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30 janvier 2008
J-16, donc.
Ca y est.
Les radios, les télés, les journaux, bref, tout le monde sauf les gens normaux nous serinent que bientôt, dans 16 jours, c'est-à-dire deux semaines et deux jours [Non, je ne compterai pas en heures !], ça sera le jour où les couples doivent se faire des cadeaux, sourire toute la journée en se tenant la main, passer la soirée ensemble, baiser comme des fous après avoir bu du champagne.
Donc : J-16 avant la Saint-Valentin, on le saura.
Mention spéciale à Evene, qui m'a envoyé une liste de potentiels cadeaux de Saint-Valentin. Un lustre, des bijoux, une ceinture Ben à 300€, des lettres d'amour calligraphiées. Merci Evene.
Un truc immonde, c'est de passer la Saint-Valentin seule. Je le sais, j'ai testé pendant des années, là. Bon ok, j'ai toujours été frustrée de nature (en plus d'être susceptible, jalouse et égoïste. Et gourmande. Et paresseuse. Et...), donc je suis peut-être un cas à part.
N'empêche, je m'étais dit Plus jamais ça.
Et bah si, ça.
Chéri vient de me larguer.
Non, je blague.
Je sais, c'était pas drôle, mais qu'y puis-je ? Ma vie n'est plus assez tragique, faut que j'invente.
Enfin, je blaguais en disant que je métais fait plaquer, mais pas en disant que je serai seule.
Pour le plus jamais ça, j'avais envisagé de prendre le train après mes cours du 14, mes cours se finissent à 19h, j'aurais pris le train de 19h30, hop' surprise je débarque chez toi à 22h, et puis on revient sur Paris tous les deux le lendemain.
Et la marmotte, elle emballe le chocolat... Dans le papier d'alu !
Déjà, l'argent. L'aller-retour coûte au minimum 60 euros. Pour même pas 24h, faut pas pousser Mémé dans les orties (Pôv' Mémé, déjà qu'avec Alzheimer elle n'était pas gâtée...).
Ensuite, le jeudi c'est THE soir consacré aux soirées de son école. Et que ladite école va à tous les coups faire une soirée Spéciale Saint-Val', non ? Note, on pourrait y aller tous les deux comme ça... Mais faudrait que je sois vachement aware pour l'empêcher de se saoûler avant que j'arrive. Et que je prévienne ses potos. Ou alors, que ça ne soit plus une surprise ? Pff, pas drôle, mais envisageable.
Enfin, il vient quand même le lendemain à Paris, normalement. (S'il vient pas je lui pète la gueule avec mes super pouvoirs de taekwondiste ceinture jaune.)
Donc, est-ce que ça vaut le coup ?
Sachant que l'année dernière il m'avait dit que la Saint-Valentin, pffruiiit, limite il s'en battait l'oeil avec une canne à pêche.
Oui mais l'année dernière il ne m'aimait pas autant.
Et puis cette année il m'a dit (enfin, je l'ai entendu, donc je suppose qu'il me l'a dit...) que ça le saoûlait de ne pas pouvoir être avec moi ce jour-là.
Donc, est-ce que ça vaut le coup ?
Si j'avais plus de 15 euros sur mon compte courant, et qu'il n'avait pas cours à 8h pile le 15, je répondrais oui. Là, je suis plutôt engluée dans le doute.
Du coup, je vais sans doute laisser traîner les choses, et quand je me déciderai le train sera décidément trop cher.
Flûte, hein.
19:40 Publié dans Tout ça c'est de sa faute à LUI, là | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : Saint-Valentin, Chéri, train
28 janvier 2008
Jean et Henriette, par Philippe et Charles
J'avais toujours eu envie d'aller au Festival d'Angoulême.
Non, je n'ai pas concrétisé cette envie cette année. J'ai juste arrêté d'avoir envie d'y aller. Trop de monde.
Et cette année, j'ai été folle de joie en lisant le nom du gagnant du Grand Prix d'Angoulême. Ou plutôt, des gagnants.
En 2006, Romain avait explosé de joie en apprenant que c'était Lewis Trondheim - le Maître de la nouvelle génération BD.
Ce matin, j'ai failli faire de même en apprenant que c'étaient Philippe Dupuy et Charles Berberian. Les auteurs dont j'aime le plus les histoires, le sens de l'humour, le ton. Un dessin vivant, des héros plus qu'attachants. Je les connais depuis que j'ai 8 ans, quand je lisais Henriette (l'histoire d'une ado mal dans sa peau, avec des parents totalement abracadabrantesques de beauferie, des 'copines' ultra-superficielles et un meilleur ami super-héros obèse dans ses rêves) dans JeBouquine.
Puis j'ai découvert Monsieur Jean, j'ai craqué et tout dévoré. Dès que je suis millionnaire, je m'achète l'intégrale - avant celle de Lewis Tondheim.
Rien que d'y repenser, j'en frétille de contentement.
Lisez, vous ne serez pas déçus - c'est une fan qui parle.

(et puis, y a La Marie en plastique, un très bon album, qui a aussi décroché un prix. Contente je suis.)
22:20 Publié dans Un bouquin ? | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
Couscous sanglant
Il y a un bail, au moment de ma série "je parle de tous les films que je vois parce que j'aime troooop", j'ai vu La Graine et le Mulet. Un très bon film français d'Abdellatif Kechiche, qui avait réalisé L'Esquive (film que je meurs toujours d'envie d'aller voir !)
Ismane est responsable d'une grande famille. De son mariage, il a eu 3 filles et 2 garçons, dont deux sont déjà mariés avec enfant(s). Divorcé de sa femme, il vit dans l'hôtel de Latifa, qui avait déjà une fille. Autant vous dire que ça en fait, du peuple, aux réunions de famille ! Le film démarre au port de Sète avec le fils, ça continue avec des repas de famille dans tous les sens. Ismane se fait virer de son boulot au port et veut monter un restau de couscous de poisson sur un bateau pourrave, avec l'aide de son ex-femme. Dur dur. Des gens qui râlent, qui parlent fort, de l'amour, du rire, du soleil, de la musique, de la débrouille. Des acteurs superbes tellement on se sent dans la famille, mais surtout, elle : Hafsia Herzi.
La vache, cette fille, elle décoiffe, et ça vaut le coup d'aller voir le film rien que pour elle. Si on me demandait de choisir la révélation 2007 de chais-pas-quoi, je donne son nom illico. Même si on ne me le demande pas, aussi. Je l'ai trouvée géniale, et c'est la première fois que j'ai un tel coup de coeur (c'est bof-beauf, cette expression) pour une actrice.
A part ça, j'ai adoré ce film.
Et puis samedi, Chéri m'a entraînée dans un ciné lyonnais (pas La Fourmi mais le Comoedia, ce sont les deux seuls cinés référencés sur Allociné présentant des films en VO) voir Sweeney Todd.
Après 15 ans au bagne, Benjamin Barker (Johnny Depp) revient sous le nom de Sweeney Todd pour se venger du juge Turpin (Alan Rickman), qui lui a volé sa femme et sa fille. Il se fait aider par Mrs Lovett (Helena Bonham Carter), une foldingue qui cuisine des tourtes à la viande et qui est raide de lui. Obligé de se débarasser d'un type (carrément tête-à-claques (Ho mon Dieu ! Je viens de me rendre compte que c'était l'acteur de Borat !!)) qui veut le faire chanter, Johnny Depp ne sait pas quoi faire du cadavre. Ho bah ça tombe à pic, en pleine pénurie de viande... Et la boucherie commence. Avec comme objectif final, la vengeance contre le Turpin. Au passage, s'il pouvait buter son bailli, ça ferait plaisir : l'acteur, Timothy Spall, est celui qui joue Queudver dans Harry Potter.
- Johnny Depp
- Alan Rickman (mais pas exactement pour les mêmes raisons)
- les autres acteurs
- l'ambiance noir et blanc
- le kitsch
- la scène finale absolument grandiose
J'ai pas aimé :
- les chansons qui traînaient en longueur (elles n'ont pas été conçues pour Tim Burton puisqu'il a adapté la comédie musicale, mais crotte, il aurait pu couper) : au troisième Johaaaaannaaaaaaa, j'avais envie d'égorger le (mignon) jeune homme du film ;
- quelques scènes dont je n'avais rien, rien, rien à foutre, mais vraiment rien de rien (genre la scène du pique-nique) ;
- le surplus sanguin. Parfois, trop c'est trop, surtout pour une fille qui déteste la vue du sang.
Bref, si vous êtes en manque de soleil, allez voir La Graine et le Mulet. D'ailleurs, même si vous n'êtes pas en manque de soleil (hérétique !), allez-y, c'est un ordre, j'ai tellement aimé que j'ai envie que ça fasse plein d'entrées.
Si vous vous sentez rebelle, underground, fan de Tim Burton, en manque de sang, si vous en avez marre de toutes les couleurs sauf du rouge, que vous avez envie de mater Johnny Depp ou Helena Bonham Carter ou Jamie Campbell Bower (le jeune homme) ou Jayne Wisener (la jeune fille), que vous kiffez à donf' les comédies musicales, même les plus tarées, allez voir Sweeney Todd.
Avertissement : si tu es jeune, genre très jeune, genre moins de 12 ans, ne va voir aucun des deux. Sweeney Todd t'est interdit à cause des flots d'hémoglobine, et tu risques de te faire chier dans La Graine et le mulet. En tout cas, ma soeur de 14 ansa regardé son portable pendant toute la séance.
EDIT- Je trouve hallucinant qu'on puisse autant polémiquer sur Sweeney Todd. Sur "la déchéance totale" de Burton. J'ai eu du mal à apprécier ses premiers films délirants. OK, Batman, Beetlejuice et L'Étrange Noël de Monsieur Jack ne faisaient pas dans le consensus, ça peut être une qualité. Mais du coup, ils en devenaient beaucoup moins abordables. C'est un univers à part, c'est délirant, ça part dans tous les sens... Mais c'est fatigant. Malgré tout, j'ai bien aimé la plupart de ses films, les 3 cités au-dessus, Edward aux mains d'argent et Sleepy Hollow, mais surtout Big Fish. Celui-là se fait descendre dans tous les coins ; Romain, 'cinéphile averti', disait que c'était un des moins bons Burton, et depuis ce matin je n'arrive pas de lire sur le web que c'est une merde atomique, commerciale, consensuelle, l'anti-Burton, raaah quelle bouse. J'en ai un peu marre de lire des horreurs sur un de mes films préférés. J'ai beau ne pas être cinéphile (je ne vais pas si souvent que ça au cinéma, et surtout je ne connais aucun 'vieux' film), je ne comprends pas pourquoi on s'acharne dessus. Ce qui m'énerve le plus, ce sont les psychanalyses des oeuvres de Burton, les révélations foireuses des sens cachés. J'aimerais bien rétorquer, mais je sais que je n'aurais jamais le mot de la fin...
22:00 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : sweeney todd, graine et le mulet, depp, chéri, burton
25 janvier 2008
Ils sont étranges, là-bas
Départ pour la Gare de Lyon dans 10 minutes. Speed, speed.
Baby-sitting hier soir. J'ai regardé *Vanished* (sur la 6) et j'ai bien aimé, mais bon sang de bonsoir, je veux voir la fin moi.
Dans les WC y avait Vogue. (Le Vogue de Février 2008, hein, pas celui de 1994, comme l'avait suggéré Chéri.)
Et dans Vogue y avait des photos de mon employeuse.
En accointances avec Amy Winehouse (Chéri : "Beurk !"), Eva Green, Naomi Campbell ("Ha, ça c'est mieux") et Kate Moss ("Ha bah voilà !" [faites-moi penser à le tuer ! et à la tuer, elle !]). Certes, pas dans les pages Célébrités VIP, mais en tant que mannequine modeuse portant du Dior et juchée une barre de pole-dance.
Je suis aussi allée sur Internet.
En effaçant mon historique j'ai vu des choses que j'aurais pas du voir.
Et puis quand il est rentré, le père m'a donné mon (gros) salaire et de l'argent pour un taxi, en me disant de l 'appeler si je me faisais emmerder.
Précision : c'était dans le 16ème.
Je reviens dimanche à minuit !

10:45 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
23 janvier 2008
Même en congé, elle pense au boulot.
Journée de libre. Pour ne pas culpabiliser de rester at home sans rien faire, j'ai cherché quelque chose d'utile. Et puis, je n'ai rien d'autre que le boulot pour m'occuper (ça me déprime de rentrer dans ma chambre, c'est un bordel intégral et j'ai pas le courage de ranger !)
J'essaye de rédiger mon CV, pour enfin trouver un job pendant le mois de juillet (premier pas vers l'Indépendance ! Yiihah !) et un stage en laboratoire entre la fin de mes examens (15 mai) et le 1er juillet.
Je n'ai jamais fait de stage. Ca m'a été vivement conseillé par à peu près tout le monde : Chéri, J., ma mère - qui me bottera les fesses si jamais je n'en ai pas un pour cet été, Princesse Brownie (que j'ai rencontrée mardi dernier), Léa, les responsables de mon UFR. Donc, ok, un stage. Où donc ? Entreprise privée ou labo public ? Quel sujet ?
Pour les labos publics, on m'a fait une liste. INSERM, INRA, Pasteur, labos de facs...
Pour le privé, prrrt, c'est démerde-toi toute seule Ginette ! Mais comme mon ambition suprême, c'est de m'en mettre plein les fouilles, j'aimerais bien bosser pour le privé plutôt que de m'échiner pour un salaire de misère dans le public... À moins que je ne mette la main sur un sujet qui me passionne. Des candidats ?
Ce que je préfèrerais, c'est étudier les conséquences dans l'agro de l'intégration des virus chez les plantes. En gros, les manipulations génétiques qu'on fait entre plantes et virus. Quand je l'ai dit à Célimène, une copine qui fait de la physique, elle s'est foutue de moi à bloc. C'est vrai qu'énoncé comme ça, ça ne semble pas passionnant.
Méchant coup de bol, ça colle pile-poil avec mon CV.
Revenons-y, à ce grigou-là. Le nombre de guides ou d'articles de presse pour aider à la confection d'un CV m'avait toujours étonnée. Quand on me met face à mon PC, pour un tête-à-tête spécial boulot, je comprends mieux. Mais qu'est-ce que je vais bien pouvoir jacter ? Mes seules expériences de boulot, c'était des baby-sittings payés au noir, et un mois de service à la caisse de la librairie-presse-papeterie chez mon parrain (hyper enrichissant : je n'ai vendu que des Closer, L'Équipe (c'était la coupe du Monde de Foot), et le livre de Sarkozy...), toujours au noir.

Hmmm que tu es beau, Monsieur Sarkozy ! Je comprends qu'on soit tellement fan de toi à Boulogne-Billancourt...
Donc, dans la rubrique "Expérience professionnelle", je sais pas si j'ai vraiment quelque chose à mettre. Est-ce qu'on a le droit de caser les boulots au noir ? si oui, sous quel intitulé ? Est-il raisonnable d'ajouter mon stage en entreprise d'une semaine en Troisième à la bibliothèque municipale ?
Idem, dans la rubrique "Études et diplômes". Comment formuler le fait que j'en suis à ma troisième année de Licence, que du coup je n'ai pas encore de *vrai* diplôme, mais que ça va venir Monsieur, et qu'en attendant j'ai validé mon Bac+2 ?
Pour "Langues et Informatique", j'ai un léger problème pour l'Anglais. Je n'ai pas encore le niveau courant je crois (J. s'était foutue de ma gueule quand j'avais envisagé de le mettre... trop sympa, elle m'avait jamais entendu parler anglais...), mais je suis quand même au-dessus du Lu, Parlé, Écrit - mon problème est plus dans le vocabulaire que dans la compréhension orale. Et pour l'Allemand, j'ai pas pratiqué depuis la Terminale, mais j'avais un assez bon niveau à ce moment-là...
Et encore, on n'en est qu'au contenu, et pas à la mise en forme !
En plus, j'aimerais faire un CV différent pour ma demande de labos (voire des CV différents pour quelques labos) et pour ma recherche de job d'été.
Restera la recherche de postes intéressants, la lettre de motivation, le stress de l'attente, l'entretien. Argh ! C'est trop dur d'être adulte !
16:45 Publié dans Boulot, Science | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : boulot, cv, job, recherche, labo, travail
22 janvier 2008
Chocolate kills the baby !
Il n'y a que pour l'exercice final que je me suis vraiment ridiculisée, comme à chaque fois d'ailleurs. On se met avec quelqu'un, qui se met en position ramassée au sol, et on doit sauter par dessus son dos à pieds joints. Sans s'arrêter, on saute, on rebondit dans l'autre sens, on rebondit dans le premier sens, on rebondit dans l'autre sens... hop hop hop, 3 séries de 30. Moi, je fais 2x15, en soufflant comme un phoque asthmatique et sans rebondir, tandis que tout le monde rebondit avec rapidité, prestance et élégance... Bigre, il me reste à bosser pas mal si je veux pouvoir jouer un jour dans un remake coréen de Tigre et Dragon...
La caféine cause aussi l'hypertension, l'augmentation du rythme cardiaque, le stress, l'anxiété ; c'est un diurétique qui fait perdre tous les bons fluides et le calcium. Et puis le thé ça empêche d'assimiler le fer.
Mais quoi ? Moi j'aime ça, le café, le thé, le chocolat. Je vais quand même pas m'en priver parce que ça risque de réduire mon bébé en purée ou de le rendre tout minuscule, zut alors.
Bon, je suis pas enceinte, mais on sait jamais.
22:55 Publié dans Pousser un kyaïïï !, Science | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : café, thé, nesquik, taekwondo, sport, grossesse, anglais
21 janvier 2008
Et ça repart !
Et c'est reparti pour un tour.
Tout va presque bien avec Chéri. Quand l'angoisse est revenue, vendredi soir, je lui ai dit d'aller se faire foutre (à l'angoisse hein... pas à Chéri) et elle n'a plus reparu. Bene. J'avais décidé que ce serait l'heure de vérité ; si ça se passait mal, préparer la rupture. Ca s'est très bien passé - je m'accrocherai au souvenir de ce week-end dès que j'aurai un coup de blues.
D'ailleurs, je crois bien qu'il a adoré la robe rouge. Elle a un peu beaucoup surpris mes amies, qui n'ont pas l'habitude de me voir habillée en fille. J. s'était déguisée en Spice Punk (enfin, c'est ce que j'ai compris), P. en Mélanie B., Anita en schooler et une autre potesse en garde du Palais Royal (elle avait fabriqué tout son déguisement !). À côté, je faisais presque pâle figure - surtout qu'une des boucles d'oreille en coeur que j'avais fabriquées de mes petites mimines s'est décollée ! Mais au moins, je me sentais jolie. J'en ai un peu profité. Dans ma tête, y a une petite place pour Lancelot et il a passé la soirée quasi-seul. Ana a dansé et bu, lui est resté les fesses sur sa chaise la moitié du temps - je suis allée lui parler. L'amitié fille-garçon, j'y crois ; mais j'ai beau faire tous les efforts que je peux, si je deviens trop proche d'un garçon, il restera toujours une part de séduction. Même si je suis prise, que le garçon en question est pris, qu'il mange la bouche ouverte, renifle bruyamment et est fan de cheese-burgers. Bref, j'avais envie de lui plaire. Pas ma faute, monsieur l'Agent... Tant que je sais où je vais, tout ira bien.
J'ai reçu un mail de Romain (le mec avec qui je sortais quand je suis tombée amoureuse de Chéri). J'avais répondu à sa carte de voeux 2008, en y mettant un ton un peu froid parce qu'il n'avait pas répondu à mon dernier mail. Il a gardé le même ton distant en m'expliquant que vu ce mail, on n'avait plus grand-chose à voir l'un avec l'autre. J'ai relu le mail en question, et ô seigneur ! J'en suis sur le cul. C'est le genre de trucs que j'écrirais à J., P. ou Anita, mais certainement pas à une personne avec qui je n'ai eu aucun contact depuis un an. Sans blague, j'avais même écrit caca... Faut dire que j'avais été quelque peu éprouvée, c'était peu après la dernière fois que j'ai revu les amies avec qui j'ai rompu, et un quart d'heure après avoir appris pour Littlefrench. Bref, en relisant, j'ai eu un peu honte de moi. Et je comprendrais presque qu'il ne m'ait jamais répondu puis traitée de conne loufoque (hmm, j'ai légèrement extrapolé mais je sens que c'était sous-entendu !). Presque. Ca va saigner !
Mes vrais cours ont repris. Finie la belle semaine d'éco en jeu de rôle, bonjour les cours un peu chiants... Dans la nouvelle fac, en plus. Ca y est, il semblerait que toute ma fac a enfin déserté l'ancien campus pour le nouveau. J'essaye de m'habituer, mais je préférais largement l'ancienne, globalement.
Toujours à la bourre. J'ai appris ce matin que j'étais désignée (en tête de liste...) pour travailler l'article scientifique en anglais de mon choix et l'exposer à la populace (15-20 personnes, c'est peu mais j'ai la trouille) demain aprèm'. Glups.
J'ai regardé les pages du New York Times, de Newsweek et du Guardian. Globalement, j'ai trouvé les articles du Guardian beaucoup plus intéressants (y en avait un sympa sur une bactérie qui attaquait les gays dans le New York Times, mais j'ai un peu les foies de devoir parler sexe et anus en cours) Finalement, mon choix s'est porté sur les effets de la caféine sur les femmes enceintes.
En bref : tout revient à la normale. C'est tant mieux comme ça ? Je suppose que oui.

Ha, et puis, pour ceux qui s'inquiètent pour ma santé pédestre (je sais qu'il y en a !) : avant de me recouvrir généreusement les ongles de vernis rouge, j'ai montré mon gros orteil à mon papa qui m'a dit que ça ne ressemblait pas à une mycose (bah quoi, j'en ai jamais eu moi, je sais pas à quoi ça ressemble o:-) ) et que l'ongle avait l'air d'être décollé... Que nenni, lui dis-je, comment veux-tu que mon ongle se décolle alors que le blanc est parfaitement à sa place ? Réponse m'est arrivée le soir même, en voyant que mes salomés avaient fait complètement partir mon vernis sur un quart de l'ongle seulement, l'endroit même où il y a décollement... Ouf. Nan mais sans blague, vous m'imaginez aller au taekwondo (sport de pieds par excellence) avec une mycose ? Et comment je ferais pour avoir ma ceinture verte, moi ?
22:10 Publié dans Interactions sociales : je vis !, Tout ça c'est de sa faute à LUI, là | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
18 janvier 2008
Cookfoot
Super semaine d'initiation à l'économie générale, en mode jeu de rôle. Jamais suivi une aussi bonne option à la fac. En plus, des échanges avec les 8 de mon groupe, l'impression d'être écoutée, les prises de décision... J'ai adoré. Hier, j'ai proposé de faire un petit-déj' d'entreprise ce matin et la proposition a été suivie. Avec succès, si on oublie le fait que les profs ont décidé sans nous avertir de terminer le jeu de rôle et que ce matin on avait un vrai cours... Et qu'on a mangé le petit-déj' (qui ressemblait plus à un goûter) à midi. J'avais préparé des cookies d'après une nouvelle recette. J'ai eu du mal d'ailleurs, parce qu'on est en train de refaire la cuisine et que je ne trouvais ni la balance, ni la levure, ni le sucre vanillé. Heureusement, je savais où était le chocolat... et le verre doseur qui fait liquides, farine, sucre !! Une assiette pour ma famille, une autre (les moins cramés... j'aurais du baisser la température du four !) pour le cours.
Résultat, mes cookies se sont aussi bien vendus que les énormes croissants et pains au chocolat que Dan avait ramenés, et j'ai eu plein de compliments; J'adooore les compliments.
Bon, en fait, j'ai pas trop le temps, je dois partir dans 5 minutes pour aller chercher Chéri à la Gare. L'heure de vérité, comme on dit.
Et puis je me suis aperçu que j'ai une sublime tache beigeasse qui s'étale sous l'ongle de mon gros orteil. Cool, si ça se trouve j'ai une mycose !!! Troooop bien.
16:28 Publié dans Manger !!! | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
16 janvier 2008
Pour pas chel', ti brilles dans li noil' !
Les Soldes, c'est aussi un moment pour acheter des trucs... inutiles. Loufoques. Excentriques. Qu'on n'achèterait pas en temps normal.
C'est comme ça qu'en allant à Loisirs et Créations pour chercher du matos pour mon 'déguisement' (que je pressens tout pourri), je me suis retrouvée à acheter des épingles à nourrice... des liens en cuir pour me faire des bracelets... et une bombe à neige artificielle. Bon, elle coûtait 60 centimes, mais avec 60 centimes on peut faire l'acquisition de 6 Carambar en boulangerie ou d'un crayon pour les yeux à Sephora. Oui, parce qu'en sortant de Loisirs et Créations, je me suis retrouvée pile devant Sephora. En mémoire du bon vieux temps, je suis rentrée, et suis tombée direct sur le coin tout à 1€. Allez zou, des paillettes argent, un crayon pour les yeux (50 centimes, en fait) et... un mascara phosphorescent. Si, je le jure devant Dieu, le mascara phosphorescent ça existe. Je me suis bien évidemment jetée dessus telle le yorkshire sur un jouet en plastique vert odeur souris
, histoire de vérifier si ça marche. J'affronte une caissière au débit ultra-rapide, qui a tenu à me désinfecter les mains (bon, ok, elles étaient dégueulasses, mais c'est un peu vexant quand même) et m'a regardée comme si j'était E.T. quand j'ai demandé s'ils prenaient bien la carte. Bah quoi, pour 5€ c'est pas évident.
Chez moi, dans la salle de bains, je me couvre copieusement les cils de mascara transparent gluant. Et j'éteins la lumière.
Et puis rien.
Je regarde mieux l'emballage : "spécial boîte de nuit" veut dans doute dire qu'il faut une lampe UV, en fait. Bon, bah ça va devoir attendre la prochaine virée en boîte. En août ?? Crotte.
C'est ça le problème. Depuis qu'on m'a rendu ma carte bleue et donné un peu de thunes à Noël, j'ai envie de tout claquer. Alors ok, c'est pas un investissement d'1 euro dans un mascara phosphorescent qui va réduire mon compte à néant. Mais 250 mascaras phosphorescents le pourraient bien... Et je me connais !
17:45 Publié dans Consommons gaiement | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
15 janvier 2008
Yes, sir !
Samedi, c'est l'anniversaire de J.
Et comme J. est une fille super, elle a mis un thème (j'adooore les thèmes). Engendrant possibilités de s'amuser tout comme de venir sans carton-pâte autour des hanches : U.K. C'est beau, c'est grand, c'est simple.
Et bien évidemment, je n'avais aucune idée valable.
Des idées, si. Reine d'Angleterre, chanteuse rock, garde du Palais royal, Prince Charles (quoi ? Je serais pas belle en Prince Charles ?), Spice Girl, bouteille de whisky géante.
Finalement, quand Anita m'a dit qu'elle s'habillerait peut-être en Alice au Pays des Merveilles, je me suis dit que ça serait marrant si j'étais la Dame de Coeur. Opportunité pour m'habiller sexy en restant dans le thème : ça marche coco.
Samedi (dernier), j'ai dérogé à ma Loi Personnelle. Sortant de la bibli municipale, j'ai été bougrement tarabustée par l'envie d'aller... à Etam. Un grand magasin le premier samedi des Soldes : c'était mon interdiction jurée depuis que j'avais mis le pied dans le H&M Haussmann l'an dernier, le même jour. Pof, je rentre, les chaussures m'agressent. Sans blague, elles se sont jetées sur moi en criant Laure, Laure, achète-moiiii ! T'as des grands panards c'est pas grave ! Bon, ok, si vous insistez: je commence à chercher ma pointure. Je précise à tout un chacun non-informé de la chose que je chausse du 42 (43 en chaussures de ski ou chez Nike, si la folle envie vous prend de shopper des grolles pour ma personne).
Las, les shoes montent jusqu'au 40. En sado-masochiste confirmée, je me saisis de la salomé 40 la plus proche et enlève ma basket pourrie (sous laquelle se trouvait une chaussette grise informe : quand on chausse du 42 et qu'on n'a pas envie de dépenser 10€ dans une paire de chaussettes, on porte des chaussettes grises informes, c'est comme ça). Tout en me disant qu'évidemment mon pied allait rester coincé dans la première moitié de la chaussure et que j'allais encore me ridiculiser devant un million de Parisiennes à l'affût. Hé ben non. Haha ! Bien niquées les Parisiennes, les salomés taille 40 me vont ! Bon, maintenant que je les ai, je ne les lâche plus.
À l'étage, le million de Parisiennes s'arrache de malheureux pulls70% acrylique 30% coton sous une BO de magasin abominable. Je fais le tour et mon oeil est soudainement magnétisé par du rouge. Je m'approche : l'Objet est une robe. Je dirais même plus : la robe rouge que j'avais essayée pendant les soldes précédentes (une solde ou un solde ? Je sais jamais), inocemment rangée dans le rayon -50% alors qu'elle faisait partie de la nouvelle collection. Je deviens fébrile, cette robe m'avait quouasi brisé le coeur. 42, 42, 38, 42, 34, 42, 34. Aaargh! Je fais du 36. Pas grave. Je l'aime d'amour pur, alors je l'embarque en 34 et 38. Une dans laquelle je resterai coincée par les épaules et l'autre où mon ventre aura liberté de flotter à son aise. Et pis un T-shirt noir, pour changer. Et pis une robe imitation satin 100% polyester.
In the cabine, waouh. La robe imitation satin me donne l'air d'une bonniche planche à voile qui a essayé les robes de soirée de sa maîtresse. Le T-shirt me va. La fameuse robe rouge 38 flotte tellement sur mes aisselles qu'on aperçoit mes tétons. La 34 coince aux épaules... et me sied. Bien. Montée sur les salomés, je ne me reconnais même plus. Je joue à Catherine Zeta-Jones. Je suis une star (et je continue à faire l'amour à la caméra).
Bon, quand je me suis arrachée à la contemplation de mon être suprême pour faire une inspection, j'ai vu une tache. Légère. Mais qui ne s'enlevait pas en frottant. Je retourne au portoir prendre l'autre 34. Hooo ! Une 36 qui est revenu à son Berger ! Bon, bah c'est reparti pour l'essayage. Et finalement, je repars avec la 34, double héhé. [Ne surtout pas avouer que je viens à l'instant de voir une petite tache marron sur le devant alors que je ne l'ai pas encore mise.... Mais que j'ai enlevé les étiquettes]
Bref, me voilà reviendue avec l'impression d'être la femme fatale qui va mettre la France (que dis-je, le Monde) à ses pieds. Je me fais plaisir en paradant devant mes parents, je sais que mon père me complimente lorsque j'ai l'air d'une fille.

Bref, je l'aime (la robe, mon papa aussi mais là je parle de la robe) et je la porterai samedi. En tablant sur le fait qu'Anita se déguisera bien en Alice au Pays des Merveilles, que j'arriverai à avoir l'air de la Reine de Coeur (rien n'est moins sûr, tout reste à faire), que je trouve des collants d'une couleur qui aille avec le rouge (la robe), le marron et le doré (les salomés) et avec l'image qu'on se fait d'un habit de Reine de Coeur (une idée ?? Parce qu'actuellement, je n'arrive qu'à penser à des résilles dorés, alors bon !!)
Je veux pas avoir l'air cruche
Je veux pas qu'on remarque mon ventre gonflé par les fibres et le surplus alimentaire de Noël
Je veux pas qu'on se moque de moi parce que j'ai des jambes dorées !!
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