis tant de temps à écrire, prendre les photos, créer le sondage.
Pff. Life's hard./
23 février 2009
Ça déborde.
(Note éditée et tronquée.)
Cette après-midi, je tombe sur M6 (version suisse) : une émission avec Cyril Lignac, chargé d'apprendre à trois mecs qui n'avaient jamais touché un fouet (de cuisine... tsss...) de leur vie la cuisine en trois-quatre semaines, avant l'objectif final : un dîner donné par ces messieurs à 40 femmes de la ville. Les mecs devaient surmonter des épreuves telles que préparer une mayonnaise en moins de cinq minutes, cuisiner une blanquette de veau... Des choses que j'ai considérées assez difficiles pour de vrais débutants.
J'ai vraiment ri en voyant Jean-Luc, l'un des participants, essayer de faire fondre un cube de bouillon juste en le déposant dans une poêle. Ou les trois mecs dans la cuisine, le soir S, réglant un four à 180°C selon la recette qui indiquait préchauffer le four à 180°C (thermostat 6), chercher en vain le bouton thermostat (il y avait déjà le bouton °C)...
J'ai beaucoup moins ri quand une heure plus tard, j'ai foiré la préparation culinaire que personne au monde ne rate jamais.
Le gâteau au chocolat.
Il restait 7 oeufs dans mon réfrigérateur et je me voyais mal avaler une omelette géante en guise de dîner. J'avais acheté plusieurs tablettes de chocolat au lait ; à Coop, la tablette de chocolat au lait coûte 0,45 CHF (30 centimes d'euro...), de la farine dans mon placard, du beurre dans mon frigo, la possibilité d'"emprunter" du sucre à Étienne. Mais pas de recette. Alors je file sur marmiton.org, la référence Internet en termes de recette de cuisine, je tape gâteau au chocolat, et je me retrouve évidemment avec 36.000 recettes, la plupart dignes de figurer dans le dîner final d'une émission de Cyril Lignac - pas exactement ce que je recherche. Je me décide pour la recette de gâteau au chocolat et aux noix, en me disant que je tronquerai la partie noix.
Je démarre la recette, plutôt classique. C'est au moment de remuer le chocolat dans la casserole que je me rends compte que j'ai omis de lire la dernière partie de la recette. Erreur de débutant. Erreur fatale : évidemment, l'exécution de la recette requiert un battage des blancs en neige. Il n'y a pas de batteur à oeufs dans l'appartement. Mais je ne vais pas abandonner mon chocolat en si bon chemin : j'essaierai de battre les blancs à la fourchette (pas de fouet non plus), et si ça foire j'adapterai la recette.
Effectivement, il semblerait que je ne sois absolument pas douée pour la battage des blancs à la fourchette. Mais je m'obstine, je suis une guerrière, je déteste abandonner ; au final, la moitié des blancs a une consistance neigeuse. Après le sachet de levure chimique entier, j'incorpore donc les blancs délicatement, puis je dépose la préparation au fond du moule fraîchement beurré. Parfait.
J'enfourne le tout à mi-hauteur dans le four, réglé à 175°C, et pars glandouiller sur Internet. Un quart d'heure plus tard, le gâteau a déjà énormément monté : alors que la pâte fraîche ne remplissait que le tiers du moule, le gâteau en cours de cuisson est déjà en train de dépasser la hauteur du moule d'un demi-centimètre. Je prends de l'avance sur la recette, baisse le thermostat, retourne sur le canapé (Étienne avait quitté les lieux pour dîner chez sa copine), puis décide de regarder Eternal Sunshine of the Spotless Mind.
Avant de lancer le film, je retourne sur les lieux du crime voir où en est mon oeuvre.
Mon oeuvre était en train de s'écouler sur la plaque.
Hem.
Un sachet de levure chimique entier, c'était peut-être trop ? Pourtant, sur ce coup-là j'ai parfaitement suivi les indications.
Je racle ce qui a coulé et décide, pour éviter tout accident fâcheux, de couper le four pendant que je regarde mon film ; le gâteau continuera lentement à cuire pendant que le four refroidit, et je pourrai reprendre la cuisson après.
Après le film (qui me laisse toujours dans un drôle d'état... proche de l'Ohio), pendant lequel j'ai mangé ce que j'avais ramassé sur la plaque, je m'apprête à relancer la cuisson.
Quand je vois que le four ne contient plus que ceci :
00:31 Publié dans Manger !!! | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : gâteau, chocolat, je croyais pourtant me débrouiller en cuisine...
21 février 2009
Érrasmousse Naïte
(Note éditée et tronquée.)
I'm drunk. That's a fact (that's something you can deny).
Être bourrée après deux bières et demie, je ne trouve pas ça très glorieux. Mon seuil est d'une bière trois-quarts quand j'ai eu un repas conséquent ; moins d'une bière quand je suis à jeûn.
Depuis quelques temps, je me nourris beaucoup de bière, pain et Nutella. Et je repense toujours à cet homme que j'avais vu à la télévision, quand j'étais petite, pendant le JT de TF1, chez mes grands-parents ; un reportage était consacré à ce mec qui n'avait toujours vécu que de pain, de chocolat et de bière, parce qu'il n'aimait rien d'autre. Il avait du bide, mais pas tellement plus que la moyenne des hommes de son âge. Je repense à lui souvent, j'imagine que ce reportage m'a marquée...
Après mes deux bières et demie, je me suis fait des tartines de Nutella en rentrant chez moi. Seule dans l'appart'. J'avais proposé à Armand de venir dormir sur mon canapé après la fête, mais je l'ai perdu (ou il m'a perdue ?), tant pis pour lui.
Ce soir, c'était la première fête Erasmus du semestre suisse, fête de bienvenue pour les étudiants étrangers venus festoyer à Zürich. La fête a lieu juste en-dessous de mon immeuble : il suffit de descendre deux escaliers et ça y est, on atteint la MJC. J'entends les basses de ma chambre.
Étienne m'avait dit qu'il avait adoré l'édition de cette fête l'année dernière, mqis qu'il ne pensait pas pouvoir venir. Armand, lui, ne voulait pas rater la première fête Erasmus du semestre.
Cette après-midi, en quittant le labo après une petite journée de manipulations épuisantes (enfin ! j'ai pu effectuer la Grande Manip' !), je vais voir Armand pour qu'on se mette d'accord sur l'heure à laquelle on se retrouve. Il convient de sonner chez moi pour que je me joigne à sa petite bande vers 22-23h. Sa petite bande : lui, un Italien qui habite dans sa résidence étudiante, et les potes de l'Italien. Ça ne m'enchante pas vraiment que l'Italien et ses amis soient là ; je ne me sens pas beaucoup d'atomes crochus avec l'Italien et j'imagine ses potes faits du même moule.
Je suis moyennement chaude quant à l'idée d'y aller avec seulement Armand, l'Italien & Co. Mais je me donne des coups de pied au cul pour me motiver : j'ai déjà raté la première soirée francophone de Zürich juste parce que j'étais démotivée, c'est la première soirée Erasmus, je ne suis jamais allée à une soirée Erasmus de ma vie, et surtout : ne pas aller à une soirée qui a lieu juste en bas de chez soi, c'est la première étape vers l'ermitage le plus complet.
Alors j'ai dîné, je me suis changée et pomponnée avec soin. Puis j'ai attendu qu'Armand sonne, entre mon ordinateur et la télévision, buvant un fond de bière (le dernier vestige des bières achetées au Aldi de Berlin avec Poulet). Un épisode de Vénus et Apollon sur Arte. Deuxième épisode de Vénus et Apollon sur Arte. News de la BBC. Un épisode de Pushing Daisies. Toujours pas d'Armand... Et il est presque minuit. J'ai le choix entre attendre, aller me coucher, y aller seule. Si ça se trouve, Armand m'a juste oubliée et il est déjà à la fête. Si ça se trouve, Armand m'a oubliée et il est en boîte ailleurs. Je me rappelle alors que j'ai décidé d'être une guerrière. Il ne sera pas dit que Laure se sera morfondue juste parce que son coloc' a décidé de s'amuser ailleurs et qu'un débile l'a oubliée. /Je ne m'entends pas si bien que ça avec Arland, parfois il m'énerve profondément. J'ai décidé de ralentir la fréquence de nos pauses prises ensemble, pas la peine de se forcer... Et il y a un post-doc français dans mon équipe si jamais je craque dans le potage anglo/germanophone./
Alors, à minuit pile, j'ai pris mon sac et mon manteau, fermé l'appartement à double-tour, et descendu la paire d'escaliers qui me menait à la fête. Devant la MJC, des punks se balançaient des bouteilles, d'autres vomissaient. Mais qu'est-ce que je fais là ? Fais demi-tour, pauvre débile, et va te coucher ! A hurlé mon cerveau. Xena réveillée en moi a juste dit Non. Hors de question que je fasse demi-tour devant les punks ; j'y suis, j'y reste, même seule. Et à 15 CHF l'entrée (10 euros), j'ai intérêt à y passer plus d'un quart d'heure.
Bonne surprise, il y a un concert en haut. L'ayant déjà fait plusieurs fois, je sais qu'assister seule à un concert n'est pas si horrible, alors je commande une bière et me place devant la scène... Sans cesser de guetter autour de moi les garçons mesurant plus d'1m85, Armand étant nettement plus grand que la moyenne de la population mâle suisse. Comme d'habitude, j'attire les couples bécoteurs et/ou dingues de rock (la danse ; les dingues de musique rock ne me dérangent pas outre-mesure, mais les couples qui dansent le rock s'arrangent toujours pour me rappeler que je ne sais absolument pas danser, que mes jambes ne se synchronisent pas avec le reste de mon corps, et que je suis dans le passage (et seule) (je déteste les danseurs de rock)).
Sauf que, un peu avant 1h, le concert s'arrête. Et je me retrouve encore seule, une bouteille à la main, mais sans concert à regarder. Regarder un DJ caresser ses platines, c'est carrément moins fun (et beaucoup plus glauque) que danser devant un groupe de rock.
Alors je retourne vers mon manteau... Parce que j'ai repéré à côté des tas de manteaux, en déposant le mien, un garçon qui avait l'air aussi seulâbre que moi. Bingo. Xena à l'intérieur de moi-même me souffle quelques répliques et j'aborde le garçon, qui se révèle sympathique. Le garçon a un poto quelques mètres plus loin, qui lui fait des signes dignes d'un entraîneur de foot, genre Vas-y gars tu vas pécho !! (à dire en patois suisse). Du coup je dis au gars d'appeler son poto, qu'on discute entre potos quoi... Le premier a un nom de saint alsacien (celui qui donne des cadeaux aux enfants sages...), le deuxième de labrador (ou de marque de mode, associé avec un Viktor), ils sont suisses, blabla. Et c'est 10 minutes plus tard, juste après que Labrador soit allé me chercher une deuxième bière, que j'aperçois Armand en train d'agiter tête et bras dans la foule.
Quand je suis allée lui parler, Armand a sous-entendu que je discutais avec deux loosers qui pendaient avoir moyen de conclure. Ça m'a très moyennement plu. J'ai arrêté de lui parler quand il l'a répété pour la troisième fois. Il n' a pas compris que je lui en voulais de m'avoir fait patienter deux heures devant ma tv puis passer une heure à la fête toute seule... Mais comme il me l'a dit 4 ou 5 fois, il était à moitié bourré. Ce qui n'est pas une raison pour me laisser patienter comme une conne sur mon canapé puis se foutre de moi quand il voit avec qui je parle. Fuck it. /Surtout que s'il n'est pas venu me chercher, c'est parce que l'Italien voulait boire quelques verres un peu plus loin avant. Fuck ! Il pouvait me proposer, je suis sur le chemin entre chez lui et le bar. Il pouvait aussi laisser son coloc' nous rejoindre. Bordel./
Bref, au final, je me sens en froid avec Armand (prévisible). Le garçon suisse au nom de saint alsacien est parti plus tôt que son poto, nous laissant tous les deux, sauf que je sentais que Labrador pensait effectivement avoir une chance d'obtenir une place sous ma couette cette nuit. Alors, le plus tôt possible, j'ai prétexté la fatigue pour me casser sur mes jambes flageolantes. J'aimerais bien revoir (en poto) le Saint, il était sympa et m'a dit qu'il prévoyait de partir faire un tour de l'Amérique du Sud dans quelques semaines - le genre de projets dont j'aime à entendre parler pendant des heures. Pas de numéro de téléphone ni d'adresse mail, je sais juste qu'il travaille dans le plus grand musée de Zürich.
La question est : demain matin, quand je me réveillerai sans alcool dans le sang mais avec une migraine carabinée, aurais-je encore l'envie de parcourir les musées zürichois juste pour me faire un poto ? /Je sais que je ne le ferai pas demain, ça ferait trop l'amoureuse pourchassante... je veux juste un poto, merde./
Ned va-t'il finir par pouvoir toucher sa copine dans Pushing Daisies ? Pourquoi OuïFM, radio rock parisienne, a-t'elle la même playliste qu'Energy Zueri (NRJ Zürich) ? Armand va-t'il s'excuser de m'avoir fait poireauter pendant des plimbes puis de ne s'être que foutu de ma gueule pendant la soirée ? Où sont passés les punks jeteurs de bouteilles ?
L'amitié fille-garçon est-elle envisageable ?
Où est passé Anton, pas venu au labo depuis trois jours (et dont le cahier de manipulations, censé toujours rester au labo, a disparu) ?
La neige s'arrêtera-t'elle un jour de tomber ?
03:51 Publié dans Contacts entre humains et moi-même | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : fête, erasmus, soirée, armand, j'ai peur de parler à des gens que je ne connais pas au secours
18 février 2009
Malbrough
Est-ce que vous connaissez cette chanson que j'ai moi-même apprise au solfège, Malbrough s'en va-t'en guerre ?
Malbrough s'en va-t-en guerre
Mironton, mironton, mirontaine,
Malbrough s'en va-t-en guerre
Ne sait quand reviendra (bis)
Bon, ce n'est pas si grave si vous venez juste de découvrir cette mangnifique partie du folklore français. Puisqu'après tout, ça n'a rien à voir avec le Schmilblick. Le Schmilblick, c'est que je pars en guerre. Pas en Afghanistan avec les 17.000 pauvres gars qu'Obama y envoie (mais comme je ne connais rien à la situation là-bas, je ne peux pas commenter ; je trouve juste ça bizarre, alors qu'on lui avait collé l'image du mec qui n'envoie pas des gars à la boucherie pour rien), ni en Irak, ni nulle part d'ailleurs. Je pars en guerre à Zürich.
Il reviendra-z-à Pâques
Mironton, mironton, mirontaine
Il reviendra-z-à Pâques
Ou à la Trinité (bis)
Pas en vraie guerre, ce serait un peu con. Déjà, j'imagine que vouloir faire la guerre en Suisse est un peu déplacé, ensuite je suis *légèrement* contre la guerre (ce qui peut sembler débile à dire. Sauf quand, ce qui est mon cas, on connaît des pro-guerre), et enfin je n'ai pas vraiment envie de crever tout de suite.
La Trinité se passe,
Mironton, mironton, mirontaine,
La Trinité se passe
Malbrough ne revient pas (bis)
Je pars en guerre morale.
Madame à sa tour monte
Mironton, mironton, mirontaine,
Madame à sa tour monte
Si haut qu'elle peut monter (bis)
Contre Kazuo, qui a fait à ma place la grosse expérience que j'attendais depuis trois semaines. Trois semaines que j'attendais de recevoir le matériel nécessaire pour effectuer ce qui va être à la base de tout le reste de mon stage. Et c'est Kazuo qui m'a volé l'honneur de poser la première pierre : après s'être occupé de la réception de ce qu'on avait demandé, il devait le répartir pour qu'on puisse faire une dizaines d'expériences. Puis, comme il n'y avait pas suffisamment d'espace de travail pour que je puisse manipuler en même temps que lui, il a continué. Puis, il m'a demandé de préparer les cellules nécessaires. Puis, il m'a dit que maintenant qu'il était sur sa lancée, il irait jusqu'au bout. Et il a tout fait... L'expérience pour laquelle j'avais l'impression de m'entraîner depuis des jours et des jours, pour laquelle je le tannais pour savoir quand est-ce que le matos arriverait, la Base (avec un grand B, oui).
Alors, même si j'ai compris les raisons qui ont causé ce chourage d'expérience (lui aussi, il était tout impatient, comme c'est mon superviseur il considère que c'est aussi son projet, le timing s'est un peu mal goupillé, c'était la première fois qu'il faisait ce type de manipulation donc il voulait se faire la main, etc...), j'ai décidé de rester sur le pied de guerre, pour ne plus jamais me faire avoir. M'imposer, pour ne plus jamais que ce genre de situation (moi, frustrée) se reproduise.
Elle voit venir son page,
Mironton, mironton, mirontaine,
Elle voit venir son page
Tout de noir habillé (bis)
Contre l'allemand. Ça sera lui ou moi.
L'allemand avec une minuscule, donc la langue germanophone, pas le Boche.
Lundi, trois nouveaux étudiants sont arrivés au labo pour un stage. Trois étudiants germanophones. Garçons. Avec Anton, ça donne quatre garçons qui parlent allemand dans une même pièce, avec moi en périphérie, la petite Française.
Je vais me battre pour comprendre ce que ces mecs vont se raconter. Imaginez, la vache, elle fait la gueule aujourd'hui la meuf... Au fait, vous avez vu le décolleté de Petra aujourd'hui ?
Ce qui donnerait, en allemand dans le texte :
Gott ! Das Super-Bonnasse Mädchen macht das Maul heute... In der Tatsache, haben Sie Petras Ausschnitt heute gesehen ?
(traduction Reverso. J'imagine que le sens n'est pas exactement respecté...)
Beau page, mon beau page
Mironton, mironton, mirontaine,
Beau page, mon beau page
Quelles nouvelles apportez ? (bis)
Contre la testostérone dégagée par ces quatre mâles. À cinq, on va partager une pièce de 12 m². Les quatre autres sont de jeunes hommes sportifs, donc la concentration d'hormones mâles va grimper en flèche autour de moi.
Ce qui va entraîner, selon Dr House, une surproduction d'hormones de ma part. Avec l'absorption de la testostérone, mes poils vont se prendre pour des séquoias géants et mon corps va vouloir compenser par une production d'hormones féminines qui va me faire ovuler même sous pilule (bon, ok, j'extrapole) et je tomberai enceinte et je devrai abandonner mon stage et ma vie sera fichue.
Il me faut donc lutter.
Je suis en train de chercher des moyens de lutte, mais je ne sais pas à quel niveau je dois m'y prendre. Être le moins possible dans la pièce (alors que c'est là que je fais mes recherches bibliographiques et... tout, sauf mes manips), porter un masque à gaz et un scaphandre, m'habiller tel le garçon pour ne pas éveiller les ardeurs masculines ?
Aux nouvelles que j'apporte
Mironton, mironton, mirontaine,
Aux nouvelles que j'apporte
Vos beaux yeux vont pleurer (bis)
Je sais qu'il y a encore plein de choses contre lesquelles je vais devoir partir en croisade. Que j'ai oubliées dans cette note, qui apparaîtront demain, un jour ou l'autre.
C'm'on ! I'm ready.

Quittez vos habits roses
Mironton, mironton, mirontaine,
Quittez vos habits roses
Et vos satins brochés (bis)
Monsieur Malbrough est mort
Mironton, mironton, mirontaine,
Monsieur Malbrough est mort
Est mort et enterré (bis)
J'l'ai vu porter en terre,
Mironton, mironton, mirontaine,
J'l'ai vu porter en terre
Par quatre-z-officiers (bis)
L'un portait sa cuirasse
Mironton, mironton, mirontaine,
L'un portait sa cuirasse
L'autre son bouclier (bis)
L'un portait son grand sabre,
Mironton, mironton, mirontaine,
L'un portait son grand sabre
L'autre ne portait rien (bis)
A l'entour de sa tombe
Mironton, mironton, mirontaine,
A l'entour de sa tombe
Romarin fut planté (bis)
Sur la plus haute branche
Mironton, mironton, mirontaine,
Sur la plus haute branche
Un rossignol chantait (bis)
On vit voler son âme
Mironton, mironton, mirontaine,
On vit voler son âme
Au travers des lauriers (bis)
La cérémonie faite
Mironton
La cérémonie faite
Chacun s'en fut coucher (bis)
Les uns avec leurs femmes
Mironton, mironton, mirontaine,
Les uns avec leurs femmes
Et les autres tout seuls !
J'n'en dis pas davantage
Mironton, mironton, mirontaine,
J'n'en dis pas davantage
Car en voilà-z-assez (bis)
23:25 Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : kazuo, science, expériences, malbrough, allemands, hormone, xena
17 février 2009
Joies matérialistes
Mes parents et ma soeur Clarisse sont venus me voir, aujourd'hui. Ils ont profité des fiançailles de mon cousin à Dijon pour parcourir le trajet en deux jours, départ de Paris dimanche matin, arrivée à Zürich lundi soir. Je suis sortie tôt du labo ; un mois que je ne les avais pas vus !
J'étais fière de leur montrer ma vie ici. L'appart', mon coloc', la ville. Contente de pouvoir râler contre ma mère qui voulait absolument aider à essuyer la table ou faire la cuisine.
Mais surtout, ravie (outre de les revoir, évidemment) de tout ce qu'ils m'ont apporté ; tandis que j'avais mis dans mes valises tout l'équipement de la chercheuse vivant dans le froid (polaires, Converse, jeans et Moon Boots), ils m'ont ramené de quoi redevenir une fille. Mes robes, mes ballerines, mes escarpins et le Cosmo de février. Ah, enfin sortir la tête du monde scientifique du labo et de la vie en coloc' (entre récurage du lavabo, courses au supermarché Migros et matage de Koh-Lanta), rêvasser en regardant les photos de mode et rigoler en lisant les témoignages de la vraie vie des gens...
Cela dit, ils m'ont aussi rapporté mes DVD fétiches. J'ai poussé des cris de joie en revoyant la trilogie Star Wars dans leurs bras. Et des cris d'ébahissement en m'apercevant qu'ils m'avaient prise au pied de la lettre en apportant un micro-ondes, le vieux acheté pour préparer mes biberons, et un grille-pain tout neuf.
Je récupère donc une partie de mon bric-à-brac, qui m'avait tant manqué dans ma grande chambre blanche... Et la paire d'escarpins rouges que je vois de mon lit m'accroche un sourire à la mâchoire jusqu'à au moins demain matin !
00:02 Publié dans S'installer ailleurs | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
15 février 2009
Slumdog Millionnaire
Mercredi dernier, au labo, c'était la Movie Night.
Concept génial : les gens qui peuvent/veulent y assister vont sur Internet choisir le film qu'ils ont le plus envie de voir parmi une pré-selection effectuée par l'organisatrice. Le film qui obtient le plus de voix est diffusé. L'événement a lieu une fois tous les deux mois, entre gens du bâtiment où j'effectue mon stage, dans la salle de conférences. J'étais tentée par Slumdog Millionnaire et L'Étrange histoire de Benjamin Button. Finalement, Slumdog a gagné.


Jamal, un Indien né dans les /je ne trouve pas le mot, taudis ? Bidonvilles ?/ de Mumbai, est soupçonné d'avoir triché au jeu télévisé Who wants to be a Millionnaire ?. Parce que quand tu es issu de la boue, on considère que tu ne peux pas avoir la culture nécessaire pour atteindre le palier des 10 millions de roupies... Pourtant, Jamal connaît les réponses. Le film raconte en parallèle la vie de Jamal depuis ses 8 ans, et l'interrogatoire en cours, chaque nouvelle question entraînant un flash-back.
Ce qui est drôle, c'est qu'au début du film, j'ai été réticente à entrer dans ces flash-backs. J'aurais préféré rester assister à l'interrogatoire plutôt qu'aux courses-poursuites de gamins délurés dans la gadoue. Puis, après les premiers éclats de rire, la partie racontant par le menu la vie de Jamal devient tellement passionnante qu'on ne voudrait plus la quitter.

L'histoire est basée sur les liens inébranlables entre Jamal, son grand frère Salim, et Latika, fille de leur âge devenue orpheline en même temps qu'eux. Les Trois Mousquetaires. On les suit à trois âges différents : gamins, ados, jeunes adultes.
Le film est rapide, passionné, on ne s'ennuie pas une seule seconde. Et il contient tout ce qu'on peut désirer dans un film. De l'action, de l'humour, de l'aventure, du courage, de l'humain... de l'amour. Les personnages évoluent mais semblent toujours garder les mêmes caractères au cours de leur vie. Jamal le loyal, Salim tenté par le pouvoir facile, Latika aimante. Au final, le message du film (l'amour triomphe toujours, et caetara) paraît un peu banal et... simplet ; mais le déroulement du film donne envie d'y croire.

Ce film est coloré, porté par des acteurs sincères, et a fait frémir de passion, de peur, et de joie la jeune vingtenaire romantique que je suis...
22:14 Publié dans Les globes oculaires ont besoin d'être divertis | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : film, slumdog millionnaire, movie night, romantisme
14 février 2009
Introspection
Il y a fort fort longtemps - well, c'était l'année dernière - aWa m'a (élégamment) tagguée pour un questionnaire un peu long, sur des sujets personnels - qui méritent donc réflexion. Presque deux moix plus tard, je le retrouve inachevé dans un tiroir virtuel...
(j'ai fini de l'écrire jeudi soir et parachevé avec les dernières illustrations ce matin. Joyeuse Saint-V. à tous, au fait !)
Quelle est la première image qui se présente à vous lorsqu'on vous parle de votre enfance ?
La première, je n'en sais rien, mais je me visualise souvent en train de réaliser une gaffe qui me fait honte - à 5 ans, Noël chez ma grand-mère maternelle, je sais déjà un peu lire, je déballe le cadeau de mon cousin Laurent et je cours vers mes parents pour leur montrer que c'est bizarre, j'ai reçu des slips - ou alors d'être seule, sans amis. Bah ouais, une gosse timide qui ne lit que Le Club des 5 n'est pas toujours apte à se faire des potos, ce qui est légèrement triste au centre aéré oux aux scouts.
La mort frappe à votre porte. Que choisissez-vous d'emporter dans l'autre monde ?
Un Opinel ! C'est super pratique, un Opinel, ça sert tout le temps. En plus, quand on s'emmerde, on peut écorcher (éplucher ?) des bouts de bois avec. Vous ne pensez pas qu'on risquera de s'emmerder quand on sera mort ?

Les livres que vous avez toujours désiré lire, sans avoir le temps de le faire.
Le temps, pas de problème, je pourrais le trouver. Ce qu'il me faudrait, c'est du courage, être prête à accéder au niveau de lecture supérieur. J'aimerais bien avoir le courage de lire de la philo. J'aimerais aussi lire À la recherche du temps perdu, juste pour pouvoir me faire mousser (hé oui, c'est triste, mais vous savez, les jeunes de nos jours...)
Ce qui m'importe dans un livre, c'est de ressentir. C'est pour ça que je préfère la littérature orientée pour les adolescents, tout y est plus fort, ressentir y est plus facile. Il y a aussi le fait que ces romans sont plus "purs", je crois. Je trouve la littérature pour adultes sale, cynique, souillée. Sans rêves.
Vous croisez George Clooney dans l'ascenseur. "Quelle genre de femme êtes-vous?", vous demande-t-il. Que lui répondez-vous ?
Hélas, George, le genre à glousser quand je vois une pub Nespresso à la télévision ou dans la rue, et pas le genre à avoir vu tes films intellos. Pourtant, je n'aurais pas dit non à Good night, and good luck ; si tu veux, on va chez toi et on le regarde sur ton écran plat géant ? Je ne serai pas méchante avec la bonne, je te jure, et puis tu pourras me montrer les photos de feu-ton cochon, si tu veux.

Si vous aviez eu le choix, auriez-vous préféré être un roi ou une reine ?
Un roi, pour pouvoir pisser debout. Choisir quand je baise avec la reine. Être celui qui décide vraiment.
Qu'est-ce qu'on doit se faire chier, quand on est reine. Pouvoir de marionnette. Pouvoir de pacotille.
Quoique, maintenant que j'y pense (edit d'un mois et demi plus tard), le comte Fersen, dans Marie-Antoinette, m'avait vraiment donné envie d'être reine de France...

Préférez-vous nager dans une rivière ou dans la mer ?
Étrange question, puisque dans les deux, je me sens... comme un poisson dans l'eau.
Héhé.
Hmm.
Désolée.
Je crois que le critère déterminant serait la température. Entre mer froide et rivière chaude, je prends rivière chaude. Entre mer chaude et rivière froide, je choisis la mer chaude. Même si j'adore me baigner dans une eau froide, quand personne n'ose y rentrer : ça me permet de frimer.
Que devrions-nous faire en priorité pour la planète ?
Tous crever d'un coup. Les êtres vivants restants pourraient poursuivre une Évolution normale.
Mais comme je n'ai pas vraiment envie de mourir tout de suite (rassurant, pas vrai ?), je dirais qu'en priorité, il faudrait qu'on devienne un peu moins cons et égocentriques et qu'on observe pour de vrai ce qu'on est en train de détruire, plutôt que de se laisser laver le cerveau par ce qu'on nous montre.Une fois qu'on a vu, on devient forcément plus attentif.
Qu'aimeriez-vous que l'humanité fasse pour vous ?
Globalement, j'aimerais que les gens soient moins cons...
J'aimerais plus d'attention ou d'affection, de reconnaissance.
Avant d'obtenir mon Prix Nobel, évidemment.
Quel est votre petit déjeuner habituel ?
(on s'en fout, non ?)
Je bouffe beaucoup. Au petit-déjeuner, deux tasses de Special K chocolat (c'est bon, bon, bon pour le moral) et une tasse de muësli croustillant au chocolat Leader Price (c'est bon, bon, bon, encore plus bon) si je sais que je vais déjeuner tard. Avec une tasse de café quand mes parents en ont fait - parce que quand le vin est tiré, il faut le boire.
Aimez-vous écrire la nuit ?
J'aime bien vivre la nuit, quand tout le monde dort. Généralement, je n'y arrive pas du tout parce que je tombe de fatigue ; mais quand je suis en forme, j'adore rester éveillée, savoir que je suis la seule à être consciente et à décider de mes activités, être libre. Regarder un épisode de série, mais surtout écrire. Je tape ou écris au Bic quelques phrases, puis tends l'oreille. J'entends le silence, le vent dans les fenêtres, des pas de femme sur le carrelage de la cour, aucun bruit de personne vivante chez moi, et tout ça me donne l'impression d'être une poétesse maudite des temps modernes, gribouillant à la plume à la lueur de la bougie. Je me sens comme Emily Dickinson, recluse dans sa chambre.

La dernière fois que vous étiez ivre ?
Est-ce que j'ai déjà été ivre ?
Et ivre de quoi ?
"De femmes, et de peintures" ?
ivre (adjectif) = 1. Pris de boisson. 2. Qui a l'esprit troublé par une passion.
Dans ce dernier cas, j'étais ivre hier, devant le volume 2 de Kill Bill que Poulet m'a fait regarder. J'ai découvert Tarantino avec le volume 1, ces deux films vont entrer au Panthéon de mes films préférés... Pendant les premiers chapitres, avant l'apprentissage avec Pai Mei (qui m'a plus fait penser à un épisode de Fort Boyard qu'autre chose... Mais Tarantino ne pouvait pas savoir, il ne connaît pas le Père Fouras), je jubilais.
Pensez-vous que de grandes œuvres comme Hamlet ou Don Quichotte sont encore à venir ?
Bien sûr. Il y a eu des génies à toutes les époques. Avec la démocratisation de la culture, je ne vois pas pourquoi on manquerait d'oeuvres géniales.
Le plus gros mensonge de votre vie.
Aucune idée.
Je suis en train de me métamorphoser en la personne la plus franche du monde. Ça peut parfois être désagréable pour celui qui entend - ma mère déteste m'entendre sortir tout-à-trac des perles de mauvais goût (ce n'était pas comme si on s'entendait bien, à la base) - mais pour moi, c'est jouissif de laisser sortir mes pensées comme elles viennent. Ce qui est génial, c'est que ça crée une sorte de confiance, tout le monde est tellement obligé à m'entendre dire la vérité que quand je mens, quand j'ai une raison sérieuse de mentir, personne ne met ma parole en doute. Ça reste un pouvoir dont il faut se servir rarement ; très utile, mais à utiliser avec modération pour le garder intact.
Que transportez-vous dans vos poches ?
Des mouchoirs crados ; j'utilise toujours mes mouchoirs un nombre incalculable de fois. Jusqu'à ce qu'ils deviennent jaunes et secs. Sinon, rien du tout, je n'aime pas avoir les poches déformées. Quand je n'ai pas de sac, j'emporte le moins possible : cartes bancaire, d'étudiant, d'identité, de transport ; portable ; et vieux mouchoirs crados. Cela dit, il m'arrive d'en sortir de nouveaux, tout doux, tout blancs.
Un désir en particulier ?
Je me taperais bien une petite mousse au chocolat, là.
J'aimerais avoir des abdominaux, aussi. Et perdre les quelques kilos que j'ai accumulés depuis un an.
Comment ça, il faut choisir ?
Que diriez-vous d'un barbecue sympa avec Gustave Flaubert un de ces jours ?
Avec plaisir, si Gus n'est pas trop bouffé par les mites. Cela dit, je n'ai encore jamais lu aucune de ses oeuvres. J'aimerais bien lire Madame Bovary, et Salammbô - puisque tout ce que je connais de Salammbô, c'est la vieille chanson d'Indochine.
**** pause d'un mois et demi ****
Quel est votre paysage préféré ?
Je n'en ai pas qu'un seul, heureusement. J'aime voir la mer agitée fouetter les rochers, j'aime aussi l'eau bleu turquoise des plages corses quand elle est aussi calme que celle des piscines chlorées. J'adore voir la neige tomber sur les sapins, j'adore aussi voir les sommets enneigés sous le soleil (comme sur les étiquettes des bouteilles d'Evian), j'adore encore plus la montagne en été.
J'aime les paysages dominés par la Nature, où on sent que l'Homme a beau être puissant, ce n'est pas lui le maître à bord.
(comme sur les bouteilles d'Evian...)
Période de la journée que vous n'aimez pas ?
En ce moment, je n'aime pas ce moment particulier au labo où j'ai fini ce que j'ai à faire mais où je tiens à rester pour en pas être "la fille qui se barre à 16h". Intelligent : comme ça, je suis "la fille qui glande devant son ordinateur".
Pour contrer ce genre d'effets, dès qu'il fait beau, je prends un quart d'heure ou plus pour me balader dans le bois à côté du labo. Je préfère être "la fille qui a besoin de son bol d'air quotidien", surtout quand ça me permet de sentir le soleil sur mes joues et d'entendre les flocons frais se tasser sous mes pas. Ça décale ma période de glande obligatoire... Je n'aime pas m'ennuyer.
Un boulot que vous n'auriez jamais pu faire
Bourreau.
Citation préférée que vous pourriez vous faire tatouer sur le bras
"Mort aux cons"
Quand il commence à pleuvoir, vous continuez à marcher ou vous vous arrêtez au risque de rater votre rendez-vous ?
Continue à marcher, évidemment ! J'aime la pluie. Comme Mimi Cracra.

Vous avez la possibilité de voyager dans le passé. Quel siècle aimeriez-vous visiter ?
Alors... Pas le Moyen-Âge, je me serais fait trucider. En plus, ils n'aimaient pas trop les femmes à cette époque-là.
Heu...Laissez-moi réfléchir...
Y a-t'il eu beaucoup d'époques où les femmes étaient aimées ?
J'aimerais revenir au vingtième siècle. Voir de mes yeux mai 68, voir à la télé le premier homme marcher sur la Lune, le Mur de Berlin s'effondrer. J'aimerais ensuite revoir de mes yeux de jeune vingtenaire les événements qui ont marqué ma vie d'enfant. J'aimerais revoir mes grands-parents.

Le Monde va peut-être mal, mais l'être humain s'améliore. On ne voit souvent que les guerres et les injustices actuelles ; mais un regard en arrière sur les siècles passés montrent qu'on évolue sûrement dans le bon sens. Alors, le vingtième siècle, le plus proche de nous, pourquoi pas...
Vous arrive-t-il de manger du pop-corn au cinéma ?
Hmm, le pop-corn. Pop-corn salé ou sucré ?
Il m'arrive d'en grignoter quand j'ai la chance d'être assise à côté de quelqu'un qui en a acheté. Par principe, je n'en achète jamais : ça coûte la moitié d'une place de cinéma et ça embête mes voisins... Mais hmmm, cette odeur...
Dernier mot que vous aimeriez prononcer avant de mourir.
Si possible, j'aimerais ne pas prononcer qu'un seul mot...
Mais une blague de Toto en entier.
D'ailleurs, ça fait quelques jours que j'ai gardé cette page web (trouvée grâce à Fanette) ouverte pour me rappeler de transmettre la meilleure blague de Toto du monde :
- Toto, combien ça fait 2 +2 ?
- Ça fait 5, Madame !
- Très bien, Toto.
Et Toto couche avec la maîtresse.
Après acte, Toto a une épiphanie. Maîtresse ! 2 +2 , ça fait 5, pas 4...
Et la maîtresse répond à cela : Ouais, je sais... Mais j'avais envie de baiser.
À vous les studios.
12:37 Publié dans Hé oui, c'est un blog. | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : tag, questionnaire, opinel, enfance, george clooney, dans mes poches
11 février 2009
Le chiffre du Diaaaable
Headbanging m'a élégamment tagguée d'un tag photo diabolique.
(Je le fais sans râler parce qu'en plus d'être diabolique, le machin est très court.)
Le principe : ouvrir le 6ème fichier photo le plus récent de son ordi (ou le plus récent... mais pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué !). Choper le kumcum la 6ème photo de ce fichier. La mettre en ligne.
Puis taguer 6 personnes qui vous seront (au moins) reconnaissantes à vie.
Chanceuse, je suis tombée sur une photo pas trop mal prise pendant le premier week-end où Poulet est venu me rendre visite à Zürich (le deuxième est prévu dans trois jours exactement), le 25 janvier après-midi. Il faisait beau, je voulais lui montrer le lac, on l'a longé pendant quelques heures. Au milieu de tous les touristes et autochtones, je n'étais pas la seule à avoir un appareil photo à la main - pour une fois que le soleil brillait...
23:20 Publié dans Hé oui, c'est un blog. | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : tag, zürich, lac, photo, 666



