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27 juin 2008

Debbie et Charlie

 "Avant-dernier" jour de stage aujourd'hui. Officiellement, le dernier jour c'est lundi, mais le matin je serai à Versailles pour mon oral. Je déprime carrément un peu beaucoup, j'imagine que c'est normal quand on vient de passer un mois génial avec maintenant la perspective d'un mois à glander et distribuer des prospectus. Surtout quand on sait que les gens géniaux qu'on a côtoyés pendant ce mois ne feront plus jamais partie du décor. Je n'ai plus qu'à réussir mon concours et me barrer à Marseille. Seule la perspective de redémarrer de zéro le plus tôt possible empêche mon battant d'artichaut de se décortiquer tout seul. 
 


(Debbie and Charlie, du groupe Mud Flow, extrait de la compil' des inrocks "BO de l'été 2005")
(Mud Flow ça veut dire Coulée de boue en anglais... C'est-y pas strange d'appeler son groupe Coulée de boue ? est-ce que j'appellerai mon blog "gros caca vert", moi ?)
 
 
J'ai eu l'excellente idée de causer de mon blog à Ricardo ce soir. Je me suis dit qu'il était peut-être temps de lui causer du léger problème qui occupe mes pensées en ce moment (et dont je ne peux pas parler ici) et le blog fut mentionné. Bien. Donc, faites coucou à Ricardo...
(Il serait temps que je change de plate-forme, moi...) 
 
IMG132.JPG
Photo prise dans le tortillard, un jour d'expédition à l'ENSP de Versailles pour trouver the bouquin manquant de la bibliographie obligatoire.
On s'amuse bien, dans les tortillards.
 
(Je me demande si j'irai à la Gay Pride samedi ou pas) 
 
 
Comment on fait pour dire à des gens qu'ils ont été adorables, qu'ils vont beaucoup [me] manquer, que sans eux ç'aurait peut-être été tout pourri, et qu'on se souviendra sûrement d'eux toute sa vie avec des trémolos dans le cerveau, tout ça sans verser la moindre larmichette ? On met des allumettes entre les dents et on serre très fort ? J'aurais besoin de la recette, parce que je sens que ça va être dur, lundi...
 
(Bon, et à part ça, j'essaie de continuer le régime chocolat. Mais mon ventre n'est pas toujours d'accord, malheureusement.) 

26 juin 2008

Ricky

Chaque soir, je rentre avec Ricardo par le tortillard. Il habite sur Paris, moi aussi, on rentre ensemble, CQFD. [Sauf que je rallonge mon trajet pour ça. Mais c'est agréable de rentrer avec Ricardo.]

Ricardo est beaucoup, beaucoup plus préoccupé que moi par les trains. Il minute son trajet et choisit minutieusement son wagon (si j'avais un humour tout pourri, je rajouterais « et il boit du Minute Maid ». Heureusement pour vous que... Non, rien, en fait). Moi, me fous du train dans lequel je monte, tant que j'arrive à Paris un jour. De toutes façons, quelle que soit ma gare d'arrivée, j'aurai deux métros à prendre après pour rentrer chez moi... Et j'ai de la lecture.

En général, à chaque fois qu'on arrive à Versailles, j'ai la possibilité de prendre un train rapide... ou un tortillard, quelques minutes plus tard, en sa compagnie. Et à chaque fois, rituellement, il me demande quel train je choisis. Il formule la question en yes/no : est-ce que tu prends le train rapide ? Et à chaque fois, je réponds évasivement ou par une autre question... Parce qu'à chaque fois j'ai très envie de rentrer avec lui, mais à chaque fois j'ai aussi très peur de le saouler. De taper l'incruste, de l'ennuyer, bref, je n'arrive jamais à savoir s'il a envie que je vienne ou pas.

Ricky Martin.jpg
Un, dos, tres... I want YOU to come with me in the tortillard !
(Nonobstant, Ricardo ne ressemble absolument pas à Ricky Martin... Imaginez Ricky Martin en blouse blanche en train de manipuler des virus... Physiquement impossible.)

 

Aujourd'hui, il m'a proposé de prendre le train rapide avec moi – ce qui lui rallongerait considérablement son trajet. J'ai décliné et dit que ça ne me dérangeait pas de prendre son train, alors on a laissé passer le mien et pris le sien. [Je suis en plein développement de théories train-esques. Le train de campagne serait une sorte de vieux pote sur lequel on peut compter, toujours au rendez-vous, plus ou moins à l'heure selon les jours, plus ou moins en forme...] Et puis il a laissé passer son arrêt pour descendre au même que le mien (qui lui permettait de rentrer chez lui assez directement, mais en prenant plus de temps évidemment...)

La question est le pourquoi ? Ça fait trois semaines qu'on rentre ensemble et que je me moque de lui parce qu'il est à cheval sur les trains (hue-dia !), pourquoi se mettre maintenant à changer d'itinéraire et rester avec moi ?

Compagnie appréciable, carpe diem tardif (je finis le stage lundi), sujets gravement doulourogènes à aborder (inabordés aujourd'hui, en tout cas) – ou alors, j'ai enfin réussi à l'influencer sur la question des itinéraires ? [Puisque je n'arête pas de lui seriner qu'un train ce n'est pas important et que quand on habite sur Paris c'est un devoir de ne pas se préoccuper de ces choses-là... Bon, ok, j'exagère, mais en ce moment je suis en pleine lecture d'articles de paysagisme qui traitent des chemins. Donc forcément, je suis obsessionnelle de la découverte de nouveaux trajets...]

Ou alors, il a juste eu pitié de moi parce qu'il savait que personne ne m'attendait au bercail ce soir ?

Simplement abandonné.jpg
(illus' piquée sur le sympatoche blog de 100drine

 

 

22 juin 2008

Culture, cravates et confiture

Fnouc, samedi après-midi. Mon troisième (et dernier) livre nécessaire pour l'oral du concours. 12,80€. Le dernier CD de Dionysos, La Mécanique du Coeur, à 7,50€. Grace, de Jeff Buckley, 7€. Pop Life, de David Guetta, 7€. Sounds of Silence, de Simon and Garfunkel, 1€ (3 CD à 7€ = 15€, plutôt chouette). Le DVD de Big Fish, de Tim Burton, 10€. Le DVD de Manhattan, de Woody Allen (acquis par Poulet), 10€. Will Hunting, de Gus Van Sant, 0€ (3 DVD à 10 = 20€, chouette aussi). Will Hunting est donc le premier bien commun du couple formé par Poulet et moi-même.
Addition salée, mais ça faisait trop longtemps que je n'avais pas acheté de trucs pour moi.
 
Will Hunting m'avait été conseillé par Ricardo vendredi soir. Ça me semble un peu étrange que le premier DVD "ni à toi, ni à moi" qu'on achète avec Poulet m'ait été indiqué par mon responsable de stage. Qui avait cité Memento, un film que Poulet m'avait fait visionner y a pas plus tard que trois semaines auparavant. Et qui m'avait passé le DVD de Trainspotting après m'avoir montré la scène mémorable des suppositoires. DVD de Trainspotting devant lequel Poulet a fait "Ooooh, Trainspotting, c'est super bien ce film !"
Bref, ce que je trouve bizarre, c'est les interconnexions entre Poulet et Ricardo. Je côtoie Ricardo 9h/jour en semaine et Poulet prend le relais en soirée et week-end. Pourquoi est-ce qu'ils ne sont pas plus différents ? Il est normal que deux personnes aiment les mêmes films, surtout s'ils sont bons. Mais qu'ils m'en parlent à deux jours d'intervalle ? 
 
Confiture_de_mures_2.jpg
 
 Le labo prend de la place là où il ne devrait pas. Je ne peux pas m'empêcher d'en parler tout le temps. Mes parents, mes soeurs, Poulet : personne n'y échappe, tout le monde se fait bassiner avec mes histoires de CO2 solide, d'expériences qui marchent, d'ensemencement de bactéries. Une nuit, je me suis retrouvée à moitié réveillée à 3h du matin en train de me dire que je ne pourrais jamais arriver à retrouver le sommeil, puisqu'il fallait que je fasse telle et telle expériences avant et que j'allais avoir besoin que Poulet m'assiste pour avoir une chance de resombrer. 
 
*** 
 
Aujourd'hui, je suis allée mit Poulet au salon Emmaüs. Ça s'est révélé assez chouette. 3€ l'entrée, puis déambulations dans une sorte d'énorme brocante/vide-grenier avec des odeurs de pâté (beuh) et des musiciens ambulants. Farfouillages dans des tonnes de vieilleries. J'avais envie de trouver une robe longue et des chaussures ; je suis repartie avec un sac à main et deux cravates. Les deux cravates sont positivement moches. L'une est vert sapin avec des rayures transversales rouges : ça sera ma cravate spécial camouflage pour le prochain Noël. En fait, elle me fait aussi penser aux uniformes de college américains, genre Cercle des Poètes Disparus.

Poètes disparus.JPG
Hiiiiiii Docteur Wilson !
C'est dingue, il a porté de magnifiques cravates tout au long de sa carrière...
  
 
 La deuxième (cravate) est importable. C'est ça qui est drôle,après tout. Kaki clair avec de fins motifs orange et vert foncé... D'ailleurs, je me suis dit qu'il fallait que je vous en fasse profiter, car elle est de toute beauté. Si si. J'ai donc décidé de la scanner... Mais comme je ne connais pas le fonctionnement du scanner et qu'il était bloqué sur le mode photocopie, tout ce que j'ai réussi à faire c'est une photocopie noir et blanc de ma cravate !! Au moins, je saurai quoi répondre la prochaine fois qu'on me demandera ce que j'ai fait de stupide dernièrement.
Jury du concours : Parfait, mademoiselle D. Passons maintenant aux questions de personnalité...
Deuxième juré : Première question : quelle est la dernière chose stupide que vous ayez faite ?
Laure : J'ai photocopié ma cravate, votre Honneur
Premier juré : Magnifique. Hé bien, je pense que nous en avons fini avec les questions de personnalité...
 
Comme je ne m'arrête jamais après un échec - ce serait trop mauvais pour mon karma - et que je ne veux pas vous priver de l'extase que procure la vision de cette merveille, je l'ai prise en photo avec ma webcam (maintenant j'ai mal au bras) : 
 
Ma cravate.jpg
Tadadaaaaaaam ! 
 

Bon, c'est pas tout ça, mais il y a comme qui dirait un jury qui m'attend dans 8 jours. Au boulot, feignasse.

 

 
PS-Pour ceux qui se poseraient la question, la photo de confiture ci-dessus n'a rien à voir avec la choucroute. Mais culture entraîne confiture, forcément, et je devais bien trouver un endroit où caser tout ça... (j'ai besoin de vacances, peut-être ?)

21 juin 2008

Campagne

Je n'ai pas mis longtemps à m'habituer à la campagne. Oui, Jouy-en-Josas, même si elle est accessible en 10 minutes à partir de Versailles, fait partie de la campagne, c'est clair.
En tout cas, son voisinage immédiat en est imprégné. Pour rentrer à Paris le soir, mon responsable de stage (Ricardo) (bien fait, je n'allais pas te donner un prénom cool, quand même) (je dis ''tu'' au cas où Ricardo tombe sur cette page, ce qui est après tout probable) et moi-même n'allons pas toujours prendre le tortillard à Jouy. Parfois, on passe par derrière – si j'ose dire – et on chope le même tortillard à la gare d'avant, Vauboyen.
Vauboyen, c'est la campagne pour de vrai. Pour accéder à la gare, on longe la rivière et les champs pendant quelques minutes. Devant le passage à niveau, il y a des parcelles de potager. Mercredi dernier, en passant devant la parcelle, j'ai vu – de mes yeux vu – le potageur. À qui j'ai quémandé le renseignement légumier : ces plantes en pleine floraison violacée, là, c'était quoi ?

... Des pommes de terre. Comment annoncer qu'on vient de Paris en se payant la honte face à un potageur officiel, tome 1. J'ai eu droit à 5 minutes de causette avec le potageur, pendant lesquelles on a discuté des rutabagas et des topinambours. (Ensuite j'ai pris congé parce que je ne connaissais pas l'horaire de mon train et que je l'aurais eu mauvaise s'il m'était passé sous le nez.)

Monsieur et Madame Patate -.JPG
(Sans blague, c'est-y pas honteux de mieux connaître les personnages de Toy Story que l'aspect de la plante de pomme de terre ?)

Quand je suis sur le quai de cette station, puisqu'on ne peut pas parler de gare : il y a juste deux quais posés au milieu de la verdure (et paf les quais, en gros), je ne pense que plénitude et Into the Wild. Les oiseaux gazouillent et le seul élément d'urbanisme qu'on puisse apercevoir est le clocher du village. C'est juste Haaaaaaaaaa, un point c'est tout.

 

topinambours_vue_1.jpg
En plus, les topinambours ça a quand même l'air vachement bon. Non ?
(Rima, encore un petit peu de topinambours ? Vraiment ? Tu es sûre ?) 

  

Tout à l'heure, en rentrant à Paris, j'ai voulu retourner voir le square Récamier (dans le 7ème arrondissement), en passe de devenir mon jardin parisien préféré.
En sortant du métro, je me suis rendu compte que je commençais à devenir étrangère à la ville. Où est passé le ciel ? Mais d'où viennent ces immenses blocs de pierre, qui les a posés là, comment les gens font-ils pour vivre dedans ? C'est quoi tout ce bruit ? Et pourquoi l'air sent mauvais ? (Devant mon bâtiment à l'INRA, le chemin est flanqué d'un côté par une haie de rosiers qui sont actuellement en fleurs. Ça embaume tellement que j'en viens presque à aimer les rosiers.)

Le square me semble toujours chouette, mais je ne me suis pas éternisée. On était quatre à l'intérieur. Tout petit, mais conçu pour donner des impressions de recoins, d'intimité, de cachettes. Une femme lisait (ou essayait) sur un banc. J'ai fini mon petit tour en passant devant un couple que j'avais voulu éviter pour ne pas déranger. La fille se raclait la gorge bruyamment au moment où je me suis approchée. Assise sur les genoux de son mec, elle rabaissait sa jupe relevée sur ses cuisses. Le mec avait le pantalon descendu juste en-dessous des fesses. Je n'ai même pas trouvé ça dégueu. Comment passer pour une fille à l'esprit large quand on ne connaît rien à la vie, tome 1.

 

Han et Leïa.JPG
Si si, je connais plein de choses à la vie, je publie même des photos de gens qui se presqu'embrassent sur mon blog !

 

 

À part ça, j'ai suivi vos conseils à propos du chocolat comme remède imparable contre l'attaque des heaumes (ou plutôt, du heaume. Et ce n'est même pas une attaque. Bref, je suis encore en plein délire) : je mange du chocolat. Plein de chocolat. Je me gave de chocolat. L'autre jour, j'ai fait un gâteau au chocolat avec ma sœur. Il manquait trois œufs (14 œufs, dont 5 périmés depuis le 6, et 8 réservés pour ma mère) pour accomplir la recette dans toute sa perfection. Du coup, j'ai décidé d'augmenter les doses en chocolat, beurre et farine. Et d'ajouter du lait. Du coup, le gâteau était en fait une sorte de caramel chocolaté géant qui nous a englué les molaires. Et puis j'engloutis tous les carrés de chocolat passant à ma portée. Réserves d'écureuil au moment du café, chapardage de chocolat en placard de maisonnée, empiffrage de cookies.

Tac.gif

 

Et vous savez quoi ?

Je crois que la dose n'est pas encore assez forte, parce qu'à part une prise d'embonpoint débutante, je n'en ressens pas les effets.

17 juin 2008

Un peu d'escargots à la mozza ?

Il était une fois...

Un pays où les gens regardaient la télévision.

Et surtout le football.

Il était une fois un pays où la petite qui monte, la grosse qui pompe et la bien-de-chez-nous se faisaient concurrence pour attirer le quidam vautré sur son canap'. 

Il était une fois une brunette qui ne regardait la télévision que pour suivre les pérégrinations de son médecin misanthrope préféré, à l'instar de toute sa petite famille.

snow-white-and-the-seven-dwarfs.jpg
Sept hommes au pied de mon lit... Pouf pique-nique-douille-c'est-toi-l'andouille ! 
Ho, et puis pourquoi choisir, après tout... 
 
Non mais sans blague, quelle cochonnette cette Blanche-Neige !
(Encore une brunette, tiens) 

 

Et un jour...

Un jour...

Tout commença sans doute le jour où un blanc-mailloté lança sa tête à la calvitie plus-que-naissante dans le torse de son adversaire mangeur-de-pizzas. Ou le jour où les habitants de l'île de Sicile que je visitais avec ma classe de troisième nous ricanèrent au visage (c'était quand on n'avait pas atteint les quarts de finale, en 2002). Ou le jour où...

Depuis ce jour, ou encore un autre, qu'en sais-je après tout, les mangeurs de grenouilles et d'escargots à l'ail (comme je suis fière d'être française, tout à coup !), contrairement aux Japonais qui augmentent les stats des hébergeurs du Louvre, ne peuvent plus voir la Joconde en peinture.

duchampLHOOQ.jpg
De toutes façons, la Joconde elle a chaud au cul...
 

Depuis ce jour maudit, le peuple des Baguette-à-Bérêt met un point d'honneur à faire l'acquisition de breuvage fermenté et de pétales de pommes de terre grillés à chaque affrontement footballistique avec celui de la Mozarella. 

Et un jour...

L'affrontement footballistique fut programmé le même jour, à la même heure, que les pérégrinations du médecin misanthrope.

 

Et en l'honneur du peuple napoléonien...  

Napoléon.png
En avant ! Sus aux grenouilles, aux escargots, et à ces grognasses de vaches normandes !  

 

La génitrice de la brunette choisit de laisser tomber Docteur Maison ! (Et Hercule Poirot, par la même occasion, mais le héros moustachu venait en troisième choix...)

 

Fort décontenancée je suis. 

 

 

EDIT> Punaise, vu la branlée du siècle qu'on se prend, il aurait largement mieux valu qu'on regarde mon diagnosticien préféré... Pauvres de nous, pauvres de nous... Ce n'est pas encore cette année que je retournerai en Sicile ! 

15 juin 2008

Page 4 ?

Pour être admise à l'ENSP, j'ai encore un oral à passer. Et pour cet oral, je dois lire 3 bouquins. Je suis allée en acheter un samedi dernier, en me disant que je le lirai dans les transports... Lundi matin, confortablement installée dans le Paris-Chartres de 8h15, j'ouvre le bouquin et le commence. Le type parle des villes, de Paris, il aborde Nantes.
J'arrive à la page 4 quand...
Heu non, ce n'est pas la page 4. C'est la 6.
Quoi, la page 6 ? Et la 4 et la 5, elles sont passées où ? (dans ton cul) Y z'ont fumé quoi les éditeurs ?
Ha bah non, il ya bien une page 4. Et une page 5. Mais la 3 et la 6 sont collées entre elles, du coup on ne peut pas lire les 4 et 5.
Ha mais... Il semblerait que ça soit récurrent dans le bouquin. Sapristi ! À tous les coups, il n'y avait qu'un seul bouquin mal découpé dans toute la Fnouc, et c'est celui-là que j'ai choisi.
 
Donc, lundi après-midi, je me pointe à la Fnouc pour prendre un bouquin lisible. À l'accueil, je rends mon exemplaire et reçois un coupon. Puis je monte au rayon littérature et vais examiner les exemplaires restants.
Sapristi !
Ils sont tous pareils, pages mal découpées.
Je saisis l'exemplaire le plus présentable, scotche ce que je crois ressembler à un sourire de femme d'affaires aguerrie sur ma figure, et vais aborder le vendeur en chef du rayon littérature.
 
Bonjour, voilà, j'ai un problème avec ce bouquin : je dois le lire pour un concours que je passe à la fin du mois, mais je ne peux pas le lire, les pages sont mal découpées...
Oui, c'est normal.
Heu, quoi ? Je ne peux pas le lire, les pages sont collées, regardez, là...
Oui oui. Il faut un coupe-papier.
Heu... quoi ? Mais je n'ai pas de coupe-papier, moi !
 Bah, il faut en acheter un.
Ha bon.
Oui. C'est un choix de l'édition pour rappeler le temps où les pages n'étaient pas pré-découpées et où il fallait le faire soi-même...
 Ha bon. Mais vous êtes sûr ? Parce qu'en haut il y a des pointillés pour le découpage, mais sur le côté...
Oui je suis sûr. Écoutez, je n'y suis pour rien, c'est l'édition, ils sont tous comme ça.
Ha bon.
...
Et je dois le découper comment alors ?
Avec un coupe-papier, comme ça, là, et là... Par contre, n'essayez pas avec le doigt, ça déchire tout. 
 
 
Depuis lundi, j'apprends donc à découper les livres comme au Moyen-Âge (enfin, comme avant que les machines à découper les pages correctement  aient fait leur apparition). Armée de ciseaux, de couteaux de cuisine, de mes clés, voire de mes doigts (flûte pour le responsable Littérature, hein), je déchire à la barbare les pages scellées du bouquin. En y prenant un certain plaisir. 
 
uvodnyobr.gif
 
 
Mais bon, si la maison d'édition avait songé à placer un mini-message d'avertissement au début du livre, je ne m'en serais aps plus mal portée. Ça m'aurait évité de passer pour une cruche devant ceux qui connaissaient l'entourloupe.

11 juin 2008

Dysenterie

Je me sens un peu vidée.

Un peu comme si ça faisait une semaine que mon système digestif ne répondait plus correctement. Houston, répondez ! Ça être nourriture, ça être bon, vous le garder, sinon vous devenir rachitique/anémié/tout maigre puis mourir de faim !

The problem is, tout changement de rythme de vie perturbe mon ventre de déesse.

Un peu comme si un heaume que j'avais pris en affection avait lâché par inadvertance qu'il était "in relationship" alors qu'il ne se conduisait pas du tout en tant que tel (ho, ça va, hein) (je parle à ma conscience là) (et aussi aux deux du fond qui ont pensé que j'étais infréquentable) (oui, je vous vois penser).

The problem is, je possède au fin fond de ma poitrine de déesse un battant d'artichaut qui fond tel le flan pour tout heaume doté de deux yeux océanesques que je côtoie régulièrement. Même le plus crétin des crétins saurait trouver grâce à mes yeux si les siens étaient couleur Atlantique et pétillaient quand je tente une blague. Je retombe donc en affection de sa personne. Mais sans plus, hein.

Heaume.jpg
Ce heaume-là, on peut le partager, mais faites gaffe il vaut son pesant de cacahuètes... Un kilo de plumes n'est pas plus lourd qu'un kilo de plomb, l'inverse est valable aussi.   

Un peu comme si je foirais des manips, comme si je n'avais pas été à mon passage de grades en taekwondo parce que je n'avais pas pris le temps d'apprendre mes poomsés, comme si mes connaissances et réflexions en matière de paysage s'étaient évaporées. 

The problem is, j'ai la tête comme une citrouille, je n'arrive pas à définir mes priorités, qu'est-ce que je dois faire, qu'est-ce que je dois sacrifier ? Concours en premier, labo en deuxième, taekwondo en fin de liste, où placer Poulet ? 

 Mais surtout : où est Charlie ?

Charlie est là.JPG
 

Un peu comme si on me demandait mon avis, me disait de me débrouiller seule, alors que je ne sais pas. Je ne sais pas. Je ne sais pas. J'ai l'impression de le répéter à longueur de journée...

The problem is, on ne laissera jamais un gosse décider de lui même quand est-ce qu'il enlèvera la paire de petites roues à son vélo.  

Vélocipède.jpg
Sapristi ! Un vélocipède à vapeur ! 

 

 

Je me sens lasse.

Heureusement que tout ça, c'est du comme si... pas vrai ?  

 

EDIT, 17/06/2008> Cette note a été éditée il n'y a pas plus tard que maintenant (moi bien parler la France), à 18h56 et quelques poussières. Puisque je suis totalement trouvable à partir de mots-clés simples... Et lisible par mes parents. 

07 juin 2008

Criez votre joie...

ADMISSIBLE !

 

(Ça claque, non ?)

 

Je suis admissible à mon concours d'entrée à l'ENSP.

Le site a été indisponible toute la journée d'hier, j'ai dormi chez Poulet et c'est lui qui a pensé a le consulter ce matin. Il a cliqué, la page s'est ouverte, descends, vas-y descends, descends encore, bon ferme la page j'y suis pas.
Mais... si, j'y suis !

J'ai acheté le premier livre de la bibliographie nécessaire pour passer l'oral ce matin, et commandé les deux autres. Oral le 30 ou le 1er juillet. Moi qui étais quasi-sûre de ne pas l'avoir... Je n'ai rien préparé et sorti l'affaire de ma tête (ou presque). Je vais pouvoir mettre mon heure et quart de trajet vers Jouy-en-Josas à profit ! Le livre que j'ai acheté a l'air un peu saoulant, heureusement les deux autres comportent images et photos (oui, je suis revenue à un âge mental de gosse de maternelle : un peu de texte ok, mais le mieux c'est les imazzes maman !). 18 euros pour un livre en format poche... J'ai souffert.

Maintenant, j'ai une raison valable pour me tirer les petites peaux des doigts... Angoisse, angoisse !

Niki - ensp versailles.jpg
HomyGod, je n'arriverai jamais à faire quelque chose d'aussi bien que ce que dessine cette fille... 

06 juin 2008

N2

Quand on tape "Laure stagiaire Jouy-en-Josas Inra" sur un célèbre moteur de recherche, on arrive direct sur Cactus et Pissenlits.

Étonnant.

Je voulais parler d'aspects plus personnels de mes journées au labo, mais là ça ne va pas être possible, du coup...

C'est toujours aussi bien mais je suis claquée. Normal, après une semaine intensive, pour moi qui n'ai plus l'habitude de bosser autant.

 

Tout à l'heure on est allés dans la salle de l'azote liquide pour aller piocher un nouveau type de cellules, mises à congeler dans l'azote... C'est drôle, la température d'éullition de l'azote est tellement basse que j'ai à peine pu voir le liquide avant que tout ne s'évapore - en formant une brume digne du plus chouette des trains fantômes.  En approchant ma main de la brume (l'azote liquide n'est néfaste que si on le touche un certain temps : avant, c'est comme quand on passe le doig très vite à travers la flamme d'une bougie, on est protégé par une petite couche d'air), j'ai senti le froid et les picotements que l'azote causait à ma peau en se barrant loin des tubes. 

azote liquide.jpg

L'ambiance est toujours bonne. Mes résultats sont toujours en contradiction avec ce qu'on attendait : un gène qu'on pensait plus exprimé à cause d'une protéine est plus exprimé... quand la protéine n'est pas là. Embarrassant. Et assez déstabilisant pour mon responsable, surtout qu'il s'était basé sur des expériences assez fines...

Je fais de très beaux fichiers Excel (c'est eux qui le disent) en m'éclatant (comme je peux) avec la décoration des graphiques. Du tuning d'histogrammes, en quelque sorte... Je mets des photos de virus en arrière-plan, j'applique un effet marbre aux colonnes, ça me met en joie et ne contrarie pas les deux membres de mon équipe. (En fait, l'effet marbre est même assez avantageux : on imprime en noir et blanc, donc les différences de texture sont les bienvenues.) 

influenza a viruses.gif
C'est cette photo-là que j'ai mise en arrière-plan de mon graphique...
Mais surtout, c'est sur ce virus-là qu'on travaille ! 
Qui aurait dit que la grippe pouvait être jolie ?
 
 
 

J'attends toujours les résultats de mon concours d'entrée dans les écoles d'architecture-paysagisme. Ils doivent arriver aujourd'hui, mais le site n'est pas accessible, ils ont sans doute des problèmes avec la mise à jour... Je stresse - et commence à me demander ce que je ferais si je l'avais. Est-ce que je ne préfère pas rester dans la recherche, finalement ? 

04 juin 2008

The place to be

Chers tous (ceux que je lis, ceux que je lis pas, ceux que j'aime, ceux que je n'aime pas, et puis coucou Papa, coucou Maman),
 
J'espère que vous vous portez au mieux. 
 
Porte.jpg
Pour ma part, je me porte très bien... Noooon c'est bon, je ne fais plus de blagues pourries... Ne prenez pas la porte ! Je peux vous apporter beaucoup ! 
 
 
J'ai commencé mon stage mercredi, et pour l'instant c'est pas mal éclatant. Dans tous les sens du terme : fatigant mais à peu près génial ! Fatigant parce que je dois me lever tôt (6h40, pour moi c'est très tôt...) pour être là-bas vers 9h, et je quitte le labo à 18h. Si je veux garder une vie sociale satisfaisante, je dois me coucher un peu tard...
À peu près génial parce que mon équipe est très sympa, le labo est chouette, j'adore l'ambiance, les chevaux dans le pré sont toujours là (l'emplacement est loué par un fermier... J'ai appris à mon grand dam qu'il n'y a pas d'expérimentations scientifiques machiavéliques dessus), les vaches aussi (même temps, même laïus). Le manger est bon et pas cher. Et le sujet des recherches auxquelles je participe est passionnant !
Mais surtout, surtout, il y a ce sentiment jouissif de servir à quelque chose, d'être une pierre dans l'édifice, d'en apprendre aux autres (j'aide un peu la technicienne de l'équipe sur quelques côtés théoriques). Et puis, avoir ses premiers résultats sur des manipulations longues dont on nous a rabattu les oreilles avec le principe pendant deux semestres...
 
Kary Mullis.JPG
Je vous présente Kary Mullis, concepteur de la réaction de PCR, qui est àla base de toutes les manips de biologie moléculaire...
On s'amuse bien en biologie, non ? 
 
 
Pour l'instant, niveau résultats ce n'est pas encore ça. Les manipulations ont marché mais on trouve exactement l'inverse de ce à quoi on s'attendait... Heureusement, ce n'est pas encore gênant vu que ce sont les premières manipulations.
Mon responsable de stage m'intimide, il est jeune mais je bafouille quand je lui parle ! J'ai vraiment l'impression d'être une minuscule rougissante. J'ai aussi l'impression que la moitié de la gent féminine du labo le trouve irrésistible - mais c'est peut-être l'effet bonus de la bonne ambiance du labo : tout n'est que joie et amour. 
Alors, certes les gens que je côtoie sont spéciaux - blagues de scientifiques ou autres - mais pour des gens spéciaux, ils sont vachement chouettes.
Je parle à des gens ! J'intéragis, je communique, je travaille, j'ai des résultats, je parle à des gens ! Je me sens tel le poisson remis à l'air frais... Heu, le poisson remis à l'eau fraîche, pardon.
 
Gros poisson pêché.jpg
Coucou c'est moi ! Je suis un gros gros poisson !
(Image prise sur un site de pêche en Guinée-Bissau.......) 
 
 
En parlant d'air frais, j'assiste la technicienne dans une partie 'dangereuse' du labo, le P2. À l'intérieur, il y a un bruit fou à cause des hottes aspirantes et des machines bizarres et quand j'y suis, j'ai l'impression de manquer d'air, ça bourdonne dans mon crâne et dans ma tête. Mais je ne pourrais pas me passer d'y aller : on y manipule les virus, les cellules infectées, le sang contaminé... Ce ne sont pas forcément les manipulations les plus palpitantes qui y ont lieu, mais c'est... the place to be.
D'ailleurs, c'est étrange : ce labo est le premier endroit depuis un bail, à part les bras de Poulet, où je me suis sentie bien. Vivante, utile, à ma place.
Et si je n'étais pas totalement consciente que je n'y suis que depuis 3 jours et que si ça se trouve, dans 3 jours j'en aurai marre, je dirais que c'est dommage que je n'y reste qu'un mois, et que vivement mon prochain stage. On n'en est pas encore là.
 
PS1- Je répondrai bientôt à vos commentaires.
PS2- Bon anniversaire à mon Papa (coucou Papa), 50 ans dans quelques heures.
PS3- Heu non, moi je préfère la Wii, on peut jouer à Mario Kart et maigrir des fesses.

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