31 décembre 2008
Die dahinscheidende Taube
Aujourd'hui, j'ai écrasé un pigeon.
À vélo.
Je rentrais de la mairie (dernier jour avant que le prix de la demande de passeport passe de 60 à 90 euros) en Vélib' (parce qu'"à vélo, la ville est plus belle", m'a dit Bertrand). J'aime bien ce trajet, il emprunte une piste cyclable qui chemine depuis la Place de Clichy jusqu'à chez moi (ou presque), il y a plusieurs dos-d'âne sur lesquels j'aime passer en danseuse en accélérant. Ce matin, il faisait froid et par endroits le sol glissait, mais la piste cyclable était débarrassée du givre.
Le dernier tronçon de mon trajet longe le parc Monceau. Je saute sur tous les dos-d'âne au milieu de la route. Juste avant un croisement, j'avise un troupeau de pigeons massé sur la droite. Soyons dingues, adonnons-nous à un de mes passe-temps favoris : effrayer les oiseaux. Quand des canards paressent sur les bords d'une mare, j'adore courir vers eux comme une folle pour les faire fuir. Dans l'Aveyron, je coursais les poules de la voisine. Là, à vélo, j'ai voulu faire pareil ; au lieu de courir en hurlant, j'ai roulé plus vite et activé la petite sonnette pour faire du bruit.
Comme par hasard, le seul pigeon à être resté impassible était celui sur lequel ma roue se dirigeait tout droit.
Sprotch, ça a fait. Surprenant, comme son.
Complètement ébahie, j'ai continué à rouler à la même allure, sans m'arrêter. Je ne me suis retournée qu'une fois (maintenant, j'arrive à tourner la tête), m'attendant à voir un cadavre tout chaud, les tripes à l'air, et tous ses potos pigeons me regarder d'un air vengeur. Juste un amas de plumes grises duveteuses. Je ne lui aurais écrasé que l'aile ?
(Ou alors le pigeon s'est rué vers la cachette secrète réservée aux pigeons agonisants (puisque je le rappelle, les oiseaux se cachent pour mourir, etc., etc.) ?)
Chouette alors. En ce dernier jour de 2008, j'écrase un pigeon. Qu'est-ce que ça augure pour 2009 ?
[D'ailleurs, les augures se lisaient avec des oiseaux, non ?]
Si on cherche des présages à cette affaire, on peut dire que l'événement était annoncé par le livre que j'ai commencé il y a 10 jours pour me remettre à l'allemand et que j'avais justement emmené à la mairie pour patienter : le génial Die Taube (Le Pigeon), de Patrick Süskind. On peut ajouter à cela qu'hier j'ai baptisé la peluche qu'Asma m'a offert : Tod. En allemand, Tod signifie la mort. [Ou que j'avais lu le récit de la mort d'un pigeon indien ici. Ou encore... bon, ok.]
Putain, moi qui ai déjà mauvaise conscience quand j'écrase un moustique qui me tourne autour...
12:42 Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : pigeon, vélib', vdm, vélo, mort, apprendre à chier sur les piétons
30 décembre 2008
Lignes blanches
Il est venu, le temps des rires et des chants des bonnes résolutions.
Je ne me souviens pas d'en avoir prises l'année dernière, bizarrement. Pas de "fais-toi de vrais amis" (plus ou moins raté), "arrive à l'heure" (plutôt réussi), "sois moins soupe au lait" (très très raté) (recette de la soupe au lait ici) en mémoire, juste une sorte de ligne de conduite.

(source)
Avant, quand j'écrivais un vrai journal intime, je prenais souvent de bonnes résolutions. Principalement avant la rentrée. Habille-toi plus mode, aie plein d'amis, sois populaire, sors avec un mec, sois cool.
Évidemment, ça foirait à chaque fois, même avec toute la bonne volonté du monde.
Je n'ai jamais été cool. Je n'ai jamais été populaire. Maintenant que je ne recule plus avant de l'ouvrir, la seule chose qui a changé, c'est qu'il y a moins d'indifférence autour de moi...
Alors que tout ce que je voudrais, c'est qu'on m'aime.
Bonnes résolutions pour l'année prochaine :
Évite les cons.
Évite les emmerdeurs.
Vois ceux qui restent après ça et chéris-les.
Sois forte, pour de vrai.
Arrête de te prendre la tête minute après minute, laisse venir.
Et fais attention à ce que tu bouffes, parce que cette petite couche de graisse n'est décidément pas sexy.

11:23 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : résolutions, bonne année, circulez y a rien à voir, 2009, hippopotame
28 décembre 2008
Room of Angel
On trouve de jolies choses en écoutant la radio Musique de films sur Deezer.
De toutes façons, une radio qui diffuse du Ennio Morricone est forcément une radio bien.
19:53 Publié dans Au bonheur des tympans | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : room of angel, musique, deezer, akira yamaoka, silent hill, bo
Vent frais, vent du matin
... vent qui souffle au sommet des grands pins ; joiiiiiiiie du vent qui souffle gnagnagnagnaaaa (je n'ai jamais su ce qui suivait le "souffle")
Est-ce que vous avez déjà remarqué que "changer d'air" n'est pas une simple façon de parler ?
À la mer, l'air est vif et iodé.
À la campagne, l'air est doux et sent la bouse ou le fumier.
À la montagne, l'air est sec et porte l'odeur des flocons, du froid, de la crème solaire, de l'herbe mouillée qui sort l'apex quand la couche de neige commence à fondre, du torrent de montagne et des cascades qui l'accompagnent.
Dans ma chambre, l'air est lourd, sent le renfermé et le Baume du Tigre (je me suis fait un noeud entre le cou et l'épaule le dernier jour de ski. Imaginez : début de piste noire totalement plat. Clotaire et Anatole foncent devant, comme à leur habitude. Moi j'en ai marre, j'ai passé l'après-midi à me demander comment annoncer que je voulais aller skier seule, encore une fois, finalement je n'ai pas osé. Alors, je me comporte comme si j'étais vraiment seule, et que mes soeurs, Clotaire et Anatole étaient de parfaits inconnus skiant sur la même piste que moi. Je zig-zague rapidement et ne vois pas ma soeur Clarisse arriver, fonçant droit vers l'aval. Mes skis se collent aux siens, impossible de tourner, tout va trop vite, je crie, je sens que je tombe mais la seule chose à laquelle je pense c'est pourvu qu'elle ne tombe pas avec moi, je me retrouve par terre au bout d'une chute que j'ai trouvée interminable, je mets quelques minutes à me relever après m'être rendu compte que je suis juste tombée face à la mer face contre terre, sans déchausser. Mal au poignet, mais surtout à la nuque, la douleur n'est pas partie, le noeud est toujours là : j'applique consciencieusement le remède thaïlandais, qui contient 25% de camphre. J'adore cette odeur).

Entre ma chambre et les Alpes, j'ai changé d'air, mais ce n'est qu'en revenant que je m'en suis aperçue. Cette envie immédiate de repartir dès que je monte dans l'ascenseur, que j'ouvre la porte de l'appartement, que je pénètre dans ma chambre.
Altitude de Zürich : 408m.
Quatre-vingts-quatre mètres de plus que si je grimpais en haut de la Tour Eiffel... Mais moins loin des montagnes.
[Les Moon Boots prendront de la place dans la valise. Plus qu'une paire de Converse, j'en ai peur.]
15:34 Publié dans On s'en va ? | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : les saisies, montagne, alpes, partir, tour eiffel, paris, baume du tigre
23 décembre 2008
Oooops
J'ai oublié de dire que je partais pour une semaine à la montagne. Pas de connexion internet dispo, je squatte la 3G de ma mère.
Pour mon logement à Zürich... j'ai dit oui pour la colocation.
À la grâce de Dieu !!
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20:38 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
18 décembre 2008
Entre l'indépendance et un lave-vaisselle
"Je serais folle de ne pas accepter."
Je n'avais pensé à aucun obstacle, dans mon enthousiasme devant cette proposition qui tombait du ciel. Juste aux réticences d'usage face à la coloc'. Je ne serais pas toute seule ? Il y a des bons et des mauvais côtés, Étienne représentera une compagnie, un gars qui m'aidera à faire la popote le soir, qui écoutera un peu ce que j'ai à raconter sur ma journée. Ou pas. Si ça se trouve, Étienne est un odieux malotru qui n'en aura rien à foutre de ma vie, et je resterai aussi seule que si j'avais été dans ma chambre de 20m² en résidence, avec encore plus de poils à supporter dans la douche (puisqu'en résidence, on fait plus attention). Si ça se trouve, je m'entendrai génialement bien avec Étienne. Du coup, je pourrai être jalouse quand il a l'air de plus s'amuser avec ses autres amis, invités à l'appart', se bidonnant comme des baleines en grignotant des cacahuètes sur le tapis du salon. Ou tomber amoureuse de lui (j'espère qu'il n'aura pas les yeux bleus et qu'il ne se cachera pas pour péter, la tâche sera plus facile) et souffrir, juste parce que je m'attache trop facilement et que passer des heures avec un garçon ne m'a jamais réussi jusqu'à présent.
Il y a le prix, aussi. 950 CHF, c'est beaucoup, surtout pour une colocation. La chambre seule coûterait 760 CHF. (1€ = 1.5 CHF, environ) Mais à l'appart', il y aurait une cuisine digne de ce nom, une vraie table, un lave-vaisselle...
J'ai peur qu'il me voie pleurer. Je pleure tout le temps et j'en ai honte. Les oiseaux se cachent pour mourir, moi je me cache pour pleurer.
En fait, je suis carrément paumée. C'est un choix cornélien entre un logement SEULE et un logement avec déjà (et seulement) un mec dedans.
Je passe chaque minute à peser le pour et le contre. Pour l'instant c'est pour. Dix contre un que demain matin, ce sera contre, demain après-midi pour, mais à l'heure du goûter contre.
Qu'est-ce qui me fera choisir ?
22:44 Publié dans S'installer ailleurs | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : zürich, logement, colocation, hésitation
17 décembre 2008
Niouzes
Votre Honneur, je l'avoue, en ce moment le blog me sort un peu de la tête. De plus, j'ai l'impression que depuis que Rima a rendu public son manque d'inspiration bloguesque, il commence à me toucher aussi...
En fait, en ce moment, je ne fais rien de notable. Je cherche un appartement à Zürich, principalement. Oh, je suis allée dans un bar 'rock' (pour reprendre l'expression de Caroline) vendredi soir, avec des copains et copains de copains, mais ça ne cassait pas du tout des briques ; je cherche des cadeaux de Noël (et j'en trouve), mais ça n'est pas passionnant non plus ; je me suis fait plein de thunes en allant garder des bébés samedi soir, la routine (ou presque) ; j'ai revu Maria dimanche et c'était très chouette, en plus le serveur du café me matait et a voulu me payer un café, mais pfff, ce n'est pas non plus démentiel à raconter ; lundi, j'ai repris les TP.
Cette fois-ci, point de souris, heureusement : on fait tout sur des bactéries. Les manipulations ne sont pas très spectaculaires ; pour l'instant, on est en cours de clonage, mais les clonages de biologie moléculaire ne sont pas du tout ce à quoi on pense en entendant clonage, il vaut mieux ne pas lever le voile sur les mystères des manip's des biologistes, la déception serait grande...

En TP, je m'en sors bien. Ma binôme, Ginger, est parfois adorable, parfois saoûlante. Mon prof a un comportement et une façon de s'exprimer carrément extravagants, dans un corps de plus-chercheur-que-moi-tu-meurs. La majorité du groupe le déteste, moi je l'aime bien (d'un autre côté, les autres sont à côté de la plaque, je suis la seule à avoir remarqué qu'il était sous anti-dépresseurs). Je m'entends bien avec certains, pas avec d'autres, et je sais pertinemment qu'on s'enverra peut-être des mails pour se souhaiter la bonne année, mais qu'on ne se reverra pas avant les exams, puis avant la rentrée prochaine puisque je pars.
Au final, oui, je panique un peu pour cette histoire de logement. J'ai reçu deux réponses positives : un gars qui n'en a pas de photo mais loue une chambre de 20m² avec kitchenette, mais douche et WC à l'étage, à partager ; et une fille qui n'en a pas non plus, qui préférerait louer avant ma date d'arrivée mais n'a pas vraiment eu de demande, donc me prendrait si jamais elle n'avait toujours personne.
Et puis, ce matin, ouvrant ma boîte mail pour demander au premier gars des précisions (quel étage ? Internet ? Bruyant ? Voisins qui baisent trois fois par nuit ?), je vois deux fois plus de mails que d'habitude. Ah oui, normal, ça fait deux jours que je ne l'ai pas ouverte - je suis un peu conne, parfois.
Et dans la quantité de mails, il y en avait plusieurs de gens que je ne connaissais pas, avec le même objet.
Tenez-vous bien : des mecs que je ne connais ni d'Ève ni d'Adam me proposent une colocation à Zürich, pas très loin du labo.
Dit comme ça, on dirait que des pervers m'ont repérée sur le site d'étudiants suisses auquel je me suis inscrite pour pouvoir voir des offres de logement (j'ai déjà eu droit à plusieurs messages, dont un "You are really cute").
Sauf que là, ce sont... des amis de Geoffrey.
Mes parents ont parlé de ma recherche à la mère de Geoffrey, qui s'est rappelé que son fils avait des potos en poste à Zürich. Roule ma poule, elle envoie un mail hier, et la réponse arrive dans ma boîte ce matin : le poto a un poto qui recherche un(e) coloc' pour cette durée-là. Ledit poto confirme.
Je crois que je serais dingue ne pas accepter.
10:46 Publié dans S'installer ailleurs | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : zürich, logement, bactéries, geoffrey, la vie est chiante parfois
14 décembre 2008
Sabali
22:17 Publié dans Au bonheur des tympans | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : sabali, amadou et mariam
13 décembre 2008
Perdus dans la traduction
Enfin un film où j'aime Scarlett Johannson.
Pour une fois, elle est vraiment naturelle, et elle n'a pas encore cet air prétentieux qu'elle arborait par exemple dans Vicky, Cristina, Barcelona.
J'imagine qu'être propulsée au statut de sex-symbol glamourissime et égérie de Woody Allen, et avoir sa photo dans tous les magazines de la planète, ne doit pas aider à garder un jeu "frais". J'espère que la tendance ne va pas encore s'accentuer, sinon je suis sûre de ne plus jamais aller voir un film dans lequel elle joue, vu cette qualité qu'elle a perdue.
| Scarlett Johansson | |
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| © Focus Features | Galerie complète sur AlloCiné |
On m'avait décrit Lost in Translation comme un film lent et... chiant. D'autres personnes m'en avaient dit du bien, et je regrettais de ne pas avoir pu me forger mon avis en allant le voir au cinéma, j'ai donc sauté sur mon canap' quand j'ai vu qu'Arte le diffusait. [D'ailleurs, vous ne trouvez pas qu'Arte diffuse énormément de films à succès, en ce moment ?]
J'ai adoré. Si j'en ai le même sentiment en le voyant une deuxième fois, il entrera au Panthéon de mes films favoris, c'est sûr. C'est un film un peu lent, mais c'est l'histoire et la réalisation qui veulent ça... Surtout, ce film regorge de moments comiques, drôles, absurdes ; c'est une description géniale du niveau maximal du dépaysement, de l'égarement dans un monde auquel on se trouve totalement étranger ; mais le point qui l'emporte sur tous les autres, c'est que ça faisait longtemps que je n'avais pas ressenti une telle tendresse dans un film. L'histoire entre Bob Harris (Bill Murray) et Charlotte (Scarlett Johannson) est abominablement touchante. Inutile de dire que les acteurs sont fabuleux (en revanche, le doublage en VF est proprement immonde).
Et pour une fois, j'ai apprécié la fin.
| Bill Murray et Scarlett Johansson | |
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| © Focus Features | Galerie complète sur AlloCiné |
16:09 Publié dans Les globes oculaires ont besoin d'être divertis | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : scarlett johannson, bill murray, lost in translation, film, sofia coppola
12 décembre 2008
Hallo. Ich bin ein Zimmer.
Cette note sera logiquement illustrée avec des photos de la ville dans laquelle je vais le prochain semestre.
Ma grosse galère du moment, c'est trouver un logement à Zürich.

J'envoie des mails tous azimuts dès que je trouve quelque chose d'intéressant, mais les réponses ne sont jamais encourageantes...
Par exemple, une fille qui m'avait répondu positivement m'a demandé si je voulais visiter l'appart plutôt qu'elle galère à m'envoyer des photos. Quand je répondis que je vivais à Paris et que je ne pourrai pas venir à Zürich avant le 14-15, à cause de mes exams, elle m'écrivit : Conseil d'amie, ne dis jamais oui pour un appart' avant de l'avoir visité, juste sur photos. De toutes façons, j'aurai sûrement déjà loué le mien à quelqu'un d'autre avant le 15. Bon courage. Merci ma poule pour le conseil, je n'y aurais pas pensé tiens !! Et puis, ce n'est pas comme si je n'avais pas précisé dans mon premier mail que j'étais étudiante en France et que je venais à Zürich du 15 janvier au 15 juillet pour mon stage...
Autre réponse : désolée, la chambre est à louer seulement à partir du 1er février. Oui bah, pour deux semaines je peux m'arranger j'ai envie de dire... C'est gentil de me préciser les dates que j'avais déjà lues, mais mon embêtement du moment c'est de trouver un abri qui ne soit pas en carton pour 6 mois. Je peux bien attendre qu'arrive le 1er février dans une auberge de jeunesse.
Autre réponse, un garçon cette fois-ci : Bien sûr que j'ai des photos, va sur ce site et tape l'adresse de l'appart'. J'y vais, je tape l'adresse, rien ne sort. Je renvoie un mail au gars pour le lui dire et me renvoyer le vrai lien, il le fait (la question à se poser maintenant, c'est pourquoi diable ne me l'a-t'il pas filé dès le début ??). Alors que sur l'annonce il y a avait marqué "très belle chambre avec vue splendide", les photos montrent un coin de pièce vide aux murs blancs et une fenêtre avec vue sur... une grue. Je sais bien que dans ce genre de recherches il ne faut pas se montrer trop exigeant, mais là on peut se demander ce que le mec avait fumé avant de se la péter comme ça. La cerise sur le gâteau, c'est qu'alors que le type n'avait fait aucune précision sur le sujet dans son annonce... la pièce, au lieu d'être une chambre indépendante, fait en réalité partie d'un grand appart' contenant déjà quatre colocataires.

J'ai aussi appelé directement la responsable des logements universitaires pour savoir s'il restait des chambres.
Premier essai, un homme décroche et baragouine un truc en allemand ou patois suisse. Je me lance courageusement avec mon Hello... I would like to talk to Mrs Machin, please, et là j'entends le mec paniquer en direct. Limite si je n'oüis pas les gouttes de sueur perler sur son front à l'idée de devoir converser en anglais. Résultat, Frau Machin est déjà partie, elle travaille jusqu'à 17h.
Je rappelle le lendemain, un vendredi. C'est une autre personne qui décroche, mais elle a la même réaction paniquée dès qu'elle entend ma phrase d'introduction. Frau Machin est déjà partie en week-end, à 16h30, il faut que je rappelle lundi.
Je rappelle lundi. Pas de réponse.
Je rappelle jeudi. Alleluia ! Frau Machin au bout du fil ! Je commence à déblatérer, je me présente, je bafouille. Elle ne m'interrompt pas et c'est seulement quand je m'interromps pendant plus de 10 secondes qu'elle lâche un No rooms left. No rooms left avec un accent à couper au couteau.

Je continue mes recherches.
Hier soir, j'ai donc trouvé cette magnifique petite annonce :
"Salut. Je suis une chambre. Une chambre libre dans le quartier du Lac. De 12 mètres carrés. J'ai une fenêtre. Je coûte 700 CHF par mois, charges comprises. On peut aussi me louer pendant une courte période. Salut. Les pièces adjacentes sont habitées par des étudiants ZHDK. Salut, tu passes quand ? Salut"
(en allemand évidemment, vu que Zürich fait partie de la Suisse allemande... J'aurais bien mis le texte original, mais j'ai peur que la fille qui l'ait posté le trouve et veuille me casser la gueule)
Du coup, je ne suis plus trop sûre de vouloir aller à Zürich. Une ville où les gens sont bizarres et où les chambres parlent toutes seules... Et où je me retrouverais sans toit.
Blague à part, si quelqu'un connaît quelqu'un qui connaît quelqu'un qui connaît quelqu'un qui a un studio/une chambre/un futon disponible à Zürich, je suis preneuse.
17:11 Publié dans S'installer ailleurs | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : zürich, logement, petites annonces







