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27 juin 2008
Debbie et Charlie
(Debbie and Charlie, du groupe Mud Flow, extrait de la compil' des inrocks "BO de l'été 2005")
22:04 Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : debbie and charlie, mud flow, boulot, stage, ricardo
26 juin 2008
Ricky
Chaque soir, je rentre avec Ricardo par le tortillard. Il habite sur Paris, moi aussi, on rentre ensemble, CQFD. [Sauf que je rallonge mon trajet pour ça. Mais c'est agréable de rentrer avec Ricardo.]
Ricardo est beaucoup, beaucoup plus préoccupé que moi par les trains. Il minute son trajet et choisit minutieusement son wagon (si j'avais un humour tout pourri, je rajouterais « et il boit du Minute Maid ». Heureusement pour vous que... Non, rien, en fait). Moi, me fous du train dans lequel je monte, tant que j'arrive à Paris un jour. De toutes façons, quelle que soit ma gare d'arrivée, j'aurai deux métros à prendre après pour rentrer chez moi... Et j'ai de la lecture.
En général, à chaque fois qu'on arrive à Versailles, j'ai la possibilité de prendre un train rapide... ou un tortillard, quelques minutes plus tard, en sa compagnie. Et à chaque fois, rituellement, il me demande quel train je choisis. Il formule la question en yes/no : est-ce que tu prends le train rapide ? Et à chaque fois, je réponds évasivement ou par une autre question... Parce qu'à chaque fois j'ai très envie de rentrer avec lui, mais à chaque fois j'ai aussi très peur de le saouler. De taper l'incruste, de l'ennuyer, bref, je n'arrive jamais à savoir s'il a envie que je vienne ou pas.

Aujourd'hui, il m'a proposé de prendre le train rapide avec moi – ce qui lui rallongerait considérablement son trajet. J'ai décliné et dit que ça ne me dérangeait pas de prendre son train, alors on a laissé passer le mien et pris le sien. [Je suis en plein développement de théories train-esques. Le train de campagne serait une sorte de vieux pote sur lequel on peut compter, toujours au rendez-vous, plus ou moins à l'heure selon les jours, plus ou moins en forme...] Et puis il a laissé passer son arrêt pour descendre au même que le mien (qui lui permettait de rentrer chez lui assez directement, mais en prenant plus de temps évidemment...)
La question est le pourquoi ? Ça fait trois semaines qu'on rentre ensemble et que je me moque de lui parce qu'il est à cheval sur les trains (hue-dia !), pourquoi se mettre maintenant à changer d'itinéraire et rester avec moi ?
Compagnie appréciable, carpe diem tardif (je finis le stage lundi), sujets gravement doulourogènes à aborder (inabordés aujourd'hui, en tout cas) – ou alors, j'ai enfin réussi à l'influencer sur la question des itinéraires ? [Puisque je n'arête pas de lui seriner qu'un train ce n'est pas important et que quand on habite sur Paris c'est un devoir de ne pas se préoccuper de ces choses-là... Bon, ok, j'exagère, mais en ce moment je suis en pleine lecture d'articles de paysagisme qui traitent des chemins. Donc forcément, je suis obsessionnelle de la découverte de nouveaux trajets...]
Ou alors, il a juste eu pitié de moi parce qu'il savait que personne ne m'attendait au bercail ce soir ?

23:04 Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : ricardo, boulot, trains, versailles, jouy-en-josas, tortillards
22 juin 2008
Culture, cravates et confiture
Jury du concours : Parfait, mademoiselle D. Passons maintenant aux questions de personnalité...
Deuxième juré : Première question : quelle est la dernière chose stupide que vous ayez faite ?

Bon, c'est pas tout ça, mais il y a comme qui dirait un jury qui m'attend dans 8 jours. Au boulot, feignasse.
PS-Pour ceux qui se poseraient la question, la photo de confiture ci-dessus n'a rien à voir avec la choucroute. Mais culture entraîne confiture, forcément, et je devais bien trouver un endroit où caser tout ça... (j'ai besoin de vacances, peut-être ?)
16:59 Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : cravate, cd, dvd, emmaüs, livre, bouquin, confiture
21 juin 2008
Campagne
Je n'ai pas mis longtemps à m'habituer à la campagne. Oui, Jouy-en-Josas, même si elle est accessible en 10 minutes à partir de Versailles, fait partie de la campagne, c'est clair.
En tout cas, son voisinage immédiat en est imprégné. Pour rentrer à Paris le soir, mon responsable de stage (Ricardo) (bien fait, je n'allais pas te donner un prénom cool, quand même) (je dis ''tu'' au cas où Ricardo tombe sur cette page, ce qui est après tout probable) et moi-même n'allons pas toujours prendre le tortillard à Jouy. Parfois, on passe par derrière – si j'ose dire – et on chope le même tortillard à la gare d'avant, Vauboyen.
Vauboyen, c'est la campagne pour de vrai. Pour accéder à la gare, on longe la rivière et les champs pendant quelques minutes. Devant le passage à niveau, il y a des parcelles de potager. Mercredi dernier, en passant devant la parcelle, j'ai vu – de mes yeux vu – le potageur. À qui j'ai quémandé le renseignement légumier : ces plantes en pleine floraison violacée, là, c'était quoi ?
... Des pommes de terre. Comment annoncer qu'on vient de Paris en se payant la honte face à un potageur officiel, tome 1. J'ai eu droit à 5 minutes de causette avec le potageur, pendant lesquelles on a discuté des rutabagas et des topinambours. (Ensuite j'ai pris congé parce que je ne connaissais pas l'horaire de mon train et que je l'aurais eu mauvaise s'il m'était passé sous le nez.)
Quand je suis sur le quai de cette station, puisqu'on ne peut pas parler de gare : il y a juste deux quais posés au milieu de la verdure (et paf les quais, en gros), je ne pense que plénitude et Into the Wild. Les oiseaux gazouillent et le seul élément d'urbanisme qu'on puisse apercevoir est le clocher du village. C'est juste Haaaaaaaaaa, un point c'est tout.
Tout à l'heure, en rentrant à Paris, j'ai voulu retourner voir le square Récamier (dans le 7ème arrondissement), en passe de devenir mon jardin parisien préféré.
En sortant du métro, je me suis rendu compte que je commençais à devenir étrangère à la ville. Où est passé le ciel ? Mais d'où viennent ces immenses blocs de pierre, qui les a posés là, comment les gens font-ils pour vivre dedans ? C'est quoi tout ce bruit ? Et pourquoi l'air sent mauvais ? (Devant mon bâtiment à l'INRA, le chemin est flanqué d'un côté par une haie de rosiers qui sont actuellement en fleurs. Ça embaume tellement que j'en viens presque à aimer les rosiers.)
Le square me semble toujours chouette, mais je ne me suis pas éternisée. On était quatre à l'intérieur. Tout petit, mais conçu pour donner des impressions de recoins, d'intimité, de cachettes. Une femme lisait (ou essayait) sur un banc. J'ai fini mon petit tour en passant devant un couple que j'avais voulu éviter pour ne pas déranger. La fille se raclait la gorge bruyamment au moment où je me suis approchée. Assise sur les genoux de son mec, elle rabaissait sa jupe relevée sur ses cuisses. Le mec avait le pantalon descendu juste en-dessous des fesses. Je n'ai même pas trouvé ça dégueu. Comment passer pour une fille à l'esprit large quand on ne connaît rien à la vie, tome 1.
À part ça, j'ai suivi vos conseils à propos du chocolat comme remède imparable contre l'attaque des heaumes (ou plutôt, du heaume. Et ce n'est même pas une attaque. Bref, je suis encore en plein délire) : je mange du chocolat. Plein de chocolat. Je me gave de chocolat. L'autre jour, j'ai fait un gâteau au chocolat avec ma sœur. Il manquait trois œufs (14 œufs, dont 5 périmés depuis le 6, et 8 réservés pour ma mère) pour accomplir la recette dans toute sa perfection. Du coup, j'ai décidé d'augmenter les doses en chocolat, beurre et farine. Et d'ajouter du lait. Du coup, le gâteau était en fait une sorte de caramel chocolaté géant qui nous a englué les molaires. Et puis j'engloutis tous les carrés de chocolat passant à ma portée. Réserves d'écureuil au moment du café, chapardage de chocolat en placard de maisonnée, empiffrage de cookies.
Et vous savez quoi ?
Je crois que la dose n'est pas encore assez forte, parce qu'à part une prise d'embonpoint débutante, je n'en ressens pas les effets.
12:33 Publié dans On s'en va ? | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : pomme de terre, chocolat, écureuil, tic et tac, stage, paris, jouy-en-josas
17 juin 2008
Un peu d'escargots à la mozza ?
Il était une fois...
Un pays où les gens regardaient la télévision.
Et surtout le football.
Il était une fois un pays où la petite qui monte, la grosse qui pompe et la bien-de-chez-nous se faisaient concurrence pour attirer le quidam vautré sur son canap'.
Il était une fois une brunette qui ne regardait la télévision que pour suivre les pérégrinations de son médecin misanthrope préféré, à l'instar de toute sa petite famille.
Et un jour...
Un jour...
Tout commença sans doute le jour où un blanc-mailloté lança sa tête à la calvitie plus-que-naissante dans le torse de son adversaire mangeur-de-pizzas. Ou le jour où les habitants de l'île de Sicile que je visitais avec ma classe de troisième nous ricanèrent au visage (c'était quand on n'avait pas atteint les quarts de finale, en 2002). Ou le jour où...
Depuis ce jour, ou encore un autre, qu'en sais-je après tout, les mangeurs de grenouilles et d'escargots à l'ail (comme je suis fière d'être française, tout à coup !), contrairement aux Japonais qui augmentent les stats des hébergeurs du Louvre, ne peuvent plus voir la Joconde en peinture.
Depuis ce jour maudit, le peuple des Baguette-à-Bérêt met un point d'honneur à faire l'acquisition de breuvage fermenté et de pétales de pommes de terre grillés à chaque affrontement footballistique avec celui de la Mozarella.
Et un jour...
L'affrontement footballistique fut programmé le même jour, à la même heure, que les pérégrinations du médecin misanthrope.
Et en l'honneur du peuple napoléonien...
La génitrice de la brunette choisit de laisser tomber Docteur Maison ! (Et Hercule Poirot, par la même occasion, mais le héros moustachu venait en troisième choix...)
Fort décontenancée je suis.
EDIT> Punaise, vu la branlée du siècle qu'on se prend, il aurait largement mieux valu qu'on regarde mon diagnosticien préféré... Pauvres de nous, pauvres de nous... Ce n'est pas encore cette année que je retournerai en Sicile !
22:05 Publié dans La TV va nous bouffer | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : dr house, blanche-neige, napoléon, foot, france, italie, football
15 juin 2008
Page 4 ?
J'arrive à la page 4 quand...
Heu non, ce n'est pas la page 4. C'est la 6.
Quoi, la page 6 ? Et la 4 et la 5, elles sont passées où ? (dans ton cul) Y z'ont fumé quoi les éditeurs ?
21:15 Publié dans Un bouquin ? | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note
11 juin 2008
Dysenterie
Je me sens un peu vidée.
Un peu comme si ça faisait une semaine que mon système digestif ne répondait plus correctement. Houston, répondez ! Ça être nourriture, ça être bon, vous le garder, sinon vous devenir rachitique/anémié/tout maigre puis mourir de faim !
The problem is, tout changement de rythme de vie perturbe mon ventre de déesse.
Un peu comme si un heaume que j'avais pris en affection avait lâché par inadvertance qu'il était "in relationship" alors qu'il ne se conduisait pas du tout en tant que tel (ho, ça va, hein) (je parle à ma conscience là) (et aussi aux deux du fond qui ont pensé que j'étais infréquentable) (oui, je vous vois penser).
The problem is, je possède au fin fond de ma poitrine de déesse un battant d'artichaut qui fond tel le flan pour tout heaume doté de deux yeux océanesques que je côtoie régulièrement. Même le plus crétin des crétins saurait trouver grâce à mes yeux si les siens étaient couleur Atlantique et pétillaient quand je tente une blague. Je retombe donc en affection de sa personne. Mais sans plus, hein.
Un peu comme si je foirais des manips, comme si je n'avais pas été à mon passage de grades en taekwondo parce que je n'avais pas pris le temps d'apprendre mes poomsés, comme si mes connaissances et réflexions en matière de paysage s'étaient évaporées.
The problem is, j'ai la tête comme une citrouille, je n'arrive pas à définir mes priorités, qu'est-ce que je dois faire, qu'est-ce que je dois sacrifier ? Concours en premier, labo en deuxième, taekwondo en fin de liste, où placer Poulet ?
Mais surtout : où est Charlie ?
Un peu comme si on me demandait mon avis, me disait de me débrouiller seule, alors que je ne sais pas. Je ne sais pas. Je ne sais pas. J'ai l'impression de le répéter à longueur de journée...
The problem is, on ne laissera jamais un gosse décider de lui même quand est-ce qu'il enlèvera la paire de petites roues à son vélo.
Je me sens lasse.
Heureusement que tout ça, c'est du comme si... pas vrai ?
EDIT, 17/06/2008> Cette note a été éditée il n'y a pas plus tard que maintenant (moi bien parler la France), à 18h56 et quelques poussières. Puisque je suis totalement trouvable à partir de mots-clés simples... Et lisible par mes parents.
20:37 Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : poulet, vélo, charlie, chéri, boulot, job, labo
07 juin 2008
Criez votre joie...
ADMISSIBLE !
(Ça claque, non ?)
Je suis admissible à mon concours d'entrée à l'ENSP.
Le site a été indisponible toute la journée d'hier, j'ai dormi chez Poulet et c'est lui qui a pensé a le consulter ce matin. Il a cliqué, la page s'est ouverte, descends, vas-y descends, descends encore, bon ferme la page j'y suis pas.
Mais... si, j'y suis !
J'ai acheté le premier livre de la bibliographie nécessaire pour passer l'oral ce matin, et commandé les deux autres. Oral le 30 ou le 1er juillet. Moi qui étais quasi-sûre de ne pas l'avoir... Je n'ai rien préparé et sorti l'affaire de ma tête (ou presque). Je vais pouvoir mettre mon heure et quart de trajet vers Jouy-en-Josas à profit ! Le livre que j'ai acheté a l'air un peu saoulant, heureusement les deux autres comportent images et photos (oui, je suis revenue à un âge mental de gosse de maternelle : un peu de texte ok, mais le mieux c'est les imazzes maman !). 18 euros pour un livre en format poche... J'ai souffert.
Maintenant, j'ai une raison valable pour me tirer les petites peaux des doigts... Angoisse, angoisse !

17:41 Publié dans Boulot | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : concours, paysagisme, ensp
06 juin 2008
N2
Quand on tape "Laure stagiaire Jouy-en-Josas Inra" sur un célèbre moteur de recherche, on arrive direct sur Cactus et Pissenlits.
Étonnant.
Je voulais parler d'aspects plus personnels de mes journées au labo, mais là ça ne va pas être possible, du coup...
C'est toujours aussi bien mais je suis claquée. Normal, après une semaine intensive, pour moi qui n'ai plus l'habitude de bosser autant.
Tout à l'heure on est allés dans la salle de l'azote liquide pour aller piocher un nouveau type de cellules, mises à congeler dans l'azote... C'est drôle, la température d'éullition de l'azote est tellement basse que j'ai à peine pu voir le liquide avant que tout ne s'évapore - en formant une brume digne du plus chouette des trains fantômes. En approchant ma main de la brume (l'azote liquide n'est néfaste que si on le touche un certain temps : avant, c'est comme quand on passe le doig très vite à travers la flamme d'une bougie, on est protégé par une petite couche d'air), j'ai senti le froid et les picotements que l'azote causait à ma peau en se barrant loin des tubes.
L'ambiance est toujours bonne. Mes résultats sont toujours en contradiction avec ce qu'on attendait : un gène qu'on pensait plus exprimé à cause d'une protéine est plus exprimé... quand la protéine n'est pas là. Embarrassant. Et assez déstabilisant pour mon responsable, surtout qu'il s'était basé sur des expériences assez fines...
Je fais de très beaux fichiers Excel (c'est eux qui le disent) en m'éclatant (comme je peux) avec la décoration des graphiques. Du tuning d'histogrammes, en quelque sorte... Je mets des photos de virus en arrière-plan, j'applique un effet marbre aux colonnes, ça me met en joie et ne contrarie pas les deux membres de mon équipe. (En fait, l'effet marbre est même assez avantageux : on imprime en noir et blanc, donc les différences de texture sont les bienvenues.)
J'attends toujours les résultats de mon concours d'entrée dans les écoles d'architecture-paysagisme. Ils doivent arriver aujourd'hui, mais le site n'est pas accessible, ils ont sans doute des problèmes avec la mise à jour... Je stresse - et commence à me demander ce que je ferais si je l'avais. Est-ce que je ne préfère pas rester dans la recherche, finalement ?
19:02 Publié dans Boulot | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
04 juin 2008
The place to be
À peu près génial parce que mon équipe est très sympa, le labo est chouette, j'adore l'ambiance, les chevaux dans le pré sont toujours là (l'emplacement est loué par un fermier... J'ai appris à mon grand dam qu'il n'y a pas d'expérimentations scientifiques machiavéliques dessus), les vaches aussi (même temps, même laïus). Le manger est bon et pas cher. Et le sujet des recherches auxquelles je participe est passionnant !

D'ailleurs, c'est étrange : ce labo est le premier endroit depuis un bail, à part les bras de Poulet, où je me suis sentie bien. Vivante, utile, à ma place.
Et si je n'étais pas totalement consciente que je n'y suis que depuis 3 jours et que si ça se trouve, dans 3 jours j'en aurai marre, je dirais que c'est dommage que je n'y reste qu'un mois, et que vivement mon prochain stage. On n'en est pas encore là.
PS3- Heu non, moi je préfère la Wii, on peut jouer à Mario Kart et maigrir des fesses.
23:30 Publié dans Boulot | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : poisson, pêche, science, recherche, laboratoire, inra, boulot














