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18 mai 2008

Romantisme gringalet

Samedi soir d'il y a 8 jours,

Poulet et moi sommes sortis. 

(Ça c'est du scoop !)

Je désirais me sustenter de crêpes. Donc, je lui ai laissé le choix entre dîner dans la très bonne crêperie près de chez lui, ou voguer vers Montparnasse pour tester une crêperie de la Rue des Crêpes (rue de Montparnasse), en lui faisant sentir que j'étais d'humeur exploratrice. Donc, voguage vers Montparnasse.

En chemin, on s'arrête dans une boutique de location de DVD (glamour und palpitant). Je propose Garden State, ils ne l'ont pas. Je m'arrête devant Les Rois de la Glisse, il n'a pas envie. Des Miyazaki, hmm pourquoi pas bof. Après maints tours et retours dans la boutique, on commence à délirer et à proposer n'importe quoi. Poulet tombe alors en arrêt devant une jaquette de DVD montrant une fille aux seins nus : Cashback. Il proposait ça pour rire, mais j'avais très envie de voir ce film à sa sortie... et on l'a pris. Vive les seins nus.

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Petit coquinou ! 
 

Rue Montparnasse. On y avait déjà testé 2 ou 3 crêperies (la Saint-Malo et la Crêperie Josselin, je n'ai pas souvenance d'une troisième mais qui sait), mais la rue en contient tellement qu'il nous faudra du temps pour en arriver à bout, vu la fréquence de nos sorties-crêpes. Poulet était persuadé qu'on était déjà allés ensemble à la Plougastel, je lui avais déjà répété plusieurs fois (à chaque fois qu'on se promenait dans le coin, en fait) que NON. Donc c'est dans celle-là qu'on a posé nos derrières et aiguisé nos estomacs avec une pierre à feu. Comme ça, la prochaine fois, je n'aurai pas à dire NON quand on passera devant.
On a vite poussé des cris d'orfraie devant la carte. [Carte en forme de crêpe. Et il y a aussi une carte spéciale omelettes, en forme d'omelette. Et une carte spéciale salades, en forme de... devinez quoi ?] Les crêpes étaient plutôt chères. en moyenne, 10 pour une salée et 8 pour une sucrée - pour ce prix-là, en général, on va dîner dans un restau ''traditionnel'' (où on trouve plutôt des bobos ou des quadras que des étudiants comptant la monnaie) et on mange du magret, de l'entrecôte ou des salades aux noix de Saint-Jacques [je m'entraîne pour la chaîne spéciale bouffe que me refile Headbaging !]. Mais si c'est bon... Pourquoi pas.
Les crêpes ont des noms de villes bretonnes. Je me fais reprendre par le serveur parce que j'ai commandé en donnant le contenu de la galette (oeuf-épinards) au lieu de celui de la ville (imprononçable pour une non-initiée).
Les galettes sont toutes plates (et un peu sèches, aussi) ! Moi qui aime bien quand ça déborde de partout...
Pour le dessert, je me prends une beurre-sucre et Poulet une crêpe avec plein de trucs bons dedans (à base de pommes et miel, c'est tout ce dont je me souviens). Elle déborde bien de partout, je la déclare conforme à ma législation crêpière.
Quand on part, le serveur nous fait des blagounettes. Ça ne m'empêche pas de penser qu'on n'a pas cherché à me faire grossir. Or, d'après le Premier Principe du Concoctage de Boustifaille (PPCB), le but du jeu c'est qu'on aime, qu'on se gave et qu'on revienne... et ceux-là ne m'ont pas gavée comme il fallait (surtout pour ce prix-là). Donc, pour la crêperie Plougastel, bonnes crêpes sucrées, bon service, mais pas assez à manger dans les salées et trop cher.

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La prochaine fois, ce sera pizza, Madame ! 

 

Nous avons ensuite réintégré les pénates de Poulet, avachi nos corps sur le tapis (le salon de Poulet a un gros défaut : l'absence totale de canapé), et lancé le Divertissement Very Divertissant.

Cashback commence avec la rupture entre Suzy et Ben. Ben, le héros, est joué par Sean Biggerstaf, alias Olivier Dubois dans le premier Harry Potter. Ça tombait bien, parce que c'était le personnage dont j'étais amoureuse dans le film. Dommage pour lui, Ben était très amoureux de Suzy. Qui, soit-dit en passant, sort avec un autre une semaine plus tard. Et Ben devient insomniaque. Au bout d'un certain temps, il se fait embaucher de nuit au supermarché. Patron débectant, collègues marrants mais cons comme des balais, et Sharon. Tous les employés s'emmerdent comme des rats morts et cherchent des parades pour ne pas voir le temps passer. Les collègues jouent, Sharon cache sa montre, et Ben... arrête le temps. Il suffit qu'il le décide et hop, tout se met sur pause. Pendant ce temps-là, il dessine. Mais pas des natures mortes avec des boîtes de conserve, non, Ben décide direct de dessiner les femmes du supermarché. Alors, hop, on remonte les jupes, on baisse les t-shirts, et on croque des nus. Sauf Sharon. Sharon se fait croquer aussi, mais reste habillée. Bien entendu, on le sent dès le départ, il y a baleine sous gravillon entre Ben et Sharon. Il n'y a plus qu'à suivre le déroulement des événements. 

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Sharon, vue par Ben en mode "pause"

 J'ai aimé...  déjà, parce les séquences où Ben dessine sont formidables. Ensuite, parce que le film est drôle. La vie de Ben au supermarché est vraiment pleine de moments qui font rire - ce qu'on n'aurait pas vraiment cru au premier abord. Cashback, ou "comment un boulot infâme peut sembler chouette". La métamorphose de Sharon, Ben le gringalet, les collègues boulets ; l'univers des Beaux-Arts, celui du supermarché : tout m'a plu.
Les acteurs sont bons, les personnages attachants, les scènes bien filmées. C'est la première fois que je remarque l'éclairage dans un film - j'ai bien aimé cette lumière.
Le seul problème, c'est que le dernier tiers (ou quart) du film est beaucoup trop stéréotypé, en mode comédie romantique. Ça m'a un peu énervée, parce que le reste du film était génial, et je trouvais dommage de gâcher la fin comme ça. Je veux dire, un film qui développe un romantisme hors normes et qui finit dans le style Love Actually... dommage est le seul mot qu'on peut attribuer !
Enfin bon, Cashback reste un bon film -  mais surtout un film qui m'a 'parlé', pour lequel j'avais des atomes crochus.

 

 PS- Différence notable entre l'affiche française et la version originale !

Version originale : 

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 Version française :
 
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Qui a dit que les Français étaient une peuplade coincée ?