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30 octobre 2007
So s*xy ! (tu parles, Charles)
Merci beaucoup à ceux qui sont venus ici en tapant "femme sexy" et "femme trèx belle" sur Google Images. Ca me remonte un peu le moral. [Pas merci à ceux qui ont tapé "fille moche" et "horreur", hein. Faut pas déconner.]
Parce qu'en ce moment, je ressemble à ça :

Amphis d'exam' non chauffés, on s'emmitoufle comme on peut en gardant écharpes et manteaux par dessus les cols roulés. Hon-teux, ma brave dame.
J'ai le sac au dos parce que tous mes sacs à bandoulière/à main ont rendu l'âme. Sans doute à cause de ma manie d'acheter du cheap, en me demandant à quoi servirait de débourser plus d'argent pour la même chose. Au moins, mon fidèle Eastpak, il ne me lâchera plus. J'espère.
Mes mollets ainsi que mes sublimes aisselles (hé ! comment ça se fait qu'il existe des fétichistes des pieds, mais pas de fétichiste des aisselles ? Ou alors, il en existe si peu que personne n'en parle ? Je veux devenir/rencontrer un fétichiste des aisselles !) sont tels le buisson ardent apparu à Moïse dans le désert : buissonneux.
Et mes cheveux, haaa mes cheveux... Mes parents ont sous-entendu hier que j'avais une tête bonne à garder des moutons dans le Larzac, avec un gilet en peau de. (mouton). J'exagère évidemment, ils ne l'ont pas vraiment suggéré, mais en ce moment je prends tout mal !
Alors, pour tenter de rendre ma vie plus sexy, ainsi que me le suggérait Cosmo cet été, j'emprunte des fringues à ma soeur partie en vacances - pratiques les soeurs, pratiques les vacances ! Du coup, je ne ressemble toujours à rien, mais au moins j'ai un décolleté. Recouvert par une écharpe, mais qu'importe, qui s'en soucie après tout ?
Pff... toujours ce besoin de séduire... Le moins sérieusement possible évidemment, juste besoin d'avoir un (juste un ! s'il vous plaît) regard sur moi dans le métro, dans la rue... De me sentir jolie, de me sentir quelqu'un.
J'aimerais me libérer de ça.
19:15 Publié dans On s'en va ? | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
28 octobre 2007
A+L => A+
[A+ = la note, pas l'abréviation dégueu pour un Au revoir qui ne l'est pas moins...]
Ana et Lancelot, Lancelot et Ana. Ana et Lancelot, Lancelot et Ana, Ana et Lancelot, Lancelot et Ana... Bref.
Pour la première fois de ma vie, je suis heureuse quand un couple se forme autour de moi. Heureuse pour eux, je veux dire.
Ca fait deux ans que je les connais, mais je ne me suis rapprochée de Lancelot que cette année - depuis que je suis obligée de le côtoyer tous les jours, vu qu'on est dans les mêmes groupes tout le temps. Et il m'a surprise. En bien. En vraiment bien. Je voyais un glandeur flemmard qui en devait pas penser à grand-chose, à part bouffer et fumer. Faut dire que j'ai une assez mauvaise opinion des fumeurs de shit réguliers. Et là, pendant ces jours de TP, je découvre un mec intelligent, débrouillard, dégourdi, attentionné, sympa et pas prise de tête. Exactement ce qui manquait à mon paysage ces derniers temps... Et la première fois que j'ai l'impression de pouvoir avoir un ami garçon. J'adore le faire rire, parce que j'adore voir ses yeux pétiller quand il rigole. En plus, ça me donne l'impression de valoir quelque chose, quand je fais rire les gens. Mais sortir avec lui, non, je ne pourrai jamais je crois ! Et c'est la première fois que je ressens ça à propos d'un mec. C'est troublant, l'amitié.
Enfin, je ne peux pas dire qu'on soit amis - pour ça, il faudrait que ça soit réciproque. Mais j'aurais envie qu'on le devienne.
Ana, c'est une bonne copine. On arrive à plonger dans le très intime en peu de temps, mais pas souvent.
Si on fait le compte, ce sont deux personnes que j'estime énormément. Ca compte, l'estime.
Ca fait un mois que je sais (pas par lui) que Lancelot a voulu sortir avec Ana pendant la première année de fac. Mais ne le connaissant pas *pour de vrai* (je ne le connais toujours pas de vrai, mais à cette époque c'était encore moins), je n'avais pas pris ça au sérieux.
Et ça fait plusieurs mois qu'Ana était célibataire.
Je les ai vus se rapprocher de plus en plus au cours des dernières semaines, mais je n'arrivais pas à savoir - et je n'avais pas envie de poser la question comme ça, tout de go, comme on saute dans une flaque d'eau - de peur de mettre de la boue partout.
Mais déjà, ça me faisait plaisir.
J'ai été fixée la semaine dernière. Et ça me fait chaud au coeur. Et je ne comprends pas pourquoi, ou plutôt si, je comprends ; mais je ne comprends pas pourquoi je n'ai jamais ressenti ça avant, quand mes amies m'envoyaient des messages enflammés, "Ca y ééééé, je sors avec Truc !" A ce moment-là, je ressentais plutôt une sorte de vague-à-l'âme, qui me mettait mal à l'aise. Je n'arrivais pas à être heureuse pour elles - alors que d'après ce que je savais, c'est le sentiment que j'aurais dû (à cause de quoi ?) éprouver.
Peut-être étais-je jalouse d'un mec qui me volait le temps d'une copine, qui aurait dû m'être consacré. Ou jalouse parce que cette fille allait connaître le bonheur auprès d'un autre que moi. Ou encore, parce qu'elle serait heureuse au même titre que moi, ou plus que moi - et comme une me l'a fait remarquer récemment, même avec mes *amies*, je garde des idées de compétition.
Qu'est-ce que j'en sais ? Je suis peut-être la mieux placée pour savoir ce qu'il se passe dans mon cerveau, mais là, je n'arrive pas à lire ce qu'il y a d'écrit là-dedans...
En tout cas, j'espère le meilleur pour ces deux-là...
Mais qu'est-ce qu'il m'arrive ?
EDIT - Mon cerveau vient de me rappeler que j'avais été heureuse pour une de mes cousines quand elle s'est mariée. Merci cerveau, ça me fait une belle jambe.
17:47 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
Sing to forget
Je m'installe sur le Net, bien décidée à taper le compte-rendu que vous attendiez tous et toutes : ce soir, j'ai visualisé la deuxième partie d'un chef-d'oeuvre de la tv française. Que dis-je, non pas UN chef-d'oeuvre, mais LE chef-d'oeuvre de la télévision de notre époque !
Vous l'avez deviné (car je vous sais perspicaces), ce soir, j'ai maté
High School Musical 2.
Cependant, un événement inattendu m'empêche de donner libre cours à ma fibre critique digne de Télérama. En l'occurence, le commentaire de NON sur ma dernière note, me donnant des nouvelles de Littlefrench. Argh et double-argh ! Je mesure l'étendue de la situation en lisant les commentaires sur sa dernière note. que vous trouverez en tapant son nom sur Gougueule. D'ailleurs, à la minute même, la tv a zappé (d'elle-même) sur une émission sur les blogs. A la fin de l'émission, on m'annonce une interview de blogueur. Ho tiens, et si on interviewait littlefrench, ça serait fun ! Non ? Non. Pas du tout.
Bref, j'ai besoin de me changer les idées. Alors, ce compte-rendu, je le tape, zut !
Le téléfilm s'ouvre sur la première chanson. Toute pourrie : les lycéens sont contents d'être en vacances, ils le chantent, mais de façon totalement plate et niaiseuse. Paroles répététives, et même pas inventives/provocantes ou je ne sais quoi. non, aucun sursaut de la part de votre Servitrice, à part "Bordel, c'est pire que Priscilla, Lorie ou bébé Illy réunis !" (non, retirez bébé Illy en fait, parce que RIEN ne peut être pire.)
Le pitch : les ados sont en vacances. Troy et Gabriella sont en pleine passion. Mais Sharpay, la pétasse rose (ma chouchoute dans HSM 1), nourrit une passion secrète pour Troy et veut casser le couple si bien assorti (haha). Pendant les vacances, elle demande à papa-maman, richissimes, d'embaucher Troy. Mais Troy réussit du coup à faire embaucher toute sa bande de potos, du coup la Sharpay elle est vénère ! Elle n'arrive pas à chauffer troy au bord de la piscine, puisque gabriella (que j'exècre) a été embauchée comme surveillante de baignade.
Du coup, Sharpay-la-vilaine sort ses griffes et tente de couper Troy de sa bande, en lui faisant miroiter des bourses d'études dans tous les coins (toujoursgrâce à papa-maman).
Ce que j'en ai pensé. Énormément de chansons pour masquer le scénario plus que réduit. Chansons pas tip-top au début, mais ça s'arrange. Les chorégraphies sont hyper, hyper, hyper kitsch, il faut être prévenu ! Costumes pas terribles, en tout cas moins bien que dans le 1. Couleurs criardes, flashy, agressives, décors qu'on dirait faits de carton-pâte juxtaposé à un poster géant da montagne.
La caricature est poussée à l'extrême, mais c'est ce qui rend le film agréable. On se vautre dans les clichés avec délectation, on pousse la larmichette dans les chansons tristes et la la fin, quand gagnent les bons sentiments. Mention spéciale à Sharpay toujours, je trouve que l'actrice joue plutôt bien, et j'adore sa manie du rose (je signale à tout un chacun que même les balles de golf de Sharpay sont roses)

; au sourire à fossettes de son frangin
(faut que je trouve une photo où il n'ait pas l'air d'avoir 13 ans.......)
; et aux bleus de Zac Efron.

Parce que même si ce garçon a l'air niais au possible, ses yeux sont... à tomber. (niuuuuuugh ! Mes hormones ! Mes hormones ! Mayday, mayday !!) Heureusement que j'étais vautrée sur canap', moi.
Ma petite soeur a enregistré le téléfilm sur VHS. Du coup, on va pouvoir le visionner un max de fois, apprendre toutes les chansons niaises par coeur et se prendre pour des stars de comédie musicale, ou mieux, pour la promise de Zac/Troy (hé, mec, elle a raison Sharpay la pétasse rose ! Tu serais 1000 fois mieux avec elle qu'avec l'autre grognasse...)
Que demander de plus, pour oublier Pervers Pépère ?
00:20 Publié dans Film, On s'en va ?, Sur la Toile | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
25 octobre 2007
Comment lui dire...
... Que ça ma gonfle quand il ne m'appelle que 10 minutes parce que son poto d'école va arriver ?
... Que je trouve que ce même poto est un connard prétentieux ? [Bon, d'accord, je ne l'ai *rencontré* que deux fois, et encore. En fait, je ne le connais pas vraiment, donc j'ai un jugment hâtif... Mais quand je compare ce mec aux colocs de Chéri, que j'ai rencontrés pendant à peu près le même temps, y a pas photo.]
... Bref, que ça me soûle qu'il me zappe pour voir un connard prétentieux qu'il voit déjà toute la journée...
... Que j'aimerais le voir plus
... Que j'en ai ras-la-casquette qu'il soit si loin, de ne pas pouvoir le voir quand je veux, à côté de moi en cours, près de moi dans le métro, chaque matin, chaque soir,
... Que tant qu'à faire, j'aimerais bien m'endormir dans ses bras tous les soirs et me réveiller toujours dans ses bras chaque matin,
... Que je voudrais être sûre qu'il fait le maximum pour qu'on se voie le plus possible, parce que ça me prouve qu'il m'aime...
... Que j'ai peur de la routine, du *On s'appelle une heure le soir et on se voit le week-end une fois sur deux*
... Qu'un week-end en deux semaines, c'est peu, que peut-être ça ressemble à un banc de sable quand on en a marre de nager vers la rive après être allé s'accrocher à la bouée jaune tout là-bas loin, trop loin, mais que ce banc de sable on est bien obligé de le quitter pour retourner dans l'eau et continuer la route, pour ne pas crever d'hypothermie, et qu'en deux semaines, entre deux bancs de sable sur lesquels je peux m'arrêter pour souffler, il y a toute cette eau, cette putain d'eau, dans laquelle je me noierais si les gens d'à côté ne m'envoyaient pas des filins pour me tracter un peu...
... Que j'ai tout simplement peur de trouver quelqu'un d'autre plus intéressant que lui, d'entamer une fixette et de changer de voie maritime, de tomber amoureuse d'un autre, comme ça m'est arrivé quand je suis tombée amoureuse de lui alors que je sortais avec Romain...
... Qu'en fait, j'ai beaucoup moins confiance en moi qu'en lui...
... Que parfois je me déteste...
... Que je suis consciente de n'être qu'une chieuse...
Mais que j'aimerais qu'il soit là quand même !
?
22:55 Publié dans Tout ça c'est de sa faute à LUI, là | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
23 octobre 2007
Esclave à vendre
Je vaux 5 653 000 € sur HumainAVendre.com, et vous ?
Je deviens esclave du boulot, mais certainement pas work-addict. En ce moment, l'emploi du temps est assez chargé, 9h-18h touts les jours (l'emploi du temps d'un salarié... Pas d'un étrudiant en troisième année !) plus pas mal de recherches à la maison.
En plus, annonce des examens dans - ARGH - une semaine, alors que pour certains la rentrée c'était hier...
Bref : j'imagine qu'après tout, ma dose de boulot vous est totalement indifférente. Donc je reviendrai faire une note décente dès que je le pourrai.
22:01 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
18 octobre 2007
C'est pour une urgence ? Call 9-1-1.
Ce matin, 10h20. Je me réveille hébétée au son des cris des ouvriers dans ma cour. Pas de cours aujourd'hui, c'était prévu pour la grève. [de toutes façons je suis en semaine blanche, mais c'est trop long à expliquer, et il faut garder en tête que c'est la grève.]
En regardant l'heure sur mon portable, je vois Un appel en absence. Un numéro inconnu ? Ô joie !!! Du travail !! Du travaaaail ! De l'argent ! J'écoute le message. Je retiens qu'un photographe fait des shootings à Montmartre avec sa fille dans les pa-pattes. En gros, c'est une urgence, Super-Laure est demandée à l'accueil. Ni une ni deux, j'engloutis un demi-bol de Special K et me mets deux roulements de déo sous mes aisselles non-lavées - miam, rêvasse sur le job à venir - garder une mignonnette dans un studio hype, le photographe serait trop gentil et flasherait sur ma plastique de rêve, je deviendrais sa muse artistique et accèderais enfin au statut de top-model - et cours jusqu'au trom, direction Anvers. La station de métro, pas la ville belge. Au moment de pénétrer dans la station, coup de panique. Merde, c'est la grève. Je déboule sur le quai et vois que mon métro est annoncé dans 3 minutes. Franchement, qu'est-ce qu'on deviendrait sans l'affichage des horaires de métros à venir ?? Je vous le demande.
Anvers.
La femme du photographe ne connaissait pas le nom de la rue et m'a indiqué l'endroit par Tout en haut, là où il y a les escaliers, il y a un café. Haaaa oui.
Bon, 5 minutes plus tard elle m'a donné le nom de la rue hein.
Je manque mourir d'apoplexie en montant à toute blinde les escaliers montmartrois, derrière des troupeaux japonais. Vivement que je reprenne le taekwondo, parce que là j'ai pas la frite. Ni la patate.

Effectivement, la petite famille est dans les escaliers. La maman est en train de refuser à la petite de descendre sur le cul les 'toboggans' - mais oui, vous savez bien, juxtaposée aux marches, y a une pente en pierre qui a l'inclinaison nécessaire pour suivre icelles - environ 45° - et qui s'arrête 6 mètres plus bas ! Effectivement, si la blondinette se loupe, elle finira en chair à pâté en bas du 'toboggan'...
La môman m'explique le job. En gros, Prison Break, le pseudo-beau gosse à gardienner étant remplacé par mini-Blondinette qui ne sait que courir. Tu la lâches, elle court. Le mieux c'est de la porter si tu peux.
Allez, on descend tous les escaliers pour aller vers le manège.
À côté du manège, y a une boutique de souvenirs et une aire de jeux avec deux toboggans. Des vrais toboggans. Hourra ! m'écriai-je intérieurement, me disant que Blondinette-choupinette ne voudra pas les lâcher. Que nenni ! Ce qui l'attire, c'est la boutique souvenirs. Elle est littéralement fascinée par les Tours Eiffel en plastique rose ou en peluche, les boules à neige, les porte-clés à paillettes. Mais je lui demande de ne pas y toucher et elle n'y touche point. Yes ! Ensuite, je la dirige vers le manège. Horreur et putréfaction : sur le manège en train de tourner, un gamin blond et sa grand-mère... et celle-ci, c'est ma prof de Français de Seconde ! Celle qui me kiffait à donf' et était très investie pour le bien-être et la culture G de ses élèves. Si je commence à discuter avec elle, ça va être l'horreur... Ok Choupinette-blondinette, on retourne dans la boutique Souvenirs, quitte à affronter la vendeuse énervée. Ouf, 2 minutes plus tard, l'ex-prof de Français quitte le manège avec Gamin blond sans me reconnaître. Je suis limite déçue.
Après le manège, je re-pousse Pucette-blondinette vers les toboggans. Y a un petit gamin anglais qui nous sort "This is my kitchen. I've cooked my dinner. But it's too hot !" Hyper choupi ! Mais un peu trop jeune pour moi, là.
La petiote se lasse. Bon, on remonte, alors.
Trois mille marches plus tard... On arrive au Château. Le Château, c'est la Basilique du Sacré-Coeur en langage choupinette-blondinette. Avant d'y arriver, icelle a quand même réussi à m'échapper pour courir sur la pelouse ultra-pentue à côté des marches, et se vautrer en plein dedans, aves sa baby-sitter (votre servitrice) qui faisait de même. Résultats, rires de touristes anglais et traces d'herbe sur le caleçon de la petiote gigotante. Elle a aussi tenu à monter les marches à côté de celle-ci, dans le caniveau. Et à balancer des bouts de bâton sur le monsieur qui jouait religieusement de la harpe devant la Basilique. Et à se rouler sur les marches.
Dans le Château, elle se calme. Elle marche (exceptionnel) tout doucement en me tenant bien la main (re-exceptionnel) , jusqu'à la sortie. Dès qu'elle voit le soleil, elle se remet à courir. Et me confie que dans le Château, elle avait peur. Ha, d'accord... Moi qui pensais qu'elle se tenait coite par respect de la religion, ou qu'elle avait eu une vision divine, hé non. Elle a juste cru qu'on visitait la Maison Hantée.
*********
J'ai couru toute la journée. Monté des marches, descendu des marches, béni chaque instant de calme, visité chaque recoin du Montmartre touristique, subi les remontrances d'un vendeur quand Choupinette a commencé à faire tourner comme une dingue le tourniquet exposant les cartes postales. Choupinette avait la côte, en général. Auprès des touristes qu'elle bousculait, des vendeuses de la Boutique Souvenirs, du tenancier du manège, des rasta-men qui traînaillent partout. Sa fidèle gardienne attirait quelques regards de compassion - par exemple, quand j'ai du la porter entre le manège et la Basilique, parce qu'elle n'en pouvait plus et ne pouvait plus monter des marches. J'ai pensé à la forcer à me suivre en la laissant sur le bord, mais le résultat aurait été la re-descente des marches que je venais de gravir par Choupinette, et re-belote. Pendant la moitié du chemin, j'ai pensé à Jésus qui devait porter sa croix, en me demandant combien pesait le bout de bois exactement. Plus que vingt-cinq kilos, c'est certain. Pov' Jésus. Au moins, moi, on ne me jetait pas de cailloux pendant l'ascension de la butte. Un mec m'a même proposé de m'aider, mais bon, on sait jamais, ç'aurait pu être un vil kidnappeur pédophile qui aurait profité de mon extrême lassitude.

**********
Le meilleur moment de la journée ? Quand elle a fait son énième crise dans une Boutique souvenirs, pour que je lui achète une peluche Tour Eiffel. Crève, charogne ! M'écrai-je intérieurement. Comme je n'ai pas cédé, elle a enclenché la sirène d'alarme. Veux cadeau, veux cadeau, veux cadooooooooooooooooo ! Comme ça ne s'arrêtait pas, je l'ai chopée et emmenée vers le square miteux dans lequel j'avais essayé à plusieurs reprises de nous parquer (Ô bénédiction ! Un espace clos sans voitures et presque personne à l'intérieur !). Elle ne bougeait plus mais continuait de geindre/beugler Veux cadeau, veux cadoooooo ! Yes, ça se sent : c'est la fin !! Effectivement, dix minutes plus tard, le geignement stoppait - aidé en grande partie par mon début de monologue : t'es en quelle classe au fait ? Elle est gentille ta maîtresse ? Qu'est-ce que tu fais à l'école ? Et mon entame de berceuses l'a achevée. Elle s'est endormie sur moi. Je me sentais très clodo, à être assise sur un banc plein de fientes dans un des squares les plus miteux de Paris avec une petite fille (ça aurait pu être la mienne, après tout) en doudoune endormie sur moi.
Je l'ai porté jusqu'à Môman, qui a ouvert la Mercedes et l'a allongée sur la banquette arrière.
Pendant ma dernière heure, j'ai donc fait du gardiennage de Mercedes, la vie est belle.
************
Réflexions en tout genre :
* mais comment font-ils les autres jours pour garder Pucette-blondinette ? Hé mais, elle ne va pas à l'école ? Ha mais siiiiiii... C'est parce que c'est la grève, aujourd'hui...
Conclusion : la grève crée des emplois. En l'espace d'une journée, je suis devenue Super-Laure-qui-apprend-à-courir.
* Hé, quand même, j'ai fait plus de sport que je n'en avais jamais fait en une journée...
Surtout que comme c'était ... la grève, il n'y avait plus de métros pour mon retour à la maison ! Donc ce fut BM-double pieds et Vélib'. Bertrand, les Vélib' ils sont gros et moches et chers, mais j'en veux PLUS !
* Les mannequins, elles mangent de la pizza et boivent du Coca même pas Light.
* Les mannequins, elles ne sont pas tellement belles. Juste très grandes et très intimidantes. Intimidantes, surtout quand la gosse dont on a la charge colle ses mains pleines de sucette à la pomme sur les manteaux de fourrure Dior. Argh.
* JACKPOOOOOOOOOT ! J'avais reçu hier une lettre de la banque m'annonçant que j'avais été à découvert la semaine dernière et qu'actuellement il ne me restait plus que 66 euros sur mon compte-chèques. Ouille, voilà ce que c'est de prendre le TGV.
Et voilà, le porte-monnaie se remplit... Il y a un Dieu sur cette Terre ! Ou alors, j'ai juste une chance de cocue. Re-ouille.
Bref : maintenant, je suis de nouveau riche et mince. Et j'ai des courbatures dans les bras.
22:45 Publié dans Baroudage | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
15 octobre 2007
Ma vie avec Théodore.
Je partage mon corps avec un alien.
Bon, pas mon corps en entier, heureusement. Juste le crâne.
Depuis plusieurs mois, j'ai une bosse sur le crâne. Sauf que c'est une bosse funky : elle gonfle, elle dégonfle, elle re-gonfle. C'est ma potesse la bosse, quoi.
Jeudi, je suis allée chez Mister Docteur (mon médecin soignant depuis 2 ans, tiens c'est marrant..... Je ne l'avais jamais vu) pour avoir un certif' médical pour le sport et bénéficier de médocs pour mon rhume qui traîne depuis une éternité. Mister Docteur a été condescendant au possible et ça m'a énervée. Je lui avais sorti en tout début d'entretien que j'étais en troisième année de bio et que je voulais être chercheuse en Virologie, et il tente 10 minutes plus tard de m'inculquer la différence entre rhume et rhinite. J'aurais pensé qu'il partait d'une bonne intention s'il ne m'avait pas répété les mêmes phrases trois fois de suite "Le rhume, c'est un virus. Ca reste une semaine, puis ça s'en va. La rhinite, c'est différent. Ce n'est pas comme le rhume, qui reste 6-8 jours, et puis après plus rien. La rhinite, c'est continu... etc, etc."
Bref. J'en ai profité pour lui 'montrer' (lui faire tater, plutôt), ma bosse, pour vérifier ce que je pensais : c'est bien un kyste. Pas grave. Je lui ai demandé si c'était normal que ça gonfle/dégonfle, il m'a dit oui, que c'était à cause des frottements avec la boîte crânienne (ça aussi, il l'a répété plusieurs fois), et que l'important, c'était que ça ne me fasse pas mal. Effectivement, ça ne me faisait pas mal.
Le lendemain (vendredi), ma bo-bosse a littéralement triplé de volume. J'ai eu peur que les étudiants de mon groupe ne le remarquent et fassent des commentaires, mais apparemment ma masse de cheveux a bien joué son rôle de camouflage. Le soir, je demande à mes parents de tater avec force imitations du Bossu-Lagardère : "Touchez ma bosse, monseigneuuuuur... Ca vous portera bonheur...". Verdict de mon père : Effectivement, elle est grosse. Verdict de ma mère : Huhu c'est énorme ! Tu es sûre que ce n'est pas un alien ? Coool. Je suis la nouvelle Élue, je vais bientôt enfanter par la tête d'un hybride extra-terrestre... Ou alors il va juste rester en moi et me diriger comme une marionnette, et me poussera à prendre le contrôle du Monde pour que je prépare le terrain à la venue de son peuple.
Ca me rappelle aussi le blog de Nicolin. Nicolin a un kyste sur une coui*le, et imagine ses aventures avec Kystouille (le kyste en question). D'ailleurs, Kystouille était méga pervers.
Ce week-end, je suis allée chez Chéri et il a eu lui aussi l'insigne honneur de toucher ma bosse (ça lui portera bonheur). Le léger problème, c'est qu'en me levant hier matin je me suis explosé la tête sur le chais-pas-quoi en relief au-dessus de son lit (montant ? étagère ? Je veux même pas le savoir), mais ce n'est pas ma tête qui a morflé ; c'est Théodore. Théodore est le nom que j'ai donné à ma bosse/l'habitant de ma bosse. Et Théodore, il a eu maaal, vraiment.
Et depuis, je souffre. Théodore se venge, je pense. En fait, dès que je bouge un muscle du visage - je baille, je bisoute, je parle, je hausse les sourcils-, ça tiraille et Théo se réveille.
Cette douleur-là cumulée à mon mal de tête semi-permanent (à cause du rhume), ça devient insupportable, et les médocs ne font pas vraiment effet.
Sorry, Théodore. J'étais prête à t'accepter, à te faire visiter la Terre, à t'emmener sur la Tour Eiffel, à te chouchouter avec de l'après-shampooing L'Oréal, à te présenter à mes amis...
Mais tu me vois obligée de te lancer un ultimatum. Si tu n'as pas arrêté de me faire mal dans une semaine, je vais chez un autre Mister Doc, genre un spécialiste en Aliens, et je te fais enlever. Avant, j'avais des réticences parce que je croyais qu'on devait raser la tête à l'endroit du kyste. Ce qui m'aurait donné une allure... spéciale. Mais mon père, ce grand homme, m'a affirmé que non, haha. Juste besoin d'une petite incision et pluuf on enlève TOUT.
T'as entendu ça, Théodore ? Tout !


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12 octobre 2007
Fais un voeu et chante :
Je connais pas beaucoup de chanteurs/groupes québécois, mais j'aime tellement leur accent quand ils chantent que je pourrais n'écouter qu'eux !
Ceux que je préfère, c'est les Cow-boys fringants... Pendant longtemps, j'ai regardé d'un oeil perplexe leurs affiches dans le métro. J'aimais bien le nom du groupe mais je ne connaissais absolument pas, et ils faisaient des concers dans des salles plutôt grandes ; ça m'intriguait ! Jusqu'au jour où j'ai entendu Les Étoiles Filantes sur la session "indépendants" du Mouv'. Et maintenant, je l'écoute au moins une fois par semaine, et je la chantonne tout le reste du temps ! Ca fait déjà plusieurs mois que ça dure, ma famille va craquer...
Si je m'arrête un instant
Pour te parler de ma vie
Juste comme ça tranquillement
Dans un bar rue St-Denis
J'te raconterai les souvenirs
Bien gravés dans ma mémoire
De cette époque où vieillir
Était encore bien illusoire
Quand j’agaçais les p’tites filles
Pas loin des balançoires
Et que mon sac de billes
Devenait un vrai trésor
Et ces hivers enneigés
À construire des igloos
Et rentrer les pieds g’lés
Juste à temps pour Passe-Partout
Mais au bout du ch’min dis-moi c’qui va rester
De la p’tite école et d’la cour de récré ?
Quand les avions en papier ne partent plus au vent
On se dit que l’bon temps passe finalement…
…comme une étoile filante
Si je m’arrête un instant
Pour te parler de la vie
Je constate que bien souvent
On choisit pas, mais on subit
Et que les rêves des ti-culs
S’évanouissent ou se refoulent
Dans cette réalité crue
Qui nous embarque dans le moule
La trentaine, la bedaine
Les morveux, l’hypothèque
Les bonheurs et les peines
Les bons coups et les échecs
Travailler, faire d’son mieux
En arracher, s’En sortir
Et espèrer être heureux un peu avant de mourir
Mais au bout du ch’min dis-moi c’qu’y va rester
De notre p’tit passage dans ce monde effréné ?
Après avoir existé pour gagner du temps
On s’dira que l’on était finalement…
…que des étoiles filantes
Si je m’arrête un instant
Pour te parler de la vie
Juste comme ça tranquillement
Pas loin du Carré St-Louis
C’est qu’avec toi je suis bien
Et que j’ai pu’l’goût de m’en faire
Parce que tsé voir trop loin
C’pas mieux que r’garder en arrière
Malgré les vieilles amertumes
Et les amours qui passent
Les chums qu’on perd dans’ brume
Et les idéaux qui se cassent
La vie s’accroche et renaît
Comme les printemps reviennent
Dans une bouffée d’air frais
Qui apaise les cœurs en peine
Ça fait que si à’ soir t’as envie de rester
Avec moi, la nuit est douce on peut marcher
Et même si on bien que tout dure rien qu’un temps
J’aimerais ça que tu sois pour un moment…
…mon étoile filante
Mais au bout du ch’min dis-moi c’qui va rester…
Mais au bout du ch’min dis-moi c’qui va rester…
…que des étoiles filantes
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11 octobre 2007
Dans le plus simple pas pareil
Quand j'ai rencontré Littlefrench (que je ne mets pas en lien parce que ce rustre est déjà 10ème des blogs 20six les plus visités, mais si vous voulez absolument y aller, allez donc voir ma note du 2 octobre, et sinon tapez "Littlefrench pue" sur Google, c'est rigolo), celui-ci m'a confié qu'il était grand célibataire endurci et qu'il ne savait pas où chasser la chagasse. (Comme c'est un garçon délicat, il ne l'a évidemment pas dit en ces termes). Les idées que je lui aies sorties étaient plutôt pouritoss, et une de celles dont j'étais la plus fière était "Tu fais déjà du dessin ? T'as qu'à t'inscrire à des cours, tu rencontreras des gens... Surtout si tu t'inscris aux Ateliers Beaux-Arts de ta ville...". Pardon. Ce n'était PAS une bonne idée. Comment le sais-je ? Je l'ai testée moi-même, évidemment, je ne suis pas hyène, je teste mes tuyaux moi!
Ateliers des Beaux-Arts de la Ville de Paris, y a pas à dire, ça pète. Bon, cette année la brochure était toute pourrie : 2 feuilles retenues apr une misérable agrafe, imprimées en noir & blanc, écriture taille 8 (9, peut-être) avec l'encre qui bave. Ils ont du avoir du retard dans la conception... Hmm, ça n'excuse quand même pas l'erreur sur les numéros de téléphone - trois numéros différents seulement, répartis pour les 20 ateliers... alors OUI quand tu appelles tu tombes dans le 13ème plutôt que dans le 15ème ! Ca n'excuse pas non plus le fait de n'indiquer qu'une seule séance dans la semaine pour le cours que je voulais alors qu'il y en a 6... Ni qu'il n'y ait eu aucune consigne pour le renvoi des formulaires (en gros, on te file une autre feuille pourrie avec marqué "Nom,Prénom, Adresse, Cours demandé", sans te dire OÙ, QUAND et À QUI la renvoyer)... Bref. En tout cas, au final, j'ai réussi à m'inscrire en cours de Croquis.
Je m'y suis donc rendu hier aprèm', à 15h, arrivée fraîchement de la fac avec 10 minutes d'avance. Personne, porte fermée. J'attends 30 secondes, une femme blonde d'une cinquantaine d'années débarque. Bonwjouww, vouw venéw pouww le couww ? [accent américain (anglais ? J'ai un doute) à couper au couteau]. Puis, une à une, débarquent toutes ses potesses. La plus jeune a 45 ans. La plus vieille, 65 ans. Youhou. Deux mecs se ramènent. 60 ans. Bon bah au moins, je ne perdrai pas mon temps à draguer, haha.

Quand soudain...
Au loin, j'aperçois une jeune qui arrive. 25 ans, je dirais. Zut, elle passe devant notre groupuscule (moi et les mamies, l'américaine répétant à toute une chacune "Et elle, c'est Lauwwwwwe") et rentre dans l'école primaire - où est logé l'atelier. Ca devait être une animatrice de centre aéré, un truc dans ce goût-là, me dis-je.
15 heures sonnent à l'église d'à côté... Enfin, on va dessiner et les mamies vont arrêter de me parler - elles sont gentilles, mais je ne sais absolument pas comment me comporter avec les femmes qui sont plus vieilles que ma mère. On monte dans l'atelier, une salle allongée avec plein de trucs en tous genres à dessiner (statues, légumes, vases et objets hétéroclites). Pendant que je regarde autour de moi, chacun se précipite pour installer son chevalet. Hé, y a pas le feu, on a la place et il nous reste 3h... Je mets mon chevalet un petit peu derrière, là où j'ai la place de respirer. Tiens, c'est marrant, on est regroupés devant un fauteuil... Bon, bah on va dessiner un fauteuil alors... Je m'approche dudit fauteuil, assez large et recouvert de tissu. Tiens, les gens qui étaient déjà là à la dernière séance ont sorti leurs dessins... Jetons un oeil. Haaaaa ! Mais ce vieux est carrément lubrique ! Sur son dessin, y a une femme nue, les jambes pas mal écartées, qui trône sur le fauteuil. Donc, on doit imaginer quelqu'un sur le fauteuil, ok.
Je percute 30 secondes plus tard. La jeune fille de tout à l'heure n'est pas une animatrice de centre aéré ou une apprentie femme de ménage. C'est le modèle. Pour la première fois de ma vie, je vais dessiner un nu ! Ca me fait trop bizarre.
La fille se désape en deux secondes (Waaaah, moi j'aurais trop honte de poser nue en n'étant pas épilée), prend place sur le fauteuil et ne bouge plus... C'est parti.
Mon dessin était carrément laid. Corps trop large, mains géantes, visage impossible - sans parler des pieds. Comment ça se dessine, un pied ?? En plus, la modèle a bougé après la première pause. Ca valait bien mon pourboire de 2 euros, tiens. Du coup, elle avait le côté droit surdimensionné. C'est de sa faute, si, si. Pendant ladite pause, les dames ont fait du thé et du café, et ont grignoté des petits gâteaux Delacre. Je me sentais légèrement hors du trip. L'Américaine a du s'en rendre compte, elle est venue deux-trois fois me demander Ca vaw, Luawwwwwe ? avec un air compatissant.
A la fin, j'étais plutôt contente d'être venue - j'avais toujours eu envie de dessiner un modèle vivant. Mais je me sentais légèrement lésée, vu que je croyais intégrer un cours de Croquis - tu prends ton carnet, tu dessines en deux minutes, puis tu changes de sujet. M'enfin, je pense y rester, de toutes façons il est trop tard pour que je cherche autre chose.......
Donc, j'y retourne la semaine prochaine. J'amène un Scrabble ??
16:20 Publié dans Je taille mon crayon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07 octobre 2007
Nuit bleue
On a gagnéééééééé !
Oué, bon, je l'avais dit et répété. Ils sont forts mais nous aussi, c'est pas parce qu'on a merdé au départ qu'on va re-merder, regarde la constitution de l'équipe et celle des remplaçants, tu vois bien qu'ils ont prévu une vrai stratégie de jeu, et tout et tout.
Mais ça fait du bien !! J'ai jamais autant crié pour un match, je crois. On a pas mal galéré, on voulait aller mater l'écran géant sur l'Hôtel de Ville, mais aucun de nous n'avait prévu qu'il y aurait autant de people. Impossible de s'approcher à moins de 300 m, avec en bonus des voitures vrombissant/klaxonnant devant nos nez, des têtes chauves dans le champ de vision et un gros buisson d'ornement qui bouchait un quart de l'écran. Heureusement, on a vite bougé pour squatter un appart'. Et là, on a pu suspendre nos yeux aux fesses de Vincent Clerc à la course de Michalak (qui a retrouvé force et courage grâce au rasage de son immonde coiffure), aux pieds de Beauxis et au superbe attrapage-de-cheville-néo-zélandaise d'Elissalde (après accrochage désespéré au short dudit Néo-Zélandais). Splendiiiide.
On a enchaîné sur la Nuit Blanche. Les 3 autres années, j'avais été un peu déçue - la première était sympa mais trop éparpillée et trop de gens, la deuxième était horrible, et je n'avais pas pu profiter de la troisième (à part la Concorde "colorée" en bleu Klein et les moutons en glace sur les Champs-Élysées).
Départ pour les Olympiades. Trois "manifestations" : 4 voitures bourrées de plantes en plaatique mit lumières colorées aux néons, 3 bouches d'égout émettant fumées blanches, et 1 "film" d'animation projeté sur une grande façade d'immeuble. C'était joli et décalé, et pour une fois il n'y avait pas à marcher 3 plombes entre chaque installation.



Ensuite, je suis allée avec Chéri (abandonnant nos compères fatigués) au Jardin des Tuileries. C'était magnifique. La Compagnie Carabosse avait installé du feu organisé partout. Accueillis par des milliers de gros pots de fleurs enflammés qui exhalaient une douce ordeur de paraffine, on déambule entre des braseros, des totems flamboyants, des sphères constituées des mêmes pots de fleurs enflammés. Ils avaient aussi installés des flammes dans un des bassins., et dans l'autres, des petits personnages qui pédalent en maintenant des ampoules allumés. L'ambiance, les organisateurs de la Compagnie habillés de façon traditionnelle, la chaleur du feu, les reflets des flammes... C'était juste magique.

13:50 Publié dans Baroudage | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note









