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31 décembre 2007
2008, transition.
En 2007, j'ai :
- perdu 3 amies (Alphonsine, Cyprienne et Dalida, pour ne point les nommer), que je n'ai maintenant plus envie de voir
- eu des hauts et des bas avec Chéri (que vous avez peut-être plus qu'assez de lire)
- foiré mon concours des écoles nationales supérieures de paysagisme, mais réussi ma deuxième année de licence en fac
- laissé tomber ma famille au premier semestre puis repris le fil quand Chéri est parti à Lyon
- confié beaucoup plus de choses à ma famille proche que je ne l'avais jamais fait
- perdu ma grand-mère maternelle
- haï le cancer bien plus que les autres années
- dépensé beaucoup d'argent en billets de train. Paris-Lyon, plus précisément.
- pas assez fait la fête - en m'éclatant vraiment. Les fêtes où j'ai été invitées en tant que petite amie de Chéri, je ne les garde pas dans mes meilleurs souvenirs.
- fait des conneries quand même
- fait mes premiers pas en-dessous de la ceinture. (argh ! j'adore lire des récits de cul, mais je déteste en parler.) Quoique les premiers premiers premiers, c'était avant. Mais les vrais premiers, c'était 2007 ! Si vous n'y pigez rien c'est normal, puisque comme je l'ai dit je ne causerai jamais de ma sexual life comme si je parlais de beurre de cacahuètes ou de randonnée en haute montagne.
- beaucoup trop pleuré. Et souvent, pour des choses futiles.
Je ne suis pas sûre que ç'ait été une bonne année. Le facteur "amis" compte un peu trop pour ça.
Pour 2008, je voudrais...
- dépenser moins d'argent... la SNCF va baisser ses tarifs, vous croyez ?
- en gagner plus. Et malheureusement, pour ça il faut travailler plus je crois - en tout cas, c'est dans l'air du temps. Trouver des petits jobs. Baby-sittings, cours de soutien, courses
, bookmaker, maquerelle, tueuse à gages. Je ne sais pas pourquoi on ne me rappelle jamais... Qu'est-ce que je leur fais, aux gosses ?? Pourtant, j'ai l'impression d'être une jeune fille comme il faut... - me bouger le cul, au sens propre comme au sens figuré
- ne plus blesser personne
- garder mes liens avec ma famille
- reprendre contact avec toutes les personnes que j'ai perdues de vue par flemme et facilité (flemme et facilité : les 2 F de la mort)
- réussir le concours des écoles de paysagisme
- noter toutes mes idées pour me faire plein de thunes. Une des dernières en date : les écouteurs de couleur. Mais siiii, vous savez bien : au moment où c'était sur-branchouille d'avoir un iPod, arborer les fameux écouteurs blancs était cause de fierté... Hé bah je voulais lancer le coup des tribus marquées par la couleur des écouteurs !! Orange skater, rose lolita, vert intello... Bien sûr il n'aurait pas fallu vendre le truc tel quel, mais je suis sûre que ça aurait marché. Et il y a 10 jours, qu'ai-je remarqué aux caisses de la Fnouc ? des écouteurs de couleur ! J'étais déçue, il n'y avait que bleu et rose, et dans un mauvais package. Je suis sûre que j'aurais fait mieux, na.
- savoir enfin ce que je veux...
- devenir Marissa Cooper. Ou pas. Qui sait ?
Oui, je deviens obsédée... j'assume.
J'en ai parlé Maria, qui m'a parlé d'un plan fou : squatter chez un ami d'ami d'ami d'une de ses amies (je crois), dans un hôtel particulier sur les Champs-Élysées. C'était déjà mieux que de me morfondre dans un coin chez le poto de fac (qui est très sympa, mais c'est le seul que j'aurais pu supporter dans l'assistance) avec un gobelet de Manzana dans la main gauche et mon genou dans la main droite. Et puis, ça pourrait être fun.
J'ai écrit un message à ce sujet à Ana, qui ne m'a pas répondu. elle n'avait pas répondu non plus à mon texto de Noël. Si ça se trouve, elle a émigré en Russie.
J'en ai enfin touché un mot à J. Elle va chez une amie qui partage un studio dans Paris et qui ne voulait pas inviter grand-monde, de peur de manquer de place. Et du coup, elle a invité tellement peu de gens que finalement... il y aura peut-être trop de place ! Du coup, c'est là que je vais. Passer le Nouvel An chez une fille marrante que je connais, avec deux de mes meilleures potesses de fac (J. et Anita) et Chéri, plus d'autres gens sympas de la fac ; mater le feu d'artifice de la Tour Eiffel, pour faire original.
12:00 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
30 décembre 2007
sexki à ixx
Deux Noëls :
Dans le Nord, puis à Chamonixx. Avec la grande famille paternelle, puis dans l'intimité avec juste mes parents et mes deux soeurs.
Niveau cadeauxx... Ca faisait longtemps que j'avais eu aussi peu ! Ca m'a fait tout bizarre. Même si en fait, j'ai été plutôt gâtée : de la part de mon cousin, j'ai reçu ça :

que j'avais demandé expressément.
Et, hmmm, une "lampe-porte-bougie-chauffe-plat" qui ne m'a pas vraiment plu,mais mon cousin ne me connaît pas tellement bien... En fait, pour le Noël en Grande Famille, on a un système de tirage au sort pour les cadeaux entre "adultes". Chacun tire quelqu'un d'autre au sort et doit lui offrir un cadeau, entre 25 et 100€ selon la personne... Mon cousin (le mari de ma cousine, histoire de compliquer les choses) m'a tirée au sort, et moi j'avais tiré un autre cousin - qui se trouve être le beau-frère de celui qui m'a offert le cadeau. Je lui ai fabriqué des truffes (d'après la recette de Luciole en couleurs) et ma mère lui a acheté pour moi un coffret de chaussettes (une paire par jour pendant une semaine) dans un magasin cher.
Pour la première fois depuis longtemps, j'ai apprécié le Noël en famille. Mes cousins plus jeunes ont enfin passé la puberté et sont plus accessibles. Et il n'y a que deux personnes qui m'ont demandé ce que je faisais cette année et pourquoi je n'étais pas en école de paysagisme (parce que j'ai raté le concouuuuuuuurs !).
Le 24, soir de notre arrivée à Chamonixx, ma mère avait prévu une raclette. Inutile de dire que depuis, mes bras et mes cuisses sont entièrement faits de fromage !
J'ai tristement regardé ma famille recevoir leurs cadeaux, parce que je n'ai eu qu'un seul paquet ; mais pas des moindres: un lecteur mp3.
Celui-là même, mais en blanc.
Le problème, ce n'est pas qu'il n'est pas bien. Je ne l'ai pas encore essayé.
Le problème, c'est que ma petite soeur de 14 ans s'est fait offrir le dernier iPod Nano par son parrain. Et qu'elle a reçu une grosse enveloppe de sa marraine. Bref, le soir de Noël, au moment des cadeaux, j'étais jalouse et plutôt d'humeur à casser des briques, alors qu'il n'y a franchement pas de quoi !
Sinon, sur Chamonixx, tout s'est bien passé. J'ai skié 3 jours pendant 5h d'affilée, j'étais affublée d'une splendide combi rose pâle et j'arrivais presque à m'en foutre, j'étais très laide avec mes bonnet, grosses lunettes et écharpe. Comment font les autres pour être sexy au ski (pour être sexki) ? Je veux la recette. J'ai visité un bout de Suisse et je n'ai même pas vu de vache. J'ai mangé du boudin et téléphoné près de la cheminée de la résidence. Et bu du vin chaud. Et assisté à la messe de Noël. Je voulais me faire des potos mais je n'ai parlé à personne... en partie aprce que Chamonixxest peuplée aux 3/4 d'Anglais !
Bref, ce fut une bonne semaine de vacances, et j'étais triste de revenir à Paris ! La montagne me manque.
14:55 Publié dans Baroudage, Interactions sociales : je vis !, Manger !!!, On s'en va ?, Un bouquin ? | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : ski, chamonix, noël
Rien que toi, moi et ma conscience
- J'ai fait ci... J'ai fait ça... Avec Machin on a fait ça... c'était super marrant...
- Ha oué, c'est cool !
- J'ai envie de le claquer, parfois... je ne suis pas dans son trip...
- Tu me manques énormément, tu sais ?
[Blanc]
- Qu'est-ce que je peux lui dire ?
- Hmm... Moi aussi.
- J'ai hâte de te voir.
[Blanc]
- Dis... Tu viendras me chercher à la gare, lundi matin ?
- Heu, je sais pas... tu arrives à quelle heure ?
- Merde, il prend le train de nuit, ça va être super tôt...
- Bah je sais pas... 7 ou 8 h ? (ton gêné)
- Heu... Bah non, ça fait vraiment trop tôt, je vais pas me lever à 6h pour...
- Oups, je l'ai blessé.
- Mais pourquoi pas ? Moi je croyais que tu viendrais me chercher, qu'on rentrerait chez moi, qu'on prendrait le petit-déjeuner ensemble...
- Je n'y ai même pas pensé, je pensais qu'il rentrerait avec sa famille et qu'on se verrait dans l'après-midi...
- Je vais y réfléchir.
Ho oui, j'y ai réfléchi. Je ne sais pas quoi faire... il m'arrive de n'avoir pas du tout envie de le voir, de ne plus penser à lui, de préférer regarder Newport Beach que de lui demander de m'appeler. Ca m'arrive à chaque fois que je change de cadre avec ma famille. Corse les premiers mois, Crête cet été, Chamonix la semaine dernière : à chaque fois, je m'évade et l'effet est désastreux. Je pleure à l'idée de revenir à Paris, et l'idée de le revoir ne m'enchante pas.
Heureusement, c'était moins fort cette fois, peut-être parce que je suis restée moins longtemps sur place.
D'autres facteurs : la fatigue, l'impression que personne ne fait attention à moi là ou je suis, la sensation de ne plus pouvoir me passer de chaleur ambiante, de chocolat, de gras, un peu de dégoût de moi-même, la déception égoïste de mes cadeaux de Noël (c'est sûr qu'après l'anniversaire que j'avais eu => ordinateur portable de mes parents téléscope de "Chéri"... et plein de petits cadeaux de mes amis, je retombais forcément !), encore la fatigue.
Une mauvaise passe, somme toute.
Shall we talk ?
13:55 Publié dans Tout ça c'est de sa faute à LUI, là | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Chéri, prise de tête, brouille, dialogue
22 décembre 2007
Cul ! C'est Noël.
Bonnes fêtes à tous !
Je me casse, ouéch, chez mon grand-père. Ca me troue le cul, comme dirait l'autre, parce que je sens que je vais me faire puissamment ch***.
Pis après je suis embarquée à Chamonix par mes parents. Je me plains pas.
Je n'ai acheté que la moitié de mes cadeaux, comme d'habitude ! On verra bien.
Retour le 29 au soir, tard dans la nuit noire - j'essayerai de donner des nouvelles avant mon re-départ le 1er janvier.
PS- Je débloque, c'est le stress du départ.
13:13 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Mièvre attitude
Quand mes ex-potesses avaient découvert mon ancien blog (ça fait beaucoup d'anciennes choses dans une seule phrase), elles m'avaient reproché d'être négative sur tout, de ne citer que les mauvais aspects, de ne jamais raconter les bons moments que je passais avec elles.
C'était sûrement uniquement dû à une blessure d'amour-propre, et totalement injuste puisque je les nommais plusieurs fois "amies" ou "potesses" - c'est donc que je les aimais et qu'on passait des bons moments ensemble, puisque jusqu'à preuve du contraire, je ne suis pas maso. Mais ça m'a fait réaliser que j'étais quand même un tantinet injuste avec Chéri et mes potesses, à toujours ne rapporter que les trucs que je n'avais pas appréciés.
Hé ben, pour une fois, j'ai envie de raconter ce que j'ai aimé d'autre qu'un film ou qu'un événement anodin.
Ces deux derniers jours, j'ai vu Chéri et c'était formidable - comme ça l'est souvent, quand on se voit. On a commencé par discuter chez moi -après que je sois allée le chercher à la Gare, en bonne veuve rock qui se respecte-, mes petites soeurs l'ont vu et je crois qu'elles l'aiment bien (ce qui me soulage). Il est ensuite parti à son dîner de famille, penant que je dînais avec la mienne. Puis on s'est revus, on a pris un verre ensemble, à l'Indiana Café. Cet endroit est toujours rempli de djeun's friqués, mais j'aime bien le décor, la lumière, la musique, et les serveurs sont toujours sympa. Donc j'ai passé un trrrrès bon moment. Et pis on est allés dormir chez lui et "c'était très bien", dixit himself - même pour moi alors que je suis en pleine Zone Rouge. Juste avant, on s'est donné nos cadeaux de Noël respectifs. Il m'a offert un pull en vraie laine de vache (je sais pas pourquoi, dans ma tête ce sont les vaches qui donnent la laine... Non non Laure, les vaches c'est le lait, la laine c'est les moutons !)
, bleu roi XS (quoi "on s'en fout" ?) un chouïa trop court, mais j'étais tellement contente du cadeau que j'ai enlevé l'étiquette sans réfléchir ; et une peluche Rhinovirus (zut, j'ai vu le prix maintenant !) qui vient de là [Je tiens à préciser qu'il offre la Syphilis à son meilleur poto de l'école] [et si vous m'aimez, offrez-moi Escherichia coli, elle est trop belle !]. Comme je suis ultra-raquée, ce que je lui ai expliqué, et que de toutes façons je ne fais jamais de cadeaux chers à Noël, je lui ai offert une huile de massage. J'avais eu l'idée quelques semaines avant mais comme je suis une feignasse, je l'ai achetée le jour même... Comme il y avait plein de monde, c'était l'enfer, et j'avais du mal à choisir entre Huile relaxante qui endort et Huile circulatoire (pour les pieds et les jambes...). Puisqu'évidemment, les huiles douces à la vanille, c'était un peu exclu. Hem, finalement j'ai pris la deuxième, en me disant que ce ne serait pas si grave si on en mettait sur le dos... Hein ? Pas vrai ? Du coup, au massage il a eu droit. Je crois bien que c'est la première personne que j'aime masser, c'est sûrement un signe, on dervait sortir ensemble.
J'ai adoré me réveiller à côté de lui. Sans blague, si j'avais droit à ça tous les jours, je me poserais peut-être un peu moins de questions existentielles !
Sa mère (Dieu la bénisse) nous avait préparé le petit-déj', commeà chaque fois que je viens. Je suis toujours un peu gênée de voir les brioches au chocolat, les quartiers de pamplemousse et les oranges à jus sorties, mais c'est si boooon !
Et puis on s'est maté un épisode de Desperate Housewives. Un qui m'a largement confortée dans mon amour pour Bree, mon personnage préféré !
Ensuite, un interlude assez long ; je devais aller faire des radios de mes dents, afin de déterminer si on doit m'enlever mes dents de sagesse ou non : réponse demain... J'ai failli commettre un meurtre, la secrétaire du radiologue était un être infâme qu'il eût fallu supprimer de la surface terrestre !! Elle était on ne peut plus mal-aimable, elle m'a tutoyée dès qu'elle a vu ma date de naissance, et elle m'appelait "la petite Nomdefamille" en parlant hyper fort avec le doctor. Ensuite, quand je lui ai dit que je ne pouvais pas payer parce que ma mère ne m'avait pas filé de sous, elle m'a répliqué sèchement "pas de sous, pas de radios" (en gros). J'ai donc du filer à la banque retirer du liquid, vachement pratique sans ma carte bancaire, il y avait 3 personnes devant moi et un seul guichet, tout ça pour pouvoir vider mon compte-courant - sur lequel il reste actuellement 91 centimes. Mesdames, messieurs, une petite pièce s'il vous plaît... (je plaisante, ma mère m'a remboursé les ***€ de radios ce soir !) Bizarrement, dès qu'elle a vu la liasse de billets bleus, la secrétaire bouledogue s'est calmée...
J'ai ensuite revu des potesses de lycée à qui je n'avais pas parlé depuis un bail. Dommage, parce qu'il y a maintenant pas mal de distance entre nous.
Pendant ces trois heures d'absence de Chéri, il m'a déjà manqué, l'animal. On est allés se promener un peu au hasard, en s'amusant avec l'eau gelée à la surface des fontaines, puis on a dîné (tôt) au restaurant japonais. J'adore ça, je mange toujours tout. La soupe miso (et la sienne), la salade de chou, les sushis, les makkis, le gingembre (et le sien ! j'adore le gingembre). À la fin, j'ai l'impression d'être digne d'enfiler la combinaison Michelin, mais un bol de dînette rempli de saké (plus celui de Chéri...) me remet les idées en place : je suis une fille formidable et le saké, c'est trop bon.
(là j'ai voulu mettre une photo de bouffe japonaise, mais rien à faire, les sushis en photo ça a vraiment l'air trop dégueulasse)
Nos chemins ont divergé peu après, il avait une fête à laquelle je n'avais aucune envie d'aller. Je sais qu'il aurait préféré que je l'y accompagne, mais je savais que je m'ennuierais, et quand on sait que la fête était donnée pour l'anniversaire d'une fille qui avait voulu sortir avec lui, devenue sa potesse, mais qui n'a pas l'air de me porter dans son coeur...
Bref, voilà, ça n'a pas duré longtemps - c'est rien de le dire, mais j'ai apprécié.
00:58 Publié dans Tout ça c'est de sa faute à LUI, là | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
20 décembre 2007
Ascenseur émotionnel
Il arrive à Paris cet après-midi. Comme d'habitude, je vais dormir chez lui un soir sur les deux jours où on peut se voir. Ca fait deux semaines qu'on ne s'est pas vus, j'attendais donc avec impatience de le revoir, de dîner tranquillement avec lui, de passer une bonne soirée, avec cadeaux de Noël et tout - puisque je pars samedi après-midi avec ma famille et qu'on ne se reverra pas avant le 30, voire le 31.
Lundi soir, déjà bien entamée moralement par la perte de ma carte bancaire et la perspective (erronée) d'avoir à douiller un maximum pour la récupérer, j'apprends que sa mère a organisé un dîner de famille avec son grand frère qu'il ne voit pas souvent. Il y a de l'obligation dans l'air, et ça me fout en rogne. Apprendre 3 jours avant un truc que j'attendais avec impatience que cedit truc ne va pas pouvoir avoir lieu, ça me saoûle. Maintenant, j'ai le choix entre ne pas dîner avec lui ou dîner avec sa famille. Super. Je dis que j'y réfléchirai, et que je donnerai ma réponse la veille, voilà.
La veille, donc hier, j'étais bien décidée à venir. Pour le voir plus, pour connaître son grand frère, pour voir le reste de sa famille que j'aime plutôt bien, pour passer un dîner "en famille" avant Noël, peut-être le seul dîner de cette période qui ne me fera pas trop chier... et puis, l'occasion d'offrir mes truffes.
Et puis voilà qu'il m'annonce quouasi de but en blanc : Au fait, pour demain, je suis désolé mais ma mère m'a dit que mon père lui a dit qu'il ne préférerait pas que tu viennes, à cause de mon frère tu sais...
En gros, comme son frère est un peu dépressif par moments et qu'il n'arrive pas à avoir une relation stable avec une fille, Beau-Papa craint que fiston soit crès crès criste ou pète une Durit de me voir assister au dîner en tant que compagne officielle de son frangin plus jeune que lui.
Donc je suis reléguée au rang de pouilleuse (ça me change tellement des autres Noël, après tout) pour que fiston ne soit pas incommodé par ma vue.
Coucou ! C'est moi la pouilleuse !
Je sais bien que ce n'est pas raisonnable de le prendre aussi mal, après tout je verrai Chéri avant et après, et je dînerai avec ma famille. Seulement : on m'a sucré mon dîner romantique, on ne m'a prévenue que trois jours à l'avance, on me fait miroiter des trucs pour me les enlever juste après.
Je ne suis même pas énervée contre Chéri... Juste contre ses parents -- fallait bien que ça m'arrive un jour. Hé quoi, quand on se mariera, il faudra le faire en secret pour ne pas que Grand Frère soit jaloux ??
Après ça, je me suis souvenu du dernier Noël dans l'appartement de ma grand-mère maternelle. J'avais été prévenue seulement dans la voiture, le soir du 24, en route vers chez elle, qu'on ne fêterait pas Noël. A l'arrivée, pas de sapin, pas de cadeaux, des navets cuits à la vapeur, et une grand-mère qui ne se souvenait pas qu'on était le 24 et que le 24 on fêtait Noël. Je ne sais pas ce qui s'est passé, mais ce souvenir a déclenché un vrai torrent. Je n'avais pas chialé comme ça depuis qu'elle est morte (en avril), et pourtant ces jours-ci je pleure tout le temps. A posteriori, je me sens toujours ridicule, mais sur le coup j'étais totalement déchirée...
14:40 Publié dans On s'en va ?, Tout ça c'est de sa faute à LUI, là | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
19 décembre 2007
Bilan de la décapitation
Ce titre fait très Marie-Antoinette. Mais non, je n'ai pas encore acquis de perruque poudrée, donc il y a méprise sur la personne. Rendez-moi ma tête !
Comme je n'ai plus de crédit portable, j'ai chargé mon popa d'appeler la banque à ma place... Shame on me. Telle n'était pas mon intention à la base, puisque je lui ai juste demandé les horaires de la pause déj' des banquiers en question, ce à quoi il m'a répondu qu'il faudrait les appeler, suite à quoi j'ai esquissé une sublime grimace sous-entendant Baaaaah non, impossiiiiible... et il a appelé à ma place.
A 12h30 hier, j'ai donc appris que ma carte n'avait pas été retrouvée. Panique à bord, panique à bord, mayday, mayday, si quelqu'un a englouti des milliers avec ma cébé, je fais quoi ?? Et puis c'est Noël, je n'aurai rien à offrir, merde je vais quand même pas concocter des cadeaux avec des rouleaux PQ ?
Je passe l'aprèm' dans le cirage, complètement démoralisée. J'ai le temps de passer à la banque, où on commande ma nouvelle carte. Arrivera dans 10 jours. Et surtout, surtout, je demande si un Vilain a prélevé des sous. "Attendez, je vais vérifier... [Je coupe ma respiration. S'il ne se dépêche pas, je vais juste mourir dans le hall de ma banque. Glorieux.] Non, aucune opération n'a été réalisée depuis le 10 décembre." Yessssssss !
Je suis tellement soulagée que personne n'ait touché à mes sous que j'en oublie de demander à Môssieur mon Banquier combien va me coûter ma nouvelle carte...
Le soir, j'en parle à mes parents qui me sortent les jokers Assurance. Oui mais j'ai le compte Machin, ça couvre non ? Bah non, mais l'assurance familiale, ça marche peut-être ? Et qu'est-ce qu'on avait fait quand je m'étais fait piquer la mienne ? Parce que j'avais été remboursée, faut peut-être aller au commissariat... Haaaaa non pas le commissariat ! Pitié ! Je l'ai fait une fois, pour déclarer la perte de mes papiers, c'était horrible. No way que j'y retourne. Peut-être, mais si ça peut t'économiser 150€... souffle la voix de la Sagesse (ma mère). C'est vrai que dans ma tête, le fait de demander une nouvelle MasterCard coûtait 150€, c'est-à-dire un maxx de pépettes. Mais trop tard, j'en ai demandé une nouvelle.
Je farfouille frénétiquement dans mes papiers bancaires. Je lis mon contrat comme une grande fille. Franchise = 150€, mais rien sur combien coûte une noçuvelle carte. Frais d'opposition = 17€. Au passage, j'ai donc appris à lire un contrat, et ce que voulait dire "franchise". En gros, la banque offrait de soigner mes pépettes si jamais on me volait plus de 150€ ! quelle attention touchante.
Je suis repassée à la banque ce matin, pour demander confirmation : la nouvelle carte ne coûte RIEN, à part dix jours d'attente. Dans 10 jours, Noël sera passé, alors j'ai demandé du cash, mec. Dans ma poche de jean, j'avais assez pour fuguer à Bruxelles pendant 3 jours.
Quand on pense qu'à la place, j'ai juste acheté des médicaments.
17:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17 décembre 2007
Ma tête ! Où est ma tête ?
Après mes jérémiades de la matinée (bah quoi, j'avais pas cours aujourd'hui...), et après avoir concocté la pâte des truffes destinées à ma famille et à celle de Chéri, je décidai d'aller faire l'acquisition de mes Christmas' presents. Avant cela, il fallait que je passe à la banque déposer un chèque que m'a fait ma môman pour ne pas que je m'appauvrisse, et que je fasse le point sur mes pépettes pour savoir ce que je pouvais me permettre.
Direction la Fédération des Nématodes Arnaqueurs de Chevelus pour acheter le Savoir et le distribuer à pleines mains.
Je repère direct le dernier Donjon, dessiné par Boulet, mais décidément c'est écrit trop petit pour mes yeux défaillants, je n'ai pas la tête à ça. Pour ma première soeur, je repère le coffret des Paresseuses. Pour Môman, j'ai jeté un oeil aux bouquins sur les macarons, mais je sens que je vais faire plus général. Pour mon cousin, le bouquin sur Pourquoi les pingouins n'ont pas froid aux pieds (et je le lirai sans doute avant de le lui offrir, niark niark). Pour Pôpa et Chéri, je sais pas. Ztt, les cadeaux aux mâles, c'est trop dur. Donc, je repère plein de trucs, mais je n'achète rien, repoussée par la foule (alors qu'il était 15h).


23:25 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Creepy !
Série noire. J'allume la radio ce matin, je tombe sur All by myself. Ca continue avec une chanson chialante de Marc Lavoine. Je change de station pour me débarrasser de M FM, décidément les chansons d'amours déçues dès le matin, ça mine le moral. OuïFM : blabla du jour, puis... Creep de Radiohead. Ca suffit ! Ca suffit !!
Ok, pour l'instant je me sens très Bridget Jones. Hier, Chéri m'a appelé deux fois, et c'était long. La première fois, je ne me sentais pas trop dans la conversation - surtout quand on a commencé à parler de bio. D'habitude j'adore en parler avec lui, mais en ce moment ça me gave, peut-être parce qu'il me redit les mêmes choses, ou bien parce que ça n'allait pas très fort en cours pour moi la semaine dernière. Bref, je me suis mise à lui parler d'Erasmus. L'année prochaine, si tout va bien, j'entre en M1, et un de nos profs nous a parlé vendredi dernier du système d'échange européen. Et franchement, ça me dirait bien de partir. Je lui ai fait comprendre que si je partais, ce serait pour de bon, sans revenir souvent. Je n'ai pas senti que je lui faisais de plus en plus de mal, il ne comprenait pas ; moi, je me sentais juste détachée, je continuais à aligner les mots, comme si j'en parlais à mes parents - ce que j'ai fait samedi. Il a ensuite dit qu'on pouvait essayer de partir au même endroit... Fatal error, je lui ai répondu que ça n'aboutirait sans doute jamais (la demande de départ au même endroit hein, pas "nous deux") - et il a semblé très déçu que je me montre si terre-à-terre et surtout, si peu triste à l'idée que je ne le verrais pas pendant 3-4 mois. Et c'est vrai, je n'étais absolument pas triste, je ne ressentais rien du tout.
Je lui ai ensuite rappelé que si j'obtenais mon concours de paysagisme (c'est décidé, je le repasse cette année), je ne partirais pas en Europe, mais je ne serais pas forcément sur Paris non plus. Lui qui était tout enthousiaste à l'idée de revenir à Paris l'année prochaine, et de peut-être habiter avec moi...
Je ne me sens pas encore prête. C'est sûr. J'ai trop peur qu'on se plante, c'est trop tôt, non ? Rah, je ne sais pas. J'ai peur, et en même temps je me dis qu'il ne faut pas que je m'empêche (que je nous empêche) d'avancer.
Mais comment envisager tout ça, à une période pendant laquelle je me demande presque tous les jours si je suis encore amoureuse de lui - c'est mauvais signe, non ?
Je ne veux pas qu'il souffre ; je ne veux pas souffrir ; je l'aime encore. Mais j'en ai vraiment assez de la situation actuelle.
Il m'a rappelée à 23h, et j'en étais très heureuse. Tout se passait au mieux dans la conversation, et j'étais vraiment contente, ça semblait effacer les doutes que j'avais ressentis juste avant. Jusqu'à ce qu'en fin de conversation, assez tard c'est vrai, mais aucun de nous deux ne semblait fatigué, il me dise qu'il allait me laisser. A invoqué le fait qu'il se levait pas trop tard "demain" (aujourd'hui). Et a ajouté : mais je crois que je vais quand même regarder un épisode de DH. Hem, il y avait incohérence dans le propos, là, alors je lui ai fait comprendre qu'il n'était pas hyper raisonnable. Trois phrases plus tard, il me sortait que je n'étais pas sa mère. Bam, ascenseur émotionnel, prends ça dans ta face. J'ai été refroidie pendant toute la fin de l'appel, il a essayé d'arranger les choses mais ne semblait pas comprendre que je n'avais pas envie d'épiloguer.
Ce n'était pas grave. Je lui ai dit, et je le pense. N'empêche, j'ai chialé comme une débilos dans mon lit avant de m'endormir. J'ai fait un rêve naze, et quand je me suis réveillée ce matin je me suis rendu compte qu'il me manquait atrocement. J'ai re-chialé, et maintenant on dirait que j'ai un masque en cire avec cernes intégrés...

Après avoir fini un bouquin qui ne m'a pas vraiment arrangée, un manga pour filles romantique, et subi les assauts de la radio (qui devait m'en vouloir ce matin), je me suis dit qu'il était peut-être temps de prendre des décisions. Quitte-je ? Ne quitte-je point ? Romps-je ? Ne romps-je point ? A quoi ça rime, tout ça ?
Et puis, je me suis rappelé mon âge. L'âge des non-prises de tête. L'âge de Je peux voir venir. Pas la peine de foncer ou de se prendre le chou pour rien, je suis jeune et je ferai ce qu'il me plaît... Je n'ai qu'à voir au jour le jour. Si jamais ça me gonfle, si je ressens quelque chose de mauvais ce soir, hé bien, je lui en parlerai.
Est-ce que ça doit êtresi simple que ça ?
Il paraît que dans DH - d'après le test transmis par Luciole en couleurs, retrouvé en cherchant sa recette de truffes - je suis Susan. Dans les deux premières saisons, je n'aimais pas son personnage, mais je dois dire qu'elle retrouve grâce à mes yeux. Je m'identifie. Moi aussi, je peux être une vraie cruche, et moi aussi je me prends toujours la tête.
EDIT- Depuis hier soir, je suis au courant de l'Ignoble Nouvelle. No comment... Arrrrgh !!
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16 décembre 2007
Butterfly effect
Je n'arrête plus de voir des films, en ce moment !
Ce coup-ci, c'était (ouf) sans bouger de mon canapé, vendredi soir. Juste après la Journée de l'Enfer, quand j'ai raté mon partiel et rien écouté dans ma matière préférée (biologie moléculaire). Heureusement que j'ai encore des copines pour me remonter le moral quand ça ne va pas !
Le soir-même, je n'avais vraiment envie de rien, à part de glandouiller au maximum. Ma mère avait emprunté des DVD à son comité d'entreprise, ma soeur a eu beau protester qu'elle devait bosser, c'était parti. Entre Dogville et L'Effet Papillon, on a choisi Kuchter !

Pendant ces 5 minutes, on avait eu le temps de voir Evan (joué par Ashton Kuchter, donc) dessinant des dessins de meurtres sanglants à l'école primaire (mais il ne s'en souvient pas : trou de mémoire), tenant un couteau de boucher et ne se souvenant absolument pas de pourquoi ni comment il l'avait pris, se faire étrangler par son père détenu à l'hôpital psychiatrique et qu'il voyait pour la première fois, et subir les demandes pédophiles du papa de sa meilleure amie Kaileigh ;

puis, d'assister au spectacle de son adolescence, commençant par le moment où il part avec ses amis, tous menés par Tommy (le frère sadique de Kaileigh), poser de la dynamite dans la boîte aux lettres d'une maison, re-trou de mémoire, un de ses potes (Lenny) fait une sorte de crise d'épilepsie juste après ; peu après l'événement, il va au ciné avec Tommy et Kaileigh voir Seven, il embrasse Kaileigh et Tommy devient totalement fou furieux (genre à défoncer la tête de quelqu'un qui s'est moqué de lui en s'aidant du poteau qui sert à tenir les cordons rouges de file d'attente) ; fin de l'adolescence, Lenny, Kaileigh et Evan vont se promener près de la casse et y retrouvent Tommy, qui a enfermé le chien d'Evan dans un sac et l'a aspergé d'essence, avant d'y mettre le feu.
De gauche à droite : Tommy, Kaileigh, Lenny et Tommy, à l'adolescence.
Bien. On peut avoir l'impression que j'en raconte beaucoup, mais tout ça passe très vite : Evan déménage, on a ensuite droit à une ellipse de 7 ans, et on trouve Evan sur les bancs de la fac. C'est peu après qu'il va découvrir qu'il peut trifouiller le passé, grâce à ses journaux intimes.
On est tout à fait pris aux tripes. Les scènes de violence sont très impressionnantes, parce qu'Evan a des trous de mémoire à chaque fois et qu'on les vit, puisque le réalisateur ne montre pas ce que qu'Evan ne voit pas. Heureusement, le film devient un peu moins dur dès le premier moment où Evan trifouille son passé. Les scènes les plus choquantes sont celles où on voit Tommy en enfant totalement sadique. Le pire, c'est qu'il a une bouille d'ange à la base ; et quand il se transforme en teigneux, on a vraiment, vraiment les jetons.
Le film est parfaitement bien réalisé. Pas de longueurs intempestives, on est toujours en plein dedans, haletants de connaître la suite, même si certaines scènes sont à la limite du supportables (je suis une âme sensible !). Le film est aussi plein de cynisme et de réalisme. Même si le thème global apparent se situe dans le domaine du fantastique, on se dit que finalement, tout pourrait être possible. Le film explore les théories du battement d'ailes de papillon : à tout instant de notre vie, nous sommes confrontés à des choix. Et chacun de ces choix, même le plus infime, a ses conséquences. [Par exemple, si je n'avais jamais parlé d'Alphonsine, Cyprienne et Dalida dans mon ancien blog, on serait peut-être (sûrement) encore amies.] À chaque modification d'Evan, tout le futur de son passé (son présent et ses souvenirs d'après la modification) est bouleversé. Ce qui est intéressant, c'est que globalement, les changements dans les instants suivants ne sont pas énormes pour lui ; globalement, il suit la même route, c'est pour les autres (Lenny, Tommy,la mère d'Evan, et bien sûr Kaileigh, qui est un peu présentée comme son âme soeur) que tout est mis sens dessus-dessous.
Globalement, j'ai adoré ce film. Il fait réfléchir, il bouleverse, il a sans doute appris des choses à mes petites soeurs sur la Vraie Vie. On y parle aussi de questions scientifiques - le cerveau, la Théorie du Chaos. J'ai aussi apprécié les implications sur les responsabilités, l'hérédité, ou le destin.
Par contre, j'ai l'impression que le titre ne correspond pas au film... Pour moi, l'Effet Papillon, c'est l'impact de minuscules choses, qui en provoquent de gigantesques. Dans le film, quand Evan modifie quelque chose, il ne le fait pas à moitié. Ce n'est pas comme s'il modifiait, par exemple, le fait qu'il se soit curé le nez quand il avait 11 ans.
Ceci mis à part, ce film est tout simplement génial - comme, à mon avis, toutes les oeuvres qui explorent le thème de l'Effet Papillon.
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