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25 avril 2008
Mégalomanie, Tunng et Sonia Rykiel
Tunng est arrivé premier du Top30 (je crois) OuïFM (la radio rock parisienne).
Du coup, j'ai la tête et les chevilles qui enflent.
Parce que j'ai envie de dire, qui a révélé Tunng sur cette planète, hein ? Bah oui, c'est moi, ici-même. (On y croit.)
J'aime toujours autant cette chanson, mais ça me fait toujours un peu mal qu'une chanson que j'aime passe en boucle à la radio. Puisque, forcément, on s'en lasse ; la chanson qu'on adorait, dont on reprenait le refrain à tue-tête, avec laquelle on rabattait les oreilles de tous ses proches, devient lassante, monotone, horripilante. Dommage, mais obligatoire d'après les lois du marketing : ils la passent, on aime, on en redemande, ils nous la re-passent, plus de gens aiment, ils la passent deux fois plus, etc. Et c'est encore plus horripilant quand c'est enchaîné avec une pub pour une enseigne qui vend des cuirs et fourrures et produit les pubs les plus horripilantes de la Terre entière (au moins)... Du coup, j'ai peur de moins aimer Tunng plus tard. Bon, c'est la vie, et j'aurai d'autres chansons à faire découvrir au reste de la planète (on y croit ) plus tard.
En attendant on reste avec les classiques. Ennio Morricone, y a que ça de vrai.
Pourquoi cette mégalomanie grandissante ?
Pas parce que mes stats ont grimpé, mais parce que cette histoire de Tunng m'a rappelé un rêve que j'avais fait il y a quelques mois :
Je lisais Libé, qui publiait des articles sur les blogs, et Cactus et Pissenlits était dedans - en page 52, je me souviens. La gloire. Du coup, ma mère connaissait l'existence de mon blog, mes cousin(e)s aussi, tout le monde m'en parlait... La gloire, j'ai dit !
Le rêve me venait sans doute de réminiscences d'un article d'Aurélie, créatrice du blog In the City (je ne le retrouve pas, il a du fermer) : son blog avait été présenté dans Mlle Figaro. La classe. Je n'adore pas Mlle Figaro, mais ça me plairait grandement qu'on cause de mon blog dans un canard !
D'ailleurs, la gloire, j'y pensais tout à l'heure pendant un des moments les plus classe de ma vie. Je distribuais des prospectus. Oui mais attention, je distribuais mes prospectus rue François 1er, s'il vous plaît. [Avenue Montaigne, j'ai pas osé...]
Distribuer des prospectus devant les boutiques Sonia Rykiel et autres créateurs ultra-chers m'ont donc fait penser à la gloire. Oui, parce qu'un jour, je serai tellement pleine de glorieusituderie que Sonia Rykiel me prêtera des robes - et pas les moches vertes en éponge* genre je vais à une troisième mi-temps de tennis. [Comment ça, y a pas de troisième mi-temps au tennis ?]

En même temps, la gloire qui m'attend [Oui oui, elle m'attend] me fait un peu peur. Par exemple, je serai encore plus abordée dans la rue, imaginez le calvaire. Déjà, tout à l'heure un ouvrier en goguette m'a demandé combien je gagnais en distribuant (le Smic horaire, lui ai-je aimablement répondu) et a alors demandé à ses potos de me donner un ou deux euros. Merci mec. Sinon, un autre ouvrier en goguette m'a pourchassée pour me dire bonjour. Et s'est barré. Pour remonter le niveau, un barman à l'air charmant m'a demandé si j'étais un nouveau genre de contractuelle. Je suppose que le fait qu'il rigolait indiquait que c'était une blague (je suppose seulement), mais quand même, je suis perplexe.
Est-ce qu'il faut être riche pour avoir la gloire ?
Hmm, ça doit dépendre quel type de gloire. Puisque je ne crois pas qu'Aurélie de In the City était riche. D'ailleurs, maintenant que j'y pense, la majorité des blogueur(se)s influent(e)s ne sont pas riches, ça ne les empêche pas d'avoir la gloire. Ou alors, je me fais une idée trèèèès fausse des blogueurs influents ? Genre, ils n'ont ni richesse ni gloire, influence n'étant pas synonyme de gloire et vice-versa ? Au secours, ma (grosse) tête fume !
En tout cas, un de mes nombreux objectifs pour plus tard reste d'être riche et célèbre. Mais pas trop, hein. Modérément riche et modérément célèbre, ça me va. Parmi les autres objectifs, on retiendra notamment sauver le monde (comme SuperMan mais sans slip rouge. Les collants bleus, pourquoi pas, c'est à la mode en ce moment... Mais bon, si ça se trouve, à l'époque où je sauverai le monde, le slip rouge sera effectivement à la mode, et les collants bleus tombés en désuétude...)
Hmm, je sens que la gloire va m'être difficile à atteindre. Ça va être long, difficile, douloureux et tout le toutim. Comme dirait une de mes aïeules trépassées que je n'ai pas connues, il faut souffrir pour être belle. Comme il semble nécessaire d'être belle pour avoir la gloire (ou alors, je me fais une idée trèèèès fausse de la gloire ?), il faut souffrir pour obtenir la glorieusituderie. CQFD.
Donc, on se mettra au boulot (en route vers la gloire, tout ça) dès que je rentrerai de vacances.
Je pars demain, je reviens une semaine plus tard, normalement bronzée et souriante - là je suis blanche et je fais la gueule.
Vous m'aiderez, hein, pour le coup de la gloire ?
* Au fait, l'éponge, c'était l'année dernière que c'était à la mode. Cet été, le seul mot d'ordre c'est JAUNE. (Ils le disent dans Cosmo, dans Mlle Figaro ET dans les vitrines du 16ème. Et puis Rihanna elle porte du jaune, alors...)
Idem pour le vert : c'est dépassé... On pourra faire passer le message à Version Fémina, qui a un petit train de retard - j'ai leurs affiches sous le nez à chaque fois que je prends le métro, ça m'énerve, ils vous disent jaune, pourquoi vous faites pas du jaune ?
La question suivante, c'est : faut-il porter du jaune pour atteindre la glorieusituderie ? Enfin, faut-il porter la couleur de l'été ?
Ha non, je me goure, quand on a atteint la glorieusituderie on dicte la couleur à porter...
Mais alors comment ça se fait que Rihanna dicte ? Elle a la gloire, Rihanna ?
(Ok, je vais me coucher)
20:44 Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : mode, jaune, vert, rihanna, ennio morricone, tunng, musique
24 avril 2008
Sfar, Trondheim, Donjon et moi.
Joan Sfar va avoir 37 ans. Pour en savoir plus, c'est ici.
La première et dernière fois que je l'ai vu, il a du me prendre pour une arriérée complète ; je portais son dernier album (le dernier tome du Bestiaire amoureux) alors que je faisais la queue pour demander une dédicace à Lewis Trondheim - oui parce que ces deux-là dédicacent en même temps, au même bureau ; impossible d'aller voir les deux, tellement il y a de queue... Du coup, il m'a regardée bizarrement, et a arrêté quand je suis allée reposer son album pour en prendre un autre - pour une heure et demie de queue, j'étais contente de pouvoir piocher dans les bacs de Delcourt...
À part ça, je l'aime mais il est marié avec enfant(s).
C'est lui, là :
Le deuxième - Lewis Trondheim, pour ceux qui ne suivent pas (Shame on you ! Shame !), a été Président. Hé ouais.
Du Festival d'Angoulême 2006, et ça, c'est encore plus classe que d'être Président de la République. Hé ouais.
Il joue du ukulélé (Sfar aussi, mais je viens juste de m'en rappeler), d'après certains il a un piercing au têton gauche, et j'étais toute déçue d'apprendre que Lewis Trondheim c'était un pseudo.
Il a dessiné pleiiiiiiin de trucs. Ma série préférée, c'est celle-là :
C'est juste génial, comme série de BD. La vraie vie, mais pas que ; obligation de s'identifier à un des personnages ; humour rigolo, nostalgie... Je n'ai pas trop les mots pour décrire. Lapinot est un lapin qui chausse du 88, a bien du mal en amour, notamment à cause de sa timidité maladive, a des amis un peu boulets ; il lui arrive des aventures de tous les jours que Trondheim arrive à nous montrer comme extraordinaires.
Et donc, il y a 10 ans, ils ont pris leurs crayons et ont entamé Donjon.
Une série énorme : 127 tomes minimum - ils en ont sans doute paru depuis que j'ai perdu le compte.
Découpage chronologique :
- Donjon Potron-Minet raconte la jeunesse (et plus) du gardien du Donjon. C'est celle-là, ma partie préférée - surtout parce qu'elle est dessinée par Christophe Blain et que c'est beau, mais aussi parce que le gardien était vraiment chou quand il était jeune.
- Donjon Zénith narre l'époque où le gardien du Donjon est... gardien du Donjon ; embauche d'Herbert le Canard, aventures avec Marvin le Dragon
- Donjon Crépuscule : c'est la fin. Le Donjon n'est plus qu'un tas de ruines, le gardien a disparu, Herbert a total pété un câble et se prend pour le maître du Monde (mais parfois il est cool) ; Marvin le Dragon est tout vieux, et Marvin le Lapin (ça suit ?) prend la relève.
Et ensuite, on a :
- Donjon Monsters : on se concentre sur les personnages ; aventures en parallèle des trois périodes chronologiques que je viens de citer...
- Donjon Parade : pendant Donjon Zénith, les potos d'Herbert le Canard et de Marvin le Dragon suivent leurs propres (ou sales) aventures. On suit donc les quêtes de gros monstres affreux.
- Donjon Bonus : le Jeu de rôle de la série.
Et pour moi, ce soir, c'est soirée Donjon Bonus.
Au Café de la Danse, Lewis Trondheim et Joan Sfar organisent une soirée privée Jeu de rôles pour fêter les 10 ans de Donjon.
Et moi j'y vais, parce que samedi mon papa (fan de Lewis Trondheim grâce à votre servitrice (moi-même)) m'a parlé de cette soirée. Du coup j'ai pu choper des invites.
Du coup j'ai trois places en trop... parce que j'ai pris 5 places et que je n'ai trouvé que mon papa pour m'accompagner. Mes amis de lycée qui me restent sont en vacances. Mes amis de fac sont déjà pris... ou ne m'ont pas répondu (haha, adieu amis de fac). Ha non en fait, pile au moment où je tape ses mots, je reçois une réponse !
---- pause Fnac pour aller acheter la BD que je vais me faire dédicacer (oui parce qu'il y a aussi une dédicace, là maintenant tout de suite, je suis à la bourre haaaaaa ! Ça m'arriverait pas si j'avais un Blackberry, je pourrais envoyer mes notes bloguesques par mail de n'importe où...) ----
En fait, le texto disait Oui mais.
Et puis on s'en est envoyés plein et finalement c'est
Non.
J. est en train de négocier avec sa mère pour pouvoir venir (J. est majeure depuis un bail, mais sa mère est un peu space par moments). Donc, si vous suivez, pour l'instant j'ai 3 places en rab'. J'ai pensé en filer une à Romain mais il me prend pour une grosse conne maintenant, alors...
Donc, si vous suivez toujours,
et si ça vous tente,
je peux vous filer une invite pour venir aussi...
Mail : pinkslug(at)hotmail.fr
Je réponds aux intéressés dès que je reviens de la dédicace.
À part ça, je suis en train de manger une salade "manger de poule" : tomates, riz, maïs ; et je viens de me mordre l'intérieur de la joue très fort et j'ai mal. (Allô Maman, bobo, tout ça).
===== EDIT =====
C'est bon, n'en jetez plus, je croule sous les demandes...
Haha.
De toutes façons, trop tard pour convenir d'un rendez-vous ou quoi : j'abandonne!
Donc j'irai SEULE avec mon père, puisque c'est le SEUL à m'aimer en ce bas monde !
13:54 Publié dans Un bouquin ? | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : trondheim, sfar, chat du rabbin, grand vampire, professeur bell, coquinou, chat
22 avril 2008
Théodore, le retour
Toi qui es tombé sur mon blog en tapant "kyste à la tête" sur un quelconque moteur de recherche : je pense à toi. Tu n'es pas seul.
Ensemble, montons le clan des "J'ai un petit habitant sur le crâne" !
Reconnaissance mondiale pour Théodore, mon kyste crânien (invisible mais bien présent) !
Et ensuite, je lancerai les clans de j'ai des poils incarnés sur le maillot, je ne peux m'empêcher de roter tronitruamment en présence d'un membre de ma famille de moins de 18 ans (il y en a deux, en plus), je me tire les petites peaux des lèvres ET des doigts, j'ai des ongles incarnés, j'ai des poils sur les fesses.
J'élis le plus glamour de tous ces intitulés, et on s'y met ensemble.
Ou pas.
Je pense d'ailleurs que l'option Ou pas sera choisie. Sauvons le glamour.
EDIT>>> J'ai franchement exagéré tous les sujets de la liste ! Et j'ai des côtés qui rattrapent toutes ces horreurs - du coup, on pourrait quasiment me prendre pour une personne normale.
21 avril 2008
Inondation
Bref, ça m'a fait très bizarre de le retrouver là. Surtout quand il m'explique qu'il vient en touriste, par envie de quitter le système de la fac. Ha. Bah moi c'est parce que c'est le métier que j'ai envie d'exercer...
Personne ne s'est mis à côté de moi, je suis au fond, devant deux mecs qui discutent - je peux écouter, j'aime bien. C'est juste frustrant quand ils parlent de sujets que je connais, comme Darjeeling Limited.
Le chauffeur recule pour faire sa marche arrière, on dirait qu'il veut nous enfouir dans les branches d'érable.
Et schbliiiing ! Reculé un peu trop. Toute la vitre de l'arrière du car explose ! Bizarrement, c'est moins spectaculaire que dans les films.
Tout le monde a été épargné par les morceaux de verre. J'espère que le chauffeur s'est pris une engueulade, parce qu'il m'a fait peur cet abruti !

Je n'ai sans doute pas assez fait de croquis, mais je n'avais pas envie de m'installer à côté d'une masse d'étudiants. Me saoulait.

J'ai aussi pu voir que les taches de peinture sur les fringues étaient fièrement portées comme des signes de reconnaissance par ceux qui venaient des arts plastiques. Dire que j'avais exactement la même réaction... Ho Laure, t'as une tache jaune sur la manche ! Oué j'sais, j'ai fait de la peinture à l'huile mercredi, haha... (voix d'artiste snob) Beurk !

18:33 Publié dans Baroudage, Boulot, Je taille mon crayon | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : pizza au thon, potager du roi, versailles, concours, ensp, bal musette, renouée du japon
20 avril 2008
La folle enfermée dans son donjon
Héhéhéhéhéhéhéhé.
(Rire de démente)
Tout va bien, tout va très bien.
Poulet est parti et je ne le verrais pas avant deux semaines, j'ai la vieille impression d'avoir raté mon concours (je raconterai !), je devrais réviser mais je ne suis absolument pas motivée - et il continue de pleuvoir.
Ajoutez à cela de multiples facteurs comme la pluie, mon consensualisme, ma fatigue et le fait que ça fait trois semaines mois que je bouffe comme si j'étais enceinte (ça y est, tout le monde me fait des remarques: Poulet, sa mère (légères, les remarques), la mienne - si mes soeurs au ventre plat s'y mettent, je me fais poser un anneau !!) : je suis une petite bite (pardon) exténuée. Et comme dirait la loute : gaffe, le blogage peut tuer. Donc je me modère, mais c'est pour ma santé. Hahahahahahahaha.
Vous voyez ? Ça a déjà touché le cerveau. Kyste, tumeur, virus attardé, malformation, carence en vitamines ? Quel est votre verdict, House ?

À part ça :
Comme je suis trop VIP , j'ai soirée privée jeudi.
Avec Joan Sfar et Lewis Trondheim.
Ça vous la coupe (de cheveux), pas vrai ?
Comment ça, "c'est qui Lewis Trondheim et Joan Sfar ?" Pfffff. Un post sur le sujet dès que je sais si j'ai dégoté un poto pour m'y accompagner.
17 avril 2008
Regarder, écrire, dessiner
Demain : CONCOURS !
Branle-bas de combat, tous sur le pont !
7h15-20h sur Versailles pour regarder, décrire, dessiner.
J'ai acheté de quoi faire mon pique-nique.
J'ai acheté du matos de dessin.
J'en ai eu pour 34 euros tout rond, rien que ça. Je voulais aussi acheter un autre flacon d'encre de Chine, j'ai peur que le mien me lâche vu que je l'ai depuis le CM2 (c'est résistant, ces petites bêtes-là !) ; des stylos-feutres de diamètres différents ; peut-être un Pentel. Mais je n'ai rien trouvé de tout ça dans les 2 Monop' que j'ai arpentés, et comme une bébête je n'avais pas acheté l'encre dans le magasin spécialisé où j'étais allée avant d'aller aux Monop' parce que je pensais la trouver pour moins cher auxdits Monop'. Mais non en fait. Tante piss, on fera avec les fonds de tiroir. Les cheftaines des Jeannettes ne m'avaient pas baptisée Nuage Débrouillard pour rien, après tout.
Et puis j'ai quand même fait l'acquisition de 4 flacons d'encre aquarelle, 3 pinceaux-brosse, 3 pinceaux-pas-brosse, 2 crayons aquarelle de couleurs qui me manquaient (noir et vert prairie), un fusain, une gomme mie-de-pain (quand Chéri l'a vue, il m'a fait Hein, on dirait du shit, c'est quoi ??), des pastels gras, 5 crayons papier.
Et puis il me reste une douzaine de crayons aquarelle, mes stylos Bic (mon ex Romain croquait uniquement au stylo Bic... J'avais un peu halluciné quand dans un bar, il avait voulu faire un croquis, je lui avais proposé feutre fin ou crayon papier, et il m'avait répondu Non non, Bic noir tout simple, s'il te plaît ! C'est bizarre, non ? Pas de dessiner au Bic, mais de n'accepter que ça, je veux dire) ; ma soeur me prête 40 crayons de couleur, rien que ça, et sa pochette de 18 feutres (the problem is, elle a paumé le noir et le bleu marine !). Je crois que j'oubie plein de trucs. Ha oui, j'ai des pastels secs depuis 36.000 ans et je ne m'en sers jamais.
Bref, je vais amener un million de trucs, alors que je suis déjà décidée pour de l'encre. Mais qui sait ?
Programme de la journée-marathon :
Lever 6h ; départ en petite pompe entre 6h30 et 7h45. Arrivée à Versailles, attente dans la cour sans oser bouger à cause des graviers qui font du bruit. Saluer d'un hochement de tête - voire d'un sourire - ceux que je reconnais, pourvu qu'ils ne viennent pas me parler. Appel, distribution de badges, départ pour le site mystère.
Arrivée au site-mystère : après les dernières consignes, décortiquage en long, en large et en travers du lieu. Surtout ne rater aucun détail, mais surtout ne rater aucune évidence (ça voulait dire quelque chose, vous croyez ?) Marcher, regarder, croquer, noter. Et on recommence.
Midi, adieu site-mystère, rebonjour Versailles pour le pique-nique(douille c'est toi l'andouille) On fait connaissance avec des gens qu'on reverra l'année suivante... Ou pas.
Aprèm' : Ça y est. On y est. Devant sa table minable au collège d'à côté - minable pour dessiner, quand la feuille mesure le double de la table, c'est pas facile...
Description du site en 400 mots.
Dessin ("expression graphique") sur un sujet à partir du site...
Chaque épreuve : 2h30.
Et à 20h, on rentre à la maison, youpiiiiiiiiii !
Et on attend...
22:54 Publié dans Je taille mon crayon | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
13 avril 2008
L'amour, la mort, toujours, encore.
La colo, c'est une sorte de mini-vie hyper condensée. On fait connaissance, on se fait des amis, on fait plein de trucs, on vit 100 fois plus fort, on tombe amoureux, et à la fin on se quitte tous. En se promettant de se revoir, mais on ne le fait jamais, ou presque.
En 2002, j'étais jeune et belle je suis partie à ma première colo. Oui, c'était un peu tardif, mais j'avais du mal à quitter les jupons de ma mère. Du coup, je suis allée au centre aéré jusqu'à l'été entre ma 6ème et ma 5ème... Légèrement honteux de se retrouver avec des gamins de 8 ans à faire des Kappla quand on est déjà chez les Grands. Trois étés plus tard (je ne suis pas retournée au centre aéré entre-temps, rassurez-vous), j'ai enfin eu le courage de choisir le moins pire : une colo scientifique. Un organisme super cool (mais aujourd'hui un peu sur le déclin face à des concurrents envahissants) me proposait trois semaines dans les Cévennes à observer les crevettes, le vautour fauve, les plantes carnivores. J'ai dit oui, et j'ai passé les mois qui me séparaient de ma première colo à me moquer de l'endroit super paumé et du vautour fauve.
Mal m'en a pris, parce que c'était plus que génial. Dans le Top Five des meilleures vacances de ma vie, je dirais. Des super potesses, des rigolades, des amoureux à la pelle (35 mecs pour 5 filles : qui dit mieux ?) mais malheureusement pas celui que je voulais, un thème Star Wars hyper suivi par les monos, plein de gens qui me disaient que j'étais cool, des boums, une expéd' camping où j'ai vu le fameux vautour fauve et des chenilles et tout ça, des chamallows grillés et du camping dans une maison abandonnée... La moitié de toutes les premières fois d'ado, quoi.
Après ça, y en a avec qui j'ai gardé contact. J'écrivais régulièrement à une des 4 filles que j'avais connues là-bas. Elle était fan de Britney Spears et rêvait d'un piercing au nombril, et sa potesse était fan de chevaux et super chiante. J'ai failli aller chez une autre en vacances, mais mes parents m'ont estimée trop jeune pour faire Paris-Perpignan en train toute seule. Elle était fan de poésie et de J-J Goldman, portait les sweats de son grand frère et avait commencé à écrire un roman.

J'ai aussi découvert l'astro, le bonheur d'observer les étoiles et les galaxies à 30 cm du garçon dont on est hyper secrètement amoureuse [je viens de me rendre compte que tous les mecs avec qui je suis sortie aimais l'astronomie ! C'est fou], d'essayer d'attirer son attention en m'aspergeant de parfum Yves Rocher à la pêche, tout ça tout ça.
J'ai essayé de garder contact avec lui par lettres, mais il a du prendre peur tellement je le harcelais. Pour 5 que je lui ai envoyées, je n'en ai reçu que deux, ce qui était somme toute un joli score.
Par contre, un de mes admirateurs m'a écrit, et j'ai gardé contact avec lui. Il habitait Grenoble, kiffait la robotique et portait de grosses lunettes. Il avait une tronche d'informaticien mais était vraiment super gentil. [En plus, il m'envoyait des cadeaux pour mon anniversaire !]
On s'écrivait régulièrement, des lettres et des mails. Puis un peu moins, on ne s'était pas vus depuis un certain temps, mon mail ne marchait plus avec Hotmail, j'ai rechigné à lui donner mon numéro de portable.
À chaque gros événement, les vacances, Halloween, Noël, son anniversaire, Pâques, et on recommence, depuis 2 ans je crois, je me disais qu'il fallait que je lui écrive, lui donner des nouvelles, reprendre des siennes. Finalement, j'avais toujours la flemme.
Jusqu'à son anniversaire, en mars. Je lui ai dessiné une petite carte rapidement, écrit quelques mots pour prendre des nouvelles, et posté le tout le jour même de son anniversaire, un dimanche. La carte a du arriver avec deux jours de retard.
La même semaine, Léa a envoyé des cartes à des amis de Guadeloupe, dont un type avec qui elle voulait reprendre contact alors qu'ils s'étaient perdus de vue il y a looooooongtemps (mais à l'époque, il était beau).
Du coup, on s'était dit que si le mien répondait, le sien répondrait, CQFD.
Le mien n'a pas répondu. Le sien non plus.
Sauf que le mien s'est suicidé une semaine avant de recevoir ma carte, je l'ai appris ce week-end.
Ce qui est horrible, c'est que je me disais que s'il répondait à ma carte, on pourrait peut-être se revoir. Cinq ans après, je suis sûre que je me serais fait un ami (je veux dire, plus qu'un correspondant) à Grenoble.
Non, ce qui est horrible, c'est qu'il se soit tué...
23:03 Publié dans On s'en va ? | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : suicide, colo, jeunesse, spears, goldman, robotique, astronomie
08 avril 2008
Cépavrai ?
Ce week-end, il m'est arrivé un truc de dingues. De vrai gue-din, même.
Je suis allée chez Poulet/Chéri à Lyon.
Non ??
Si.
Bon, c'était pas ça le truc de gue-din.
Le truc de gue-din, c'est qu'après avoir terminé à 19h, il ne me restait plus qu'un quart d'heure pour empaqueter mes effets. J'ai pris mes bouquins d'économie pour travailler, mes notes de cours, mon PC pour bosser et regarder Dr House dans le TGV, mdes débardeurs les plus mignons, ma brosse à cheveux et ma brosse à dents.
Et j'ai oublié de prendre des sous-vêtements de rechange.
Non ??
Si.
Options envisagées : acheter des trucs pas chers à H&M, me faire offrir de la lingerie, rester nue sous mon pantalon (option Brad Pitt dans Fight Club).
H&M introuvable, Poulet insensible à mes nombreuses insinuations pro-lingerie. Les hommes sont décidément des êtres incompréhensibles...
Du coup, j'ai passé la journée de samedi en boxer blanc Célio.
Non ??
Si.
So bioutifoul ! So naïce ! So sexy !
Et bah, je vous ferai dire qu'à l'heure où l'androgynie sonne à toutes les portes, je me trouve vachement in. Remarquez, j'ai toujours adoré me travestir en mec. Porter des chemises d'homme (telle Lynette Scavo dans toute sa splendeur), des cravates, essayer les vieux noeuds papillon de mon père... D'ailleurs, cet été j'ai participé à une soirée garçon/fille et au départ on ne m'a pas reconnU. Faut dire, Laurent, the viril side of moi-même, n'était pas vraiment connu du public.
Pourtant je fais tout pour me faire accepter comme homme. Je rote, je suis graveleuse, je mange comme 4, je ris fort, je drague les poulettes. Ça marche pas.
Et en boxer, je me sentais très mâle.
Non ??
Si.
Un boxer, quand on n'a pas de tuyau d'arrosage ni de boules de pétanque rattachées au pubis (oué bon, vous saisissez l'image, ça peut être aussi Stabilo + balles de ping-pong !), c'est vachtement pas confortable. Femmes de tous horizons, entendez-moi :
quand vous partez en week-end, n'oubliez vos sous-vêtements que si vous comptez le passer en camp naturiste !
Parce qu'en plus d'êtrez inconfortables pour les femelles, les boxers de mec sur une fille c'est vraiment antisexuel. Ce qui peut sembler évident, mais moi tout ce que je savais de la chose c'est qu'Alizée portait les caleçons de Jérémy Châtelain.
+++
Désolée de ne pas donner de nouvelles fréquentes. J'attends de voir comment va continuer la 'crise' (tout est relatif) déclenchée par ma note sur Francis (Sailor Banana : tu avais raison !)
22:44 Publié dans Tout ça c'est de sa faute à LUI, là | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : boxer blanc
04 avril 2008
YESSSSSSSSS !
Suite à deux messages à Hautetfort, je fus entendue. (Au passage : merci d'avoir traité le problème.)
Je suis donc fort contente car écrire m'a manqué ! Vraiment ! En plus, quand je n'écris pas j'ai moins envie de lire chez les autres... Ce qui explique mes visites restreintes.
Cela dit, écrire, je peux toujours le faire sans l'exposer. Mais j'aime bien écrire pour être lue.
Écrire, je devais aussi le faire - je dois toujours, d'ailleurs - pour le rapport de ma semaine de jeu d'économie au début du semestre. 25 pages en une semaine, j'en suis à 13. Ou 14. Finalement, cette interruption était plutôt bienvenue, je me suis concentrée sur le boulot.
Mais maintenant...
Mon blog est de retour ! Sortez les accordéons, les tulipes les torchons et les pipes en terre : Cactus et Pissenlits is back !
Un gros bisou à ceux qui se sont inquiétés pour moi. Vos messages m'ont vraiment fait plaisir.
11:45 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note





















