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21 juin 2008
Campagne
Je n'ai pas mis longtemps à m'habituer à la campagne. Oui, Jouy-en-Josas, même si elle est accessible en 10 minutes à partir de Versailles, fait partie de la campagne, c'est clair.
En tout cas, son voisinage immédiat en est imprégné. Pour rentrer à Paris le soir, mon responsable de stage (Ricardo) (bien fait, je n'allais pas te donner un prénom cool, quand même) (je dis ''tu'' au cas où Ricardo tombe sur cette page, ce qui est après tout probable) et moi-même n'allons pas toujours prendre le tortillard à Jouy. Parfois, on passe par derrière – si j'ose dire – et on chope le même tortillard à la gare d'avant, Vauboyen.
Vauboyen, c'est la campagne pour de vrai. Pour accéder à la gare, on longe la rivière et les champs pendant quelques minutes. Devant le passage à niveau, il y a des parcelles de potager. Mercredi dernier, en passant devant la parcelle, j'ai vu – de mes yeux vu – le potageur. À qui j'ai quémandé le renseignement légumier : ces plantes en pleine floraison violacée, là, c'était quoi ?
... Des pommes de terre. Comment annoncer qu'on vient de Paris en se payant la honte face à un potageur officiel, tome 1. J'ai eu droit à 5 minutes de causette avec le potageur, pendant lesquelles on a discuté des rutabagas et des topinambours. (Ensuite j'ai pris congé parce que je ne connaissais pas l'horaire de mon train et que je l'aurais eu mauvaise s'il m'était passé sous le nez.)
Quand je suis sur le quai de cette station, puisqu'on ne peut pas parler de gare : il y a juste deux quais posés au milieu de la verdure (et paf les quais, en gros), je ne pense que plénitude et Into the Wild. Les oiseaux gazouillent et le seul élément d'urbanisme qu'on puisse apercevoir est le clocher du village. C'est juste Haaaaaaaaaa, un point c'est tout.
Tout à l'heure, en rentrant à Paris, j'ai voulu retourner voir le square Récamier (dans le 7ème arrondissement), en passe de devenir mon jardin parisien préféré.
En sortant du métro, je me suis rendu compte que je commençais à devenir étrangère à la ville. Où est passé le ciel ? Mais d'où viennent ces immenses blocs de pierre, qui les a posés là, comment les gens font-ils pour vivre dedans ? C'est quoi tout ce bruit ? Et pourquoi l'air sent mauvais ? (Devant mon bâtiment à l'INRA, le chemin est flanqué d'un côté par une haie de rosiers qui sont actuellement en fleurs. Ça embaume tellement que j'en viens presque à aimer les rosiers.)
Le square me semble toujours chouette, mais je ne me suis pas éternisée. On était quatre à l'intérieur. Tout petit, mais conçu pour donner des impressions de recoins, d'intimité, de cachettes. Une femme lisait (ou essayait) sur un banc. J'ai fini mon petit tour en passant devant un couple que j'avais voulu éviter pour ne pas déranger. La fille se raclait la gorge bruyamment au moment où je me suis approchée. Assise sur les genoux de son mec, elle rabaissait sa jupe relevée sur ses cuisses. Le mec avait le pantalon descendu juste en-dessous des fesses. Je n'ai même pas trouvé ça dégueu. Comment passer pour une fille à l'esprit large quand on ne connaît rien à la vie, tome 1.
À part ça, j'ai suivi vos conseils à propos du chocolat comme remède imparable contre l'attaque des heaumes (ou plutôt, du heaume. Et ce n'est même pas une attaque. Bref, je suis encore en plein délire) : je mange du chocolat. Plein de chocolat. Je me gave de chocolat. L'autre jour, j'ai fait un gâteau au chocolat avec ma sœur. Il manquait trois œufs (14 œufs, dont 5 périmés depuis le 6, et 8 réservés pour ma mère) pour accomplir la recette dans toute sa perfection. Du coup, j'ai décidé d'augmenter les doses en chocolat, beurre et farine. Et d'ajouter du lait. Du coup, le gâteau était en fait une sorte de caramel chocolaté géant qui nous a englué les molaires. Et puis j'engloutis tous les carrés de chocolat passant à ma portée. Réserves d'écureuil au moment du café, chapardage de chocolat en placard de maisonnée, empiffrage de cookies.
Et vous savez quoi ?
Je crois que la dose n'est pas encore assez forte, parce qu'à part une prise d'embonpoint débutante, je n'en ressens pas les effets.
12:33 Publié dans On s'en va ? | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : pomme de terre, chocolat, écureuil, tic et tac, stage, paris, jouy-en-josas





Commentaires
excellent ta recette ! une vrai testeuse
Ecrit par : lili est insolente | 21 juin 2008
bouah, Paris, moi je pense que je ne pourrais pas J'ai vécu jusqu'a l'age de 12ans en pleine campagne et jamais dans une grande ville, alors Paris... non ^^
Ton lieu de stage a vraiment génial. Ce que tu fais, tu poses une tente dans le parc a coté de ton lieu de stage comme ça, pas de train, pas de ville, juste la campagne et la tranquillité :)
Ecrit par : daweed | 21 juin 2008
Non merci, pas de topinambours, je suis au régime dissocié sans légumes.
Sinon le coup du couple qui fait des choses sales en public, c'est pas mal. Tu pourras dire que tu l'as vu une fois dans ta vie, et c'est pas donné à tout le monde.
Ecrit par : Rima | 22 juin 2008
Lili> Excellente, c'est le mot... Heureusement que je suis là pour tester toutes les variantes dégueu de gâteaux au chocolat !
Daweed> Le train ne me dérange pas. C'est agréable, on se pose et on sait qu'on va loin... Ça met dans l'état d'esprit du voyage. Par contre, le métro commence à m'insupporter, alors je vais peut-être poser ma tente en haut de la tour Montparnasse !
Rima> C'est ce que je me suis dit aussi... Remarque, cet été je vais à Berlin avec Poulet et il paraît que dans les parcs berlinois, ça y va !
Ecrit par : Laure | 22 juin 2008
Evite les coins nudistes desdits parcs berlinois ! Moi aussi je vais à Berlin cet été. Décidément, nous suivons des trajectoires parallèles ! Géographiquement seulement, mais c'est rigolo.
Le chocolat. Tiens, je devrais essayer. Ca me remonterait peut-être le moral.
Ecrit par : Luciole en couleurs | 23 juin 2008
Moi la camapagne c est mon truc ! J habite à la campagne et la vraie, avec la forêt à 500 m de ma maison, oui madame et ça à 20 min de RER de Bibliothèque F Miterrand ! hein ....
Les légumes et fleurs je connais, car mes parents qui n habitent pas dan le coin maus là carrément plus loin, m ont appris à apprécier et valoriser les choses et la terre en fait partie, donc dès mon plus jeune age j avais mon caré de terre que je devais semer,planter, nettoyer, biner et cultiver une merveille, ... j arretes donc là sinon je vais te parler pendant des heures de mes valeurs terriennes, et du respect que l on doit aux gens qui la cultive ... vieux trucs d une autre époque mais ça reste comme collée dans les genes
Si les toponambours c est excellent c est très très fins MAIS ça donne grave des gaz ... si bien que l on doit apprendre à les manger c est à dire la premier fois on en ange peu et on augmete les doses après ...
Topinambours oussi c est très bon ... et la patate vittelotte un délice un patate qui sent la terre une écrasée de vitelotte c est terrible ... bon j arrete là sinon je vais de parler de la culture et récolte des asperges, des crosnes, etc etc
Sur ce je file, avant que tu me banisses de on blog pour bavardages excessifs !
Ecrit par : Lénia | 25 juin 2008
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