30 octobre 2008

Et là ça rassure pas :

kate moss belle.jpg
Source photo : blog de La Langue de Vipère, ici.

Ah... je dois être un peu quiche, on voyait la réponse en cliquant sur l'image. Bon, si je l'avais intitulée "Star mystère" en la téléchargeant, ç'aurait été moins facile !
J'ai quand même eu des propositions fausses : Reese Witherspoon (cheveux plus lisses et n'aura jamais l'air de Amy Winehouse, même si Pete Doherty la kidnappait pendant des mois), Scarlett Johannson (seins beaucoup plus gros et lèvres plus... "sensuelles" (dixit Woody Allen)), Kirsten Dunst (beaucoup plus mignonne... et plus blanche !)
Ouf, l'honneur est sauf.

En tout cas, j'étais bien contente de voir que Kate Moss n'était pas toujours impec'. Sans blague, on nous bassine depuis des années avec  des "Kate, prêtresse de la Mode", "Kate, toujours belle", "Kate, elle peut porter n'importe quoi, elle sera toujours sublime", ou encore des "on voudrait tous être comme Kate". Non merci, ça va.

Kate n'est pas toujours au top (et je suis sûre qu'elle l'est beaucoup moins souvent que ce qu'on veut nous faire croire), et elle n'est pas la seule, comme le montre cette page de Plurielles.fr. Une page people du niveau de Public ou Closer, puisqu'on nous montre seulement des photos de femmes célèbres pas vraiment dans leur meilleur jour elles ne devaient pas être en période d'ovulation, que voulez-vous.






Bon, à part ça, j'ai appelé Gros Lapin hier - ça commençait à bien faire.
On a parlé 1 minute et 38 secondes très précisément. Il m'a dit qu'il me répondrait d'ici la fin de la semaine...

Toujours pas de nouvelles, évidemment.

Sad Rabbit.jpg
(source de cette mâââgnifique illus', de toute bÔté : un site inconnu de moi-même et qui fait un peu peur (le titre en haut de la page c'est "Depression", quand même- et le titre de la page Web, heu... J'arrive pas à l'écrire))


29 octobre 2008

Ça rassure !

Kate Moss.jpg
(Photo © abacapress.com)


Qui est-ce ?



(Réponse demain)


Moi ça me fait plaisir !

28 octobre 2008

Anori : *To be an orange*

En attendant que Gros Lapin me réponde, je patrouille sur la blogosphère. Je découvre de nouveaux blougs et quand un me plaît, j'en lis les archives jusqu'à en avoir marre. Du coup, j'ai découvert chez Fyfe, sur cette note, (elle-même l'ayant découvert chez Cely, elle-même l'ayant vu chez Angel, qui elle-même... Stooop, la toile c'est quasiment infini, c'est comme si je cherchais à remonter jusqu'à la personne (sûrement immonde et putride) qui a inventé le tag de "décris-nous 6 choses inintéressantes que tu as l'habitude de faire", j'ai envie de dire, Cool Raoul), une méthode pour imaginer la pochette du premier album solo de mon groupe.

Que je vous livre de suite :

Anori - to be an orange.JPG

Magnifique pas vrai ?

Moi et mon groupe Anori, on a vraiment trop la classe...

 

 

Pour vous aussi devenir des superstars - comme moi et mon groupe Anori -, suivez les instructions suivantes :

Album Cover Generator (le nom qui n'évoque pas du tout les attractions de Disneyland)

  • Le nom de votre groupe, c'est le titre de l'article sur lequel vous tombez en cliquant ici.
  • Le titre de votre album est composé des quatre derniers mots de la dernière citation de cette page-ci.
  • Et l'illustration figurant sur la pochette sera la 3ème photo de cette page-là !

 

Illustration originale : Pensar, de Gonzalo Gonzalo, visible ici.

27 octobre 2008

Un peu de grammaire

Je vais partir.

Phrase simplissime. Un sujet : pronom personnel, première personne du singulier ; un verbe, aller au présent de l'indicatif, à la voix active, conjugué à la première personne du singulier (logique) ; un objet, le verbe partir à l'infinitif.

Phrase qui peut avoir plusieurs sens.

Exemples :

Je vais quitter la ville

Je vais changer de plate-forme de blog

Je vais me suicider et mon âme quittera mon enveloppe corporelle, et ce monde de brutes par la même occasion

Je vais faire un voyage

Je vais quitter mon chéri parce que j'en ai marre qu'il préfère regarder Pimp my Ride que mes seins

Je vais me ressourcer au Tibet pour retrouver les racines profondes de mon Être intérieur

Moine bouddhiste.jpg

 

... Il manque un complément circonstanciel pour éclairer ça.

Je vais partir à Zürich.

Phrase légèrement complexe, je me souviens qu'il y avait plein de gosses de ma classe qui ne comprenaient pas ce qu'était un complément circonstanciel, comment on faisait pour le reconnaître ; moi, c'était ma fonction grammaticale préférée, ce petit groupe de mots qu'on peut déplacer à volonté pour donner différentes architectures à une phrase.

On peut toujours en tirer plusieurs interprétations.

Exemples :

Je vais à Zürich pour devenir Super-Banquière et m'en mettre plein les fouilles et je serai la SEULE à pouvoir m'offrir des cornichons géants en ces temps de crise économique.

Je vais à Zürich pour visiter ce lieu majeur de la culture européenne.

Je vais à Zürich pour apprendre le Züridütsch, un dialecte formé entre le XIè et le XIVè siècle de notre ère et papoté par les Zurichois.

Je vais à Zürich pour rencontrer IRL un suisse rencontré Sur Meetic parce que j'adooore les habitants du pays de Milka.

Je vais à Zürich pour visiter l'église Grossmünster.

Je vais à Zürich parce que c'est comme ça et je vous emmerde.

J'irai à Zürich dans trois ans, quand j'aurais les thunes de visiter toute l'Europe.

Je vais quitter mon enveloppe corporelle (et par conséquent ce monde de brutes) pendant mon futur séjour à Zürich.

Suisse.gif
Jeu : localise Zürich sur la carte suisse !
(Oui, aujourd'hui je suis d'humeur très culturelle)

 

Un deuxième complément circonstanciel, alors ?

Je vais partir à Zürich le 15 janvier prochain. Ou bien : À Zürich le 15 janvier prochain je vais partir.

... Pour aller au ski ?

... Pour visiter les usines Milka ?

... Pour voir l'église Grossmünter ?

 

Un troisième complément circonstanciel par-dessus tout ça ?

Je vais partir à Zürich le 15 janvier prochain pour un stage.

Un stage ? Quelle durée ? Où ça ? Pour tes études ? Ou alors tu arrêtes tes études et tu vas faire carrière dans le chocolat ? Ou dans la finance ?

Ok, ok, on termine :

Je vais partir à Zürich le 15 janvier prochain pour un stage Erasmus dans un laboratoire de biologie/biochimie, pendant 6 mois.

 

 

Je crois que j'ai tout dit.

J'ai été autorisée par les instances Erasmus de mon parcours à envoyer ma candidature à des laboratoires (très) prestigieux à Zürich. Au départ, je ne pensais pas avoir une chance de postuler là-bas, vu qu'ils sont très sélectifs. Hoshiko, une potesse de fac qui part aussi en Erasmus (et avait fait son stage à l'INRA de Jouy-en-Josas en même temps que moi... On était à 200 mètres d'écart et on s'est croisées une seule fois, à la cantine), voulait absolument y aller. Moi, je n'avais même pas envisagé de poser ma candidature pour cette ville, je pensais que mon dossier n'était pas bon. J'avais choisi Berlin (et si je ne pouvais pas y aller, Porto ou Lisbonne. Il n'y avait aucun partenariat avec la Grande-Bretagne).
Hoshiko a eu son entretien, les instances refusaient de l'envoyer à Zürich parce qu'elle n'avait jamais fait d'allemand.
Quand j'ai eu mon entretien, Instance n°2 a regardé ma lettre de motivation. Mes notes. Vous voulez aller à Berlin ? Mais pourquoi vous n'êtes pas intéressée par Zürich ? Parce que je ne pensais pas avoir un assez bon dossier, j'ai un peu la trouille vu que c'est méga-sélectif. Oh ! Mais vous avez un très bon dossier ! Et surtout, vous avez fait de l'allemand. Vous pouvez tout à fait partir, il n'y a aucune contre-indication, ayez confiance en vous ! Je vous envoie la liste des labos cet après-midi, vous regardez et vous me dites ce que vous avez choisi lundi, ok ?

Bon. C'est vrai qu'à y réfléchir, mon dossier était meilleur que celui de Hoshiko. Mais elle est tellement plus sérieuse que moi !

Si j'y vais, c'est uniquement parce que le labo a un très bon niveau. Ils publient régulièrement dans Nature, Science etc., et ils ont l'air d'avoir du pognon (on est en Suisse, que diable).
Mais sinon, renoncer à Berlin, ça me fout le cafard - j'avais adoré cette ville pendant la semaine que j'y avais passée en août avec Poulet.
Cela dit, j'aurai les montagnes, le lac de Zürich et les vaches Milka, ce n'est pas négligeable.

Vache milka.jpg

 

Cela dit (bis), ce n'est même pas encore sûr que je parte.

J'ai envoyé un mail au responsable des recherches qui me plaisent le plus. Les interactions entre le virus et la cellule qu'il infecte. Je n'ai toujours pas de réponse alors que je lui ai écrit le 15. Vendredi dernier, j'ai reçu un mail d'un ponte Erasmus de là-bas, me disant qu'il l'avait accidentellement croisé et qu'il croulait sous le boulot, donc il valait mieux que je le relance - ce que j'ai fait à l'heure du déjeuner aujourd'hui.

Je ne suis pas la seule à avoir été acceptée pour cette ville. Armand, qui n'avait pas de très bonnes notes mais était parti bosser une année en Angleterre (comme quoi, ça joue, faut pas hésiter à se lancer), a été validé et a posé sa candidature dans des labos. Comme moi, il n'avait pas eu de nouvelles au bout d'un certain temps ; comme moi, il a relancé - mais il l'a fait jeudi. Le jour-même, la responsable de l'équipe de recherche dans laquelle il voulait bosser lui a répondu qu'elle n'avait pas de place pour lui.

Je suis donc en train de me bouffer les doigts, je veux ce stage dans cette équipe. Si je ne l'ai pas, je demanderai à Instance n°1 de me pistonner pour un stage pour modifier génétiquement du maïs (je suis contre les OGM mais en fabriquer, ça peut être intéressant... Ça paraît sûrement débile, dit comme ça. Mais le sujet, les implications, les manipulations à faire, sont extrêmement intéressantes. Je suis une vendue). Mais si je n'ai pas celui-là, beuh, il n'y a plus rien qui m'intéresse. J'ai peur qu'il soit trop tard pour faire du charme à Instance n°2 (qui est une femme) pour qu'elle me laisse demander Berlin si personne ne veut de moi à Zürich. Et je ne veux pas rester ici, je n'en peux plus.

 

Donc, je croise les doigts. Croisez les doigts aussi, pour que Gros Lapin réponde, et que la réponse soit YES. Ou Jawohl, Laure, komm mit uns, we're gonna have fun together avec de la Carboglace et des PipetMan !

Oui, il s'appelle Gros Lapin.

Quand j'ai regardé la liste des labos là-bas, j'ai vu que sur chaque fiche, il y avait la photo d'identité. Trop fort, me suis-je murmuré à moi-même à l'intérieur de ma boîte crânienne. Je pourrais choisir en fonction du physique du responsable, ça serait fun. Ah ouais, me suis-je répondu à moi-même (toujours à l'intérieur de ma boîte crânienne), mais je suis sûre et certaine que le sujet qui t'intéresse le plus sera détenu par le mec le plus moche du labo, c'est o-bli-gé.
C'était obligé.
Gros Lapin est effectivement le responsable le moins affriolant de tout le labo... Je croyais que j'exagérais, mais à chaque fois que je montre sa photo d'identité, les gens partent d'un grand éclat de rire.
Barbe (et sans doute la chemise à carreaux qui va avec), crâne dégarni, yeux gentils, et dents de lapin, c'est effectivement... Gros Lapin !

 

Lapin crétin.JPG
Non, mon futur chef n'est PAS un crétin, mais je suis certaine qu'il adoooore faire la tambouille.

 

Et pour la prochaine fois, vous me ferez l'analyse grammaticale complète de la dernière phrase de l'énoncé (sur une copie double petit format grands carreaux).

26 octobre 2008

Ricardo's style

Pendant mon stage, Ricardo s'était acheté une paire de Converse rouges. Tout content, il n'arrêtait pas de mater ses pieds et souriait comme un bienheureux quand on lui parlait de ses chaussures.

Moi, je voulais une paire de Converse jaunes, pour avoir le soleil sur mes pieds. Alors, quand la mère de Poulet m'a demandé si je voulais que je lui ramène quelque chose de son voyage new-yorkais, j'ai sauté sur l'occasion pour lui en demander. Poulet était en liaison directe avec sa môman via mail, et sa môman le tenait au courant de l'avancée du shopping. Une immense boutique de Converse (d'après ce que j'ai compris... Mais j'enjolive sûrement) à proximité de son point de chute ; dans l'immese boutique, des Converse à motifs ou textures les plus improbables, et un maxx de nuances. Mais zéro Converse jaune - seulement des crème (beurk). En revanche, il y a des orange (et j'aime le orange) ; orange potiron, orange pâle, orange fluo ? Je tergiverse, va pour les potiron.
La môman de Poulet achète une paire de Converse potiron en taille 7 1/2. Rentrée chez elle, au moment de les ranger dans sa valise, elle s'aperçoit que les baskets ne sont pas si grandes que ça - je suis censée avoir de grands panards. Elle vérifie l'étiquette : le 7 1/2 correspond au 39 européen - et moi, je fais du 42. Elle retourne à la boutique : effectivement, ce n'est pas du 42, puisque les chaussures sont en 7 1/2 pour femelles. Moi, je chausse du 7 1/2 mâle ! Mais il n'y a pas de paire en orange potiron en 7 1/2 mâle. La môman de Poulet finit par prendre une paire orange-rouge. Je pense que si jamais il y avait eu une autre couille, j'aurais eu droit à des chaussures rose ou violette - ou j'aurais pu bouffer ma paire de Converse (avec du sel) !

En fait, elles ne sont pas orange. J'aime bien dire qu'elles sont d'un rouge électrique, mais elles sont carrément rouges en fait.

Du coup, j'ai l'impression d'être une Ricardette.

Peut-être que la prochaine fois que j'irai au labo, Ricardo aura ses Converse rouges, j'aurai moi-même les miennes aux pieds, on fera des tests de comparaison de couleur ; et puis il se mettra à chanter Alexandrie, Alexandra, et je me déhancherai en secouant ma perruque.

Je n'ai pas rappelé à Poulet le coup des chaussures de Ricardo - après il se serait dit que j'allais penser à Ricardo à chaque fois que je mettrais ces chaussures - et il aurait eu raison - mais bon.

DSC01755.JPG


- Barracuda ! -

25 octobre 2008

God is a DJ, life is a dancefloor, etc., etc.

Les chansons précédentes ne sont pas les "vraies" chansons que j'ai choisies pour le tag. Juste un résumé de l'article qui vient, que j'hésitais à publier parce qu'à chaque fois que j'y pense, j'ai un avis différent dessus. Voilà le "véritable" article, celui que je promets depuis des jours (en même temps, ce n'est pas comme s'il était vraiment attendu avec impatience).

 

Je fus encore une fois (et de bon matin) taguée par Daweed. Cette fois-ci, c'est à propos de la musique, et cette fois-ci, c'est plus dur que d'habitude parce qu'à la place de promettre des blagounettes planquées pour ne pas endormir au bout de 3 lignes (je suis d'humeur casseuse de tags... Sérieusement, qui a eu l'idée de lancer des tags à propos des plats préférés des blogueurs ? Qu'est-ce qui nous a pris de répondre à ça et de le propager? est-ce que quelqu'un s'intéresse vraiment à mes préférences en matière de cuisson du steak (saignant, s'il vous plaît) ou de fromage qui pue (rien ne vaut un crottin corse) ?), il faut donner envie de cliquer sur le triangle.

Pourtant, la musique, c'est un sujet important. Je dirais même plus (Albus), la Musique est le Cinquième Art. [Je profite de cette occasion mirifique pour rappeler le 'classement' des Arts :

1- Architecture
2- Sculpture
3- Peinture
4- Danse
5- Musique
6- Poésie
7- Cinéma
8- ?
9- BD

Et donc pour poser LA question qui fâche : qu'est-ce que le Huitième Art ? J'ai lu de-ci de-là la radio, la télévision (!!), la photographie, et même l'art de discourir. Pour connaitre la réponse, il faudrait demander son avis à Hegel, qui a fait le 'classement' initial - de l'architecture à la poésie. Il paraîtrait que le dixième c'est l'art numérique... (Ah bon ?)]

 

J'écoute sûrement de la musique depuis que mes oreilles ont été formées dans l'utérus de Mère de Moi-même. J'ai retrouvé dans les vieilles affaires de mes parents une cassette de Nirvana - et un CD de la compil' de musique classique intitulée... "Silence".
Ensuite, les choses se sont gâtées. Jusqu'à mes 10 ans, j'ai eu une nounou qui écoutait RTL. Ma mère nous avait offert, à mes soeurs et moi, des cassettes de chansons pour enfants du genre "J'ai descendu dans mon jardin". On avait aussi en stock les cassettes de Henri Dès et d'Yves Duteil - ce qui m'a valu l'expérience traumatisante que je raconte dès que je peux : imaginez une classe de CM1. La maîtresse, Mme Godillot, enseigne l'art des pourcentages en organisant des sondages ; chacun des quatre membres de la rangée de gauche doit élire son chanteur préféré, le dire aux autres, et ils feront des pourcentages selon les réponses. Trois des gamins choisissent Ricky Martin, qui vient de sortir Un, Dos, Tres. La dernière gamine de la rangée, serre-tête en velours et chemisier fleuri, ne veut pas lâcher Yves Duteil (elle ne connaît pas Ricky Martin), et les trois autres l'engueulent parce que "si elle avait choisi Ricky Martin, ça aurait fait 100%" !

Ensuite, j'ai eu une baby-sitter fan de Chante France... Une année avec elle, et ma culture de chanson française ringarde était assurée pour le restant de mes jours. Muy bueno. Un peu moins chouette quand je me baladais avec mon WalkMan, qu'on me demandait ce que j'écoutais, et que je répondais "Les Lacs du Connemara" (en cinquième, ça pardonne pas).

Ensuite, comme beaucoup d'ados, j'ai écouté Éééééénergiiiiiiie. La radio qui rend intelligent. Le jour où j'ai entendu Jonathan Cerrada, j'ai craqué, tourné le bouton de la radio et suis tombée sur OuïFM.

Je crois que c'est la colo qui a joué le plus grand rôle - enfin, une fille qui y était. Carrément autodestructrice, pour une fille de 14 piges. Elle avait des avis très tranchés sur tout, ça c'est génial, ça c'est de la merde. Je l'admirais, j'ai pompé une grosse partie de ses goûts musicaux ; quand j'ai compris qu'elle me méprisait, j'ai petit à petit gardé ce qui me plaisait et arrêté d'écouter le reste.

J'écoute de la musique à longueur de journée. Quand je n'en écoute pas, je chantonne ou ça joue dans ma tête. Tout le temps, tout le temps. Ça me vient de mon père, il fait la même chose. C'est souvent énervant, mais quand on râle il répond Quand je chante, ça veut dire que je suis heureux, alors comment continuer de râler ? - Surtout qu'en ce moment, il chante rarement. Seulement quand il bricole, qu'il se vide la tête. Alors j'esssaye de ne plus râler.

D'ailleurs, je crois qu'il y a des goûts musicaux qui se transmettent de parents à enfants. Je croyais être la seule à (sur)kiffer And when the rain begins to fall, et récemment ma mère a retrouvé son WalkMan et... chante cette chanson en boucle.

 

 

En ce moment, ce qui me plaît le plus dans une chanson, c'est la pulsation. La (contre- ou non)basse est mon instrument préféré, j'adore ce son grave, un peu classe, qui donne le rythme et l'ambiance. Mais dans une chanson, que ça provienne d'une basse ou d'une grosse caisse ou ce soit synthétique, que ça soit sensible dans les basses ou pas, quand il y a un changement de pulsation, j'exulte. J'ai l'impression de recevoir un shoot massif d'adrénaline, je ferme les yeux, je respire un grand coup et le sourire béat arrive. Droguée à la pulsation musicale, quelle classe.

J'aime aussi noter les changements de rythme ou de tonalité, les respirations des chanteurs, les variations d'intonation. [Par contre je hais, j'abhorre quand on entend trop le sourire de celui qui est en train de chanter. Dans la dernière chanson de Tryo (enfin, celle qui passe à la radio en ce moment, "ce matin" je crois), j'ai envie de trucider le gars qui sourit.] [Je hais, j'abhorre aussi les groupes qui ne maîtrisent pas le synthé. Le synthé c'est l'instrument moche par excellence, il faut avoir la Science du Synthé pour en tirer quelque chose de bien - seuls quelques Initiés y parviennent.]

 

Là, le tag demande des chansons qui comptent. Pas des chansons de passage, de David Guetta, de Cataclop sur du Ennio Morricone, du mimage de basse sur Fluorescent Adolescent des Artic Monkeys ou de rébellion sur Kids de MGMT ; non, des chansons qui comptent. Des chansons testées et approuvées depuis des années, des chansons qui ont à un moment mis l'étincelle dans le muscle cardiaque - et qui la mettent toujours, quand on les ressort des cartons.

 

Ma chanson number one, celle qui allie tout - les variations de rythme, d'intonations, les balances de pulsations, les prises de respiration du chanteur -, c'est Butterflies and Hurricanes de Muse.

 

(Oh oui, découvrez Muse ! J'ai du batailler ferme avec moi-même pour ne mettre en ligne qu'une seule chanson... Si j'avais écouté la Face Sombre de mon Être, j'aurais aussi mis Citizen Erased (qui me donne la sensation d'être la Maîtresse du Monde), Hexo Politics, Knights of Cydonia (toujours ce trip de la musique de western qui me donne envie de catacloper tel le cheval fougueux), Take a Bow, Muscle Museum, j'en passe et des meilleures et des vertes et des pas mûres.)

 

En number two, Don Diego 2000. Une chanson qui ne pulse pas mais qui se trouve pleine de poésie - je trouve.

 

(Oh oui, découvrez Dionysos ! Un groupe qui ne pulse pas mais qui est drôle, original, poétique, absolument génial en concert. Là, pareil, j'hésitais avec d'autres chansons : Song for Jedi (évidemment), Candy Lady, Liquid Princess, La Métamorphose de Mister Chat, Danse dans ton anorak...)

 

En number three, je fais un coming-out musiquesque de pioure folaïe.

 

J'aime Mylène Farmer.

 

C'est bon, on peut y aller ?

J'écoute moins maintenant parce que... Écouter Mylène Farmer, c'est la honte. Et puis c'est ringard. Quand j'avais, je sais pas, quatorze ans je crois, j'avais demandé à ma Mamie (morte l'année dernière, et c'est dans ce genre de situations que je me rends compte à quel point elle me manque) de m'offrir le Best-of pour Noël. Je connais toutes les chansons du Best-of par coeur.

 

 

(Oh oui, découvrez Mylène Farmer ! Ça ne pulse pas vraiment, mais ses chansons sont très indiquées pour une crise égo-existentialisque, ou un bon voyage au pays du second degré...)

 

En number four, j'aurais bien mis DARE de Gorillaz, mais je n'aurai pas de place pour Tétard si je cède place à mes pulsions dance-flooresques.


(L'Île de Ré, de Tétard, sur l'album "12 pures chansons". En mai dernier, j'ai été (toute seule,comme une grande) à un concert organisé par ma Fnac sur... son toit, avec Quidam, Tétard et Luke. En fait, c'était un concert de Luke et invités, je ne savais pas que Tétard serait là. David Tétard - chanteur du groupe Tétard de son état - a annoncé une chanson de leur premier album, c'était il y a longtemps, peut-être qu'il y en a ici qui la connaissent, on va vous jouer L'Île de Ré. J'ai émis un oh ouiiiii de surprise et de contentement: c'était ma chanson d'eux que je préférais, et ils ne l'avaient pas jouée quand je les avais vus en concert deux ans auparavant. J'aime bien sa façon de prononcer les rimes, les paroles désabusées ; le fait que le héros de la chanson soit un brin looser, romantique, et que ce soit la fille qui l'ait largué comme une merde.)

 

Et en number five, last but not least comme aurait dit notre ami Willy Secoueur-de-poire*, je pourrais faire un second coming-out. Mais je ne sais pas trop si c'est la honte ou pas. Je crois qu'elle a sorti un troisième album récemment. Elle a été diffusée sur OuïFM. Son premier album avait été décrit comme *génial* par la fille de la colo qui a éveillé mes goûts musicaux. Mais j'avais lu une quote sur BashFR qui disait "-J'écoute et j'assume.
- Non, si tu écoutes, c'est que tu n'assumes pas !"

Alors...

Dido, la honte ou pas la honte ?

 

 

(Oh oui, découvrez Dido ! Ça pulse doucement, très doucement, et la voix est jolie et juste. J'imagine que sa musique se fait traiter de variétoche niaiseuse plutôt deux fois qu'une, mais moi j'aime bien. Et j'ai écouté cette chanson très, très, très souvent le soir avant de m'endormir - et on s'étonne après que je fasse des rêves totalement niaiseux, chastes et romantiques...)

 

Ah, si vous saviez le nombre de chansons que j'ai sacrifiées pour parvenir à cette liste-là, le nombre d'heures que j'ai passées à tenter d'écrire un article correct [non, je n'ai pas de temps à perdre, mais j'aime écrire et je déteste avoir l'impression qu'une de mes notes est mauvaise - De notre mieux, c'est une devise scoute], le nombre de pensées que j'ai consacrées au choix de ces chansons ! Il y a tellement de chansons qui m'évoquent des choses, qui sont importantes à mes yeux, qui font battre le sang différemment dans mes artères... Je suis sûre que si j'avais fini d'écrire cet article demain, j'aurais fait un choix différent. Alea jacta est, comme disait Jules.

 

 

* Oui, le jeu de mots est pourri.

 

20 octobre 2008

Music ! (makes the people come together)

Cinq chansons ?

D'accord.

Cinq chansons, et le texte un autre jour.

 

 




 

 

 

LOL

(Je suis en train de rédiger la note sur le tag Musique, mais ça prend du temps et j'ai l'impression de vraiment écrire de la merde. Alors pour patienter et rigoler, je conseille ceci (la page 2 est énorme).)

(Le problème, c'est que j'ai gravement tendance à intégrer le style de ce que je lis, ça se sent dans ce que j'écris ensuite... je sens que la prochaine note n'est pas pour bientôt, il faudra que je me purge avant !)

16 octobre 2008

* Warning *

Daweed m'a taguée pour que je révèle à la face du monde les cinq chansons qui me tiennent le plus à coeur.

J'ai décidé de ne pas répondre à ce tag (ho non ! quelle horreur ! Je vous vois pâlir devant la menace, tiens) avant qu'un nombre conséquent de personnes aient répondu à la question musicale que je pose ici - parce que j'ai posé cette question en me disant que j'allais créer une super polémique de la mort-qui-tue, et que personne n'a réagi  - et ça c'est très vexant, voire inacceptable, franchement, qui accepterait de vivre dans un monde où on ne répond pas aux question ? Est-ce qu'on peut imaginer par exemple que les lecteurs de 3 Copines et la Mode omettent de répondre à la traditionnelle question de fin d'article ? Non mais vraiment, les jeunes, de nos jours...* - : quelle est votre version préférée de la chanson (je trouve que le mot ne colle pas à ce titre, mais je ne connais pas de synonyme viable de "chanson") Hallelujah, l'originale de Leonard Cohen ou la reprise de Jeff Buckley ?

La reprise de Buckley est plus connue, plus triste, plus sombre ;

l'originale de Cohen est plus contrastée, plus dans l'esprit gospel.

 

 

 

 

Je dirais que l'une n'exclut pas l'autre, mais je préfère la version de Cohen, elle m'émeut plus que celle de Buckley, trop entendue... D'un autre côté, la version de Buckley est plus longue et plus c'est long, plus c'est bon (j'avais commencé par dire "celle de Buckley est plus longue que celle de Cohen...) et clôt la saison 1 de The OC, ce qui a valu à Irène et moi de pleurer toutes les larmes de notre corps.

 

Alors ?

 

 

 

[* Ce paragraphe est évidemment à prendre au second degré.]

 

14 octobre 2008

But sometimes, when you try :

Avertissement préliminaire :
Attention, note fortement chargée en testostérone (cf. photos) et en endorphines.

Découvrez The Rolling Stones!

 

Hier, on a regardé en famille le premier épisode de la Saison 3 de Dr House. Bonheur, bonheur : je n'avais regardé aucun épisode depuis la fin des vacances. Poulet m'avait fait remarquer il y a dix jours que j'avais loupé le dernier épisode de la saison 2... Aucune trace de lui (de l'épisode, pas de Poulet, enfin si, c'est valable pour Poulet, mais ce n'est pas le sujet, reprenons) chez moi. De toutes façons, avec le boulot que j'avais - et que j'ai encore - sur les épaules, pas vraiment temps de regarder quoi que ce soit, donc tant pis pour Dr House : je me suis dit que l'arrivée de l'épisode 24 de la saison 2 dans ma vie coïnciderait avec la fin de ma période de surcharge pondérale de travail.

Mais les épisodes de Dr House, c'est comme des carrés de chocolat Nestlé Dessert.
J'en profite pour annoncer que si je deviens blogueuse influente un jour, j'accepterai tous les articles sponsorisés demandés par Nestlé, si on me paye en bons pour acheter chocolat voire si on m'envoie directos des tablettes de bon noir par la Poste (bientôt privatisée).

Usher - abdos.jpg
(Attention, cette image est un mauvais et éculé jeu de mots)

Olivier Besancenot.jpg
Le postier le plus célèbre de France !

À part Michel, évidemment.
(Quoi, vous ne connaissez pas Michel ?)

(Crédit photo : Gala)

(le facteur Michel est tellement connu qu'il mériterait un reportage Gala)

(En fait, je parle du facteur Michel, mais je sais qu'il y a un vrai jeu de mots avec un facteur et je ne trouve pas lequel...

...

Le facteur Cheval ! Mais oui mais bon sang mais c'est bien sûr !)

'Greg', donc, je le garde au chaud dans le placard de ma cuisine (comme un amant) mon PC. À chaque fois que je déprime, je pense à Greg, et je me demande si je vais craquer pour un épisode, seule dans ma chambre. La réponse est non : le chocolat est un plaisir solitaire, regarder des séries c'est mieux à plusieurs. Je ne me vois pas faire Putain, sexy la frange de Docteur Cameron !, ou Hein ? Mais n'importe quoi, c'est neurologique, ça se voit ! ou Pfff, je parie qu'elle n'est PAS schizophrène celle-là, ou encore Oooh mais Bon Dieu, Wilson... toute seule devant mon ordi.

Docteur Wilson.jpg
(Oui, je suis fan du Docteur Wilson.
Au début, c'était Chase mon préféré, mais il m'a énervé quand il a trahi Dr House.
Et puis je suis amoureuse de Robert Sean Leonard depuis Le Cercle des Poètes Disparus...)

 

Hier soir, je me suis aperçu que la vie sans 'Greg' ne valait pas la peine d'être vécue n'était pas drôle. Il y a encore quelques épisodes que je n'ai jamais vus, puisque je crois avoir commencé regarder les rediffusions au milieu de la saison 3. Mais mes réserves s'amenuisent... Vivement que la saison 4 arrive.

En tout cas, si les derniers morceaux épisodes que je n'ai pas encores savourés visionnés sont aussi chouettes que le premier, ça promet de belles séances de plaisir à plusieurs.

 

En tout cas (bis), je suis en train de devenir fan des Stones grâce à ce cher House. J'adore ce morceau-fétiche, entendu au moins trois fois dans la série (mais j'ai pu en louper), en particulier les choeurs de l'introduction. Du coup, je l'écoute en boucle, je le chante dans les oreilles de mes potesses, je le chante sous la douche, je le chante dans mon couloir. Et je l'écoute en boucle.

Je l'écoute en boucle, aussi. En plus, cette activité n'est pas incompatible avec l'avalage en masse de carrés de chocolat noir (pas forcément Nestlé, j'aime bien le Menier, aussi). Par contre, chanter à tue-tête en même temps qu'avaler des carrés de Nestlé Dessert (ou de Menier, donc), j'évite, parce que ça me fait les dents marron.

(Bah quoi ?)

Toutes les notes