03 juillet 2009
Numb3rs
Super.
Sur cette image :
,
le premier chiffre que j'ai vu est 21.
(Après, le 74 m'est miraculeusement apparu. Mais le 21 m'apparaît beaucoup plus naturellement, je dois foutre mes yeux bizarrement pour qu'ils acceptent le 74.)
(Fichtre.)
Nonobstant, je raffole foutrement de ces 'tests d'intelligence' dont les pubs sont accolées à ma boîte mail ou à ma playlist Deezer. Je pense qu'il faudrait qu'un jour quelqu'un se dévoue pour écrire aux responsables que daltonien n'est pas synonyme de crétin...
(Dwayne est mon personnage préféré de Petite Miss Soleil. Quand Mère de Moi-même l'a traité de neu-neu, je fus obligée de le défendre amoureusement. Flûte, le gars a quand même un gigantesque poster de Nietzsche dans sa chambre...)
14:16 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
27 juin 2009
Redon-dance
Quand Ned me l'a annoncé ce matin, je ne l'ai pas cru. Évidemment.
Une chanson que je ne connaissais pas, à fond sur Youtube, sur un des ordis de la grande salle du labo. Alors, maintenant c'est toi qui te fais perturber par les vidéos Youtube de Ned, dis-je à Yvan. Ouais, je m'étais dit que ce serait chiant d'éponger ses larmes, mais en fait il tient le coup mieux que je ne l'espérais. Gné ? Quelles larmes ? Pourquoi Ned est censé chialer ?
Michael Jackson est mort, répond Ned à la place de Yvan.
Heu, quoi ?
D'ailleurs je n'y crois toujours pas. Michael Jackson, c'était devenu l'Immortel ; le mec qui aura toujours, une fois toutes les deux semaines, un article qui lui est consacré dans les pages People du 20 minutes du jour, à parcourir rapidement des yeux avant de se plonger dans les cours en retard, sur tous les sujets possibles le concernant. Chirurgie, pédophilie, banqueroute, nouvel album, tournée, come-back, procès encore. Pas possible, peut pas crever, de quoi c'est qu'y vont causer après dans el' 20 minutes ?
Discuter de la mort de Michael Jackson après tout le monde - barbant et inutile - c'est la faute au décalage horaire entre la blogosphère et la Suisse. Et puis zut, c'est redondant et pas classieux.
CEPENDANT. Il faut bien quelqu'un pour rappeler que Michael Jackson, c'est ÇA :
Je ne pense pas qu'on ait été beaucoup à penser, ce matin, que Captain Eo était mort.
Captain Eo, le mec qui en chantant pouvait changer l'horrible reine de presque-métal avec ses griffes acérées en princesse orientale dansant avec les fleurs.
Ouais. Même si on peut penser que Captain Eo, avec la fin de la diffusion du film à Disneyland, et après les changements de peau de Jackson, était déjà mort : une pensée pour Captain Eo.
01:15 Publié dans Au bonheur des tympans | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : michael jackson, mort, décès, star, captain eo, encore un qui crève
24 juin 2009
First step
J'ai été admise dans le Master 2* que je voulais !
J'ai la banane.




La pêche, aussi.
Stupeflip ajouterait et l'abricot.
Mais j'ai envie de dire, heu... Il suffit.
Je vais aller danser le Time Warp, plutôt.

(source)
*les cours. L'année prochaine, deux-trois mois de cours, sept mois de stage, et j'ai obtenu les cours que je voulais. Pour le stage, évidemment toujours rien de décidé.
23:15 Publié dans Boulot | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : master, études, banane
23 juin 2009
Saint-Putois, priez pour nous
Bienvenue dans le Pays de la Prise de Tête.
Bien évidemment j'ai été auto-nommée Présidente de cette nouvelle République dictatoriale.
Han, nan, ça pue du cul (oui maman, ça pue du cul, j'ai le droit de le dire, c'est mon blog (non ma mère ne lit pas mon blog, oui elle n'apprécie pas du tout que je dise "ça pue du cul", peut-être à cause de l'assonance ?)) d'être Présidente.
Je suis la Reine.
En tant que Reine, je déclare que la séance du jour s'ouvrira sur cet extrait des paroles de la chanson des Fatals Picards "Le Putois" :
[...]
moi...
J'aime le putois
J'aime le putois
Il est franc il est droit
Oui j'aime le putois
J'aime le putois
J'aime le putois
En son nom je me bats
Oui j'aime le putois
[il est toujours joyeux !]
[...]
Commençons la Prise de Tête du Jour.
(Attention, ça cause boulot.)
Vous avez d'un côté, une proposition de stage et thèse dans un laboratoire plus qu'honorable, voire bon, voire très bon, de la région parisienne, à la presque-campagne. Le sujet, bougrement intéressant, porte sur un secteur que la Reine a toujours voulu étudier en Science, et permettrait d'utiliser des techniques chouettes - bien qu'usuelles. (Trop usuelles.) Le virus est cool - vous savez, ce virus qui vous est transmis par un renard dégueu, atteint les neurones, vous fait baver et donne envie de mordre votre prochain tout en vous rendant l'eau totalement répugnante (ce qui fait que vous pouvez crever de plusieurs façons, cerveau explosé, noyé dans votre bave, mort de soif, ou abattu par les services vétérinaires), et ce serait bien de changer de virus. De toutes façons, la grippe, maintenant que tout le monde l'a, ça a perdu tout son intérêt. (SNOB).
De l'autre côté, vous avez un stage proposé par Gros Lapin et Kazuo. Continuer mon projet, mais avec la technique qui déchire sa race. Mais sans doute pas de poursuite avec la thèse.
Donc, pas tellement de nouvelle eau apportée au moulin, si ce ne sont les éclaircissements d'un de mes anciens profs, plus ceux du jury de M2.
D'après eux, faire un stage à l'étranger n'est pas handicapant pour la thèse, tant qu'on anticipe. Qu'on commence à chercher un labo suffisamment tôt pour ne pas être à la traîne, ensuite.
Et surtout : "Vous êtes dans le meilleur labo sur ce sujet. On vous propose de rester, de recommencer un stage. Vous imaginez mieux sur une carte de visite ? Si j'étais vous, je foncerais." ("Pour la thèse, vous aurez encore le temps de voir venir.")
Mais : avis contraire de J., potesse de fac attitrée et surtout major de promo devant l'Éternel (mon berger), grande planificatrice de sa carrière. Avis contraire de Poulet. Avis contraire de Ricardo. Avis contraire de la chercheuse du labo de la presque-campagne.
Pour une foule d'arguments divers et (a)variés : moins de places disponibles pour la thèse, donc moins de choix ; impossible de "tester" le labo avant de s'engager pour trois ans ; délai de temps trop court pour se préparer au concours des écoles doctorales et décrocher la bourse ; trois ans de thèse seulement, peut-être trop peu pour le boulot qu'il y a à faire.
Alors, nous avons d'un côté le jury de mon master, associés aux chercheurs de mon labo actuel, vs. les étudiants et les chercheurs en poste (donc moins habitués à conseiller les étudiants, mais sachant ce qu'ils désirent).
Par-dessus tout ce mic-mac, les pensées personnelles, dans lesquelles j'aimerais pouvoir m'empêcher de m'aventurer. La jungle. Des lianes dans tous les sens, des ronces, des singes hurleurs, des fruits trop mûrs dont l'odeur tourne la tête, des araignées venimeuses.
J'essaie de résumer tout ça à la questions simple. Si un de tes amis devaient choisir entre 7 mois d'excellence (et une suite moins assurée...) ou 4 ans de "bon-voire-très-bon", que lui conseillerais-tu ?
Vachement simple, merci cerveau, je suis bien avancée.
S'ensuivent trente minutes de brain-storming, les doigts dans le beurre de cacahuètes.
[Les sujets du Royaume de la Prise de Tête ont aussi droit à du beurre de cacahuètes. Beurre de cacahuètes à volonté pour les sujets du Royaume de la Prise de Tête ont aussi droit à du beurre de cacahuètes.]
Si j'étais vous, je foncerais... Nan, trop galère...
Carrière internationale... Excellence... Flou... Incertitude...
Si tu te plantes tu finiras sans diplôme et sans argent et sans copain (ou copine, si je puis me permettre) et des pustules plein la face et tu passeras à "La Vraie Vie des Gens" à 17h30 sur France je-sais-pas-combien, dans la thématique "elle avait tout, elle devait choisir, elle s'est gourée, et paf". (Tiens, comme l'histoire de Paf-le-chien, vous connaissez Paf-le-chien ?)
J'ai 20 piges, bordel.
Le seul problème auquel j'ai envie de réfléchir, c'est "est-ce que j'essaie de me teindre les cheveux ? Roux, rouge ou rose ?"
Vraiment trop galère... Franchement, si j'étais vous, je foncerais...
La séance Prise de Tête du jour est levée.
Merci de votre visite, n'oubliez pas de remettre les pots vides de beurre de cacahuètes près du frigo. Avant de quitter la pièce, entonnez avec moi les paroles de la chanson de Mo-Do "Eins, Zwei,Polizei" :
Eins, zwei, Polizei,
Drei, vier, grenadier'
Fünf, sechs, alte hex'
Sieben, acht, gute Nacht.
Neun, zehn, auf Wiedersehen!
Oh, oh, oh, oh, oh
...
Ja, ja, ja, was is' los, was ist das ?
20:45 Publié dans Boulot, J'adoooooore la Science | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : labo, boulot, choix, stage, thèse, prise de tête
01 juin 2009
ké en mwen ka pèd cadence lé
[Elle est vivante ! Elle est vivante !
Je collerais bien une illustration de la créature de Frankenstein, mais coller une illustration entre des parenthèses, enfin des crochets, car quand je parle ce sont des crochets, bref, s'est déjà révélé périlleux.]
Cette fille à la voix d'ange... Tiens, appellons-la Angela. Je l'ai rencontrée mercredi matin, neuf heures tapantes, pendant une réunion de labo. Elle avait passé quelques années ici, pour sa thèse je crois, et revenait... je ne sais pas pourquoi, pour quelques jours. Petite, physique plutôt médiocre (un peu de charme ? peut-être - mais je crois que pour un garçon, dire qu'une fille a du charme revient à dire qu'elle est moche - l'inverse pour les filles parlant des mecs, alors). Mais dès qu'elle ouvre la bouche, ah. La fille détient une voix de conteuse. Ou d'enchanteresse. Avec un accent britannique délicieux... Pourtant, je l'ai entendue discuter en allemand avec Petra et il ne me semblait pas avoir décelé d'accent étranger. Alors, germaine ou britonnaise ? On s'en fiche, Angela, pitié, parle encore.
Je pourrais payer pour pouvoir entendre cette voix chaque jour. Ça sonne psychopathe, d'écrire quelque chose pareil. Pourtant... je crois n'avoir jamais ressenti une chose pareille en entendant seulement quelqu'un parler. Être uniquement capable de penser Parle encore, ne t'arrête pas, aligne les mots, on s'en tape que cela ait un sens, remarque tu arrives à avoir la plus belle voix que j'ai jamais entendue et à sortir des raisonnements vachement intelligents, mais parle encore !
Mercredi et jeudi ont été dinguement occupés. Je devais prendre le train à 16h pour arriver à Paris jeudi soir, un entretien à passer vendredi matin pour mon prochain stage. Angela restait jusqu'à vendredi. Mais avec des expériences dans tous les coins, additionnés aux candidatures aux stages et aux documents à rassembler pour le dossier de master, je n'ai plus eu d'occasion de l'entendre. Candidatures aux stages : alors que je discute avec Kazuo de mes différents entretiens, celui du vendredi matin sur la rage, celui de mercredi sur la dengue, il ajoute avec désinvolture que j'ai aussi la possibilité d'effectuer mon stage de M2 au labo. Chose qu'on n'avait jamais discutée et que j'avais donc laissée de côté, restant devant le choix Paris/province/contrée lointaine (récemment, je pensais à l'Australie. Je rêve d'Australie depuis le collège).

Alors, pendant mon entretien de vendredi, mes pensées décollent parfois du projet sur la rage pour revenir au labo de Zürich. À mon projet, mon bébé ; à Wilh, Ned, Anton ; à la ville elle-même, la neige en hiver, le lac, les barbecues et les sorties au bord de la rivière en été. Cerveau, reviens à la rage, cerveau, tu envisageras de passer sept mois de plus en contrée suisse plus tard, quand tu seras à plus de quarante centimètres de ta peut-être future boss.
Car ce projet sur la rage se trouve tout à fait intéressant. Et j'ai toujours dit que je choisirais mes stages par rapport au projet. Temps de revenir sur ma parole ? Il me reste plusieurs semaines de réflexion.
Samedi, 22h, Kazuo m'envoie un mail. Ma dernière expérience s'est bien déroulée, je peux passer à la suite. Et au fait, il doit me prévenir : Angela a discuté avec Gros Lapin. Elle reviendra au labo en juillet et testera les cibles que j'ai trouvées avec de nouvelles techniques - des techniques qui déchirent sa race, soit dit en passant.
Sous-entendu : Angela reprend ton projet dès que tu te casses, ma poule.

Quoi ?
Excusez-moi, je dois avoir mal esgourdé. Vous trouvez-vous en capacité de répéter la nouvelle à mon ouïe ?
Angela reprend mon projet.
Moi qui avais tant peur de ne pas avoir le temps de finir, pour ne pas que le projet tombe aux oubliettes, je devrais être contente. Une fille intelligente et expérimentée va prendre la suite, le mener à bien, bébé ne va pas être jeté avec l'eau du bain.

Mais alors : cette proposition de Kazuo ? Était-ce bien une proposition ? Est-ce que je ne me serais pas tout simplement trompée : je pourrais re-postuler pour un stage chez Gros Lapin, mais pas forcément sur mon projet, peut-être avec Kazuo mais pas forcément avec mon bébé, un bébé proche, son frangin peut-être, mais pas mon bébé...
Bam.
Je n'avais pas vraiment envisagé de revenir après juillet.
Si, je l'avais envisagé. Et rapidement chaque fois chassé l'idée, comme on chasse un putain de moustique qui s'approche trop près de l'épaule. Impossible. Même si je n'aime pas tuer les bestioles, tu ne boiras pas de mon sang. Même si j'aurais envie de revenir, j'aimerais faire ce stage en France, et de toutes façons Kazuo ne m'a jamais rien proposé, ne rêve pas.
Et Kazuo proposa (ou pas ?)
Et je laissai le moustique se poser sur mon épaule et commencer à prélever. A+, ce n'est pas très original mais ça a bon goût, pas vrai moustique.

Et voilà que Kazuo m'annonçait que mon bébé allait tomber dans les mains d'une autre.
Pis, la conteuse à voix mélodieuse se révélait traîtresse.
Se répéter pendant des heures que ce n'est pas grave... Que le projet sur la rage est chouette, et prometteur mais ce n'est pas mon bébé. Que non, je ne retournerais pas à Zürich, mais que de toutes façons je ne comptais pas y passer ma vie, pas vrai ? Ça aurait été difficile de rechercher un nouveau logement, ça aurait été difficile d'effectuer ce stage à l'étranger car il aurait fallu des aménagements d'options, ça aurait été difficile de décrocher une bourse de thèse puisque je ne pourrai pas la faire chez Gros Lapin (ou bien ?) Alors, finalement, ça vaut mieux, n'est-ce pas cerveau ?

Alors, je réponds à Kazuo que j'avais compris, quand il avait formulé sa proposition, que ce serait pour continuer sur mon propre projet ; mais que si Angela le reprenait, ce ne serait pas possible et qu'il fallait qu'on discute de tout ça.
Dimanche, aujourd'hui, soir, réponse de Kazuo.
Angela revient en juillet, oui. Elle compte continuer avec tes cibles, oui. Elle utilisera ces nouvelles techniques, oui.
Mais elle ne restera que 10 semaines.
Elle effectuera ce travail sans être payée et ce sera peut-être surtout de la mise au point.
!!!
Si je ne m'abuse, c'est un coming-back de mon bébé. Une remontée en flèche d'Angela dans mon estime.
Et aussi, le signe que mon choix de stage va être terriblement cornélien.

00:45 Publié dans Boulot, J'adoooooore la Science | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : labo, angela, kazuo, choix, stage, projet, poule


