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06 mai 2008

Chroniques de Saint-Tropèze (1) : Panique à bord

À 100m de la frontière entre Saint-Tropèze (dire Saint-Trop', c'est hyper ringard) et le reste du monde. Un appart' de location. Une chambre dans laquelle ronflent deux presque-quinquagénaires. Une autre dans laquelle sommeille une brunette de 14 ans. Et un salon contenant un canapé-lit et un lit de camp. Sur le lit de camp, accolé au canapé-lit, un Poulet, débarqué et hébergé depuis jeudi soir. Sur le canapé-lit, accolé au lit de camp, Laure en proie à une crise d'angoisse.
Il est 5h du matin, on est samedi, le départ de Saint-Tropèze aura lieu dans 4-5 heures. Deux jours plus tard, c'est la rentrée, ou plutôt la semaine des examens.il fait tout noir, et j'ai peur du noir (c'est récent, en plus. Normalement, c'est à 5 ans qu'il faut avoir peur du noir (non ?) ; pour moi, ça a commencé il y a quelques mois). En boucle dans ma tête, la pensée que je ne savais pas quels examens j'allai avoir la semaine prochaine, ni quand, et tout ça parce que j'avais eu la flemme (un vrai acte manqué) de regarder un fichier Excel sur mon PC. Rien révisé ou presque, mon dossier d'économie à l'état embryonnaire.
Panique.
Je tente de me calmer, mais mon coeur bat trop vite, et puis je commence à avoir peur de pleurer (oui parce que je pleure tout le temps. Pratique).
Je me décale pour être plus près de Poulet. J'ai la tête et les épaules sur son lit, le reste du corps sur le mien, c'est pas confortable du tout mais j'ai besoin de je sais pas, le toucher, être prise dans ses bras, avoir un câlin, être réconfortée, me rendormir. Il est trop loin, carrément à l'autre bout du matelas, il faudrait que je me transvase uniquement sur le sien, j'ai peur de le réveiller. Alors je passe juste mon bras comme je peux. On dirait que je lui mets un bras mort en travers du torse, mais c'est déjà ça. Il grogne, bougeotte, re-grogne, se tourne encore plus de l'autre côté. Sympa. Je reviens sur mon matelas, je me tourne exactement de l'autre côté - la réaction vachement mature, en vouloir à quelqu'un qui dort.
Je me calme comme je peux et m'endort après une demi-heure de flip total.
 
Le lendemain, quand je lui raconte, il me dit qu'il était à moitié réveillé, qu'il ne comprenait pas de quel côté du lit il était et que donc il a cru que c'était ma soeur (qui dormait dans une autre pièce, quand même) qui s'était levée et était venue lui mettre son bras autour de lui. Hmmmm. Bizarre.
 
Puis j'ai enfin ouvert le fichier Excel et me suis rendu compte que j'avais un exam' le lundi même.
Coeff 4, deux jours pour réviser dont un passé dans la voiture et l'autre à rédiger le dossier d'éco.
 
Ça ne s'est pas si mal passé, mais j'avais eu 8,5 au partiel. Alors, si je n'ai pas une note potable.... Pffff. Y a des fois, je me donnerais des claques. 
 
J'ai aussi eu ma note d'un autre partiel. 7,5.
La matière est coeff 4 aussi.
Double Pffff !