27 septembre 2007
Nom de code : Huître ridicule
Tout comme à Julia, autre fille qui me demande si je vais bien dès qu'elle me croise, et à ses trois amis (eux aussi débarqués fraîchement).
Les 5 prennent le même métro que moi pour rentrer, et on a exactement les mêmes horaires. Hier le même du groupe avec qui j'ai co-mmu-ni-qué m'a invitée à partager leur wagon (façon de parler). Toujours rien d'intéressant à raconter, et l'impression d'être creuse comme une huître !


Faut que je m'arrête avec mes méthodes. Parce que là, ça m'a juste conduite à prendre un métro dans une autre direction. Moi qui dois aller vers le nord, je suis allée tout droit à l'ouest, zou. Haha, après tout, faire le tour de Paris juste parce qu'on est morte de trouille à l'idée de parler à des gens, c'est rien.
C'est juste ridicule.
16:10 Publié dans On s'en va ? | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : huître, métro, timidité, honte, amis, communication
25 septembre 2007
Who'll be there for me ?
Constat du jour d'hui : Merde ! j'ai plus d'amis!

Véridique. Triste, mais véridique, et facilement vérifiable qui plus est.
Dans mon portable, rubrique Appels reçus : liste sans fin de "Chéri", entrecoupée de deux "Maman".
Appels émis : "Chéri", orthodontiste, répondeur, Maman, ma soeur, J., répondeur.
Messages reçus : Chéri, Chéri, J., Chéri, P.
Dans ma boîte aux lettres : des avis de la banque et des nouvelles de la Sécurité Sociale.
Dans ma boîte mail : des spams me proposant du Viagra pas cher, very good for you, et des invites pour des concours Gagnez un écran plasma en 2 clics !
(Visitez le blog de Pénélope Jolicoeur, il est excellent)
Bref, il semblerait qu'à part J. et P., potesses de fac attitrées, et Chéri bien sûr, personne ne se soucie suffisamment de moi pour prendre des nouvelles
=> merde (et triple zut), je n'ai pas d'amis.
Bon, j'ai des poteaux et potesses, et des connaissances, je parle à des gens, je ne mord pas la boulangère. Mais c'est pas à eux que j'irai me confier si j'ai des malheurs, un coup de blues, une tuile.
Même à J., P., Chéri, j'ai du mal. Chéri, j'ai peur de trop l'emmerder. J., j'ai l'impression qu'elle n'a plus beaucoup d'oreilles à me consacrer depuis qu'elle s'occupe des p'tits nouveaux à la fac et qu'elle suit le cursus de ses rêves, même si elle me réclame. P., j'ai un peu trop souvent peur qu'elle se foute de moi.
Je sais que vis-à-vis de ces trois-là, c'est un peu ridicule de dire qu'on ne peut pas compter dessus H24 (expression du Nord pour dire 24h/24).
Mais trois amis, dont un Chéri, c'est pas beaucoup non ?
Surtout qu'il n'y a pas si longtemps, j'en avais le double, le triple, le quadruple. Amitiés éteintes doucement à cause du temps, de la distance, l'éloignement, la flemme peut-être, ou soufflées un peu plus vivement. Par exemple, ces 3 amies qui ne veulent plus avoir de contact avec moi (pour l'une d'elles c'est sûr, pour les deux autres c'est comme ça que ça sonne) depuis qu'elles ont lu mon ancien blog.
Action ? Réaction ! [Comme dirait François Berléand]
Si je ne veux pas périr seule au milieu des loups, avec personne à mon enterrement (c'est bien parti pour, en tout cas, vu mon comportement vis-à-vis de tous ceux qui m'entourent - amis ou autres), il me faut concocter un plan d'attaque.
1) Raviver la flamme avec mes amis un peu perdus de vue. Faites péter le grand jeu ! Champagne, bouquets de fleurs, mots doux, rendez-vous discrets à l'hôtel.
2) Reprendre contact avec mes vieux amis complètement perdus de vue...
3) Me faire de nouveaux potos ! De préférence, habitant près de chez moi mais pas trop, aimant festoyer et ayant eux une grosse réserve d'amis, puiqsue comme tout un chacun et toute une chacune le savent, les amis de mes amis sont mes amis, etc.
Si vous voyez d'autres moyens, signalez-les moi ! Je suis un peu en manque - je ne reçois plus de nouvelles de personne, ça me fait (peut-être un peu trop) flipper, qu'estc-e qui cloche chez moi, est-ce que je dois changer de gel douche ou de marque de déo, ou alors mon patrimoine génétique n'est-il plus compatible avec une amitié longue et vivace ?
Et ne me crachez pas dessus sous prétexte que je n'ai plus d'amis, tout le monde ne peut pas être aussi parfait que toi lecteur !! :-P
PS- Le titre est à chantonner sur l'air du générique de Friends, évidemment.
19:20 Publié dans On s'en va ? | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
24 septembre 2007
We love Fancy !
Rien ne va plus.
Quand je parle de Fancy, personne ne connaît !!
A part J., qui les a découverts avec moi au Festival'de Marne (par le plus grand des hasards d'ailleurs... Mais chuuuuut).
Bon, d'accord, ils n'avaient pas encore sorti d'album. Et alors ? MySpace, les festivals, les quelques critiques de passage, ça devrait payer non ?
Maintenant
, c'est chose faite : Ta-da-daaaam !
Le premier album de Fancy est sorti aujourd'hui. Knights of the World !
Hmm, à la première écoute, ne partez pas en courant. Et dites-vous que c'est baeucoup mieux avec le visuel...

En fait, tout ce que j'en pense est très bien résumé ici.
Et des photos du concert au FestiVal'de Marne l'année dernière : ici !
20:10 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
23 septembre 2007
Ils ont des chapeaux ronds...
Festival breton donne envie de manger breton. On s'est donc rués à Montparnasse pour pouvoir manger des crêpes.
Aventuriers dans l'âme, on a testé une adresse qui tentait Chéri depuis assez longtemps : la Crêperie du Manoir breton,
rue d'Odessa. On a pu déjeuner dehors, tant mieux parce que l'intérieur était plutôt bruyant et qu'ils avaient en plus mis la radio. On était couverts par un paravent, mais ça nous permettait d'avoir le chauffage ! Tout commençait bien : serveuse qui prend commande dès qu'on a posé les cartes (ou presque), et le cidre qui arrive 2 minutes plus tard. Et bah, la bolée, on a du la faire durer ! je crois qu'on a patienté une demi-heure avant d'être servis. Bizarre d'ailleurs, deux femmes (15-20 ans de plus que nous) ont été servies bien plus tôt - c'est pas parce qu'on a toute la vie devant nous qu'on a envie de patienter trois plombes avec l'estomac qui gronde ! J'avais commandé une Campagnarde. La serveuse est arrivée en demandant "La Campagnarde ?" et n'a pas compris mon humour dévastateur, quand j'ai répondu "C'est moi. Enfin, non, c'est pas moi... [mine revêche de la serveuse] ... c'est la crêpe quoi..."
Bref, on est sortis de là bien après 15h - on se demande pourquoi on n'a pas laissé de pourboire... en imitant tous les gens avant nous, qui râlaient comme des pous sur le temps d'attente !
22:31 Publié dans Manger !!! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22 septembre 2007
Arthuuuur ! vs. Riad.
Chéri's back !
Hmm, bon, pour deux jours et demi seulement. Mais je suis très z'heureuse qu'il soit là, alors voilà quoi, je veux bramer mon bonheur et ma joyeuseté dans tout le Gai Paris.
Vendredi soir, il m'a accompagnée au Virgin Mégastore des Chams-Élysées parce que je voulais absolument une dédicace de Riad Sattouf. On a attendu pendant plus d'une heure, entourés de gorilles pas commodes - et apparemment la BD à dédicacer devait obligatoirement avoir été achetée juste avant, dans le Virgin.
Sattouf dédicaçait avec Matthieu Sapin, Christophe Blain, Charb et Arthur de Pins. Matthieu Sapin vend très bien sa BD à base de dégueulis - bizarre, j'aurais jamais pensé apprécier une bande dessinée qui cause d'un super-héros qui combat ceux qui l'emmerde en vomissant ; Christophe Blain n'avait pas l'air d'avoir de problèmes non plus (je me suis aperçu trop tard qu'il avait participé à La Chemise de la Nuit, le tome de Donjon que j'ai offert à Chéri, flûte j'eus pu faire d'un caillou deux coups) ; Charb était souvent tout seul - mais quelle idée de dessiner des gens aussi jaunes que les Simpson ? Et Arthur de Pins était assiégé de donzelles en chaleur.
Faut dire que le mec a des antécédents. Déjà, c'est l'ex de Laurel - donc il est forcément au coeur de plein de ragots. en plus, il est beau gosse. Par-dessus tout ça, ses animations sont vraiment géniales. Bon, ce jeune homme s'est lancé dans la BD et l'illustration, et là j'aime moins. Il a conservé les mêmes graphismes que pour certaines de ses animations, et je trouve que ça ne s'applique pas à tout - et certainement pas au format BD. En tout cas, il a ses fans ; et celles-là, c'est pas mon genre. Grandes, blondes et apprêtées, et surtout, l'attitude digne de la Princesse au Petit Pois (que ceux qui ne connaissent pas ce conte lèvent le doigt et fustigent leurs mères respectives ! c'est honteux !). Pendant qu'on patientait, des libraires traquaient ceux qui étaient venus pour Charb. Et à chaque fois qu'on leur demandait qui elles attendaient, Blondasse-en-chef sortait "Naaaaaaaan, nous on est venues voir Arthuuuur !". "Arthur". "Arthur". Jamais de "Arthur de Pins", qui pourrait préciser le pourquoi du comment du pourquoi, et indiquer que non tu n'es pas sa super potesse de maternelle ou son ex. "Arthur", comme l'animateur TV, c'est peut-être ça qui m'énervait le plus !
Le pire, c'est qu'elles ont pu passer avant nous, pff trop vénère quoi grave, parce qu'"Arthur" avait quand même moins de fans que Riad Sattouf.
M'ont énervé celles-là.
M'enfin, je me suis calmée dès que j'ai pu passer, que "Riad" m'a fait la conversation et m'a fait oublier les grognasses d'à côté.
Et puis après, on est allés voir le match et ON A GAGNÉ !!!
14:49 Publié dans Un bouquin ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20 septembre 2007
Top VIP (grave)
Moiiiii, je suis trop Vi-Aille-Piiiiiiiiiiiiiiiii !!
(sur l'air de la chanson de Katerine, évidemment)
Après avoir eu sous les yeux, à moins de 2m de mes yeux ébahis, le chanteur super célèbre (trop pas) de Fancy, après avoir fait la filature émérite de Dédé (alias André Manoukian) et Gaëtane sur els Champs-Élysées, après que ma soeur m'ait fait le compte-rendu détaillé de sa rencontre avec Jean-Baptiste Maunier (il y a 3-4 ans) et du petit-fils de Jacques Perrin, mais siii tu sais celui qui joue Pépinot, après avoir croisé Villepin qui faisait sans doute son dernier jogging (avant la prison) au Bois de Boulogne, et enfin, après avoir croisé Bruno Madinier avenue des Ternes (mais siii, Bruno Madinier ! Celui qui jouait dans Dolmen ! M'enfin vous êtes en manque de culturation ou quoi ?), Votre Servitrice (moi) a croisé une autre personne célèbre et hyper utile à la société.
Tout à l'heure, en vadrouille pour la Chasse aux Chaussures. Je ne citerai pas l'endroit où je voualis aller chercher des bottines, mais je vous laisse les indices suivants : c'est une enseigne connue pour des prix bas et des pubs avec jingle imonde, leur slogan étant "faites le choix de dépenser moins". Allez-y, lapidez-moi.

J'avais jeté mon dévolu sur celui de Réaumur-Sébastopol, à trois plombes de chez moi, parce que je n'avais pas envie de me balader à Clichy, voilà.
Repérage du chemin sur les plans du métro, allez go, on y va. Du soleil, des immeubles haussmanniens, des boutiques cheap qui se mélangent à celles de design bobo : je décide que j'adore ce quartier. Hop, je traverse, et là, j'aperçois, s'apprêtant à traverser lui aussi (mais dans l'autre sens, logique, sinon je ne l'aurais pas aperçu), les épaules nimbées de soleil et le visage exactement comme sur la pochette de son dernier album, bien que les cheveux grisonnants, Vincent Delerm. Ou son sosie, allez savoir. En tout cas, Vincent Delerm (ou son sosie) portait un bébé en mode kangourou et c'était hyper choupinet.
Je le dévisage, parce que je ne peux pas m'en empêcher. C'est lui, j'en suis sûre (et si quelqu'un me dit que non, impossible, il était à Perpignan cet aprèm', je lui casse des briques sur les omoplates). En le croisant, j'affiche le méga sourire que j'ai pris l'habitude d'afficher à tout bout de champ (celui qui décontenance les gens, je sais pas si c'est parce qu'ils ne sont pas habitués ou si le sourire est tellement large qu'il fait peur), et il me sourit lui aussi ! Wahou Vincent Delerm m'a souri. Marrant.
Si j'avais été une grande fan, je lui aurais couru après en hurlant Un autograaaaaaaaaphe pitiéééééééé Vinceeeeent ! Mais bon, je ne suis aps une grande fan.
En fait, je n'ai jamais écouté une seule de ses chansons... Mais ça, il le saura pas.

19:10 Publié dans Interactions sociales : je vis ! | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
Vous aussi, lisez ça (je vous assure, c'est super !) :
Je viens de perdre toute une note sur les bouqins que j'ai adorés récemment.
Là, je vais m'énerver !! Pourquoi donc les créateurs de Hautetfort pensent qu'on écrit une note en 1/4h ? Personnellement, je mets trois fois plus de temps. Le fait que je traîne à écrire ne veut pas dire qu'il faut que je quitte ma session !!
Bon. Allez-y, lisez sans hésitation :
Côté vrais adultes : L'Étudiant étranger, de Philippe Labro ;

côté grands ados : Entre Chiens et Loups, de Malorie Blackman,

et Le Secret de Chanda, d'Alan Stratton ;

côté ados tout court - grands enfants : Tobie Lolness, de Timothée de Fombelle.

Mais bien évidemment, ne restez pas cantonnés dans vos catégories, les quatre méritent d'être lus !
15:45 Publié dans Un bouquin ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18 septembre 2007
Boulette ?
J'ai été trompée sur la marchandise ! Dans la brochure, y avait marqué qu'on ferait de la biologie. Fatal error, bande de péroreurs : depuis trois semaines, je ne fais que de la Chimie. Je nage, je brasse, je coule et je vais bientôt toucher le fond. Parce que la chimie, ce n'est pas vraiment ma tasse de thé Mariages Frères. Enfin bon, j'aurais du lire les petites lignes pour me préparer psychologiquement.
En tout cas, ce matin, après 4h de Chimie déguisée en Bio, j'estimais avoir le droit de rentrer au nid me reposer un peu (plutôt que de m'acharner à la bibliothèque). Pas envie de prendre le sempiternel trajet où je descends à l'Arc de Triommphe, je fais un détour métro-esque qui me permet de garder mes fragiles petons en vie. Je rate même le métro à chaque station pour ne pas avoir à courir. Et je prends tous les escalators.
C'est en arrivant à l'immeuble, après les 5 minutes entre le métro et mon chez-moi, que je m'aperçois que je n'ai pas pris les clefs de l'appartement. Panique. J'ai faim, j'ai froid, j'ai envie de faire pipi (maman quand est-ce qu'on arrive ?), et bioen évidemment il n'y a personne à la maison... Moi qui adore être toute seule pour profiter de l'appart', je commence à regretter que la smala ne soit pas là plus souvent pour déjeuner. J'appelle ma petite soeur, coup de bol c'est sa pause déjeuner. Je me traîne jusqu'au lycée mais qu'est-ce qu'il fait froid ! (c'est moi ou il faisait 10°C de plus hier ?) Ma soeur m'attend devant, habillée comme pour si elle allait aussitôt sauter dans un taxi pour une soirée hype entre amis à Bruxelles/Berlin/New York. Je débarque devant mon ancien lycée en pull informe (en acrylique évidemment) et baskets pourries et je sens comme un certain décalage entre le décor et moi.
Un quart d'heue plus tard, ça y est je suis chez moi... Haaa, la liberté de pouvoir faire pipi... De commencer à préparer le déj'... Je suis tellement contente que j'entame la préparation d'une quiche. Et là, deux minutes plus tard... Ma mère débarque. Raté pour la tranquillité. Surtout qu'elle me surprend en plein buvage de Coca-Cola, alors que je m'apprête à manger des restes de pizza. Mais qu'est-ce qui ne va pas chez moi ??
Les galères (non, je ne compte pas l'arrivée de ma mère dedans.... J'aime bien être tranquille à la maison, mais vu le temps ridicule que je cède à ma famille ces derniers temps, j'étais plutôt contente de la voir !) ont continué qund je me suis aperçu que le four ne marchait pas. Réglages possibles, ventilation, ok, all under control. Mais un four qui ne chauffe pas, c'est plutôt gênant. Surtout quand on a fini la quiche et qu'elle est prête à être enfournée, en fait.
A ça se sont ajoutés la fonte de mes restes de pizza. Mes galères pour comprendre mes cours de Chimie. Ma facilité à oublier TOUT ce que je viens d'apprendre dès que je vais sur Internet.
Bref, je viens de me rendre compte que je suis mon propre boulet dans cette histoire... C'est très zut ça, j'ai personne sur qui rejeter la responsabilité de ma perdition future !
(Mais ma vessie est vide, et ça c'est cool.)
16:20 Publié dans On s'en va ? | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
17 septembre 2007
Un peu d'Humanité (et pas mal de bière)
Vendredi soir, sortant d'un mini-baby-sitting durant lequel j'ai eu l'insigne honneur de torcher une fillette, j'ai affûté mes godillots les plus pourris pour me rendre à la Fête de l'Huma.
L'heure est grave ! Ce même vendredi, j'avais appris que notre bien-aimée Marie-Georges Buffet ne ferait pas son discours traditionnel du dimanche, 16h. (traditionnel, enfin bon, je me comprends, puisque je n'y vais que depuis deux ans). Dans le journal, il était écrit noir sur blanc que c'était sans doute à cause des deux énoooormes défaites du PC. Bon, d'accord, le score était minable, mais justement, faudrait donner du baume au coeur des fantassins, non ? UN ch'ti coup de "Et Sarkozy il est méchant et c'est parce qu'on est tous solidaires qu'on a emporté le Non le 29 mai [oui bien sûr, on y croit]", ça ferait du bien par où ça passe. Bon, en fait, ça me réjouit plutôt de ne pas avoir eu droit au discours obligatoire, voix chevrotante sur fond pathos. Mais si Marie-Georges s'en va déjà, QUI y aura-t-il l'année prochaine ? Si elle dépose déjà les armes, est-ce qu'il y aura encore une fête de l'Humanité ?
Après un trajet éreintant ("voyageur malade" dans le métro, des gens partout, La Courneuve-Base du Bourget à pied), P.et moi nous dégotons des sandwichs-chipolatas mit frites. Je sors les cannettes de bière (boisson officielle) et m'enfile les 2 dans la soirée (sachant qu'à jeûn, j'arrive être bourréeavec un demi).
On assiste en sautillant au concert des Fatals Picards, vraiment pas mal. Dommage, il y avait des chansons dont je ne connaissais pas les paroles, et c'est franchement moins drôle qu'on ne peut pas suivre, vu que tout est basé sur les jeux de mots pourris.
Ensuite, on a traversé tout le site pour arriver à la Grande Scène, où Olivia Ruiz finissait son concert. Déjà bien entamée, je brame à tue-tête les parole de La Femme Chocolat.
Et on est rentrées, parce que voilà.
Samedi, on a enchaîné. Mademoiselle K. : pas mal, sauf que je ne connaissais pas assez de chansons pour être dans l'ambiance. Là aussi, tout se jouait sur les paroles. J'ai bien aimé son jeu de scène, plutôt intime/provocant léger.
Luke : hmm... Comme souvent, le public trop jeune m'a un peu gâché la fête. Je ne connaissais qu'un titre du dernier album (Les Enfants de Saturne : ce titre m'est sûrement destiné, à moi-même et personne d'autre !), celui qui passe à la radio et que j'aime beaucoup. Le reste de l'album, j'avais bien envie de le découvrir tranquillement, dans la joyeuseté et la bonne humeur, en pouvant sautiller et agiter les bras sans craindre pour ma vie. Là, la tribu des 14-17 était déchaînée. Et que je te sors des pogos en série sur des chansons qui ne bougent pas, et que je slame dans tous les sens dès que quelqu'un veut bien me lancer. Dans le dernier quart d'heure, on n'écoutait plus du tout la musique, on essayait juste de se protéger la tête.
Ayo : Après avoir retrouvé J. (laborieux), on s'est affalées dans l'herbe, un peu (beaucoup) loin de la scène. Ayo, je ne suis pas fan, de toutes façons. Je trouve ses chansons répétitives, et je cherche encore un vrai rythme. Ce qui était très drôle, c'est quand elle nous répétait ce qu'on lui disait à l'oreillette : "on me dit qu'il reste encore 25 minutes. J'ai répondu C'est vrai ? On m'a dit Oui, il reste 25 minutes. J'ai dit Aaaaah, c'est bien !" Et elle a fait à peu près la même chose pour 15 minutes. Marrant.
Razorlight : "un concert de filles". Ils ont attaqué directement avec In The Morning, qui a mis pas mal d'ambiance. L'ennui, c'est qu'il ne leur restait plus qu'un tube en réserve. Après America, j'ai décroché. Le chanteur (Johnny , je crois) a déclenché l'hystérie en se mettant torse nu. C'est vrai qu'il avait de bons arguments, le bougre. En-dessous, c'était jean slim blanc. J'ai bien rigolé quand les filles (16 ans) derrière moi ont commencé à débattre sur la localisation de son appareillage. J'ai suggéré que les slims pour mecs comportaient des poches exprès pour que ça ne se voit pas trop. Dès que je vois un mec en slim, je lui demande. (heureusement que la mode est passée !)
Iggy Pop : Grosse déception... On était complètement écrasées, et le son ne donnait pas envie de rester. Ok, on n'y connaissait rien, mais je pensais qu'Iggy saurait nous retenir en jeu de scène, communication ou autre. Mais nan, que dalle, juste des fuckin' partout.
On est allées chercher des chipolatas et des frites, du coup.
Le mec qui tenait le barbecue auquel on s'est arrêtées m'a bien fait rire. Le type a réussi à se foutre de ma gueule parce que je prenais un ton péremptoire en lui demandant s'il pouvait me filer un sandwich au chipos, et il a fini par merefourguer une merguez. Quand je lui ai tendu un billet de 10 euros, il m'en a rendu 8 (en pièces !! Raaaah) alors que le sandwiche en coûtait 1,50... et qu'il m'avait dit qu'il était prof de maths.
Dimanche : on a fait soft. Le matin, je me suis réveillée avec l'impression que j'avais trempé dans la sauce merguez, que je n'étais plus qu'une immense merguez épicée et suintante. Et le dimanche matin, c'est pas très appétissant comme impression.
A 17h, j'ai retrouvé P. pour assister au concert de Fancy (que j'avais découvert au Festival de Marne). Dément. le chanteur est arrivé avec une veste en cuir rouge, un petit haut à lanières (rouge) caché en dessous, un slim rouge en satin (apparement) hypra moulant, avec ceinture lamée, et des chaussures dorées. Comme il n'y avait personne, on a pu se mettre au premier rang, accrochées aux barrières, dans les cheveux touffus des photographes.
Même si j'aurais bien aimé rester jusqu'au bout, on a déserté pour aller voir Renaud. La première fois que je le voyais. Il y a quelques années, j'adorais Renaud. Et puis je me suis rendu compte que Boucan d'Enfer ne valait pas le reste, et je n'ai même pas cherché à connaître la suite. C'était vraiment bien. Il a ému tout le monde avec Le Mistral Gagnant ; P. et moi avons bien déliré en faisant la partie Axelle Red pour Manhattan-Kaboul. Toujours revendicatif, il a grogné contre Sarko, contre l'emprisonnement injuste de Léonard Peltier (il faut que je me renseigne sur cette histoire) et contre l'inactivité des gouvernements sur les affaires des otages en Colombie.
Bref, enfin un chanteur vraiment dans les valeurs de la Fête de l'Huma... Loin de Mademoiselle K qui se proclame anarchiste et loin des "cocos", d'Ayo qui dit "l'Humanité, c'est bien, c'est de la joie" (à peu près), ou de Fancy qui s'en foutait comme de l'an 40 de tout ça. Et ça fait du bien, de se sentir rassemblés pour quelque chose, même quand c'est loin d'être défini, abouti, et en bonne voie.
19:30 Publié dans Baroudage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Huma, communisme, concert, rock, bière
15 septembre 2007
39% ? C'est tout ?
00:00 Publié dans Sur la Toile | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note






