22 mai 2008
3 millions pour un Ashton
Pour ma soeur qui est admissible à son concours d'école de commerce... Je demande la Ola !
Pour ma soeur qui n'a jugé important de me le dire et a attendu que mes parents me le disent... Je demande la non-Ola.
Pour ma soeur qui m'avait conseillé d'aller voir Jackpot au ciné... Bizarrement, je requiers une Ola again.
Contre toute attente, vu l'affiche horrible et le synopsis, Jackpot est un chouette film.
Joy, trader à New York, vient de se faire larguer par Mason (un mec avec un nom aussi naze ne pouait pas être un mec bien, Joy ! Ta mère ne t'avait-elle donc rien appris ?), juste avant de lui offrir deux billets pour Las Vegas. Jack, qui vient de se faire virer de son job de menuisier, se bourre la gueule avec son meilleur poto et décide de devenir un homme, grâce à un voyage à Vegas.
Comme de juste, Joy, accompagnée de sa meilleure potesse, rencontre Jack, accompagné toujours de son meilleur poto. En quelques heures, ils sont tous les 4 puissamment torchés... Joy et Jack se racontent leurs vies, se bécotent, boivent encore et... trou noir. Quand Joy se réveille le lendemain matin, elle a une superbe bague made in Vegas à l'annulaire...
Le problème, c'est que Jack et Joy ne peuvent pas se blairer. Joy veut toujours tout contrôler, planifier, tandis que Jack est un mec à la cool... Un peu trop, même.
Le deuxième problème, c'est qu'au moment où ils choisissent de se séparer, Jack choure une pièce à Joy et la met dans une machine à sous.
Jackpot.
Comment divorcer lorsque le couple vient de gagner 3.000.000 $ et tombe sur un juge salement attaché aux valeurs du mariage ?
Bon, c'est une comédie romantique, donc on connaît la fin dès le début. (Ils meurent tous les deux tués par les membres d'une secte qui proclamait que nous étions tous les enfants des fleurs.)
MAIS, alors que je ne pouvais plus supporter la vue des tronches hilares de Cameron Diaz et d'Ashton Kuchter sur les affiches, ils se démerdent plutôt bien dans le film. Lui-même plutôt bien mis en scène.
Mais surtout, surtout, les gags font mouche. J'avais peur d'un film qui joue sur le vulgaire ; en fait, les gags le sont très peu. L'humour reste surtout sur le mariage et la vie de couple en général. Et c'est drôle.
Évidemment, le fait que les deux acteurs principaux soient agréables à regarder ne gâche rien...

Donc, Jackpot, c'est très très prévisible. Mais on est pris dedans, c'est drôle, et c'est ce qui compte.
12:24 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : film, ashton kuchter, cameron diaz, jackpot, comédie romantique
20 mai 2008
Mon estomac, les gens, la cuisine et moi.
Je fus taguée par Headbanging, pour un petit questionnaire à propos de la cuisine !
Un tag très original : 6 questions, dont tout le monde se fiche a priori de la réponse, un défi : rendre ça intéressant. Puis, embêter 6 autres innocents pour qu'ils se torturent l'esprit à propos de ce qu'ils ressentent pour l'art culinaire !
Obligations auxquelles je suis soumise :
¤ mettre le règlement sur mon blog
¤ répondre aux 6 questions, sinon panpan-cucul
¤ taguer 6 personnes à la fin du billet en mettant leur lien
¤ avertir directement sur leur blog les personnes taggées
1. Un aliment ou produit que je n'aime pas du tout :
Il y en a de moins en moins : je n'aime pas faire ma difficile. Et j'ai très peur de me retrouver à un vrai dîner un soir, devant un plat dont je n'aimerais pas le légume, par exemple ! Au restau U, j'en avais assez de ne me sustanter que de pizzas (lourdes) ou de steaks-frites (mal cuits), alors j'ai essayé tous les trucs différents qu'ils avaient à me proposer. Lentilles, épinards, blettes, courgettes, choucroute... J'ai commencé à faire des efforts pour les choux-fleurs, l'ail, les endives... Ça porte plutôt bien ses bananes. Ça m'a aussi conduite à adorer les épinards. Et la choucroute.
Même le beurre, que je haïssais de haine pure, est de mieux en mieux toléré par moi-même. Je commence à apprécier le beurre fondu, et le beurre salé. Finalement, le reflet jaune du bouton d'or sous mon menton ne s'était peut-être pas planté de destinataire !
2. Mes trois aliments favoris :
Ça va être dur de n'en choisir que trois !
-
Les crustacés et coquillages. Coquilles Saint-Jacques, huîtres, moules, crevettes : je ne peux pas résister... Surtout quand l'assaisonnement est bon : coquilles Saint-Jacques revenues à l'ail, huîtres contenant encore de l'eau de mer, avec une minuscule goutte de citron, moules au vin blanc...
-
La crème fraîche. Découverte il y a peu, j'en mets partout. Je ne vais pas jusqu'à la manger crue (quoique), mais j'en utilise beaucoup trop ! Dans les omelettes, dans le riz, les pâtes, pour assaisonner des légumes... Oui, c'est gras. Mais j'aime le gras.
-
Le chocolat noir ! Dans une mousse ou une crème, dans un gâteau, des biscuits... Mais surtout en tablette, comme la tablette Noir aux noisettes de Monoprixx.
-
(Oui, je triche, c'est impossible de ne pas citer :) Les fruits. La mère de Poulet fait des salades de fruits à tomber avec de la mangue, des framboises, des fraises et plein d'autres trucs. J'adoooore
regarder danser les gensles fruits.
3. Ma recette favorite :
Faite par moi-même : le poulet aux épices. Mais je n'en ai pas fait depuis 4 ans ! La recette est encore associée à de mauvais souvenirs. Et surtout, demande beaucoup de temps de préparation, puisqu'il faut laisser le poulet mariner dans les épices toute la nuit et faire deux passages au four.
Puisque je veux répandre la paix et l'amuuuur dans le Monde, je vous livre la recette du poulet aux épices ci-après :
Pour 4 personnes, il faut 4 pattes de poulet coupées en deux (pilon et cuisse séparés, donc). Surtout, demander au boucher de couper lui-même, parce qu'il n'y a rien de plus épuisant psychologiquement que d'écarteler un poulet et de finir le travail au couteau mal aiguisé. Si le boucher est gentil, il faut aussi lui demander de faire deux entailles prodonfes dans chaque morceau, pour ne pas avoir à les faire soi-même.
Il faut ausi 230g de yaourt crémeux, une cuillerée à soupe et demie d'huile végétale (le tournesol c'est pas bon pour le cholestérol !), un gros oignon, une gousse d'ail, une cuillerée à café de safran, une cuillerée à café de curry en poudre, et une cuillerée à café de poivre de Cayenne. Et puis du sel et du poivre, du poivre normal cette fois parce qu'on ne va pas se ruiner pour assaisonner du poulet.
Donc, une fois que les morceaux de poulet sont entaillés, on mélange les épices et une cuillerée à soupe d'huile dans un saladier et on fout le poulet dedans. On le retourne dans tous les sens puis on laisse tel quel dans le frigo pendant la nuit.
Au petit matin (oui, il vaut mieux être une personne capable d'endurer l'odeur du poulet au matin), on sort le poulet du réfrigirateur, on l'étend sur les plaques du four (préchauffé au préalable à 180°C, soit thermostat 6 pour les pauvres gens dépourvus d'un four affichant les degrés) et on le laisse roupiller pendant 30 minutes. Il faut faire gaffe à garder le saladier tel quel, parce qu'on va utiliser le reste d'épices.
Pendant ce temps, on hache l'oignon, avec des lunettes de rock star comme Pénélope Jolicoeur sur le nez pour ne pas chialer telle la Madeleine éplorée, et on fait dorer en poêle avec la demi-cuillerée d'huile qui restait de la veille (ou que vous n'aviez pas sortie, si vous êtes malin et avez lu la recette jusqu'au bout avant de commencer). Pendant que ça dore, on verse le yarrrourrrt dans le saladier où gisaient tristement les épices qui restaient, on ajoute une gousse d'ail pressée (je n'ai pas de presseur d'ail, alors je la coupais en ch'tis morceaux... Ou bien je ne mettais pas d'ail, personne n'en est mort), puis l'oignon tout doré.
Et hop, une fois la sieste du poulet dans le four terminée, on dépose ce joli mélange sur le poulet, et on remet à la sieste au four pendant 25 minutes environ.
Et c'est fini ! En fait, ça prend plein de temps, mais il n'y a quasiment rien à faire. Et surtout, c'est booooon !

Sinon, j'aime aussi le gratin d'asperges au comté de mon papa, le gratin d'endives au gruyère de mon papa, la tarte poire-chocolat de ma maman, les steaks de thon de ma maman, les verrines tartare de saumon-purée de céleri de ma tante Girbitte. Maintenant, achevez-moi, j'ai la dalle !!
(Et puis la quiche au saumon est toujours un succès.)
4. Ma boisson de prédilection :
Alcoolisée : la bière (Romain m'a éduquée à la bière d'abbaye, et j'adore goûter plein de bières que je ne connais pas), le champagne (il paraît que le champagne est censé se boire à température ambiante... et je suis plutôt d'accord), ou le mojito. Mais j'adore tester les cocktails, quand j'ai les moyens. Vendredi, pour fêter la fin des examens, on est sortis dans un bar et j'ai tenté le Blue Stone. Impossible de me souvenir de ce qu'il y avait dedans, à part du cognac ! J'ai failli prendre un Pink Lady, le nom m'avait tentée (on se demande bien pourquoi !), mais les composants ne m'ont pas tentée - il y avait de la fraise, je crois. Et puis j'ai pris des shots vodka-caramel et vodka-pistache et c'était booooooooooooon.
Sans alcool : l'eau gazeuse, en ce moment. Je me fais parfois un super mélange eau gazeuse + un peu de jus d'orange + un peu de sucre, ça me fait un soda maison et me rend très fière de moi-même !
-
Le plat que je rêve de réaliser et que je n'ai toujours pas fait :
- Le fondant au chocolat. Je rêve de le réussir parfaitement et de pouvoir le ressortir pour des dîners romantiques. Sans blague, pendant un dîner en tête-à-tête à la maison, ça la fout mal de sortir des yaourts ou des bananes, ou encore un gâteau fait par quelqu'un d'autre !
Le tiramisu, aussi (encore une influence de Romain). Pour les mêmes occasions, mais aussi pour les dîners entre amis. Le tiramisu, c'est délicieux, ça contient du chocolat et un peu d'alcool, j'en déduis donc que ça convient parfaitement à tout repas entre vingtenaires.
-
Mon meilleur souvenir culinaire :
J'adore quand mon père cuisine des plats un peu spéciaux. Risotto aux cèpes, salade de poivrons, les gratins aux asperges ou aux endives susmentionnés...
Sinon, j'ai toujours un grand souvenir du moelleux au chocolat surmontée d'une boule de glace à la vanille qu'on prenait chez Courtepaille quand on y déjeunait avec ma grand-mère. Il a longtemps été éclipsé de la carte puis a fait son come-back... Mais maintenant, sans ma grand-mère, ou peut-être juste parce que j'ai grandi, il est moins bon.
J'ai maintenant l'honneur et le bonheur de transmettre cette chaîne spéciale cordon-bleu aux personnes que je n'ai pas embêtées avec Nelson Montfort : Lénia revenue de vacances, Daweed qui se vante d'avoir deux canapés dans sa chambre (pour combien de microondes ??), Pink Lady puisque j'ai failli boire le cocktail qui portait son nom, Sailor Banana dont le blog porte le nom d'une coupe de glace, Fanette qui aime parler de cuisine (soupe, beurre et crumble), et Petite Fleur qui a peur des fuites de gaz.
13:39 Publié dans Consommons gaiement, Manger !!!, Sur la Toile | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
18 mai 2008
Romantisme gringalet
Samedi soir d'il y a 8 jours,
Poulet et moi sommes sortis.
(Ça c'est du scoop !)
Je désirais me sustenter de crêpes. Donc, je lui ai laissé le choix entre dîner dans la très bonne crêperie près de chez lui, ou voguer vers Montparnasse pour tester une crêperie de la Rue des Crêpes (rue de Montparnasse), en lui faisant sentir que j'étais d'humeur exploratrice. Donc, voguage vers Montparnasse.
En chemin, on s'arrête dans une boutique de location de DVD (glamour und palpitant). Je propose Garden State, ils ne l'ont pas. Je m'arrête devant Les Rois de la Glisse, il n'a pas envie. Des Miyazaki, hmm pourquoi pas bof. Après maints tours et retours dans la boutique, on commence à délirer et à proposer n'importe quoi. Poulet tombe alors en arrêt devant une jaquette de DVD montrant une fille aux seins nus : Cashback. Il proposait ça pour rire, mais j'avais très envie de voir ce film à sa sortie... et on l'a pris. Vive les seins nus.

Rue Montparnasse. On y avait déjà testé 2 ou 3 crêperies (la Saint-Malo et la Crêperie Josselin, je n'ai pas souvenance d'une troisième mais qui sait), mais la rue en contient tellement qu'il nous faudra du temps pour en arriver à bout, vu la fréquence de nos sorties-crêpes. Poulet était persuadé qu'on était déjà allés ensemble à la Plougastel, je lui avais déjà répété plusieurs fois (à chaque fois qu'on se promenait dans le coin, en fait) que NON. Donc c'est dans celle-là qu'on a posé nos derrières et aiguisé nos estomacs avec une pierre à feu. Comme ça, la prochaine fois, je n'aurai pas à dire NON quand on passera devant.
On a vite poussé des cris d'orfraie devant la carte. [Carte en forme de crêpe. Et il y a aussi une carte spéciale omelettes, en forme d'omelette. Et une carte spéciale salades, en forme de... devinez quoi ?] Les crêpes étaient plutôt chères. en moyenne, 10 pour une salée et 8 pour une sucrée - pour ce prix-là, en général, on va dîner dans un restau ''traditionnel'' (où on trouve plutôt des bobos ou des quadras que des étudiants comptant la monnaie) et on mange du magret, de l'entrecôte ou des salades aux noix de Saint-Jacques [je m'entraîne pour la chaîne spéciale bouffe que me refile Headbaging !]. Mais si c'est bon... Pourquoi pas.
Les crêpes ont des noms de villes bretonnes. Je me fais reprendre par le serveur parce que j'ai commandé en donnant le contenu de la galette (oeuf-épinards) au lieu de celui de la ville (imprononçable pour une non-initiée).
Les galettes sont toutes plates (et un peu sèches, aussi) ! Moi qui aime bien quand ça déborde de partout...
Pour le dessert, je me prends une beurre-sucre et Poulet une crêpe avec plein de trucs bons dedans (à base de pommes et miel, c'est tout ce dont je me souviens). Elle déborde bien de partout, je la déclare conforme à ma législation crêpière.
Quand on part, le serveur nous fait des blagounettes. Ça ne m'empêche pas de penser qu'on n'a pas cherché à me faire grossir. Or, d'après le Premier Principe du Concoctage de Boustifaille (PPCB), le but du jeu c'est qu'on aime, qu'on se gave et qu'on revienne... et ceux-là ne m'ont pas gavée comme il fallait (surtout pour ce prix-là). Donc, pour la crêperie Plougastel, bonnes crêpes sucrées, bon service, mais pas assez à manger dans les salées et trop cher.
Nous avons ensuite réintégré les pénates de Poulet, avachi nos corps sur le tapis (le salon de Poulet a un gros défaut : l'absence totale de canapé), et lancé le Divertissement Very Divertissant.
Cashback commence avec la rupture entre Suzy et Ben. Ben, le héros, est joué par Sean Biggerstaf, alias Olivier Dubois dans le premier Harry Potter. Ça tombait bien, parce que c'était le personnage dont j'étais amoureuse dans le film. Dommage pour lui, Ben était très amoureux de Suzy. Qui, soit-dit en passant, sort avec un autre une semaine plus tard. Et Ben devient insomniaque. Au bout d'un certain temps, il se fait embaucher de nuit au supermarché. Patron débectant, collègues marrants mais cons comme des balais, et Sharon. Tous les employés s'emmerdent comme des rats morts et cherchent des parades pour ne pas voir le temps passer. Les collègues jouent, Sharon cache sa montre, et Ben... arrête le temps. Il suffit qu'il le décide et hop, tout se met sur pause. Pendant ce temps-là, il dessine. Mais pas des natures mortes avec des boîtes de conserve, non, Ben décide direct de dessiner les femmes du supermarché. Alors, hop, on remonte les jupes, on baisse les t-shirts, et on croque des nus. Sauf Sharon. Sharon se fait croquer aussi, mais reste habillée. Bien entendu, on le sent dès le départ, il y a baleine sous gravillon entre Ben et Sharon. Il n'y a plus qu'à suivre le déroulement des événements.

J'ai aimé... déjà, parce les séquences où Ben dessine sont formidables. Ensuite, parce que le film est drôle. La vie de Ben au supermarché est vraiment pleine de moments qui font rire - ce qu'on n'aurait pas vraiment cru au premier abord. Cashback, ou "comment un boulot infâme peut sembler chouette". La métamorphose de Sharon, Ben le gringalet, les collègues boulets ; l'univers des Beaux-Arts, celui du supermarché : tout m'a plu.
Les acteurs sont bons, les personnages attachants, les scènes bien filmées. C'est la première fois que je remarque l'éclairage dans un film - j'ai bien aimé cette lumière.
Le seul problème, c'est que le dernier tiers (ou quart) du film est beaucoup trop stéréotypé, en mode comédie romantique. Ça m'a un peu énervée, parce que le reste du film était génial, et je trouvais dommage de gâcher la fin comme ça. Je veux dire, un film qui développe un romantisme hors normes et qui finit dans le style Love Actually... dommage est le seul mot qu'on peut attribuer !
Enfin bon, Cashback reste un bon film - mais surtout un film qui m'a 'parlé', pour lequel j'avais des atomes crochus.
PS- Différence notable entre l'affiche française et la version originale !
Version originale :


17:54 Publié dans Film, Manger !!! | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : crêperie, montparnasse, cashback, dvd, film, sean biggerstaf
15 mai 2008
Je déteste un peu moins Nelson Montfort.

Nelson Montfort : je ne l'aime pas. Voilà. Il m'exaspère dès qu'il ouvre la bouche, en fait. Dès que je le vois avancer vers un sportif, le micro à la main, j'ai envie d'éteindre ma télé (que je ne regarde déjà pas souvent).
C'est aussi lui qui a mis un frein à mes envies d'aller voir Les Rois de la Glisse au cinéma : il fait la voix du commentateur des compétitions !
MAIS en ce moment, la Toile s'ébullitionne autour de Nelson Montfort. Parce qu'il est parrain de l'association Face au Monde (créée en juillet 2003... et dont je n'avais jamais entendu parler auparavant), qui a ''lancé un buzz'' sur les blogs autour de sa chanson. Buzz que Petite Fleur m'a expressément chargée de relayer.
Quoi, Nelson Montfort, insupportable quand il commente et interviewe, s'est lancé dans la chanson ?
Calmos : la chanson est écoutable. Et c'est pour une bonne cause : la chanson est vendue sur le site pour un euro seulement -soit, en notre belle époque, à environ 1,5 $, reversé à l'association.
Mais cette association, elle fait quoi ? (Nan parce qu'on s'en balance un peu, des taux de conversion euro-dollar, nous...)
En gros, l'association est constituée de chirurgiens plasticiens, spécialisés dans la réparation des dysmorphies du visage et du crâne.
Pas des dysmorphies comme mon nez qui a une petite bosse pas très esthétique que j'aimerais bien faire aplatir, non, eux ne font pas dans le mode petit joueur, la preuve :
"En pratique, les principales pathologies pouvant être prises en charge par l'Association Face au Monde sont :
- Malformations faciales sévères
- Tumeurs de la tête (hémangiomes, neurofibromatoses, sarcomes…)
- Séquelles de traumatismes du visage et du crâne (séquelles d'accidents de la voie publique, de brûlures…)
- Séquelles d'infections graves du visage"
Elephant Man, Chantal Sébire, le héros du film Ouvre les yeux (l'original repris par Vanilla Sky) : quand on voit le visage de ces personnes, on ne peut s'empêcher d'être gagné par des sentiments qu'on déteste. Répulsion. Dégoût. Peur. Pitié. Rien que pour nous qui n'avons rien à voir avec la malformation, c'est douloureux.
Alors, pour les enfants qui sont dans ce cas ?
Être rejeté par tous ceux que l'ont croise, anciens amis, inconnus, famille... J'ai envie de dire, à côté de ça, "Welcome to my life" de Simple Plan n'en mène pas large.
J'imagine qu'avoir un visage déformé, 'pas comme les autres', doit être intenable. Sans compter que les cas que traitent Face au monde apportent aussi de la douleur physique. [Je rappelle que Chantal Sébire était allergique à la morphine. C'est une allergie qui n'est pas rare. Va chercher bonheur avec Dooliprane, va...]
DONC. Nelson Montfort ne sera sans doute jamais mon chanteur préféré MAIS je l'aime mieux.
Parce que le but de l'association, c'est de permettre d'être heureux à des gosses qui ne le seront pas souvent.
Parce que ses gosses, dont les familles n'ont pas les moyens de payer l'opération, en ont besoin.
Parce que l'opération est simple, accessible à tous, et fera enfin entendre la voix de cette association, à défaut de lui ramener tous les sous dont elle a besoin.
Parce qu'un euro la chanson, ça va, même pour la catégorie des économiseurs (ou "radins compulsifs") dont je fais partie. [On peut aussi choisir de devenir adhérent, ou d'effectuer un don plus gros que le simple achat de la chanson.]
Je demande maintenant à des nems de milieux différents de propager la chose, puisque tel est le but du buzz : Rima, Lili et Mlle Crapaud, qui trouveront sûrement des mots plus justes que les miens pour parler de Nelson Montfort en tant que parrain.

Et en bonus spécial, le clip de Simple Plan, le seul groupe anglophone dont je comprends les paroles du premier coup :
14 mai 2008
Chroniques de Saint-Tropèze (4) : Hot-freeze
Jeudi soir, Poulet est venu rejoindre ma petite famille (et moi-même, donc) à Saint-Tropèze.
J'en profite pour pousser une gueulante écrite sur les autorités ferroviaires. 40 euros et 3h30 de trajet pour un Lyon-Saint-Raphaël, c'est un peu pousser Mémé dans les orties (c'était le trajet le moins long et le moins cher). Alors si en plus, il faut se taper 1h30 de trajet pour accéder à la gare de Saint-Raphaël, gare la plus proche du périmètre (embouteillages mes amis), moi je dis non, autant prendre l'hélicoptère. Ça tombe bien, on a remarqué une piste d'atterrissage pour hélicoptères privés sur une plage à quelques minutes en voiture de l'appart'. On n'a plus qu'à devenir potos avec Johnny H. pour qu'il nous prête le sien.
Entre le jeudi soir et le samedi matin, 10h, 5 personnes ont donc été entassées dans le pas-trop-petit appart' de location. Premier soir. Poulet prépare le tiroir-lit du salon, je m'approprie le canapé au-dessus. Je vais dire bonsoir à mes parents, et mon père me sort, d'un ton plutôt malaimable (mais peut-être me mépris-je) : Bon, vous faites silence hein ! Vous vous couchez vite, je te rappelle que cette pièce est très sonore. Soit il était vénère parce qu'on venait de faire une bataille d'oreillers en gloussant comme des sagouins, soit je venais de prendre la douche froide du siècle. J'ai donc été tel le glaçon avec Poulet, de peur que Père de moi-même débarque dans le salon avec une torche Maglite braquée sur nous au moindre bruit de salivation.
Vendredi matin, je décide que nous partirons en vadrouille avec parents et soeur de moi-même. Après 20 minutes devoiture et autant de marche, on se pose sur une petite plage, juste à côté d'une presqu'île. Poulet et moi partons explorer la presqu'île tandis que famille de moi-même se dore la pilule on the beach. La presqu'île est hyper escarpée et pleine de buissons qui piquent. Les seuls buissons qui ne piquent pas ont tenu le rôle de goguenots pour les visiteurs précédents. J'abandonne l'idée séduisante de Sex in the buissons.
Vendredi midi. La vache. On est rouges. Poulet déteste bronzer sur le dos et est donc sur-crâmé du derrière de cuisses et de genoux, et du dos évidemment. Une partie de son dos est juste rosée : l'endroit où j'ai joué à la masseuse et appliqué de la crème solaire (Nivea, très efficace). On voit très bien la limite de mon posage de crème : une bande sur le côté droit et une bande au-dessus du caleçon de bain sont rouge vif. Moi, je luis, tel le phare rougeoyant d'Alexandrie. C'est antisexuel à mort, et de toutes façons j'ai envie de trucider la moindre personne qui me touche. C'est mort pour Sex in the garden of the résidence.
Vendredi aprèm. Sieste. On glandouille sur un des deux lits de la chambre que je partageais en début de semaine avec ma petite soeur. Ma petite soeur entre, sort, rentre, re-sort, c'est sa chambre après tout. Et puis la sieste telle que l'entendent mes parents se terminent, et ils filent à la piscine en embarquant ma soeur. Oui oui, on vous rejoint. Après nombreux bisous, en sous-entendu. Pas nombreux bisous plus tard, ma soeur resurgit - pas à un moment critique, mais presque. On va partir marcher, vous voulez venir avec nous ou pas ? Sinon les parents disent qu'ils peuvent vous déposer quelque part. Poulet a envie de visiter Saint-Tropèze, pour voir. Let's go to Saint-Tropèze, alors (l'appart' est basé à 500m de la frontière entre saint-Tropèze et le monde réel, mais il faut marcher le long de la Nationale pour y aller). Arrivederci à l'idée de Sex in the bedroom of ma soeur.
J'emmène Poulet le long du port, dans les rues emplies de boutiques de luxe, près du clocher rouge et jaune, à la Citadelle. J'ai chaud et envie de boire un verre, mais pas assez pour y investir 5 euros (le prix moyen du verre d'eau à Saint-Tropèze). J'achète une bouteille d'eau pétillante au Casin*, à la place. On rentre en longeant la plage et j'ai fichtrement envie de me baigner... Mais pas Poulet, parce qu'on s'est déjà baignés le matin-même et que l'eau est frisquette. Tant pis, je mets juste les pieds...Ça me vexe un peu, qu'il ne veuille pas se baigner avec moi... les genoux... Bon, j'y vais en entier, je fais rapide !
J'adore nager en étant assez loin de la plage pour pouvoir ne voir que les montagnes. J'ai l'impression d'être ailleurs.
Puis, je me rends compte que je baigne dans le fuel rejeté par les yachts, parqués au port de Saint-Tropèze à quelques centaines de mètres. Pour la poésie, on repassera, je sors de l'eau.
J'ai la peau toute froide ! Je me réchauffe un peu au soleil et en marchant, mais mon épiderme reste tout frais.
On rentre à la maison et il n'y a personne.
Donc, on en profite.
Et ça donne un truc que même Cosmo, daans sa grande sagesse, n'avait pas imaginé.
Je suis toute froide à cause du bain dans le pétrole, il est tout chaud à cause des coups de soleil du matin qui cuisent encore.
Très bizarre.
Et très chouette.
Je n'ai pas encore trouvé le nom, Hot-freeze sex, Sex in the chaude froidure ?
Une heure plus tard, le reste de la famille est rentré et j'ai ré-enfilé ma ceinture de chasteté.
EDIT> Un article de Marianne sur la mort de Saint-Trop' ici.
15:39 Publié dans Tout ça c'est de sa faute à LUI, là | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : saint-tropèze, johnny, halliday, hélicoptère, sexe, poulet, chéri
11 mai 2008
Chroniques de Saint-Tropèze (3) : À la mode de chez nous
Savez-vous planter des choux ?

... Moi non plus.
On s'en fout, en fait.
(sauf si vous êtes chouiculteurs, là, ce serait embêtant)
Revenons à nos moutons... Nos moutons provençaux.
À Saint-Tropèze, il n'y a pas de moutonss (un mouton, des moutonss) dans le sens où on l'entend habituellement. Ça ne bêlait pas dans tous les sens et ça ne sentait pas l'étable. Il n'y avait pas non plus de berger avec un gilet en peau de bête et rien en-dessous.
Mais, comme partout, il y avait les moutonss du style.
Le style saint-Tropèze, késako ?
Déjà, il faut être bronzé. Mais pas au sens où nous autres, gens du Nord, l'entendons : quand on est abricot, c'est chouette, quand on est caramel, c'est très chouette.
À Saint-Tropèze, le bronzage caramel est le minimum syndical. Quand on n'arbore pas l'ultra-bronzage, on est aussitôt catalogué dans la catégorie touriste... ou plouc.
Il faut aussi être branché, à la façon Saint-Tropèze.
Une coloration blonde, une robe sirène OU une coloration blonde, une combinaison OU une coloration brun foncé type Italienne en goguette avec des fringues d'Italienne en goguette pour assortir avec les cheveux (parce que s'habiller avec des fringues qui ne sont pas assorties à ses cheveux, c'est la loose).
Surtout pas de sandales tropéziennes, c'est pour les touristes (et même pas pour les ploucs).
Et c'est là que nous débarquons. Ma soeur, blanche, tenue collège rock. Mes parents, blancs, tenue Parisiens-qui-n'ont-pas-souvent-l'occasion-de-se-lâcher en vacances. Moi, blanche, les cheveux en mode buisson, une robe rose qui donne l'impression que je suis enceinte, des sandales plates que j'ai depuis 6 ans aux pieds.
Autant dire que je ne me sentais pas vraiment tel le fish dans les waters.

Mais le point le plus important de la mode tropézienne, c'est les Ray-Ban.

Pas n'importe lequelles, bien sûr : le modèle Aviator (oh yeah baby, comme d'hab'), celui que porte T. Cruise dans Top Gun. Alors, ok, c'est censé être un modèle indémodable, culte, Ray-Ban c'est de la qualité, tout ça. Mais le film date de 1986, et les lunettes... de 50 ans plus tôt.
Pour cet été, Cosmo préconise les solaires pop style Mulberry. Je l'ai noté dans mon agenda parce que pour une fois, un magazine me donnait envie d'acheter des lunettes de soleil !
Enfin, ça n'atteint pas le niveau des lunettes de soleil dont je rêve :

DONC.
Pourquoi cette soumission aux critères vestimentaires, à la blondeur hollywoodienne, mais pas à la mode des lunettes de soleil ? Je suis perplexe.
D'autant plus que les Ray-Ban Aviator ne sont plus vraiment arborées par des T. Cruise. Les deux dernières célébrités que j'ai ''vues'' en porter, étaient...
Désolée pour le parallèle N.S.-Raphaël, il est vrai qu'il y en a un plus agréable à regarder que l'autre (mais lequel ?), mais je n'ai pas supporté de voir les immenses pubs pour le nouvel album de Raphaël dans le métro... Pour moi, la principale qualité de ce mec est sa belle gueule. Ses chansons me saoulent au bout de 5 minutes d'écoute, et il a autant de charisme qu'un bégonia en concert. Alors, pourquoi cacher sa tête derrière des grosses lunettes de soleil, alors que la dernière 'star' (oh yeah, Nico superstar !) à les avoir portées était N.S., et qu'en plus on était encore en plein frimas à la sortie de l'album ??
À Saint-Tropèze, tout le monde porte ce modèle de Ray-Ban, des jeunettes sorties de leur 16ème natal au gardien du parking de la plage. Au début, je les traitais de ploucs, ça faisait du bien. Puis je me suis sentie mal à l'aise et un brin extra-terrestre avec mes lunettes "À fond la forme".
Et maintenant, je me demande quel est donc le mystère du culte de la Ray-Ban à Saint-Tropèze !
Et en bonus ce soir, la révélation :
Top Gun, film gay !
21:59 Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : ray-ban, lunettes de soleil, saint-tropèze, sarkozy, raphaël, choux, moutons
09 mai 2008
Le baiser fatal des tueuses naturelles
Un des trucs les plus cool du monde.
Bon, c'est de la biologie (plus précisément de l'Immunologie), alors ça ne va peut-être pas vous enthousiasmer autant que moi...
Mais quand même.
Déjà, ça s'appelle Le Baiser Fatal.
Ça pète, non ?
Ça se produit quand vous êtes infecté par une méchante bactérie ou un méchant virus ou un autre méchant truc méchant. Voire, quand une tumeur devient maligne et que des cellules cancéreuses commencent à se balader dans votre corps pour trouver un champ convenable pour une rave-party.
Dans le sang, on a tous des cellules vigiles. Qu'on appelle tueuses naturelles, ou Natural Killer, oh yeah baby. (Ça aussi ça pète. Les chercheurs en Immunologie ont plutôt la classe, je trouve.)
Les vigiles repèrent les cellules infectées, parce que dans un ultime geste de défense celles-ci ont mis à leur surface des petits panneaux qui montraient qu'elles avaient un méchant à l'intérieur. Hop, les vigiles sont activées.
J'imagine que ça se passe un peu comme en boîte, quand un mec repère une fille.
La fille affiche une envie d'être draguée (ou alors elle est juste vachement bonnasse), le mec vient lui faire la causette 2 minutes au bar. Pouf, il l'emmène danser, et là, ça devient collé-serré... Et re-pouf, bisou. (Les rares fois où je vais en boîte, je ne me fais jamais draguer. J'ai donc tiré cette analogie d'une scène de la BD Grand Vampire, le tome Transatlantique en solitaire je crois.)

Là, la tueuse se colle à l'infectée (qui a perdu le contrôle de son corps, puisqu'elle est possédée par le méchant virus/la méchante bactérie/l'esprit du cancer/ce que vous voulez). Et pof, elle lui met sa langue dans la bouche fait un trou avec des molécules qui ressemblent à des perceuses (je crois qu'on est sorti de la métaphore discothèque, là).
La cellule possédée par le Démon - ou presque - commence à être exorcisée (d'où la très jolie photo de gauche), sauf que l'exorcisme marche un peu trop fort : tout son contenu se répand à l'extérieur (ça doit pas être très joli à voir). Du coup, elle essaie de se sauver la vie en bouffant le bout de membrane qui a été troué et en recousant les bords, comme ça ses tripes de cellule ne peuvent plus se répandre partout.
Sauf que haha, la tueuse avait tout prévu : près du trou, elle avait collé d'autres molécules. Des enzymes qui, une fois que la cellule les a bouffées, lui ordonnent de se suicider.
Et elle le fait.
Du coup, je suis vachement fière de faire partie de ceux qui possèdent des Natural Killer. D'être un mammifère, quoi...
12:00 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : biologie, immunologie, nk, l'exorciste, drague, discothèque, cancer
07 mai 2008
Chroniques de Saint-Tropèze (2) : la Quête du Saint-Graal
Quand on vit dans une ville de taille appréciable, qu'on a l'ADSL (ou mieux) en wi-fi, et qu'on est accro à sa messagerie ET aux blogs, on a tendance à oublier comment ça fait, de vivre sans Internet. Et dans notre petit appart' de location, y avait pas. Pas de wi-fi, pas de modem, même pas d'abonnement téléphonique je crois (au cas où on serait tellement en manque qu'on braverait la connexion à 56K par le téléphone). Dommage. Quand je vais sur Internet, mes parents imaginent que parfois je travaille - ce qui est le cas, si on appuie sur le parfois - là, impossible de leur cacher que j'étais en mode glande maximale.
Pendant ce temps-là, Mère de moi-même se tournait les pouces. En se bouffant les ongles et les doigts. Parce qu'à l'instar de votre servitrice (moi-même), Mère de moi-même est accro à Internet. Pour des motifs plus louables, puisque Mère de moi-même occupe un poste plutôt important sur l'échelle de Richter et doit communiquer non-stop avec collèguos.
Donc, alors que finalement je prenais l'absence d'Internet comme un truc plutôt cool - une désintox, c'est vachement tendance -, Mère de moi-même téléphonait à tout va pour trouver des hotspots wi-fi dans les environs.
Et a fini par trouver.
Mardi 29 donc (si je ne m'abuse), mes parents glissent la tête par le chambranle de la porte de ma chambre (et comme dirait Pierre D. : dans "chambranle" il y a "chambre") et interrompent ma sieste. Bah quoi, près de Saint-Tropèze à 14h et sous 30°C, je ne vois pas ce qu'on peut faire d'autre.
On part chercher du wi-fi...Tu veux venir avec nous ?
Tiraillements. Entre une heure et demie de tranquillité, juste moi et ma soeur sans mes parents, continuer à glander, faire un tour à la piscine voire à la plage... ou partir en quête du Saint-Graal pour assouvir mes addictions (et celles de mes parents), sachant que quand ma mère bosse je préfère ne pas être dans les parages. L'une des options était plus alléchante que l'autre.
Surtout que quand j'ai demandé à Père de moi-même où se trouvait le hotspot (nom stupide, non ?) en question, il m'a répondu... Au MacDo.
Et moi, je déteste le MacDo. Parce que a) ça pue. Parce que b) c'est maculé de taches de gras. Et puis parce que c) leurs toilettes ne sont accessibles que pour ceux qui consomment, maintenant. Et puis aussi, d) à cause de Ronald MacDonald, qui me fait peur.
MAIS. Mon dossier d'économie n'allait pas avancer tout seul. Et Ginger m'avait envoyé un message deux jours plus tôt pour me signaler qu'il était à rendre le 6 - alors que je pensais que c'était pour le 9 et que je n'avais encore rien foutu - ou presque. Et quand Poulet m'appelait, il me demandait à chaque fois si ça allait le boulot, si j'avançais comme je le voulais...
Bref. Ma mauvaise conscience m'a chatouillée, j'ai rigolé (parce que ma mauvaise conscience est vachement douée en chatouilles)... et j'ai bravé le MacDo.
Sauf que...
Après avoir été coincés pendant une demi-heure dans les embouteillages (pour 4-5 kilomètres entre notre chez-nous et le MacDo) de la sortie de Saint-Tropèze, pendant laquelle j'ai joué au Sudoku sur mon portable (c'est dire), on se retrouve au MacDo. Mère de moi-même décide qu'on va rester en terrasse, pour minimiser l'impact odeur de friture.
En m'installant, je mets ma main sur une crotte de moineau fraîche. Chouette.
On a vraiment fière allure. Trois pékins blanchâtres assis sur des bancs en faux bois (mais en quoi, alors ?) pianotant sur leurs PC noirs, le mien ne faisant pas dans le petit bonnet (au moins 95D... Heu, 17'' je crois).
Mon PC met 15 ans à s'allumer. Pendant ce temps-là, mes parents s'énervent sur les leurs, ils ne comprennent que dalle à la connexion (enfin, c'est ce que je suppute d'après grognements et soupirs).
Quand enfin, Toshi (le nom de baptême de mon PC... Bah quoi ?) a consenti à me laisser le tripoter, j'ai aussi poussé moult grognements.
Le portail MacDo était accessible.
Mais ne permettait pas de se connecter au reste de la Toile.
Au bout de 20 minutes de tentatives désespérées, mon père va demander conseil aux caissières.
Elles répondent qu'en effet, ça ne marche pas...
Ma mère réessaye quand même. Elle est persuadée que pour elle, ça va marcher, parce son ordi lui a fait je sais pas quel signe.
Bref. Évidemment, ça ne fonctionne pas, même pour elle.
On repart. Après avoir utilisé les toilettes qui, Alleluia !(je suis une fille DONC je fais pipi tout le temps), étaient gratos cette fois-ci (wi-fi +1, toilettes +1, terrasse +1 : venez au MacDo de Saint-Tropèze ! Crotte de moineau -1, wi-fi qui ne marche pas -1 : bon, finalement, vous pouvez vous abstenir... Quoique, je n'ai pas testé le toboggan). J'ai la larmichette à l'oeil en pensant à tout ce temps perdu que j'aurais pu passer sur mon plumard ou sur un transat.
Mes parents blablatent dans la voiture et je n'écoute pas. Je joue au Mahjong sur Toshi, ça me change du sudoku. [Qu'est-ce qui m'a pris de ne pas emporter de bouquin ?]
Quand soudain !
Père de moi-même donne un coup de volant vers la droite (heureusement, parce qu'à gauche il y avait les voitures en sens inverse, puis la mer) et nous nous retrouvons dans une allée de résidence de vacances. Qui n'est pas la nôtre.
Alors, y en a là ? (Ton de mafioso pressé)
???
Non, je ne capte rien...
Bon. (Soupir de mafioso)
On re-démarre et on continue sur la route.
On tourne dans un lotissement.
Cette fois-ci, c'est moi qui suis chargée de cliquer toutes les 2 secondes sur ''Actualiser'' pour voir si on capte un réseau wi-fi non sécurisé.
Que des Livebux partout... On dirait qu'Urange a très bien réussi à coloniser le territoire.
Actualiser. Actualiser. Actualiser. Livebux. Aucun réseau. Livebux. Actualiser. J'ai mal à l'index.
On sort du lotissement. J'en ai marre, marre, marre.
On tourne vers un hôtel.
Réseau non-sécurisé !
Mes parents poussent des cris de joie.
Père de moi-même se gare dans le parking de l'hôtel.
Sauf que j'ai perdu la connexion... Apparemment, on ne capte que quand on est juste à l'entrée/sortie de la cour/parking de l'hôtel.
Abandonnant toute fierté, mon géniteur s'y gare. Très discret.
On se connecte et on pianote à qui mieux mieux, les PC sur les genoux. Encore plus la classe que sur la terrasse du MacDo...
Je prie pour qu'on ne soit pas démasqués.
La honte suprême, un hôtelier de Saint-Tropèze qui nous tirerait dessus à la carabine ou lâcherait son doberman à nos trousses parce qu'on a piraté son réseau wi-fi en empêchant les gens d'accéder à son hôtel.
Mon PC lâche rapidement, plus de batteries, après que j'ai téléchargé plusieurs pages Web d'entreprises créatrices de sites internet. Ma conscience est enfin tranquille.
Pendant ce temps-là, ma mère continue de pianoter férocement, et moi je stresse à cause de la carabine qui est à coup sûr planquée sous le matelas de l'hôtelier.
Et puis j'ai envie d'aller sur la plage, pile de l'autre côté de la nationale, mais je n'ose pas abandonner le navire.
Épilogue
Mère de moi-même a réussi à achever ce qu'elle voulait faire.
Mais a quand même passé le dimanche précédant la rentrée à bosser.
Quant à moi-même, j'ai appris ce même dimanche que ce que j'avais fait ce jour-là, de même que l'introduction que j'avais rédigée le lendemain pendant la sieste, ne servait strictement à rien, puisque j'avais empiété sur la partie de Léa.
Bref : une quête digne des plus grandes. Genre Perceval qui va chercher le Graal... Ou Persée qui va tuer Méduse pour rapporter je ne sais plus trop quoi...
12:50 Publié dans Boulot | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
06 mai 2008
Chroniques de Saint-Tropèze (1) : Panique à bord
Il est 5h du matin, on est samedi, le départ de Saint-Tropèze aura lieu dans 4-5 heures. Deux jours plus tard, c'est la rentrée, ou plutôt la semaine des examens.il fait tout noir, et j'ai peur du noir (c'est récent, en plus. Normalement, c'est à 5 ans qu'il faut avoir peur du noir (non ?) ; pour moi, ça a commencé il y a quelques mois). En boucle dans ma tête, la pensée que je ne savais pas quels examens j'allai avoir la semaine prochaine, ni quand, et tout ça parce que j'avais eu la flemme (un vrai acte manqué) de regarder un fichier Excel sur mon PC. Rien révisé ou presque, mon dossier d'économie à l'état embryonnaire.
Panique.
Je tente de me calmer, mais mon coeur bat trop vite, et puis je commence à avoir peur de pleurer (oui parce que je pleure tout le temps. Pratique).
Je me décale pour être plus près de Poulet. J'ai la tête et les épaules sur son lit, le reste du corps sur le mien, c'est pas confortable du tout mais j'ai besoin de je sais pas, le toucher, être prise dans ses bras, avoir un câlin, être réconfortée, me rendormir. Il est trop loin, carrément à l'autre bout du matelas, il faudrait que je me transvase uniquement sur le sien, j'ai peur de le réveiller. Alors je passe juste mon bras comme je peux. On dirait que je lui mets un bras mort en travers du torse, mais c'est déjà ça. Il grogne, bougeotte, re-grogne, se tourne encore plus de l'autre côté. Sympa. Je reviens sur mon matelas, je me tourne exactement de l'autre côté - la réaction vachement mature, en vouloir à quelqu'un qui dort.
Je me calme comme je peux et m'endort après une demi-heure de flip total.
10:33 Publié dans Boulot | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
04 mai 2008
Strict Minimum Imputable à Charogne
Pendant mes vacances, j'ai abandonné le dossier d'économie.
On est trois sur le dossier.
Je devais m'occuper de l'embauche d'un employé, quel serait le coût de l'embauche d'un salarié à temps plein, à temps partiel ?
Pour moi, cet employé serait la personne s'occupant du site internet. Pendant la première semaine de vacances, j'ai mollement commencé les recherches sur les webmasters. Puis ai dévié sur les sociétés proposant des créations de site.

























